Chapitre 14 !
Merci pour vos commentaires, ça me met d'excellente humeur !
Je vois aussi que beaucoup d'entre vous commencent à se poser des questions... tant mieux, cette fiction m'a fait le même effet lorsque je l'ai lue, ça prouve qu'elle est excellente ^^.
Je reprécise en passant qu'il s'agit d'une fic de rating M.
Comme d'habitude, le mérite de cette fic revient à the-shinny-girl et l'honneur de posséder cet univers et ces persos appartient à JKR. Seule la traduction est de moi.
Mathilde... je t'aime beaucoup telle que tu es... mais je t'aime encore plus maintenant :p
Jour 14
Il est toujours absent.
Aucun signe de lui.
Aucun signe des gardes.
Je suis terrifiée.
Je suis restée éveillée toute la nuit, attendant, espérant qu'il revienne. Mais il n'est pas revenu.
Il est probablement encore tôt. Et le cachot est encore très sombre.
Horrible.
Il semble devenir de plus en plus petit à chaque seconde. Se referme-t-il sur moi?
J'essaye de respirer normalement, mais je ne peux empêcher la pure panique de monter en moi.
Un tel silence.
C'est presque douloureux.
Quand le Professeur Rogue était là, le silence était ennuyeux, mais maintenant il est insupportable.
Je suis seule.
Complètement seule.
Ma gorge se serre sous l'effet de la peur et je peux sentir les larmes commencer à se former dans mes yeux. Je n'ai pas pleuré depuis si longtemps.
Peu importe ce qu'il se passait, les choses horribles que les gardes nous faisaient endurer, c'était plus facile, parce qu'il était là. Je pouvais compter sur lui. Je pouvais me reposer sur lui. Il était comme un point de repère.
Et maintenant il a disparu.
ooo
Enfin, je m'autorise à prononcer ces mots dans mon esprit.
Est-il mort?
L'est-il?
Non. Non. Non.
Pourquoi le tueraient-ils? C'est peu probable. S'ils le tuaient, ils voudraient que je les regarde faire, non?
Où est-il?
Peut-être l'ont-il emmené dans un autre cachot pour le torturer?
Va-t-il revenir?
ooo
Toujours aucun signe de lui.
L'attente.
Quelque chose d'horrible commence à se former dans mon esprit.
Le doute.
Et si mes craintes passées étaient avérées?
Et s'il travaillait vraiment avec les Mangemorts?
Je me fige, réalisant que c'est tout à fait possible. Ca pourrait arriver.
Oh bon sang.
Il semblait tout à fait décidé à m'enseigner l'Occlumencie hier. Il voulait obtenir accès à mon esprit pour récolter les informations dont il avait besoin et maintenant il a disparu.
Je me lève, incapable de rester assise plus longtemps.
Je ne suis que nervosité.
A-t-il profité de moi?
Parle-t-il en ce moment avec Voldemort, lui donnant toutes les informations qu'il a obtenues de moi?
Je ne sais pas ce qui est le plus horrible.
Penser qu'il ait joué un double rôle pendant tout ce temps ou penser qu'il soit mort.
ooo
J'ai mal au ventre.
Vraiment mal.
Et ce n'est pas à cause de mes règles, qui sont déjà terminées. Dieu merci.
Mon mal de ventre vient du fait que je suis affamée. Et c'est un euphémisme.
Je meurs de faim.
Je me roule en boule, pressant mon visage contre le matelas.
ooo
Un bruit sourd me sort de mes pensées.
Je me lève immédiatement, remarquant un garde entrant dans le cachot.
Et il n'y a personne avec lui.
J'observe avec horreur la porte se fermer derrière lui et lui me regardant étrangement.
Je ne comprends pas ce regard.
"Où est le Professeur Rogue?" je demande.
"Le Professeur Rogue est actuellement indisponible," répond-il simplement.
"Où est-il? Est-ce qu'il va bien?"
Il lève les yeux au ciel, "Tu devrais écouter plus et parler moins."
Je recule inconsciemment d'un pas et tressaille lorsque mon dos heurte le mur derrière moi.
Il sourit, "Laisse-moi t'expliquer pourquoi je suis là."
J'attends en silence.
"On m'a chargé de te convaincre de te tourner contre l'Ordre."
Je pousse presque un grognement de mépris, mais heureusement, je m'arrête à temps.
Il continue, "Je suis autorisé à faire tout ce qu'il faut pour m'assurer de réussir. Tu comprends ?"
"V-Vous voulez que je... travaille pour vous? Pourquoi? Je ne suis qu'une Sang-de-Bourbe, non? Les Sangs-de-Bourbe ne sont certainement pas autorisés dans votre cercle."
"C'est juste, mais le Seigneur des Ténèbres est prêt à faire une exception cette fois. Pour toi."
Je frissonne lorsqu'il mentionne Voldemort. Tout cela me semble plus réel maintenant.
Après quelques minutes, je secoue la tête, "Vous perdez votre temps."
"Je m'attendais à ce genre de réponse venant de toi," dit-il en sortant sa baguette de ses robes.
Je me tends bien que j'essaye de le cacher.
"Essayons encore une fois," soupire-t-il en me regardant, "Es-tu prête à nous aider?"
Non.
Non.
Non.
Ce mot est si clair dans mon esprit, mais pour une étrange raison, je semble incapable de le formuler. J'ouvre la bouche pour parler, mais mes yeux sont fixés sur cette baguette et je semble paralysée.
Je ne veux plus ressentir de douleur. J'en ai tellement marre de la douleur.
Le garde sourit et avance vers moi, "C'est bien, gamine. Dis oui et tout va s'arranger. On t'emmènera dans nos chambres à l'étage, tu auras ta propre salle de bains, tu auras un repas décent."
Je ferme les yeux en inspirant profondément.
"Où est le Professeur Rogue?" je demande faiblement.
"Il va bien, il a déjà accepté notre offre."
J'ouvre brusquement les yeux, "Q-Quoi?"
"Ca a duré toute la nuit, mais à la fin, il a réalisé que c'était le meilleur choix à faire."
"Il..." Je ne peux même pas le dire.
"Maintenant ça ne concerne que toi. Prends la bonne décision. Comme le Professeur Rogue."
Oh bon sang.
Je suis complètement seule.
"Qu'en dis-tu, gamine?"
Mes yeux remontent lentement jusqu'à son visage.
"Non."
"Quoi?" Il se rapproche de moi.
"Non," je répète, plus fort cette fois.
Je tremble de peur, de panique, de déception, de rage et de douleur.
Je ne sais pas combien de temps je peux le supporter, mais je ne trahirai pas mes amis et l'Ordre. Je ne trahirai pas de bonnes personnes.
Le garde soupire, "Quel âge as-tu?"
"Dix-sept ans."
Je ne sais même pas pourquoi je lui réponds.
Je suis tellement fatiguée.
"Tu es trop jeune pour mourir, gamine," répond-il, "Que diraient tes parents? Tu veux leur faire du mal? Si on te tue, ton corps sera abandonné sur le pas de leur porte. C'est ce que tu veux?"
J'en suis malade.
Mon ventre se tord et je suis soulagée de n'avoir rien eu à manger.
Je secoue simplement la tête.
"Tu es plutôt mignonne, tu sais?"
Quoi?
Je me déplace avec gêne, me sentant mal à l'aise d'être si près de lui.
"Je m'excuse de t'avoir coupé les cheveux, mais c'était nécessaire," explique-t-il en avançant d'un pas vers moi.
"Arrêtez," dis-je simplement, "S'il vous plaît."
Je ne sais même pas ce que je demande.
"Il serait tellement dommage que ta vie se termine ainsi, gamine."
J'essaye de le repousser, mais il est plus fort.
Je n'ai jamais été aussi terrifiée. Je n'ai jamais été seule avec un garde. Pas comme ça.
Soudain, il s'écarte de moi et je peux à nouveau respirer.
Mais ce n'est pas fini.
Sa baguette est pointée sur moi.
"Endoloris."
Mon corps tombe brusquement sur le sol.
ooo
Je crie lorsque ça se termine enfin.
Combien de temps cela a-t-il duré?
Une heure? Plus?
Et combien de Doloris m'a-t-il lancé?
Trois? Ou peut-être dix?
Je n'en suis pas sûre. Mon esprit ne fonctionne pas correctement. Je n'arrive pas à réfléchir correctement.
On dirait que le sol froid est devenu mon meilleur ami. Je n'arrive même pas à me relever.
"Gamine," dit le garde, "Tu as changé d'avis? J'en ai un peu marre du Doloris. On va peut-être essayer autre chose."
Je ne réagis pas.
Ai-je peur?
Peut-être le Doloris a-t-il endommagé ma capacité à ressentir.
Soudain, la porte s'ouvre et je me tends, m'attendant à ce qu'un autre garde entre.
Mais ce n'est pas un garde.
C'est... une fille.
Je la regarde, surprise, et elle a l'air confuse elle aussi.
D'après son état, je dirais qu'elle est prisonnière également. Mais elle semble être là depuis plus longtemps que moi.
Bon sang, elle a mon âge.
Le garde lui saisit le bras et la pousse contre le mur.
Puis il me regarde, "Elle s'appelle Rose."
"Q-Que fait-elle là?" je demande.
"Ca dépend de toi," répond-il, "Si tu fais ce qu'on te dit de faire, elle survivra. Sinon..."
Mes yeux croisent son regard terrifié. Elle semble tellement effrayée, elle ne peut même pas parler. Ses lèvres ne bougent pas, mais ses yeux m'implorent. Elle me supplie de l'aider.
"Non... Ne faites pas ça," je murmure au garde, "Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez."
Il secoue simplement la tête.
Silence.
Oh bon sang. Oh bon sang.
"Maintenant," commence-t-il, "Tu vas t'allier à nous et nous aider au mieux de tes capacités?"
"Je-Je ne sais rien! Vous pensez que je détiens des informations, mais je n'en ai aucune! Je ne sais rien!"
Je panique. Que pourrais-je dire pour sauver cette fille?
"Ce n'est pas à moi de décider. Si notre Maître pense que tu as du potentiel, alors tu en as."
Je secoue la tête.
C'est de la folie.
Le garde pousse un soupir ennuyé, puis lève sa baguette vers la fille. Elle hurle tandis qu'une large coupure apparaît sur son cou. Il y a du sang, mais heureusement cela n'a atteint aucune veine.
Je me force à détourner le regard d'elle, "Je ne peux pas."
"C'est ta dernière chance," me prévient le garde, "Toi ou sa vie."
"Je ne peux pas!" je hurle.
"Avada Kedavra."
Comme ça.
"Non!" Je pousse un horrible cri tandis que le corps de la fille tombe au sol.
Elle est morte.
Ma main recouvre ma bouche.
"Q-Qu'avez-vous fait?" je murmure, "Ce n'était pas sa faute..."
Je ne peux même pas crier, seul un bruit étrange sort de ma bouche.
Je prête à peine attention au garde alors qu'il avance vers moi.
Il s'agenouille à côté de moi.
J'essaye de me relever, mais j'échoue misérablement. Je me sens si pitoyable.
Il pointe à nouveau sa baguette vers moi et je ferme les yeux, attendant que le sort me frappe.
Je ne veux pas mourir.
Je ne veux pas que ce cachot répugnant soit la dernière chose que je voie.
Je ne veux pas être seule.
Alors que j'attends, je réalise que rien ne se passe.
Mais...
Mes yeux s'ouvrent brusquement et je baisse les yeux, remarquant que quelque chose d'invisible déboutonne lentement mon chemisier.
"Non!" je proteste en retenant le tissu et en essayant de rouler sur le ventre.
Soudain il est sur moi, ses genoux de chaque côté de mon corps. J'essaye de le repousser, mais mes bras son si faibles que je peux à peine les bouger.
Puis j'entends un son horrible alors que mon chemisier est arraché. Les boutons volent partout dans la pièce.
Je lutte.
Je n'arrive pas à croire à ce qui se passe.
Vais-je vraiment être violée dans cet affreux cachot avec le corps d'une fille à quelques pas?
Je la regarde et remarque que ses yeux sont toujours ouverts.
Puis quelque chose en moi explose.
Je ne sais pas d'où m'est venu cette force. J'étais complètement inutile quelques instants auparavant.
Et maintenant je me tords sous lui, donnant des coups de pieds, frappant, mordant.
Je suis comme un animal.
Mais il a tout de même le dessus. Bien-sûr qu'il a le dessus.
"Tu as un joli corps, pas étonnant que ton Professeur bien-aimé ait du mal à rester impassible près de toi," murmure-t-il.
Répugnant.
"Lâchez-moi!" je hurle, ma gorge me faisant déjà souffrir à force de crier.
Il ne réagit pas du tout.
Ses mains froides se posent soudain sur mon ventre, remontant, touchant, tripotant.
Une de ses mains écarte ma chemise puis quelque chose me frappe.
Je mords son autre main pour l'embrouiller, puis mon genou cogne violemment son intimité. Je le frappe si fort que je suis sûre d'avoir un bleu sur le genou.
Il s'éloigne de moi et tient la partie blessée de son corps.
Je rampe loin de lui, m'arrêtant après avoir atteint le mur.
Puis j'attends.
Le garde semble souffrir énormément.
Il grogne et après quelques instants parvient à se redresser, "Nous... finirons cela une autre fois. Ne pense pas que ce geste restera impuni. Tu as aggravé les choses pour toi."
Je pousse un soupir de soulagement, me fichant qu'il le remarque.
"Pour ta peine - pas de nourriture aujourd'hui."
Sur ces mots, il quitte le cachot en boitant.
Je me fiche de la nourriture pour le moment. Je ne pense qu'à ce qui s'est presque produit.
Les larmes coulent sur mes joues et je m'effondre au sol, essayant de réparer mon chemisier en lambeaux.
C'est inutile.
Je presse ma main contre ma bouche pour essayer de contenir mes pleurs.
Comment est-ce arrivé?
Où est l'Ordre? Pourquoi ne nous sauvent-ils pas?
Pourquoi ne nous aident-ils pas? Ont-il abandonné?
Je ferme les yeux, ignorant la vue du cachot et le corps de la fille.
ooo
Les heures passent.
Je ne bouge même pas. Je suis toujours dans la même position depuis que le garde est parti.
J'ai peur d'ouvrir les yeux.
Je ne veux pas voir cette fille. Je sais que je devrais la recouvrir de quelque chose, mais je ne peux même pas bouger. Pourquoi l'a-t-il laissée ici?
Puis cet affreux bruit résonne à nouveau.
La porte s'ouvre.
Je refuse d'ouvrir les yeux, espérant que ce n'est que mon imagination.
S'il vous plaît, faites que ce ne soit que mon imagination.
La porte se referme.
Mais je peux sentir la présence de quelqu'un.
Je frissonne et essaye de toutes mes forces de retenir mes pleurs.
"Miss Granger."
Mon souffle se bloque dans ma gorge.
"Miss Granger."
Cette voix froide, soyeuse.
Est-ce vraiment lui?
Je peux entendre des pas s'approcher, puis une main me touche l'épaule et je m'écarte en ouvrant brusquement les yeux.
Je n'arrive pas à le croire.
C'est lui.
Le Professeur Rogue.
"Vous êtes... en vie," je parviens à dire.
Je ressens vraiment le besoin de l'étreindre. Je suis tellement heureuse qu'il soit de retour.
"V-Vous êtes là," je murmure en souriant.
"Je suis là," répond-il, puis il baisse les yeux pour regarder la fille allongée à côté de son matelas, "Que s'est-il passé?"
Il avance rapidement vers elle et se penche. Après un moment, il me regarde à nouveau, "Elle est morte."
Je hoche la tête, les larmes formant un nuages sur mes cils, "C'est ma faute."
"Que voulez-vous dire?"
"Il-Il a dit qu'il la tuerait si je refusais de l'aider et..."
Le Professeur Rogue inspire profondément tandis qu'il réalise ce qu'il s'est passé. Il se redresse, saisit sa cape sur le matelas, puis recouvre doucement la fille.
Je ne pense pas que je retoucherais cette cape.
Puis il retourne son attention sur moi, m'observant soigneusement, "Que s'est-il passé d'autre?"
Je resserre mon chemisier autour de moi sans répondre.
"Miss Granger?"
Puis je remarque quelque chose.
Il semble... différente.
Plus propre. Ses robes sont différentes. Il est rasé de près.
"Que vous est-il arrivé?" je demande, confuse, "Pourquoi êtes-vous...?"
Il ne répond pas immédiatement et je me tends, "C'est vrai alors?"
J'essaye de m'éloigner de lui, l'horreur visible sur mon visage, "Vous êtes avec eux!"
"Granger, calmez-vous."
"Je vous faisais confiance," Je ne peux empêcher ma voix de trembler, "Vous regardiez? Vous avez apprécié le spectacle?"
"Ne sautez pas aux conclusions," dit-il fermement.
J'inspire profondément en essayant de me calmer, "I-Ils ont dis que vous étiez avec eux maintenant."
"Miss Granger, c'était un mensonge."
"Alors où étiez-vous? Je-J'étais si seule. Si seule."
Il soupire, "On m'a emmené dans une pièce et ils ont passé la nuit à essayer de me convaincre de rallier leur camps."
"Et ils... vous ont offert une coupe de cheveux et un rasage?"
"Ils étaient très persistants et convaincants."
J'essaye de bouger, mais je cris alors que la douleur me traverse.
"Où avez-vous mal?" demande-t-il avec inquiétude, les yeux errant sur mon corps.
Un petit rire m'échappe, "T-Tout me fait mal."
"Granger, vous voulez me dire ce qui s'est passé?"
Je détourne les yeux, "Le garde m'a rendu visite. Il était seul."
"Ils m'ont assuré qu'on ne vous ferait pas de mal en mon absence." Il est en colère, je peux le sentir.
Silence.
"Qu'a-t-il fait?" demande-t-il lentement.
"Le D-Doloris, en grande partie."
"En grande partie?"
"Et a-après cela il... il a essayé autre chose et-et j'étais si faible et f-fatiguée, et je ne pouvais pas l'arrêter... je ne pouvais rien faire."
"Miss Granger," dit-il d'une voix peinée.
Je sais ce qu'il veut demander, mais il n'ose pas.
Je secoue rapidement la tête, "Il ne s'est rien passé." Puis je me force à sourire faiblement, "Je pense que je l'ai endommagé pour la journée."
Il se détend visiblement, puis avance pour m'aider, "Venez."
Il me pose sur mon matelas, puis recule d'un pas en me regardant toujours.
"Pourquoi avez-vous refusé?" je demande doucement.
"Je vois que vous avez toujours du mal à me faire confiance," répond-il uniquement.
"Je ne voulais pas penser... au début je ne... mais ensuite..." Je m'interromps.
"Vous pensez sincèrement que je suis capable de trahir l'Ordre, de trahir le Directeur?"
J'aimerais pouvoir dire non. Mais je ne sais pas.
Je ne sais plus rien.
"Je vois," dit-il après un instant de silence.
"Que... que vont-il faire d'elle?" je demande en regardant la pauvre fille.
"Ils ne vont pas la laisser là, ne vous inquiétez pas."
"Elle était si jeune," je murmure, "Vous la connaissez? C'est une élève de Poudlard?"
Il se tend, "Vous devriez vous reposer."
"Tout est de ma faute."
"Granger - "
"J'aurais dû faire quelque chose. Elle me regardait et..."
"Il y a toujours des victimes innocentes."
Silence.
"Reposez-vous," répète-t-il.
"Vous serez là quand je me réveillerai?"
Je me sens comme une enfant en lui demandant cela.
"Vous avez ma parole," répond-il.
Je hoche la tête en fermant les yeux, laissant tous les horribles souvenirs de la journée disparaître de mon esprit.
