Tesori
Auteur: Woshi
Disclaimer: Le monde d'Hetalia ne m'appartient pas, ni celui de la piraterie
Note: Je sais que je suis lente, je le sais. Mais associer cosplay et fanfic, croyez moi c'est dur et dés que je veux m'y mettre, l'inspi se casse. Surtout qu'en grande genius, j'ai voulu me faire une fiche histoire pour chaque perso... je suis pas sortie de l'auberge X'D
M'enfin, j'espère que vous apprécierez quand même ce chapitre fort en action ~ Bonne lecture et merci d'avance pour les commentaires.
Lorsque les tirs de canons avaient commencé à faire trembler sa cellule, Lovino su tout de suite que quelque chose d'important se passait sur ce bateau. Il n'avait pu malheureusement s'en assurer car sa geôle était hermétique de toute vision extérieure. À peine avait-il un petit trou dans le mur pour faire passer un peu de lumière afin qu'il ne se retrouve pas totalement dans le noir. Cependant, le romain avait clairement entendu les pirates hurler des choses en se précipitant. Des choses comme une bataille qui arrivait enfin et de l'ennemi qui leur en faisait baver.
Et contrairement au vaisseau britannique, la Passion Rouge ne disposait d'aucune protection et recevait les projectiles de plein fouet, causant ainsi d'important dégâts. C'est ainsi qu'un boulet de canon atterrit directement dans la pièce ou il était enfermé, causant un énorme trou. Sur le coup, l'italien eut très peur que celui-ci ne l'atteigne mais fort heureusement, la grosse boule en fer lui était tombé à vingt centimètres des jambes. Une fois la poussière et les débris de bois tombés, il put apercevoir une ouverture vers le haut qui conduisait sûrement dans une autre pièce ou un passage du navire.
Il n'en fallut pas plus au prisonnier pour y voir une occasion de s'échapper.
Usant de toutes ses forces, il se hissa sur le mur pour atteindre le trou en se moquant des échardes qui lui rentraient dans les mains. Il ne voulait qu'une seule chose; la liberté. Enfin, il quitterait ce maudit espagnol et son navire tout aussi maudit et rejoindrait son frère pour oublier cette mauvaise aventure. Avec peine, il réussit à tomber de l'autre côté pour se rendre compte qu'il s'agissait d'une salle commune, sans doute celle qui servait de chambre à tous les membres de l'équipage de bas-grade. En tout cas, l'odeur s'y prêtait beaucoup.
Mais Lovino n'avait pas le temps de s'attarder sur ce genre de détail: le sol tremblait et lui donnait l'impression que le navire allait s'effondrer d'un moment à l'autre. Il fallait rapidement qu'il trouve une sortie avant de finir écrasé sous les débris de ce maudit rafiot. Il choisit au hasard un chemin à prendre en espérant qu'il le guiderait vers une ouverture dans laquelle il pourrait fuir discrètement. Après, il était plutôt bon nageur et il avait cru comprendre qu'ils n'étaient pas loin des îles donc avec un peu de chance, il pourra rejoindre l'une d'elles et après... il avisera!
Pourtant, sa chance semblait l'avoir abandonné lorsqu'il tomba nez à nez avec Jölien.
La demoiselle qui était partie chercher des armes pour ses compagnons ne s'attendait pas vraiment à se retrouver en face de leur prisonnier. Elle ne savait même pas comment celui-ci s'était sorti de sa prison, sans doute par incident. Elle se retrouvait maintenant dans une situation assez délicate car son rôle en tant qu'homme de main du capitaine était de le refermer dans un endroit où il ne pourrait s'échapper. Cependant, l'expression du jeune homme émit un lourd doute en elle.
-"Jölien... je m'en vais! Je sais que tu es pirate avant tout, mais je ne peux plus rester ici. Et je suis prêt à me battre avec toi s'il le faut, même si je n'ai aucune chance!"
-"Lovino... si jamais le Capitaine apprend que tu t'es enfuie, si jamais il te retrouve..."
-"Justement! Maintenant que j'y suis, autant partir jusqu'au bout! Je ne te demande pas de m'aider, mais s'il te plaît, ne m'en empêche pas!"
La jeune fille semblait en proie à un combat intérieur. Elle savait que tôt ou tard, Antonio se rendrait compte de la disparition du prisonnier, mais d'un autre côté, elle avait aussi peur pour Lovino. Elle connaissait bien le caractère de l'espagnol et savait qu'il ne le laisserait pas s'enfuir aussi facilement et allait lui en faire payer les conséquences. Oui, elle le sentait, Antonio avait commencé à nourrir une passion envers l'italien. Une passion malsaine qui le conduirait au désespoir si jamais il s'entêtait. Et même si elle détestait se l'avouer, elle avait finit par s'attacher à Lovino elle aussi et ne voulait surtout pas le voir souffrir à cause des envies insatiables d'Antonio.
Et il allait souffrir s'il restait dans le monde des pirates qui était bien trop dur pour lui.
Sans un mot, elle lâcha tout ce qu'elle avait en main et se saisit du poignet du jeune croyant qui ne savait s'il devait se débattre ou lui faire confiance aveuglement. Elle l'emmena dans des endroits du navire qu'il n'avait jamais vu avant, sans doute connu que par des membres de l'équipage de longue date. Après quelques minutes de marche dans un silence pesant entrecoupé par les bruits de collisions du navire qui les firent trembler, ils arrivèrent dans une partie isolée ou une fenêtre donnait vue sur l'extérieur.
-"Ici... tu peux atteindre un des canots et t'enfuir par l'arrière pendant les combats, personne n'y verra rien dans cette agitation..."
Lovino n'arrivait pas à en croire ses yeux. Un pirate l'aidait. Un pirate lui donnait enfin l'occasion de sortir de cet enfer et retrouver sa douce Venise. Il avait envie de se jeter aux pieds de la petite blonde mais celle-ci semblait prête à revenir sur sa décision d'une seconde à l'autre.
-"Je t'en prie, Lovino, ne te fait pas attraper car tu n'auras pas de seconde chance. Et surtout, oublie ce que j'ai fait pour toi!"
-"Jölien... Merci."
La jeune fille resta muette, un étrange sentiment se lisant dans ses grands yeux verts alors qu'ils se reflétaient dans leurs semblables appartenant à l'italien. Elle prit l'une des mains de Lovino et lui posa à l'intérieur un sac rempli de Dieu savait quoi. Lorsque l'italien posa son autre main sur la bourse, celle de la demoiselle vint la couvrir d'un geste protecteur. Sans dire un seul mot, elle lui embrassa le front. Une seconde passa puis elle s'enfuit de la pièce avant que quelque chose de plus grave n'arriva et lui fasse changer d'avis.
Une fois seul, Lovino décida de ne plus penser à rien et d'obéir à son désir de liberté.
OoOoOoOoO
Tout était parti extrêmement vite à partir du moment où les premiers grappins s'étaient accrochés au bois de première qualité qui constituait le grand pont de la Licorne Ailée. Sans attendre une minute de plus, l'équipage espagnol partit à l'assaut du navire de leur pire ennemi et engagea les hostilités sur un équipage qui savait déjà comment répondre. Les sabres et les épées dansaient de part et d'autre alors que les cordes volaient en transportant un ou deux hommes d'un navire à l'autre pour tenter de reprendre l'avantage. Bientôt, tout ne fut plus que chaos et violence dans cette foule de pirates qui se battaient sauvagement.
Cependant, l'avantage du côté hispanique se fit rapidement sentir, les latins dépossédant sans problème les Anglais de leurs armes et parant les coups sans aucune difficulté. Sans doute avaient-ils trop compté sur le combat à distance pour éviter l'affrontement direct et le ressentaient cruellement au moment fatidique. Pourtant, l'équipage britannique était loin de se laisser faire et répondait avec une technique qui palliait leur manque d'entraînement. Ainsi, la bataille fut très serrée et aucun parti ne voulait céder ne serait-ce qu'un millimètre à l'autre.
À travers tout cela, Antonio eut enfin le plaisir de voir celui qu'il attendait de l'autre côté de son bateau, déjà prêt à croiser le fer avec lui.
Habilement, il se dirigea vers lui en esquivant les coups de sabre perdus et les attentats des sous-fifres de son ennemi. En une minute, ils se retrouvèrent l'un face à l'autre, en face de la barre et isolé du reste de la bataille sans le besoin dire un seul mot tant ils savaient exactement quoi faire. D'un même geste, ils sortirent chacun leur épée de leur fourreau, dans un rythme quasi parfait qu'on aurait presque pu croire à un miroir. Le premier coup fut porté par l'Espagnol, annonçant enfin le début du combat qui déciderait de celui qui aura le privilège de repartir avec les deux clefs, et donc d'avoir le trésor du Roi des pirates.
Une longue valse soutenue s'établit entre les deux hommes dans laquelle leurs épées s'entrechoquaient avec grâce sans jamais atteindre leur cible. Bougeant sur tout l'espace qui leur était attribué, aucun des deux ne perdit de leur sourire, ne voulant absolument pas perdre la face. L'un suivait l'autre dans ses figures acrobatiques et vice-versa sans jamais perdre le fil de la chorégraphie qu'ils étaient en train de créer en plein combat. Une chorégraphie qu'ils avaient répétée encore et encore dans le passé, au point qu'ils la connaissaient par coeur.
La manière qu'avait Antonio de tourner sur lui-même pour tenter de porter un coup à l'épaule ou la façon dont Arthur sautait sur le côté afin d'éviter une lame directe et riposter immédiatement, rien ne leur était inconnu. Chaque tentative, chaque parade, chaque attaque, chaque riposte, ils connaissaient tout des mouvements de l'autre. C'était un rythme endiablé qu'ils s'imposaient au point que personne n'arrivait à suivre ou à comprendre comment ils pouvaient se battre sans jamais faillir à la beauté du combat dont ils avaient la réputation. Même lorsque enfin, l'un fut touché à l'épaule et se mit à saigner, il ne perdit en rien sa concentration et rendit immédiatement le coup.
Ainsi, le combat à l'épée entre Arthur Kirkland et Antonio Fernandez Carriedo devenait le spectacle du jour.
Pourtant, l'heure n'était pas à l'amusement ou au loisir, l'un des deux devait prendre l'avantage, au risque de briser la magie du duel, car avant d'être artistes, ils étaient des pirates. Vulgaire et violente, leur nature ne pouvait être refoulée, même s'ils constituaient des exceptions, que ce soit par la romance ou par la galanterie. Ainsi, en voyant l'anglais défaillir à la vue d'un quelconque objet en mer, Antonio saisit ce manque d'attention et lui porta un coup qui le forcerait, soit à se blesser gravement, soit à se désarmer. Par réflexe, Arthur choisit la deuxième solution et se retrouva ainsi au sol avec une lame sous la gorge.
Savourant cette vision qu'il attendait depuis des années, le capitaine Carriedo se lécha ses lèvres étirées par un sourire mauvais.
-"J'ai gagné!"
À ces mots, Arthur se saisit instinctivement de la clef avec une expression aussi déterminée qu'insoumise. Jamais. Jamais il ne lui donnera sa clef, il lui faudra d'abord lui trancher la gorge! C'était visiblement ce que comptait faire son ennemi en voyant qu'il refusait d'obtempérer pou avoir la vie sauve. Personne n'allait intervenir car un combat entre capitaines était sacré, si tant est qu'un de ses hommes soit libre. De toute façon, c'était impossible car c'était tout simplement une question de fierté. Ils devaient gagner seuls sinon cela n'aurait aucun sens!
Sans émotion, Antonio leva son arme au-dessus de la tête du britannique, à la fois déçu et satisfait d'en finir avec son ennemi de toujours et de se venger enfin de l'humiliation passée.
Cependant, un coup de feu dans leur direction vint sauver la vie et l'honneur d'Arthur qui en profita pour se dérober de la menace et récupérer son épée. Là, il causa une violente blessure à la jambe d'Antonio qui hurla de rage et de douleur avant de répondre violemment. Cette fois-ci, il n'était plus question de danse ou de beauté: c'était un combat à mort et sans pitié! Sans prêter plus attention à ce qui venait d'arriver, les deux hommes ensanglantés se lancèrent avec acharnement dans une lutte sans merci.
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Plus loin, Gilbert en avait fini depuis longtemps avec son propre combat et regardait avec un certain intérêt celui entre son capitaine et le Britannique depuis son propre navire. C'est la raison pour laquelle il avait repéré en premier le navire étranger d'où était venu le coup de feu qui avait offert une seconde chance à Arthur. Immédiatement, il avait reconnu la flotte allemande par sa forme et son drapeau qui flottait fièrement au vent se dirigeant droit vers eux. L'albinos ne savait s'ils s'étaient perdus ou si leur présence n'était pas le fruit du hasard, mais dans tous les cas, c'était très mauvais pour eux - pour lui - si jamais ils intervenaient en plein combat.
Sans attendre, il descendit de son refuge pour aller trouver Maarten, le grand frère de Jölien qui était occupé avec deux pirates britanniques en même temps.
-"Il faut partir! La marine allemande arrive vers nous; si elle nous capture, on est bon pour la pendaison ou le bûcher!"
-"Le capitaine est en plein combat... et on n'a pas encore récupéré la clef!" Répondit le grand blond d'origine hollandaise après avoir assommé ses deux adversaires en même temps.
-"Écoute, je sais que cette histoire de trésor vous tient à coeur, mais je n'ai pas envie de finir dans une cellule royale juste pour quelques piécettes d'or! Ce ne serait vraiment pas une mort digne de mon incroyable personne!"
-"Gilbert, tu fais ce que tu veux, ton sort m'est indifférent. En ce qui me concerne, je reste avec ma soeur jusqu'au bout."
Le Prussien serra les poings en sentant un sentiment familier lui revenir de façon assez désagréable. Il n'avait pas envie de déserter, ni de trahir son ami, mais la dernière chose qu'il voulait, c'était de se faire prendre par l'armée germanique. Il ne s'en sortira pas vivant. Il regarda tour à tour les navires britanniques et hispaniques en essayant de trouver une solution pour sauver sa peau. S'il s'enfuyait par les canots, il y avait une chance sur deux pour qu'il se fasse rattraper. S'il restait à bord d'un des deux navires, il avait autant de chance pour que la flotte s'en prenne à eux et les captures.
La priorité pour Gilbert était d'abord de savoir dans quel but la marine allemande était venue jusqu'au Nouveau Monde.
Sûrement pas par mégarde ou pour une visite de routine dans un coin aussi reculé, qui plus est infesté de pirate. Dans ce cas, il n'y avait que deux solutions: soit ils étaient là pour traquer les pirates, soit ils venaient sauver les deux gamins. Seulement, ce n'était guère dans la priorité du royaume germanique de lutter contre la piraterie, cette tâche étant plus réservée aux Britanniques et à leurs colonies. D'ailleurs, même leur flotte maritime était restreinte et ils ne prenaient la mer que pour des raisons importantes. Ils étaient donc forcément là pour les Italiens. Cela vous dire qu'il avait peut-être une chance de s'en sortir, il fallait juste qu'il réussisse à mettre la main sur l'un des otages.
Le grand frère ferait bien l'affaire puisqu'il savait déjà ou il se trouvait.
Sans se préoccuper du néerlandais qui s'inquiétait pour sa soeur disparue depuis trop longtemps déjà, l'albinos se mit à courir en direction de la cellule qui détenait Lovino. Malheureusement, il fallait que sa chance tourne car s'aperçut très vite avec rage que le gamin avait profité de l'anarchie pour s'enfuir. Un des boulets de canon était tombé sur la pièce et voilà le résultat! Ce n'était pourtant pas faute d'avoir dit à Antonio de placer l'italien dans un endroit moins isolé! Cependant, quelque chose lui disait que le latin n'avait pu arriver seul à trouver la sortie du bateau et que quelqu'un l'avait sûrement aidé à se repérer.
Jurant dans ses lèvres, il misa son dernier espoir sur le petit frère et se jeta à corps perdu à l'intérieur de la Licorne Ailée, esquivant au mieux les attaques des ennemis. Il tourna pendant il ne savait combien de temps, allant de salles en salles dans un navire qu'il ne connaissait pas et qui ne ressemblait pas à celui dont il avait l'habitude. Il avait l'impression de tourner en rond, passant jusqu'à trois fois dans la même salle et toujours aucune trace du mioche. La panique et la colère finirent par le gagner et il déchargea sa rage sur un des gars qui avaient préféré rester en bas pour surveiller les pièces. Après avoir fait une véritable boucherie, il repartit sur les traces du petit italien avec désespoir.
Alors qu'il se voyait déjà pendu haut et court sur la grande place de Nuremberg, la fortune revint enfin lorsqu'il aperçut un jeune homme visiblement perdu à force de trop tourner. Son visage juvénile proche de celui de Lovino ne laissa aucun doute à Gilbert quant à son identité. Sans reprendre son souffle, il se précipita vers le gamin qui crut qu'il allait l'embrocher sur place puis se mit derrière lui, une main sur la bouche et l'épée sous la gorge pour l'inciter à garder le silence malgré les lieux déserts. Tremblant dans ses bras, Feliciano regretta de ne pas avoir saisi l'occasion de s'enfuir et d'avoir préféré partir à la recherche de Francis en sentant qu'il lui arriverait quelque chose.7
Maintenant, il était pris au piège.
-"Doucement, mon mignon. J'ai besoin de toi vivant." Murmura Gilbert dans son oreille. "Je ne te veux pas de mal, je suis le second d'Antonio... tu sais, le pirate qui combat celui qui t'a enlevé."
À ces mots, l'italien arrêta de s'agiter, sans doute parce qu'il pensait être sauvé malgré la peur et l'arrogance que l'homme lui inspirait.
-"Tu vas être un gentil garçon et me suivre jusqu'en haut, d'accord."
Voyant qu'il n'avait pas trop le choix, le cadet Vargas hocha la tête, se demandant s'il ne venait pas de signer son arrêt de mort.
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-"Colonel Weilshmidt, l'ennemi est en train de combattre! Que faisons-nous?"
-"Surtout ne tirez pas, nous pourrions blesser l'un des otages!" Fit le grand blond.
Pour le moment, il n'y avait pas grand-chose à faire pour eux. Ils devaient attendre d'être plus proche avant de pouvoir envoyer des hommes arrêter tout ce joli monde et récupérer les deux enfants de choeur. Tant que les pirates ne sauront pas mis hors d'état de nuire, ils ne pourront faire des tentatives de sauvetage au risque de condamner leurs prisonniers. De plus, il y avait déjà un combat engagé entre les deux équipages qui semblaient bien adverses. Le mieux était d'attendre qu'ils s'entretuent puis de passer à l'attaque pour achever ce qui reste.
Pour Ludwig, qui n'avait commandé jusque-là que des armées de terre, cela lui semblait être la meilleure solution.
Des jours entiers qu'il naviguait sur un élément dans lequel il ne se sentait pas à l'aise. Heureusement, passée la première semaine de haut-le-coeur à chaque vague, il avait finalement pu s'accommoder et enfin se concentrer sur son objectif. Fort heureusement pour lui, les pirates qu'ils poursuivaient étaient peu discrets et il avait eu vite fait de retrouver leur trace à partir du moment où ils s'étaient posés dans une île. Ils étaient arrivés visiblement pile au bon moment pour intervenir. Maintenant, il suffisait juste de bien préparer leur abordage.
Alors qu'il était plongé dans ses pensées faites de tactiques militaires et de plans marins stratégique, une voix grave vint le tirer de sa torpeur.
-"Un homme à la mer!"
Immédiatement, on se précipita vers les cordes et les bouées de sauvetage afin de les lancer en direction du malheureux. Après quelques minutes à remonter avec peine le corps inerte de l'homme, ils purent enfin identifier le noyé. Nul doute, avec ces yeux d'un ambre profond et ces cheveux bruns dont la boucle si atypique défiait les lois de la gravité: il s'agissait d'un des frères Vargas qu'ils cherchaient depuis si longtemps.
. Alors que le gamin se remettait à peine de sa traversée houleuse entre les mains du médecin du navire, il murmura un seul mot:
-"Fra... Fratello.!"
Il n'en fallut pas plus à Ludwig pour décider de lancer l'assaut sur les pirates.
