Bonjour,
Je viens de publier le précédents quelques minutes avant, peut-être ne l'avez-vous pas lu.
Je vous prie de m'excuser pour le retard, notamment dans mes réponses aux reviews.
Ce chapitre porte aussi beaucoup sur l'amitié et les liens presque fraternels de notre petite bande. Les chapitres suivants seront peut-être plus sombres, mais j'avais vraiment besoin de publier quelque chose de joyeux en ce moment.
J'espère que vous êtes heureux et bien portants,
R.A.B
L'amitié n'a pas de Sang.
Dorotea Archer
20 décembre
Je n'ai pas trop le temps d'écrire en ce moment.
J'ai passé la matinée à remplir deux rouleaux de parchemin pour le Professeur Richard sur les propriétés du philtre d'angoisse et sa composition. Je me demande qui peut bien en avoir l'utilité. Personne n'a envie de trembler de peur une journée entière, j'imagine. Donc c'est probablement à faire boire à un ennemi, pour réveiller ses pires angoisses. Atroce, visiblement. Je frissonne rien que d'y penser. Entre ça et un Détraqueur, je ne sais pas pour quoi j'opterais.
J'étais seule dans mon dortoir. J'aimais y travailler. Ce matin, j'étais en des conditions idéales : Abigail était avec Stella et une autre Poufsouffle, Stevenson, dans leur Salle Commune, les garçons étaient allés voir l'équipe de Gryffondor s'entraîner pour le prochain match de Quidditch avec McNeil, Johnson et Amira. Diana dormait dans la chambre sans bruit, et Nat était partie à la bibliothèque. Diana avait un sommeil profond, je ne risquais pas de la déranger en fouillant ma malle pour trouver du parchemin, mon encrier et une plume ou en m'interrogeant à haute voix sur la façon de formuler telle ou telle phrase.
Devait-on hacher les feuilles de cèdre ou les broyer ? La différence était ténue, et le professeur Richard exigeant. Je réfléchis quelques minutes à voix haute, et j'attrapais mon livre de Breuvages, afin de mettre un point final à ma copie. Apparemment, les feuilles devaient seulement être déchirées. Je complétais mon parchemin, le rangeait plus ou moins soigneusement dans mon sac, avant de sortir rejoindre Dorotea, Ethan, Paul, Jacob et Abi, qui les avait rejoints.
Il neige. J'aime bien la neige. Nous avions fait une bataille, avec Abigail, Paul et Ethan, tandis que Jacob et Dorotea –qui venait d'expliquer en quoi ça consistait, à nous, pauvres Non-moldus - montaient un bonhomme de neige sur pied. Moi je le trouvais très bien, comme Dorotea l'avait décrit : un amas de trois gros blocs –énormes, mêmes- de neige, avec deux cailloux pour les yeux et une banane pour le nez –les elfes de maison que l'on avait sollicités n'avaient plus de carottes-. Mais ma copine grimaçait étrangement depuis qu'elle était ressortie voir les dernières retouches apportées par Jacob.
« - Bah il n'est pas beau ? » avait alors demandé celui-ci en tapant dans ses mains pour les réchauffer –il avait enlevé ses gants pour construire le bonhomme de neige-, un sourire aux lèvres.
« - Pas autant que toi. » s'était moqué Abi en lui envoyant une boule de neige en traître, la partie étant finie depuis cinq bonnes minutes.
« - C'est les blocs. Ils ne doivent pas être carrés. » soupira Dorotea en passant une main dans ses cheveux négligemment.
« - Eh, j'ai galéré à les faire de forme bien géométrique pour te faire plaisir ! Le sort était au programme des troisième année, je ne pensais même pas y arriver et j'ai galéré ! » s'écria Jacob, indigné, en faisant tomber la neige de ses cheveux.
« - Ok, je ne m'absente plus jamais pour aller chercher des cailloux. La prochaine fois tu t'occuperas des yeux, moi du corps, tu galèreras peut-être moins d'accord ? Parce qu'un bonhomme de neige carré avec une banane pour le nez, ça craint. »
« - En même temps, si tu n'avais pas fait un détour dans la Salle commune des Poufsouffles, tu aurais sans doute pu rattraper les dégâts. » commenta Paul, un Serpentard qui s'entend bien avec Jacob, soucieux de redresser les torts.
Dorotea rougit -elle ne sortait avec Dimitri que depuis trois jours- mais ne dit rien, et nous rîmes ensemble de bon cœur.
Le soir, bien au chaud sous ma couette, je repensais à cette journée. Puisse-t-il y en avoir d'autres comme celle-ci, qui vous font oublier qu'au fond on est toujours seul, et que vous resterez un solitaire. Qui vous font espérer l'amitié, l'affection des gens qui vous entourent. Et vous rendez heureux.
