Le Docteur venait de passer deux jours à retourner le Tardis de fond en comble. Il était à la recherche d'un objet bien particulier et il n'arrivait pas à remettre la main dessus. Toutes les salles y étaient passées, certaines lui étaient même sorties de la tête. Même l'écurie d'Arthur avait été passée au peigne fin. Sans succès.
Il ne restait plus que deux pièces. La salle de commande et le placard du couloir nord-est. Il décida de s'atteler à celui-ci en premier . Il s'arrêta devant la porte et attrapa la poignée. Il s'immobilisa un instant semblant hésiter, puis il tira dessus et l'ouvrit laissant se déverser dans le couloir une montagne d'objets divers et variés… Il regarda l'amas informe d'un air consterné et commença à les trier un à un.
Il était tellement concentré qu'il n'entendit pas ses amies arriver.
Maud : hé beh… moi qui pensais que j'étais bordélique…
Il sursauta et nous regarda d'un air coupable…
Isabelle : Mais qu'est-ce que vous faîtes ?
Ten : je cherche quelque chose... mais vous, que faîtes-vous dans le Tardis. Maud, tu ne devrais pas être là … Tu devais te reposer !
Maud : J'ai eu un bébé, Docteur, je ne suis pas à l'article de la mort ! Je peux me déplacer ! Et puisque vous ne daignez pas venir me voir…
Ten : Oui désolé … Mais… laissez-moi le temps… les bébés, c'est pas mon fort… et puis… je cherche quelque chose …
Maud : Depuis deux jours ?! C'est ça qui vous a empêché de venir voir votre filleule ?
Ten : Mais c'est quelque chose de spécial ! Je dois le trouver !
Maud : Et bien vous allez faire une pause dans vos recherches, Môssieur le Seigneur du Temps … J'ai besoin de réponses !
Ten : Oh … C'est donc ça…
Maud : Vous pensiez que j'accepterais tout, que nous accepterions tout, sans rien demander ?
Ten : On peut toujours espérer ?
Maud : Ben voyons…
Ten : Bon, je crois que je n'ai pas le choix… Allons nous asseoir.
Nous nous installâmes dans une des pièces servant de salon, Isabelle et moi dans le canapé, le Docteur dans le fauteuil nous faisant face.
Ten : Bon, par où veux-tu commencer ?
Maud : Comment suis-je passée de l'état « enceinte de deux mois » à celui « sur le point d'accoucher » en une nuit ?
Ten : Quand tu t'es ruée vers Ianto, tu as en fait pris sa place dans la machine. Ce perturbateur temporel avait la capacité soit de rajeunir, soit de faire vieillir la personne prisonnière à l'intérieur de la bulle. Davros t'a fait vieillir, mais j'ai réussi à inverser le processus et à te rendre ton aspect originel.
Maud : OK, jusque-là je suis… Mais pour le bébé ?
Ten : Je ne peux que supposer… mais le perturbateur a dû avoir des effets « à retardement » sur le fœtus, faisant muter ses cellules et accélérant incroyablement leur développement. Je ne suis pas certain que tu sois redevenue exactement la même … Tu es peut-être plus vielle de 7 mois… Qui sait … Ce serait d'ailleurs logique au vu de la croissance du bébé.
Maud : Je me contenterais de cette explication… Mais pour Seren… Qu'est-ce que cela signifie ? Est-elle… « Normale »…
Ten : Aussi normale que toi et moi …
Isabelle :C'est censé la rassurer ça ?
Ten : Oui, pourquoi ?
Isabelle : ben, excusez-moi Docteur, mais question « normalité », vous vous posez là .
Ten : Oi ! J'avoue mon ignorance là-dessus... Seul le temps nous le dira, mais je t'assure Maud qu'elle est en parfaite santé. Le Tardis l'a scannée et n'a rien détecté d'alarmant.
Maud : D'accord, merci de votre franchise Docteur… Pour ce qui est de Ianto ? Vous pouvez faire quelque chose ?
Ten : Non, je suis désolé, la technologie a été détruite… Mais … Le souhaites-tu vraiment ?
Il me regardait étonné par ma demande. Un faible sourire se dessina sur mon visage et je lui répondis.
Maud : Non, je ne crois pas ! Mais aurons-nous des « séquelles » de notre bouleversement cellulaire ?
Ten : Je ne pense pas. De toutes façons, la question ne se pose pas pour toi. Tu vas bientôt retrouver ton corps.
Maud : Exact…
Isabelle : C'est formidable Maud… Ianto a de nouveau 30 ans… Vous avez la vie devant vous… Vous avez la chance de pouvoir bénéficier de belles années supplémentaires… qui ne serait pas ravi ?
Maud : Tu as sans doute raison…
Isabelle : Qu'est-ce qu'il y a alors, tu ne sembles pas heureuse.
Maud : non, ne t'inquiètes pas ... Mes vieux démons reviennent me hanter.
Isabelle : Tu mériterais des cailloux pour de telles pensées !
Ten : Je ne comprends rien à votre conversation.
Isabelle : Moi si … Et tu n'as aucune raison d'avoir de telles pensées Maud. Jamais il ne te quittera…
Maud : Tu dis ça … Mais qu'en sera-t-il dans quelques temps… Il est si beau… Il a tellement de charme… Et moi … Je ne peux rivaliser avec la centaine de filles taille mannequin qui vont graviter autour de lui…
Voix : Mais ces filles ne m'intéressent pas … Tu n'as aucune raison d'avoir peur !
Ianto apparut dans l'encadrement de la porte. Il portait Seren dans ses bras.
Ianto : Elle a faim. Je suis venu pour te l'apporter…
Ten : je crois que c'est le moment de reprendre mes recherches …
Isabelle : je vous accompagne !
Ils sortirent du salon nous laissant afin que je donne le sein à notre fille.
Isabelle : Alors, qu'est-ce que vous cherchez de si important ?
Ten : Un bijou.
Isabelle : Un bijou ?
Ten : Oui, pour Ginger …
Isabelle : Pour QUI ?
Ten : Ginger …
Isabelle : Et qui est Ginger ?
Ten : Ben Seren ! Notre filleule …
Isabelle : Ah mais ben bien sûr, c'est évident … Où avais-je la tête … Et pourquoi CE bijou en particulier ? Vous pourriez en acheter un à la bijouterie du centre…
Ten : Il est « spécial »…
Isabelle : S'il est « spécial » alors … j'ai rien dit … Bon il ressemble à quoi que je vous aide à le chercher.
Le Docteur lui décrivit le bijou. Isabelle en était presque jalouse tellement la description que lui en faisait le Docteur était fascinante. Elle s'attaqua à la partie des objets restés entassés sur les étagères du placard tandis que le Docteur fouillait le tas formé par ceux qui s'étaient déversés à l'ouverture de la porte.
Au bout d'une demi-heure de recherches intensives, Le Docteur lança un « BADABOUMBA » qui fit sursauter Isabelle.
Isabelle : Non mais ça va pas de hurler comme ça ! J'espère pour vous que vous l'avez trouvé au moins !
Ten : Oh oui… Et il est encore plus beau que dans mes souvenirs…
Isabelle sortit du placard et rejoignit le Docteur qui s'était assis à même le sol. Elle tendit la main pour le toucher, fascinée par sa beauté et son éclat. Le Docteur le laissa glisser dans la main de son amie qui se contenta de le fixer, n'osant le toucher…
Isabelle : Depuis combien de temps est-il « rangé » là dedans ?
Ten : Une éternité… Bien trop longtemps… Il mérite s'être porté.
Isabelle: Il appartenait à quelqu'un ?
Ten : Oui.
Isabelle : Puis-je demander qui ?
Ten: Il appartenait à Susan.
Isabelle : Mais alors il vient de…
Ten : Gallifrey oui… Un des rares objets d'elle que je possède encore, un des rares qu'elle ait laissé dans le Tardis. Elle le tenait de sa mère. Il était transmis de génération en génération aux filles ainées.
Isabelle : Ohhhh… Mais pourquoi le donner à Seren alors… Vous devriez le garder pour …
Ten : J'ai passé l'âge d'être père Isabelle… et Seren sera ma filleule dans quelques jours. Et pour mon peuple, être choisi comme parrain, ça veut dire beaucoup. Elle sera comme ma fille.
Isabelle : je comprends…
Des pas résonnèrent dans le couloir. Le Docteur rangea prestement le bijou dans sa poche et lui et Isabelle se relevèrent tout en époustant leurs habits.
Ianto : je ne vous savais pas si désordonné Docteur…
Ten : ce n'est pas du désordre, c'est un bazar ordonné. Je sais où est chaque chose…
Isabelle : Mouais…
Maud : Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
Ten : Heu … oui …
Il se pencha et attrapa le premier objet que sa main rencontra … Lorsqu'il nous montra tout fier l'objet tant désiré, je ne pu m'empêcher de regarder Isabelle. Nos regards se croisèrent et nous éclatâmes de rire en même temps … Nous en pleurions de rire même. Ianto qui tenait Seren dans ses bras comprenait parfaitement l'objet de notre amusement et sourit, résigné de voir les deux femmes retrouver leur complicité d'antan.
Ten : Mais quoi ?
Maud : Vraiment Docteur ? Vous cherchiez réellement ça ?!
Ten : C'est très pratique pour … Cuisiner …
Maud : Vous avez passé deux jours entiers à chercher une … Cuillère en bois ?
Ten : C'est … que c'est une cuillère spéciale… Qui… Heu … Avec laquelle on ne rate jamais ses plats… Elle vient de … La planète…
Maud : « Je-ne-cuisine-jamais-mais-justement-depuis-deux-jours-j'ai-une-subite-envie-de-cuisiner-avec-la-super-cuillère-en-bois » ?
Ten: Non…
Maud : « Je-raconte-n'importe-quoi-pour-éviter-de-dire-la-vérité » ?
Ten : tu es diabolique…
Maud : ne vous inquiétez pas, je ne vous torturerai pas pour savoir la vérité. Si vous n'avez pas quitté le Tardis en deux jours pour trouver cet objet, c'est qu'il est important … Et si vous ne voulez pas nous en parler … je le respecte. Mais par pitié… lâchez cette cuillère … Vous êtes ridicule…
Je récupérais ma fille dans les bras de Ianto et me retournais en direction d'Isabelle qui avait du mal à contenir un nouveau fou-rire.
Maud : Tu viens Isabelle, Laissons les ranger et retournons voir les autres.
Isabelle : Bon courage messieurs…
Les deux hommes nous regardèrent partir, les bras ballants.
Ten : Elle va m'en vouloir de ne pas lui avoir dit ?
Ianto : à mort…
Ten : Tant que ça ?
Ianto : Un jour elle m'a surpris à cacher quelque chose. J'ai refusé de lui dire ce que c'était. J'ai eu la tête durant plusieurs jours.
Ten: Et c'était quoi ?
Ianto : Son cadeau d'anniversaire…
Ten: et elle a pas cherché à le trouver par la suite ?
Ianto : bien sûr que si.. Mais je l'avais changé d'endroit. Elle a prétexté un grand nettoyage de printemps pour retourner toutes les étagères et les tiroirs de l'appartement.
Ten : Nettoyage de printemps ? Maud ?!
Ianto : Oui… Vous voyez jusqu'où ça peut aller… Je ne sais pas ce que vous cacher Docteur, mais quoi que ce soit… Gardez-le précieusement sur vous !
Ten : Je peux te le dire à toi …
Ianto : Oh non… dès que je rentrerai, elle va m'assaillir de questions.. moins j'en sais, mieux c'est …
John avait fait jouer ses relations auprès du pasteur de la paroisse afin que Seren puisse être baptisée avant notre départ.
Le médecin était repassé, nous apportant des nouvelles de la capitale et du monde. Tout se remettait lentement en place. Il m'avait autorisée à quitter le lit la veille et, avec le reste de nos amis, Ianto et moi préparions les festivités.
Le baptême était prévu pour le lendemain, à 12h00. Isabelle avait emprunté une robe à Rose et reçut avec un plaisir non dissimulé les compliments des hommes. A côté d'elle, Le Docteur arborait un costume 3 pièces noir sous lequel il avait revêtu une chemise et une cravate de la même couleur. Tout le monde était sur son 31 à part Owen Jr qui portait son sempiternel Jean-Tee-shirt.
Il était presque 11h30 lorsque Ianto et moi descendîmes avec Seren qui était vêtue d'une robe blanche en satin brodée de fils d'argent, cadeau de John et Rose. Nous montâmes dans les voitures et le cortège des 4 véhicules remonta l'allée en direction de l'église située à quelques kilomètres de là.
La cérémonie fut simple, Isabelle et le Docteur se plièrent volontiers aux obligations inhérentes aux parrains et marraines. Ils répétèrent les prières et prirent solennellement l'engagement de prendre soin spirituellement et physiquement de leur filleule. Seren fut très patiente et sage, même lorsque le pasteur lui versa l'eau fraîche sur le front en prononçant le sacrement au nom du père, du fils et du Saint-Esprit., La cérémonie se clôtura par la prière des parents, celle du parrain et de la marraine puis ce fut la bénédiction finale.
De retour au manoir de Tyler, tout le monde offrit ses présents à la nouvelle baptisée. Seren fut couverte de peluches de la part des jeunes, elle reçut également de nombreux habits de Tosh, Jack et Gwen. John, Rose, Pete et Jackie avait veillé à ce que nous ne manquions de rien lorsque nous retournerions dans notre monde nous offrant un berceau, une poussette, une table à langer, un siège de voiture et tout l'électroménager nécessaire.
Je regardais émue mes amis, les yeux embués. Isabelle s'avança alors et tendit à Seren une petite boîte. Je l'aidais à l'ouvrir et découvrit une fine gourmette gravée de son prénom. Elle l'attacha autour du poignet et Seren le porta immédiatement à la bouche, déclenchant les rires.
Maud : Merci Isabelle, elle est superbe…
Isabelle : N'utilise pas trop de superlatifs, tu risques d'être en manque dans très peu de temps.
Il ne restait plus que le parrain… Il s'approcha de nous et d'un regard me demanda s'il pouvait la prendre. Avec bonheur, il l'avait rarement portée jusque-là, je lui tendis ma fille. Il s'installa dans le fauteuil le plus proche et porta sa main à sa poche de costume. Il en sortit un objet que j'eus du mal à voir, mais il semblait que ce soit une chaîne avec un pendentif.
Ten (s'adressant à Seren) : Ecoute moi bien petite Ginger …
Je me penchais vers Isabelle, lui murmurant à l'oreille.
Maud : Ginger ?!
Isabelle : Ouais…
Maud : S'il l'a décidé ainsi …
Ianto : J'aime bien... ça lui va parfaitement …
Maud : Oui tu as raison !
Nous nous reconcentrâmes sur les paroles du Docteur.
Ten : … Chez moi, sur Galiffrey, nous n'avions pas de cérémonie de baptême. Notre rite de passage était plus …. Effrayant… Mais là n'est pas la question, je te le raconterai peut-être un jour... Mais pas maintenant... Où en étais-je ? Ah oui … Mais nous avions une cérémonie qui s'en approchait… Chaque parent choisissait parmi ses proches une personne qui s'occuperait de l'enfant s'il venait à disparaître. Et pour sceller ce lien, le tuteur offrait un objet bien spécial au bébé. Un objet contenant un peu de son essence. N'importe quoi pouvait faire l'affaire, mais le plus souvent il prenait la forme d'un médaillon. Il permettait au tuteur de connaître l'emplacement de son protégé à n'importe quel moment et il permettait à l'enfant d'envoyer un message en cas de problème. Lorsque l'enfant arrivait à sa majorité, le lien cessait de fonctionner automatiquement et l'objet n'était plus qu'un simple ornement qui, bien souvent, finissait au fond des tiroirs.
Un silence religieux planait dans la pièce. Tous écoutaient attentivement le récit du Docteur.
Ten : Ce médaillon était celui de Susan, ma petite fille. Je l'ai retrouvé dans une vieille boîte à bijoux qu'elle a laissée dans le Tardis lorsqu'elle a décidé de s'installer sur Terre. Il appartenait à sa mère qui le tenait de sa propre mère et était depuis des générations dans la famille. Il aurait dû appartenir à l'aînée des filles de Susan, mais elle a décidé de couper tous les ponts avec son passé. Je ne la blâme pas, au contraire, des fois je me dis que j'aurais peut-être dû moi aussi m'installer.
Seren était captivée par la voix envoûtante et berçante du Docteur. Et elle n'était pas la seule.
Ten : Tu viens d'être baptisée selon les rites de ta famille, maintenant tu vas l'être selon mes traditions petite Ginger, à un détail près, il continuera à fonctionner même après tes 18 ans. Au moindre problème, je serai là, tu n'auras qu'à m'appeler.
Il passa la fine chaîne autour du cou de Seren et déposa le pendentif sur sa poitrine. Je pu voir enfin à quoi ressemblait le bijoux. Il était magnifique. Une pierre ressemblant à un saphir était sertie dans un cercle de métal argenté et gravés sur la face de la pierre, des symboles galiffreyens qui changeaient selon l'orientation du médaillon.
Puis lentement, il se pencha vers le pendentif et souffla dessus. Le « saphir » s'illumina, les symboles gallifreyens étincelèrent puis tout redevint normal.
Seren s'était endormie dans ses bras et il commença à la bercer doucement.
Nous restâmes silencieux jusqu'à ce que le Docteur relève la tête. J'avais les larmes aux yeux. Le Docteur venait de promettre de veiller sur ma fille et de la protéger quoi qu'il arrive.
Il se leva doucement et s'approcha de nous.
Ten : Maud, Ianto, merci de m'avoir donné l'occasion de devenir Protecteur Du Temps.
Maud : Merci à vous… Elle ne pouvait avoir meilleur parrain… Et meilleure marraine.
Ten : Je serais là au moindre problème… dès qu'elle sera en danger, je le saurais.
Maud : et cela fonctionnera indéfiniment.
Ten : Oui… Enfin sauf si je meure, là le lien sera de toute façon rompu… Mais je n'ai pas l'intention de mourir avant d'avoir vu Ginger fêter ses 90 ans … Donc ne t'inquiètes pas…
Maud : Et … Si vous vous régénérez ?
Ten : Le lien continuera à fonctionner, il est rattaché à mon essence, pas à mon apparence.
J'avais les larmes aux yeux, même si j'appréhendais le futur, sachant ce que je savais, j'avais l'intime conviction que rien n'arriverait à Seren. Le Docteur me rendit notre fille et déposa un baiser sur son front avant de retourner s'asseoir dans le fauteuil. Tout le monde sursauta lorsque John fit sauter le bouchon de la bouteille de champagne, mettant fin à l'ambiance solennelle. La fête dura longtemps, certains restèrent jusqu'à l'aube, d'autres allèrent se coucher. Le lendemain serait moins festif.
Je passais la nuit dans la chambre des garçons, les regardant dormir, ancrant chaque image d'eux dans ma tête. Je savais qu'ils ne rentreraient pas avec nous. Ils avaient leur vie dans ce monde et je soupçonnais Eliot d'entretenir une amourette distante avec Donna. Au petit matin je rentrais dans ma chambre et commençais à ranger nos affaires en vue du départ dans la soirée, après que j'ai retrouvé mon corps, enfin je l'espérais.
