Bonjour à toutes et à tous !

Quoi de mieux pour finir ce superbe week-end ensoleillé qu'une petit update ?

Je profite de la publication de mon nouveau chapitre pour, une fois n'est pas coutume, taper un petit coup de gueule.

J'ai lu dans la semaine le nouveau chapitre d'un auteur qui fut bon il y a quelques années, mais qui n'a pas su progressé (m'en a convaincu ma lecture). Et là, je vois la review d'un lecteur/lectrice qui était mécontent, ce que je peux comprendre. La review était juste, bien argumentée, mais surement déplaisante pour l'auteur qui s'est empressé de la supprimer. Et je grogne. En tant qu'autrice, j'ai déjà reçu ce qu'on appelle communément des flames. Quand c'était injurieux et gratuit, je les ai supprimé. Mais quand c'était argumenté, et bien, je les laisse à la visibilité de tous et j'ai tenté de tenir compte des reproches constructifs qu'on me faisait pour progresser.

Cette autrice, dont je tairai le nom, s'est vexé alors que la critique était bonne et justifiée. Ce qui confirme ce que je pensais d'elle… Et ce n'est pas du bien.

Après cette diarrhée verbale qui vous a surement ennuyer, place au nouveau chapitre de Seconde Chance.


CHAPITRE 14 : Drôle de voix et anniversaire de mort

Hermione se prit la plus belle remontrance de sa vie. McGonagall était furieuse, à raison. Lucius Malefoy, prévenu on ne sait comment de l'agression dont avait été victime son cher fils, avait débarqué à Poudlard. Dumbledore avait réussi à calmer le jeu, arguant que l'héritier de la famille au sang pur ne devait s'adresser de la sorte à ses camarades. Drago avait une retenue le soir même avec son directeur de maison, autant dire qu'il passa une soirée tranquille. Harry et Ron, eux, n'eurent pas cette chance : Suite à leur arrivée spectaculaire en voiture, Ron avait du nettoyer à la main tous les trophées sous l'œil attentif de Rusard, tandis qu'Harry avait passé la soirée à répondre aux admiratrices de Lockhart. Hermione, quant à elle, eut le droit à un cours particulier dans la salle sur demande. Et ce soir là, McGonagall ne lui avait pas fait de cadeau.

En regagnant sa salle commune, Hermione se frottait l'épaule. Elle était tombée dessus et cela lui faisait un mal de chien. Elle aurait dû se rendre à l'infirmerie, mais il était hors de question de revoir Pomfresh avant au moins un bon mois. Deux fois à l'infirmerie en une semaine aurait éveillé les soupçons.

Elle donna le mot de passe à la grosse dame, et s'engouffra dans le tour que laissa le tableau. Elle tomba nez à nez avec un Harry surexcité.

- Hermione ! Il y a un problème !

- Lequel ? demanda la gryffondor, priant que son ami abrège.

Elle mourrait d'envie de retrouver son lit douillet.

- On va attendre Ron, il ne devrait pas tarder… murmura le survivant.

« J'espère ! » pensa Hermione en se laissant tomber dans un fauteuil confortable.

En effet, le rouquin arriva dans les cinq minutes, répandant derrière lui une odeur intenable de produits ménagers. Il avait l'air exténué et de mauvaise humeur. Harry leur raconta comment s'était passé sa retenue avec Lockhart, qu'il avait entendu une voix qui voulait tuer quelqu'un. Une voix froide, meurtrière.

- Lockhart ne l'a pas entendu ? demanda Ron, abasourdi.

- Non… Je ne sais pas ce qui s'est passé, répondit Harry.

- On y réfléchit cette nuit, et on en reparle demain, proposa Hermione. Je ne sais pas vous, mais je suis incapable de penser… ajouta-t-elle en baillant.

- C'est bien la première fois… susurra Ron, qui fit rire Harry.

Hermione sourit et regagna son lit. Elle se déshabilla rapidement et, à peine allongée, s'endormit aussitôt.

Le mois d'octobre arriva, avec son froid humide. Il pleuvait des jours entiers, mais Dubois n'en avait cure. Les entraînements de Quidditch étaient maintenus. Ginny, particulièrement fatiguée, fut conduite de force par Percy à l'infirmerie pour prendre le fameux remontant de Pomfresh, dont l'inconvénient le plus fâcheux était qu'il faisait sortir de la vapeur par les oreilles.

Hermione, quant à elle, voyait régulièrement Dumbledore et McGonagall dans la salle sur demande. Son objectif de tenir un quart d'heure face aux deux professeurs était presque atteint, et les deux professeurs semblaient satisfaits des progrès que faisait leur élève. Cela la soulageait car elle se sentait partir dans une espèce de mélancolie entachée d'un profond ressentiment. Même si elle adorait l'école, les cors, les devoirs, elle devait avouer que reprendre sa scolarité une deuxième fois était un vrai calvaire. Elle s'ennuyait profondément, la redondance des leçons et des évènements n'aidant pas à son épanouissement. Souvent, elle s'isolait et tapait du poing dans un mur en maudissant un nom, celui de Voldemort.

Harry, Ron et Hermione avaient reparlé de la voix qu'avait entendue le Survivant le soir de la retenue. Ils n'avaient toujours pas de piste pour identifier à qui elle appartenait, mais la bonne nouvelle était qu'Harry ne l'avait pas entendue de nouveau.

Un soir qu'ils rentraient d'entraînement, le trio, trempé et boueux, tomba sur Nick Quasi sans tête qui grommelait tout seul. Il avait été refusé du club des chasseurs sans tête. Hermione tenta de le réconforter, mais c'était peine perdu. Rusard vint troubler leur discussion, et le concierge tapa une crise d'hystérie en voyant que les gryffondors avaient mis de la boue dans le couloir. S'en suivit un tour dans son bureau. Rusard n'eut cependant le temps de leur mettre une retenue, Nick Quasi sans tête ayant fait diversion en faisant intervenir Peeves. Et quand Rusard revint, le trio avait découvert le prospectus pour les cours Vitmagic…

- Vous avez lu ? demanda Rusard, blanc comme un linge.

Alors qu'Harry voulut répondre par la négative, Hermione le prit de cours.

- Désolée, on ne savait pas que c'était pour vous. Mais je suis admirative de voir que vous voulez reprendre vos études. C'est rare de voir quelqu'un se replonger dans les livres ! Je suis heureuse pour vous, Monsieur Rusard !

Le concierge, désorienté, ne savait que répondre.

- Ecoutez, je vais venir avec vous, et nettoyer les salissures que nous avons faites. Et pour vos cours, ça restera notre petit secret, qu'en dîtes-vous ? proposa la gryffondor.

Rusard acquiesça, et suivit Hermione dans les couloirs. Harry et Ron, étonnés que leur amie ait réussi à leur éviter une retenue, partirent en courant dans la direction opposé. Ils croisèrent Nick quasi sans tête au détour d'un couloir, et le fantôme leur apprit que c'était lui qui avait fait intervenir Peeves. Pour le remercier, Harry proposa que le trio assiste à l'anniversaire de sa mort. Le fantôme paraissait aux anges, voyant là l'occasion de se faire mousser auprès de Sir Patrick Delaney-Podmore, le président du club des chasseurs sans tête.

Cependant, le soir d'Halloween venu, Harry et Ron regrettèrent leur promesse. Le banquet servi dans la grande salle avait l'air somptueux, mais Hermione leur fit bien comprendre que, une promesse étant une promesse, ils devaient se rendre à l'anniversaire de Nick Quasi sans tête, et au pas de course s'il vous plait.

La soirée fut lugubre. Des fantômes à perte de vue, qui regardaient d'un air contrit les apéritifs moisis exposés dans des assiettes. Nick avait l'air heureux, jusqu'à l'arrivée du club des chasseurs sans tête, qui créa un peu d'animation. Le trio voulut s'éclipser mais tomba sur un individu non désirable.

- Ah, Hermione Granger… dit une voix aigue qu'Hermione reconnut entre mille.

La gryffondor se retourna et prit l'air étonné.

- Bonsoir. On se connait ?

- Oui, je suis…

- Mimi Geignarde ! dit Peeves en s'approchant. Alors, on est de sorti ? On a abandonné ses chères toilettes du deuxième étage ?

L'ancienne Serdaigle plongea son regard dans celui de la gryffondor qui frissonna.

- Tu savais qu'il y avait un fantôme dans les toilettes ? chuchota Ron à son amie.

- Oui, ceux des filles… C'est pour cela que je n'y suis jamais allée… murmura Hermione tandis que Peeves et Mimi s'engueulaient.

- Il faudra que tu passes me voir un de ces jours Hermione. J'entends partout que tu es l'élève la plus brillante de Poudlard. Ca doit être intéressant de discuter avec toi, répliqua Mimi avant que Peeves ne lui jette des cacahouètes pourries à travers le corps.

Les trois étudiants regardèrent les deux fantômes s'éloigner en poussant des hurlements et haussèrent les épaules. Le ventre de Ron gargouilla et le trio chercha un moyen pour s'échapper de cette fête morbide.

Au bout de ce qui leur sembla des heures, Harry, Ron et Hermione purent s'éclipser. Ron voulait jeter un œil dans la grande salle, voir s'il restait quelque chose à manger, quand Harry devint blanc.

- La voix… Je l'entends…

Le survivant se mit à courir, Hermione et Ron sur ses talons. Harry paniquait, criant qu'il y allait avoir un meurtre, et le trio se précipita au deuxième étage.

- Là ! Sur le mur ! s'exclama Hermione. Une inscription !

Les gryffondors s'approchèrent et lurent ce qui était écrit.

« La chambre des secrets a été ouverte. Ennemis de l'héritier, prenez garde. »

« C'est parti… » pensa Hermione tandis qu'Harry glissait sur une flaque d'eau.

- Mon Dieu ! souffla Ron en se baissant. Miss Teigne !

Le chat était raide comme une planche, ses yeux grands ouverts.

- Il faut filer ! s'exclama Ron.

- On ne devrait pas… commença Harry, terrorisé.

- Non, partons ! coupa le rouquin.

- Trop tard… murmura Hermione en entendant les élèves remonter de la grande salle.

Le trio fut bientôt entouré des élèves de Poudlard, qui arrêtèrent leur conversation. Ils se pressaient pour regarder le spectacle. Un élève se détache du lot, un sourire malsain aux lèvres.

- Ennemis de l'héritier, prenez garde ! Bientôt, ce sera le tour des Sangs de Bourbe !

Hermione se retourna vers Malefoy et s'approcha doucement de lui.

- Apparemment, une correction ne t'a pas suffit… Tu en veux une deuxième ? murmura-t-elle en le regardant haineusement.

Le blond recula d'un pas, Crabbes et Goyle s'avançant en gonflant leurs muscles.

- Que se passe-t-il ici ? demanda Rusard qui arrivait en courant. OH NON ! Ma chatte ! Ma chatte ! hurla-t-il en voyant le corps inanimé de Miss Teigne.

Son regard se porta sur le trio, et il éructa de rage.

- Vous ! C'est vous ! Je vais vous tuer !

- Argus !

Les élèves se retournèrent pour voir Dumbledore accompagné de plusieurs professeurs s'avancer vers la foule.

- Venez avec moi Argus. Potter, Weasley, Granger, vous aussi…

Lockhart s'approcha, et minauda, ce qui exaspéra Hermione. « Vous pouvez utiliser mon bureau, monsieur le directeur ! Il est juste à côté, monsieur le directeur… »

« Je peux vous cirer les chaussures, monsieur le directeur ? » pensa Hermione pendant que Dumbledore les emmenait dans le bureau du professeur de DCFM.

Une fois la porte fermée, il examina le corps de Miss Teigne sous le regard de McGonagall et Rogue. Lockhart, lui, ne pouvait s'empêcher de l'ouvrir, et ponctuait l'examen de Dumbledore de remarque qui faisait pleurer Rusard.

Finalement, Dumbledore annonça que miss Teigne était pétrifiée. Rusard accusa immédiatement le trio, mais McGonagall répliqua que des élèves de deuxième année seraient incapables de faire ça. Il fallait maîtriser la magie noire de haut niveau pour exécuter un tel sort. Rogue essaya tout de même de leur donner une punition, mais fut rembarré sèchement par la directrice adjointe. Finalement, le directeur calma la discussion qui tournait au pugilat en renvoyant tout le monde se coucher.

- Sauf vous, miss Granger… dit-il froidement.

Hermione, qui s'apprêtait à suivre ses amis, resta sur place. Harry et Ron quittèrent la salle, en suivant McGonagall, Rogue et Lockhart. Ce dernier semblait agacé que Dumbledore l'ait congédié de son propre bureau.

- Vous auriez pu me prévenir ! finit par dire sèchement Dumbledore à son élève, dès qu'ils furent seuls.

- Je vous ai dit qu'un basilic se promènerait cette année ! répliqua vertement Hermione.

- Et pour la chambre des secrets ? C'est ça qui était important ! Un basilic… Une rigolade pour un sorcier comme moi ! Mais encore faut-il le trouver ! Où est-il ?

- Je ne peux vous le dire…

- Miss Granger ! Ce n'est pas un jeu ! cria Dumbledore en tapant du poing sur le bureau.

Trois de ses doigts étaient noirs. En voyant ça, le cœur d'Hermione se serra.

- Ca n'en a jamais été un, monsieur le directeur, répondit Hermione, tentant de rester calme.

- Vous savez où est la chambre…

- Oui, murmura Hermione.

- On y va ! Maintenant ! cria le directeur.

- Ce n'est pas possible, professeur.

Dumbledore semblait fou furieux. Hermione recula d'un pas. Son expérience de l'année précédente lui avait appris qu'il valait mieux rester éloigné d'un Dumbledore furieux.

- Et pourquoi ? rugit ce dernier

- Il n'y a qu'Harry qui puisse l'ouvrir. Lui, et l'héritier, bien sûr…

- Qui est-il ? aboya le vieux sorcier.

- Harry doit le découvrir. Je vous demande d'être patient…

- Patient ? Alors que la chambre de Serpentard a été réouverte ? Je vous préviens Granger, je vous rendrai responsable si quelqu'un meurt ! tonna Dumbledore.

Hermione acquiesça, et sortit du bureau. Elle en avait assez entendu pour ce soir, et n'avait qu'une hâte : voler un peu de nourriture aux cuisines, et se coucher.

Cependant, la jeune fille n'arrivait pas à trouver le sommeil de suite. Et si quelqu'un mourrait ? Non, ce n'était pas possible. Il n'y avait pas eu de mort pendant sa deuxième année. Hermione se retourna dans son lit et soupira, un mauvais pressentiment lui enserrant les entrailles. Après tout, elle avait déjà changé le cours de l'Histoire…


A bientôt pour le chapitre suivant !

Bonne fin de week-end,

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