Auteur : StairwayToHell

Rating : M ! (R pour les anciens...J'en suis :P) Au début c'est pour des allusions et des actions (pas forcément sexuelles, désolée) que je déconseille aux âmes sensibles. Je dis ça, pour prévenir, je ne fais pas ma mère poule ou je ne sais pas quoi!

Genre : Romance, Drama

Avertissement : c'est un salsh, donc relation homosexuelle, alors s'il vous plait, juste pas de commentaire homophobe, c'est pas dur si on aime pas de faire page précédente !

Pairing : Harry/Drago

Disclamer : L'oeuvre appartient à JK Rowling, pas à moi, ce qui est franchement dommage. Par contre je suis vraiment contente de pouvoir dire l'intrigue me sort directement de la tête, contrairement à mes OS qui sont complètement inspirés de paroles de chanson et autre.

Note de l'auteure : Pardon d'avoir été plus longue à updater cette fois-ci, ffnet a fait un truc bizarre dimanche et hier j'ai updaté mon autre fic (ce qui a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais)...Pour ne pas faire genre "je vous délaisse" je reveins aujourd'hui exprès pour poster :D. J'espère que ça me pardonnera.

Daune, hello! Je connais Cher Journal (que j'oubli toujours de reviewer, d'ailleurs... :S) je comprends mieux ta dernière review :P! Oui bien si Harry et Drago sont masos, moi je suis sadiue et je finis mes chapitre de façon a frustré le publique! lol! Non c'est pas vrai, c'est que ça finit pas donner ce que ça donne! Ce chapitre finit également assez sèchement, j'avoue que je devrais les allonger... Idée à creuser, on verra bien. Merci pour ta review et pour les compliments! B'soux, see you! alysia, bonsoir! lol! Tu as eu le fameux chapitre 11 avec le 12 tout de suite après? Tu casses un peu l'effet de frustration, mais bon c'est pas grave (:( lol!). Pour Hermione, elle ne voulait pas aller s'occuper de lui parce que jusqu'à date, elle est encore fâchée de s'être fait jetée. Pourtant elle y va quand même...Faut croire qu'elle a un bon fond :P. Désolée de te décevoir pour la suite... Quoique indirectement il y ait bien rencontre! Non? Bon d'accord...Je la ferme. Bisoux, see you! Saaeliel, salut! Contente que tu n'aies jamais vécu ce que vis Harry présentement :D! Et je suis contente d'écrire en gardant le réalisme des actions et des réactions. Pour Hermione, ce n'est pas vraiment son geste envers Harry qui la fait sentir important, c'est lui. Elle sait qu'elle n'a pas les connaissances requises pour aider Harry, mais c'est sa façon de s'appuyer sur elle(même si c'est plus parce qu'elle est là au bon moment plus que parce que c'est elle) qui fait qu'elle pense être important à cette instant. Je suis impressionnée parce que tu as dit à propos des relations Harry/Drago, c'est des psychologique et très juste. Puis j'aime autant que tu te sentes "folle" et que tu aies du plaisir à lire plutôt que tu frôle la crise d'urtiquaire en voyant que j'ai updatée :S. Merci beaucoup pour tes encouragements. Bisoux, see you! slydawn, bonsoir! Merci de lire et de reviewer. J'espère que ce chapitre vaudra l'attente... Bisoux, see you! cocci, bonjour! (c'est la nuit, mais c'est pour toi en espérant tomber juste) J'ai été longue, excuse-moi, deux semaines c'est pas mon meilleur temps :S:P. Alors en bonne non-guimauve-lover, tu peux lire le chapitre qui suit (sans effusions et déclaration). Merci pour tout :D. Bisoux, see you! nami, hello! Non mais je m'en sortirais jamais avec mes micro-chapitres! Ils n'y a donc vraiment aucun avantage à les faire touts petits? Non? D'accord. Moi qui pensait que Harry était déprimant même quand il avait les yeux secs! Me suis fourvoyée :P! Je ne te présenterais pas Hermione au bou d'une corde pour que Pignatate sur elle joyeusement, mais c'est vrai qu'elle pète légèrement(ou largement, au choix) l'ambiance. Merci pour ta review en tout cas! Bisoux, see you!

Read&Enjoy :P -xxx-


Sublime Ecstasy

Chapitre 13

Le train s'arrêta à la gare de King's Cross plus tard dans l'après-midi. Hermione secoua doucement Harry, il s'était endormi, à bout de force, et reposait maintenant sur son giron. Il se réveilla au bout de quelques minutes, le mouvement des autres élèves pour sortir du train ne se faisant pas en toute discrétion.

Hermione et lui sortirent ensemble du wagon et elle l'accompagna jusqu'à la grille côté moldue. Mrs Weasley arrivait avec son mari et les jumeaux. Ron et Ginny se dirigèrent automatiquement vers elle, appelant Hermione et Harry pour qu'ils les rejoignent. Hermione leur fit signe qu'elle les rejoindrait, elle venait de voir les Dursley qui poireautaient très à l'écart.

- Harry ? marmonna-t-elle. C'est à cause d'eux ?

Le Survivant évita son regard d'un mouvement de tête. Il tomba inévitablement sur Malefoy et Pansy qui descendait du train, discutant, l'air terriblement sérieux. Ils tournèrent la tête vers Harry d'un même geste et ce fut comme un coup de poing pour le Gryffondor.

Harry empoigna sa valise à deux mains et se dirigea vers son oncle qui venait de l'apercevoir. Il avait le dos tourné quand il entendit Hermione l'interpeller, mais il n'en fit rien. Il lui sembla aussi entendre Mrs Weasley, mais cette fois, il était hors de question qu'elle vienne lui broyer les os devant tout le monde, il n'était pas d'humeur.

Il rejoignit les Dursley qui, le regard inquiet, guettant une quelconque approche ennemie. Ce fut de gaieté de cœur que Vernon souleva la valise de Harry, l'emportant lui aussi, pour sortir de la gare. Sur la banquette arrière de leur monospace, Dudley se faisait sécher les dents, l'air revêche, vautré de telle sorte que son blouson en cuir était tendu à l'extrême sur son torse large et ses bras monstrueusement musculeux. Il ne fit pas un geste en voyant Harry arriver. Il se contenta de décoller sa joue à la barbe naissante de sur la vitre où elle était étampée et se cala dans son banc, les genoux encastrer dans le fauteuil de sa mère.

- Tu es malade ? demanda froidement la tante Pétunia.

- Non, feinta Harry.

Il n'avait pas pensé que peut-être Dumbledore aurait prévenu les Dursley de ses problèmes de santé. Il ne manquerait plus que ça, l'oncle Vernon lui passerait l'envie de se pavaner s'il apprenait l'affaire.

- Pourquoi ? ajouta-t-il.

- Tu es pâle et maigrichon.

- Ce garçon a toujours été pâle et maigrichon, grogna Vernon en grimaçant.

Dudley s'esclaffa en coulant à son cousin un regard hautement supérieur, gonflant ses muscles encore davantage. Harry comprit qu'aucun des membres de la famille ne savait pour l'incident, il se contenta d'appuyer son front à la fenêtre et de regarder la paysage défiler en silence durant le reste du voyage.

Les premières journées à Privet Drive se passèrent dans un calme déconcertant, les Dursley et Harry semblaient avoir conclu une entente tacite qui leur simplifiait à tous grandement la vie. Mis à part quelques boutades de Dudley, qui ne pouvait croiser Harry sans le bousculer un peu, rien ne fut demander au Survivant. Il eut même la surprise de voir Vernon déneiger lui-même son entrée de garage.

Cet état de calme et de paix convenait on ne peut plus au sorcier, en fait. Il n'arrivait pas à s'ôter de la tête la scène qu'il avait vécue à Poudlard dans la Chambre des Maîtres. Tout semblait le ramener à cela et il n'en dormait plus. Il était fatigué et à bout de force, il passait tout son temps dans sa chambre, assis dans son lit à fixer le vide comme s'il s'attendait à trouver le remède à ses maux.

Le vingt-trois décembre, l'oncle Vernon vint réveiller Harry tôt en matinée, il lui demanda de se dépêcher et le rejoindre dehors. Sans poser de question, Harry prit une douche, ce qu'il n'avait pas fait depuis son départ de Poudlard, s'habilla et descendit au rez-de-chaussée. La tante Pétunia et Dudley parlaient dans la cuisine de l'organisation pour la réception de Noël – quoique que ce soit plutôt Pétunia qui déblatérait dans la pièce occupée par son fils. Harry eut un haut le cœur quand l'odeur de friture lui parvint et il se dépêcha d'entortiller son écharpe autour de son cou avant de se précipiter dehors.

Dans l'allée, l'oncle Vernon passait le temps en poussant du pied les quelques minimes amoncellements de neige qui encombraient le goudron, tout ce qu'il y a de plus inesthétique à son goût, sur le terrain du voisin. Le claquement de la porte attira son attention et il fit signe à Harry de monter en voiture.

- Nous allons à Londres, annonça le Dursley en bouclant sa ceinture. Pétunia à appeler la librairie où tu travaillais cet été, il serait ravi de pouvoir t'employer encore, il recherchait du personnel.

Harry, interloqué, freina son geste pour attacher son harnais. Il tenta de trouver le rictus qu'avait son oncle Vernon quand il se moquait de lui, mais le moldu était impassible.

- C'est vrai ? couina piteusement le Survivant.

- Bien entendu que c'est vrai. Le directeur voulait te revoir avant de t'embaucher – je ne vois pas pourquoi, tu es encore le même – et comme je devais me rendre à Londres, je ne ferais que te déposer. Je m'attends de toi que tu fournisses un excellent travail, ne t'arrange pas pour être renvoyé, tant mieux si nous ne t'avons pas sur les bras…

Il continua de prévenir Harry sur la conduite exemplaire qu'il devrait montrer, mais le jeune homme avait cessé de l'écouter quand il avait compris. Il n'avait d'abord pas saisi pourquoi les Dursley avaient fait des démarches auprès de son ancien employeur. Bien sûr, ils auraient pu vouloir lui apprendre la vie afin qu'il acquière plus d'indépendance, mais la promesse qu'ils avaient faite à Dumbledore les empêchait de s'en débarrasser. Ils sautèrent donc sur la chance de pouvoir l'éloigner de chez eux d'une façon indiscutable pour le directeur.

L'oncle Vernon fit descendre Harry à un arrêt de bus. La consigne était qu'ils se retrouvent au même endroit deux heures plus tard.

Harry regarda le derrière de la voiture s'éloigner dans le trafique et s'embarqua ensuite dans la foule de monde qui marchait d'un même pas vers le centre-ville. En quelques minutes, il fut devant son ancien sanctuaire. Ses souvenirs lui revinrent en mémoire et il eut un pincement au cœur en repensant à cette période tellement plus simple de sa vie. Pourtant quand il y était, il pensait avoir atteint le fond, alors que ce n'était que le sommet de l'iceberg.

Il passa la porte en faisant tinter la clochette. Dans le magasin, il faisait chaud, c'était très accueillant, sobrement aménager, la décoration était celle d'une bibliothèque universitaire. Il n'y avait que peu de client, il était encore tôt et une jeune fille, d'environ son âge, vint l'accueillir. Elle avait les cheveux courts et noirs, un maquillage excessif, très foncé, les yeux barbouillés au khôl, et un anneau dans la lèvre inférieur.

- Je peux t'aider ? questionna-t-elle d'une voix plate.

Harry remarqua alors l'épinglette sur sa poitrine qui indiquait son nom : «Sarah, pour vous servir ». Il pensa rapidement que la plupart des clients auraient certainement préféré se faire bouffer le bras par la déchiqueteuse plutôt que d'appeler Sarah à l'aide.

Elle fit claquer ses doigts devant le visage de Harry, ce qui le fit sortir de ses rêveries.

- Tu étais dans la lune ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Le patron ! J'ai un rendez-vous avec Samuel.

- Oh ! Tu es Henri je-sais-plus-quoi.

- Harry…et c'est Potter.

Elle regarda au ciel, ne réprimant ni son désintérêt ni sa légèreté. Elle se décala et laissa Harry passer devant elle, lui indiquant de l'index le bureau du patron de la librairie. Sans se formaliser de la remercier – Harry n'appréciait déjà pas cette fille – le brun s'élança dans le fond de la pièce. Il frappa à la porte en jetant un coup d'œil derrière son épaule pour voir Sarah prendre d'assaut un autre client.

- Entrez !

Harry tourna la poignée et fit un pas dans le cagibi de Samuel. Il n'y avait dans la pièce la place que pour un simple bureau de travail et deux chaises – l'une pour le patron, l'autre pour le visiteur. Samuel Payeur avait reçu le magasin de son feu père, jusqu'alors l'emplacement avait été une agence de voyage et ce bureau avait servi à ranger les brochures en surplus. Le brave Sam, qui avait hérité pendant ses études de journalisme, avait réarrangé l'endroit afin de satisfaire ses besoins, ce qui avait catastrophé sa mère, et avait monté une business qu'il avait plaisir à voir fleurir.

- Harry ! Comment ça va ?

- Bien.

L'homme se leva d'un bond et lui serra la main, l'invitant ensuite d'un geste élégant à prendre place en face de lui. Il avait les yeux et les cheveux bruns clairs qui tiraient sur le doré et une peau pâle qui montrait un peu ses racines françaises.

- J'ai été surpris quand on m'a dit que tu voulais reprendre du service pour Noël. C'est vrai qu'en général les ados préfèrent, de nos jours, en profiter pour dormir jusqu'à midi et fêter avec leurs amis.

- Je suppose.

Les réponses brèves et évasives de Harry commencèrent à avoir raison de la bonne humeur de Samuel et son sourire se fana.

- Bien, fit-il avec plus de sérieux. Demain c'est Noël, alors je ne te demanderais pas de rentrer, mais…

- Non, l'interrompit Harry. Ma famille serait plus contente si je pouvais ne pas être à la maison pour…les préparations du réveillon, je n'aurais aucun problème pour travailler, s'il y a de l'emploi.

- Vraiment ? Tant mieux. D'accord, alors demain tu entres à une heure, jusqu'à sept heures, on verra, il ne devrait pas y avoir foule.

L'homme effaça un nom dans la grille des horaires et inscrivit, dans l'une des cases, celui de Harry. Avec lui, travaillerait Sarah. Le Survivant grimaça imperceptiblement.

- Il y a…commença Sam.

Il paraissait un peu nerveux, comme si ce qu'il allait dire le mettait dans une position embarrassante.

- Tu as dû la rencontrer, ma nièce, Sarah. C'est elle qui travaille ce matin, elle est…peu appréciée de l'ensemble du personnel, je voulais te mettre au courant.

Harry haussa un sourcil, il avait rarement entendu parler d'un employeur qui dévalorisait un de ses employés, elle devait effectivement être un cas.

- Ne te gênes pas en tout cas pour la remettre à sa place si elle dépasse les bornes, l'assura Samuel avec aplomb. Elle est capable d'encaisser la critique et je sais qu'elle pousse facilement à bout.

- D'accord, acquiesça Harry, dubitatif.

- Bien. Voilà, c'est terminé. A demain.

Au revoir.

Pour la première fois depuis qu'il l'avait revu, Harry offrit à Samuel un micro-sourire auquel son supérieur répondit bien plus largement.

L'adolescent sortit du petit bureau. Comme il lui restait encore plus d'une heure avant que l'oncle Vernon ne vienne le reprendre de l'autre côté du pont, il fit un rapide tour des tablettes en observant les différentes tranches des livres. La clochette de la porte tinta et le dernier client dans la librairie sortit.

- Tu as été embauché ?

Harry sursauta vertigineusement et fit volte face, son cœur battant follement. Il n'avait pas entendu Sarah approcher et elle était maintenant si près de lui qu'elle aurait pu lui compter les pores de la peau.

- Ne fais plus jamais ça ! s'écria-t-il.

- Quoi ?

Elle battit bêtement de ses longs cils alourdis par le mascara.

- Ne viens pas te coller à moi sans faire un son, cracha Harry, c'est vraiment effrayant.

- D'accord, tu n'étais pas obligé de me hurler dessus comme s'il me manquait une case. Alors ? Sam ?

- Oui, fit Harry en reportant son attention aux bouquins. Je commence demain…avec toi à ce que j'ai compris.

- Ah ! C'est bien.

La clochette retentit et Sarah s'éclipsa. Harry la regarda à l'œuvre et se fit à l'évidence : celle-là, elle avait de la chance d'être de la famille du patron parce qu'elle ne savait vraiment pas y faire.

°§°§°

Ce soir-là, les Dursley soupèrent en famille dans un bel esprit de temps des fêtes. Bien entendu, Harry ne prit pas part aux festivités. La tante Pétunia lui avait dit de surveiller la cuisson de la dinde et de veiller à ce que tout soit prêt à temps, tandis que l'oncle Vernon se débrouillait comme il pouvait à dévisser et revisser toutes les ampoules du sapin pour trouver celle qui était défectueuse et que Dudley recomptait ses cadeaux.

Le feu ronflait dans la cheminée, la petite famille buvait leur énième lait de poule, assez pour s'en donner mal au cœur, et Harry vint annoncer à sa tante que la cuisson était terminée. Elle lui demanda d'emmener les plats sur la table, mais Harry s'excusa – quoi qu'il n'en ait vraiment pas envie – et remonta dans sa chambre. Il savait qu'il n'aurait droit qu'aux restes le lendemain et préférait ne pas les voir s'empiffrer alors que lui avait eu une pomme en tout et pour tout.

Harry mit un pyjama chaud et se coucha entre son matelas et son édredon, essayant de couper le froid du mieux qu'il le pouvait. A la longue, sa respiration se fit lente, il cessa de bouger dans son lit et le silence se fit dans la pièce. Il eut alors le déplaisir d'entendre Deck The Halls qui jouait depuis le salon, certainement la tante Pétunia qui avait mis de la musique de circonstance. Harry soupira en levant les yeux vers la cage de Hedwige, vide sur son plan de travail. Dehors, il avait commencé à neiger, elle avait dû aller se réchauffer autre part.

Le Survivant resserra ses couvertures sur son cou. Il dormait à moitié, comme s'il était vraiment assoupi mais conscient de son environnement et il s'entendit reprendre avec la chanteuse :

Deck the halls with boughs of holly

Fa-la-la-la-la, la-la-la-la

'Tis the season to be jolly

Fa-la-la-la-la, la-la-la-la

Don we now our gay apparel

Fa-la-la, la-la-la, la-la-la

Désespéré, il s'enfonça la tête dans son oreiller et tenta d'étouffer la voix infâme qui l'avait entraînée.

°§°§°

Samuel avait eu raison quand il avait dit qu'il n'y aurait pas beaucoup de visiteur le vingt-cinq décembre. Harry avait du mettre un bonnet rouge à pompon grotesque qui faisait aussi grelot et qui lui sonnait dans les oreilles chaque fois qu'il faisait un geste. Sarah, elle, avait violemment protesté lorsque son oncle avait emmené les objets incriminés. Tout ce dont elle avait débattu n'avait cependant pas fait flancher Sam et elle se promenait, la mine assombrie, avec des bois de rennes sur la tête et des oreilles d'elfe. Au moins Harry avait évité ce châtiment en acceptant son chapeau immédiatement.

Sarah avait été très maussade toute la journée, ce qui avait joué en la faveur du Survivant, elle n'avait décoché un mot à personne. Les trois personnes qui étaient venus n'avaient soi pas eu besoin d'aide, soi elles s'étaient tournées vers Harry.

Il n'était pas loin de cinq heures et le soleil déclinait déjà à l'horizon. La ville commençait déjà à s'éteindre, il n'y avait plus que les hommes qui rentraient chez eux après une journée de travail ou les jeunes qui sortaient dans les bars et les pubs pour réveillonner comme il se doit à vingt-cinq ans.

Harry n'avait pas particulièrement hâte de rentrer chez lui, les Dursley avaient été invités à réveillonner chez Marge, la sœur folle de Vernon, et Harry avait été formellement non-invité. De toute façon, il n'aurait pas voulu y aller, mais passer la soirée, seul, chez les Dursley n'avait vraiment rien de réjouissant. Il pourrait tout au plus s'avancer dans ses devoirs de vacance qu'il n'avait pas pu commencer à cause de son travail et de l'oncle Vernon qui ne voulait pas qu'il touche à sa malle.

Harry faisait des aller-retour dans les rangées quand le carillon d'entrée sonna. Se programmant un sourire vendeur, il s'avança vers la réception. Tout à coup, il se figea. A l'accueil, se tenait un adolescent aux cheveux blonds platine et à la longue cape noire.

- Il y a quelqu'un ?

La voix collait. Comme il se retournait dans sa direction, Harry se précipita au fond du magasin, le cœur battant la chamade, les yeux exorbités d'horreur. A l'autre bout de l'allée, Sarah rangeait des livres. Elle rencontra le regard de Harry et haussa un sourcil. Sans trop savoir s'il avait toute sa tête, Harry se précipita sur elle.

- Il faut que tu y ailles, Sarah, la supplia-t-il. Je t'en prie. Fais ça pour moi, j'aurais une dette envers toi, s'il te plait. Prend juste ce client, Sarah.

La jeune femme haussa les épaules puis le laissa là, se dirigeant vers l'endroit où le blond patientait.

- Puis-je vous être utile ? demanda-t-elle poliment.

- Oui. Ma voiture est tombée en panne devant et j'ai eu du mal à trouver une boutique ouverte. Pourrais-je téléphoner ?

Harry s'avança à pas de loup. Il ne pouvait pas croire que Drago ait inventé une histoire pareille. Sarah l'invita à passer derrière le comptoir et quant il le fit, Harry eut tout le loisir de voir son visage.

Ce n'était pas lui.

Il était plus vieux, environ la vingtaine, grand et élancé, comme Drago, plus large par contre et sa cape n'était en fait qu'un long manteau sophistiqué qui allait très bien avec tout le reste de son costume. Il avait le même gabarit que Drago, mais son visage était moins fin, son nez était plus petit, en trompette et ses yeux légèrement bridés étaient verts.

Harry sentit son cœur battre à nouveau plus régulièrement et la tension partout dans son corps se relâcha doucement. Il observa longuement l'homme depuis sa cachette. Après son coup de fil, le grand blond remercia Sarah, il fit volte face, attrapa l'un des best-sellers disposés bien en vu dans la vitrine et demanda à l'acheter. Tous ses gestes délicats auraient pu être les siens. Prenant conscience de cela, Harry sentit sa gorge se nouée et son cœur s'emporta de nouveau.

L'horloge murale indiquait sept heures, Harry se précipita dans la salle de repos, jeta son écharpe sur ses épaules, revêtit son manteau et mis ses gants. Il passa devant le grand blond et Sarah qui laissa un glapissement furieux lui échapper alors qu'il sortait, tête basse pour qu'on ne voie pas ses yeux brillants.

Il arriva juste à temps pour prendre l'autobus de sept heures trois qui le ramena à la gare de Surrey. En moins de quarante minutes, il fut chez lui et bénit le seigneur, bouddha, Merlin et tous les autres de l'avoir débarrassé des Dursley. Il monta dans sa chambre et enleva les couches superflues avant de se laisser tomber dans son lit. Il ne prit même pas la peine d'ouvrir sa fenêtre aux hiboux qui béquaient dans le carreau, des cadeaux entre les serres.

Pensé à Drago avait fini par faire remonter toutes ses craintes. Il avait repensé à ce que ce maudit Serpentard lui avait fait et tout l'échafaud de son âme c'était effondré. Il se retrouvait à nouveau avec rien d'autre dans le corps que des blessures béantes.


À suivre...
Voilà! Pouvez reviewez comme cadeau de Noël (je me fous qu'on ne sois plus en décembre, ce chapitre se déroule pendant le temps des Fêtes!).

Gros Bisoux, see you!

STH