Nouveau Moi : Renaître en Obito Uchiha
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Résumé de l'histoire : Lysander McGregor et Obito Uchiha ne font qu'un, l'un étant la réincarnation de l'autre. Alors lorsque Lysander meurt trop tôt et qu'on lui offre la chance de se retrouver dans un moment déterminant de l'une des ses vies passées pour en réécrire l'histoire, le choix est facile. Il a tellement de choses à rattraper... SI OC en quelque sorte mais surtout Time Travel.
Disclaimer : « Naruto » est une œuvre de Masashi Kishimoto et compagnie. L'œuvre ne m'appartient donc pas et tous les droits lui reviennent. Cette fiction est également à but non lucratif.
MOT DE L'AUTEUR :
Hello !
Je devais publier le chapitre hier mais avec la fête des pères, j'ai complètement oublié ! Pardon. Pour informations ce chapitre fait plus de 4000 mots, ce qui correspond à deux chapitres. Ça explique un peu le temps d'attente de deux semaines.
On y voit un peu plus Rin cette fois, sinon. On ne l'avait qu'entraperçue jusqu'ici et je pense qu'elle mérite d'avoir sa petite part de gloire. Même Gai a été plus présent qu'elle ! :)
Le début des ennuis débarque aussi, bien que cela soit encore assez soft. Les anciens du clan Uchiha sont un peu stupides, mais Kushina est géniale. Enfin... Elle ne peut pas tout éviter à Obito non plus ! Mais chut, je vous laisse lire et découvrir vous-mêmes !
J'espère que ce chapitre vous plaira.
Bonne lecture !
PinkCassy.
Réponses aux reviews anonymes :
S : Hello ! Je suis ravie de te voir toujours au taquet. Tu devrais trouver ton plaisir dans ce chapitre puisque ta demande a été exaucée. J'espère que ce chapitre te plaira. Prends soin de toi et passe une bonne semaine ! PinkCassy.
Yourfirstfan : Merci ma Zaza pour ta review. Tu as toujours commenté, même dans ma précédente histoire sur le seigneur des anneaux alors merci commentaires sont au top mi amiga, alors ne les déprécie pas trop tôt. Je t'embrasse fort et te souhaite une bonne lecture. PS : si tu devais avoir oublié une petite précision. Kakashi est le fils de Hatake Sakumo. Ce dernier a préféré, au cours d'une mission, sauver ses coéquipiers et échouer plutôt que de la réussir. Sauf que cet échec a « conduit » à la 3e guerre des shinobis. Au pire, tu me téléphoneras pour te plus amples explications. Bisous ma belle.
Chapitre 13
Minato n'avait pas vraiment été surpris de constater son élève avait réussi à se faire la malle de l'hôpital, mais cela ne voulait pas forcément dire qu'il en était ravi. C'est probablement pour cela qu'il le toisait en cet instant d'un œil noir alors que ce dernier ne se faisait pas prier pour se remplir la panse des ramens que Kushina lui avait ramenés.
-Vraiment ? bougonna-t-il en examinant le bol qui reposait sur ses jambes avant de tourner son regard vers sa femme. Et vous n'avez pas songé que c'était irresponsable de votre part de sortir maintenant alors qu'Obito venait à peine d'être hospitalisé ?
Le ton avait été assez sec, la réprimande dans sa voix plus qu'explicite. Cela ne freina toutefois pas la bonne humeur de la rouquine qui sourit largement avant de répliquer :
-Il est tout aussi bien ici qu'au centre mortuaire. Et il n'est pas délaissé, je prends soin de lui, 'ttebane ! Je parie que mon traitement est encore meilleur que celui de l'hôpital !
L'Uchiha eut la brève impression qu'ils avaient tous les deux oublié qu'il était dans la pièce mais il préféra se taire plutôt que d'encourir la fureur de ses deux logeurs. Son professeur et l'Uzumaki comptaient énormément pour lui, ils étaient comme un frère et une sœur aînés, mais il n'était pas sans ignorer leur caractère rancunier et sadique. Étonnamment, il n'avait pas particulièrement envie de se retrouver avec des vers dans son lit ou du sel dans son thé. Non merci.
-Je vois ça, la railla le Flash Jaune. Bien pour ça que tu as jeté tous ces plats dans la poubelle de la cuisine, n'est-ce pas ?
Le cœur du chûnin eut quelques ratés alors qu'il fixait le visage de sa nee-chan qui devenait aussi rouge que ses cheveux. Il n'avait peut-être pas été un génie lorsqu'il était plus jeune, mais il était relativement certain que même lui aurait compris la dangerosité de la situation en la voyant ainsi.
-Je te signalerai, Minato-kun, que cette bouffe est immangeable ! C'est une abomination qui mériterait d'être cramée avant de contaminer tous ceux qui auraient la malchance de devoir être empoisonné par ça ! Alors, 'ttebane, ne viens pas me faire la morale pour savoir ce qui est le mieux pour Obito-kun ! Ou je t'assure que le canapé te tendra plus que les bras ! Il n'attend plus que toi et une autre de tes putains de critique, 'ttebane !
Si son enseignant avait envisagé de dire quelque chose, il l'avait visiblement ravalé puisqu'il baissa la tête en signe de défaite. La menace d'être envoyé dormir dans le salon et non pas dans la chambre conjugale avait apparemment fait son effet.
-Bien, abdiqua-t-il. Mais avez-vous au moins fait le nécessaire pour les soins ? les interrogea-t-il tous les deux.
Le regard hautain que lui lança Kushina fit presque sourire l'Uchiha. Il ne s'était pas rendu compte d'à quel point ces moments lui avaient manqué avant qu'il ne les vive à nouveau. Après avoir causé la mort à ces deux personnes formidables, il avait tout fait pour ne plus penser à elles. Il avait effacé leurs visages de sa mémoire, avait agi comme si elles n'avaient jamais existé. Il avait toutefois su au plus profond de lui, malgré toutes les excuses qu'il s'était donné, que ce qu'il avait fait était d'une atrocité rarement égalée. Il avait sacrifié des innocents pour une prétendue cause supérieure, les avait punis pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis.
Toute la bonne humeur qu'il avait pu posséder s'envolant à ces dernières pensées, il sentit ses yeux s'humidifier alors qu'il luttait pour ne pas pleurer. Il avait causé tant de mal autour de lui, pourrait-il un jour expier ses fautes ? Kami lui avait offert une autre chance, certes, mais saurait-il cette fois se montrer à la hauteur ? Il n'avait peut-être encore commis aucun crime dans cette chronologie, mais son âme restait et resterait à jamais tâchée de tout le sang inutile qu'il avait fait verser.
-Obito ?
La voix de son professeur était teintée d'inquiétude et d'incertitude. Il n'avait certainement pas manqué l'assombrissement de ses émotions et il craignait sans aucun doute ce qui avait pu le conduire à cet état. Ce n'était pas dans l'habitude de son étudiant de pleurer ainsi. Oui, il avait les larmes faciles mais cela était plutôt de frousse ou de colère. Il était un peu « pleurnichard », comme l'avait un peu trop souligné par le passé Kakashi, mais la morosité ne faisait définitivement pas parti de son caractère. Le jeune ninja était en effet bruyant, optimiste et assez facétieux.
-Obito ? s'enquit-il un peu plus urgemment.
Contemplant la pâle figure de l'homme qui avait été son mentor quatre ans durant, l'être qui avait su prendre auprès de lui une place de frère aîné et presque de père, le dénommé sentit son cœur se serrer un peu plus fort. Ses cheveux blonds encadraient un visage très doux et presque efféminé qui lui avait toujours paru rassurant, mais ce qui le captiva le plus furent ses prunelles d'un bleu si clair et si pur qu'il avait l'impression de contempler le ciel un jour d'été. Les émotions qui brillaient dans ses petites billes précieuses le réchauffèrent et il sentit les larmes qu'il avait retenues se mettre à couler sur ses joues blafardes.
-Vous m'avez manqué, avoua-t-il en choisissant de dévoiler une partie de vérité. Vous n'imaginez même pas à quel point vous m'avez manqué...
L'étreinte qui suivit l'acheva et il se retrouva bientôt en sanglots dans les bras de son professeur. La force que ce dernier y mit lui coupa presque le souffle mais il s'y agrippa de tout son être. Il avait l'impression d'avancer tout droit vers un précipice et qu'il ne tarderait pas à sauter du bord s'il n'avait aucune attache à laquelle se raccrocher. Il se sentait happé par un océan d'amertume, de regrets et de doutes et une partie de lui se demanda si tout cela en valait vraiment la peine.
N'avait-il pas déjà suffisamment souffert ? Il avait vécu tant de vies, était mort tant de fois, n'aurait-il pas du continuer ce cycle de réincarnations ? Son choix, celui de revenir pour tout changer, avait-il été le bon ? Ne s'était-il pas trompé lorsque le Tout Puissant lui avait demandé ce qu'il voulait faire ? Comment pouvait-il savoir si tout cela rimait vraiment à quelque chose ? Il aurait pu revenir en tant que Lysander. Son meilleur ami l'attendait. Cet adolescent qu'il considérait comme son frère, ce camarade avec qui il avait partagé toutes ses peines et toutes ses joies, méritait-il de pleurer sur sa tombe ? Avait-il raison de causer tant de souffrances à sa famille, à ses amis pour l'égoïste besoin de vouloir réécrire l'une de ses histoires ?
-Nous sommes là maintenant, souffla Minato d'un ton rassurant au creux de son oreille. Nous sommes là et nous ne partirons pas. Je te le jure sur mon honneur.
L'écouter murmurer ces mots si doux et si apaisants pour son âme meurtrie lui fit comme un électrochoc. Comment pouvait-il douter d'avoir fait la bonne chose ? Il avait maintenant la chance de sauver cet être merveilleux à qui il avait causé tant de mal par le passé ! Il pourrait désormais le voir vieillir, le voir rire et pleurer au sein de la précieuse famille qu'il s'était composé. Il avait la possibilité de prendre soin de ceux qui lui étaient chers et de leur permettre d'acquérir une vie meilleure. Et tous les innocents qu'il avait massacré... Ils méritaient de vivre eux aussi. Ce n'était pas égoïste, c'était un devoir, sa responsabilité.
-Écoute-donc ce que dis cet idiot, 'ttebane, commenta doucement l'Uzumaki en posant une main sur son épaule. Tout ira bien, tu verras. Tout s'arrangera.
Priant pour qu'elle ait raison, il la remercia d'un regard. Il espérait vraiment qu'elle n'ait pas tort. Le sort de l'humanité en dépendait peut-être.
oOo
Il ne sut pas vraiment quand il réussit enfin à s'endormir après s'être tourné et retourné encore et encore dans son lit, mais ce qui le réveilla fut la sensation d'une présence chaude qui se pressait contre son dos. Ses réflexes de shinobi jouant efficacement leur rôle, il se redressa instantanément avant de s'écarter de la potentielle source de danger. En position de défense, il soupira de soulagement en remarquant de qui il s'agissait.
Son mouvement brusque ne l'ayant pas réveillée, l'Uchiha put contempler sa forme profondément endormie alors qu'une certaine nostalgie lui remplissait le cœur. Ses cheveux bruns en bataille envahissant son doux visage, un léger filet de bave s'échappant de ses lèvres entrouvertes, il fallait avouer que la vue était à la fois attachante et comique. Mais outre le sentiment de paix que lui apportait le fait de pouvoir l'admirer ainsi, il se sentit aussi secoué jusqu'au plus profond de son âme. C'était si étrange de constater que son cœur battait, qu'elle respirait après qu'il ait assisté à sa mort. Il l'avait tant admirée quand il était enfant, l'avait tant aimée lorsqu'il avait passé le cap de l'adolescence avant de l'adorer comme une divinité lorsqu'il avait vieilli. Elle avait été son soleil, son pilier, son ancre, et son décès l'avait tant bouleversé qu'il ne savait pas vraiment comment réagir maintenant qu'elle était si près de lui.
Il l'avait vue à l'hôpital, oui, mais en vérité il ne lui avait jeté à ce moment-là qu'un bref coup d'œil. Il s'était uniquement concentré sur les autres, s'empêchant de replonger trop profondément dans les tourments qui l'avaient accablé dans sa vie précédente, mais maintenant qu'elle était dans le même lit que lui il ne pouvait faire autre chose que de l'observer. Elle était là, à quelques dizaines de centimètres seulement, et sa si proche présence le chamboulait totalement.
Avançant prudemment la main, il sentit l'implacable besoin de la toucher le saisir. La dernière fois qu'il avait été proche d'elle, il avait serré son cadavre froid dans ses bras et avait pleuré toutes les larmes de son corps en hurlant face à l'agonie que subissait son âme. Il avait donc besoin de s'assurer que tout cela n'était pas qu'une illusion sensorielle, il avait besoin de sentir qu'elle appartenait à la réalité et qu'elle n'allait pas disparaître le matin venu. C'était stupide, mais c'était viscéral. C'était une nécessité ancrée si profondément en lui qu'il ne put y résister et qu'il abandonna finalement la lutte vaine à laquelle il était confronté.
Ses doigts bandés effleurèrent la peau nue de son bras et il sentit des frissons le secouer en se rendant compte qu'elle était solide, qu'elle était réelle. La nouvelle l'apaisa instantanément. Elle n'était pas un fruit de son imagination et elle ne disparaîtrait plus s'il avait son mot à dire. Il avait beau ne plus l'aimer comme un homme aimait une femme, elle restait une personne qui comptait énormément pour lui. Elle était une partenaire, une sœur, une amie et il serait damné s'il laissait le passé se reproduire une nouvelle fois.
Se tendant en remarquant qu'elle commençait à remuer, il enleva prudemment sa main tout en continuant de la contempler en silence. Il ne savait pas trop comment il devait réagir à présent. Même dans ses rêves les plus fous il n'aurait jamais osé l'imaginer s'endormir à ses côtés et il n'était pas tout à fait certain qu'elle se soit installée là consciemment.
-Obito ? demanda-t-elle à voix basse avant de se frotter les yeux. Quelle heure est-il ?
Jetant un coup d'œil à la fenêtre d'où il pouvait voir les premiers rayons du soleil émerger, il l'informa d'un ton automatique :
-Je dirais quelque chose autour de sept heures trente. Le soleil commence tout juste à se lever.
Agir comme un robot n'était peut-être pas le meilleur moyen de saluer convenablement une camarade, mais il ne pouvait pas y faire grand chose. C'était bien trop perturbant.
Comme si ses quelques mots sans réelle consistance l'avaient giflée, la jeune Nohara se redressa immédiatement avant de le regarder avec surprise. Il semblait qu'elle venait à peine de prendre véritablement conscience de l'endroit où elle se trouvait et la gêne qu'il pouvait lire sur son visage n'étonna pas beaucoup le chûnin.
-Je..., balbutia-t-elle en rougissant. Pardon ! Je ne voulais pas m'endormir ici, promis ! Je voulais juste te rendre visite et je crois que j'étais un peu trop fatiguée et...
-C'est bon, la coupa-t-il en passa sa main dans sa sombre chevelure ébouriffée. Ce n'est pas grave, l'excusa-t-il, et je m'en étais douté.
Soupirant finalement, il essaya de lui offrir un sourire réconfortant mais en voyant la tension qui naissait dans les épaules de sa coéquipière il comprit que cela devait davantage ressembler à une grimace. Ne pouvant pas y faire grand chose non plus, il se contenta de tendre l'oreille lorsqu'elle ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose.
-Minato-sensei m'a...
Elle fut cependant interrompue avant même de pouvoir poursuivre sa phrase par des cris provenant de l'extérieur. Fronçant les sourcils, la kunoichi croisa son regard sombre qui était aussi confus que le sien.
-Je n'en sais pas plus que toi, avoua d'ailleurs le blessé.
Un peu inquiet quant à ce qui pourrait être à l'origine du tapage, il balança ses jambes au bord de son lit avant de se lever et de claudiquer jusqu'au bord de la fenêtre. Adressant un sourire repentant à son amie qui jurait et tempêtait contre son irresponsabilité, il lui fit remarquer qu'il avait beau être blessé, il n'était encore ni infirme ni en danger de mort et que ce n'étaient pas trois misérables pas qui allaient avoir sa peau. Il avait survécu à un éboulement pour l'amour de Kami ! Il pouvait bien se remettre de son tout petit déplacement.
Grimaçant de douleur et d'exaspération en entendant les remontrances plus vives de son équipière, il hoqueta de surprise en remarquant les auteurs de la scène qui se jouait à la porte de la maison de son professeur. Grands, au cheveux noirs clairsemés de gris, portant des vêtements sombres avec un éventail rouge et blanc sur le dos, se tenaient fièrement cinq vieux policiers du clan Uchiha. Et s'il devait s'en fier à leur visages rougis et l'expression de colère qu'ils abordaient tous, la discussion qu'ils avaient actuellement avec Kushina-nee ne tournait pas vraiment à leur avantage.
-Rin, regarde ! ordonna-t-il à voix basse en ouvrant la fenêtre pour pouvoir mieux écouter la conversation.
Lui jetant un regard noir sa camarade finit toutefois par s'exécuter.
-Allez vous faire foutre, 'ttebane ! s'écria l'Uzumaki d'un ton si plein de haine que les deux adolescent sentirent leurs poils se redresser. Obito-kun est blessé, fatigué, il se repose et il n'a certainement pas besoin que des trous du cul comme vous viennent fourrer leurs nez dans ses affaires !
Souriant légèrement en l'entendant prendre sa défense, l'Uchiha gémit toutefois lorsque la réponse de l'oncle de Fugaku arriva.
-Vous ne semblez pas comprendre la situation, Kushina-san, claqua-t-il. Obito-san s'est rendu coupable d'une grande trahison envers le clan et doit en tant que tel être jugé par notre Conseil. N'étant plus en danger de mort, il est donc considéré comme étant en état de se rendre à son jugement. Sa présence y est obligatoire pour que le verdict soit révélé.
-Vous savez où vous pouvez le foutre, votre jugement ?! cracha la jeune femme en rougissant de rage. Obito-kun reste ici, dans sa chambre, sans aucun putain de connard dans votre genre pour lui pourrir la vie et c'est non négociable ! Compris, 'ttebane ?!
Retenant un rire nerveux, à la fois amusé et anxieux face à la situation, craignant les conséquences qui pourrait s'abattre sur la femme de son enseignant, le chûnin se pencha un peu plus au bord de la fenêtre. C'était un véritable miracle que les anciens ne les aient pas encore remarqués.
-Le Sharingan est la propriété du clan Uchiha ! craqua soudain l'un des anciens. En permettant au bâtard d'Hatake Sakumo d'en hériter, Obito à commis l'un des pires blasphèmes de l'histoire ! Ce sale morveux doit répondre de ses actes et récupérer son appendice ! Il ne sera pas dit que le fils du lâche continuera d'être doté d'une telle capacité !
Serrant si fort les poings que des gouttes de sang perlèrent là où ses ongles s'étaient enfoncés, l'adolescent ne fut pas du tout surpris par le rugissement incroyable que poussa l'Uzumaki avant qu'elle ne se jette sur le vieux con.
Tout d'abord choqués par la violence de la réponse, les quatre autres hommes se précipitèrent vers la kunoichi enragée. Finissant par la maîtriser après avoir reçu quelques coups, ils se préparèrent à la menotter pour l'emmener au poste avant d'être brutalement interpellés.
-STOP !
-ARRÊTEZ !
Deux voix avaient résonné simultanément. Tournant leurs têtes vers les sources de ces appels, ils grognèrent tous en remarquant qu'il s'agissait de leur mouton noir ainsi que d'une fille du même âge.
Obito, quant à lui, observait avec anxiété les cinq individus qui menaçaient Kushina. La shinobi originaire d'Uzushio était comme une sœur aînée pour lui et il ne pouvait pas s'imaginer laisser quelque chose de mal lui arriver. Il devait faire quelque chose, même si ce quelque chose était déplaisant pour lui.
-Relâchez-là, commanda-t-il en les fixant avec sévérité.
-Elle s'est rendue coupable d'agression envers des membres des forces de l'ordre, rétorqua l'un des hommes. Elle sera punie en conséquence.
Avisant l'air terriblement inquiet de Rin et prenant peur lui-même pour la femme qui n'avait fait que le défendre, le chûnin sentit son cœur bondir un peu trop fort dans sa poitrine. Épuisé par l'effort que lui demandait le fait de rester debout, il vacilla momentanément avant de s'agripper au rebord de fenêtre. Par chance, cet instant de faiblesse était passé inaperçu.
-Si vous la relâchez et si vous abandonnez les charges contre elle, je vous suivrai immédiatement pour assister à mon jugement, concéda-t-il en grimaçant.
Il n'avait pas du tout envie de se farcir les abrutis claniques qui lui tomberaient dessus, mais il le ferait si cela signifiait que sa nee-chan n'aurait pas de problèmes à cause de lui. Il avait déjà causé suffisamment de torts, il n'allait pas en rajouter à son palmarès. Ignorant donc les protestations de la fiancée de son sensei, il attendit avec impatience la réponse de l'idiot qui la retenait encore captive.
-Bien, capitula l'oncle de Fugaku en desserrant sa prise. Descends maintenant.
-Je veux d'abord que vous promettiez devant témoin que vous respecterez votre parole, insista-t-il avant de désigner la Nohara d'un bref mouvement du menton.
-Je fais le serment d'abandonner toute poursuite contre Uzumaki Kushina si Uchiha Obito se rend à son jugement, lui accorda l'homme.
Satisfait, le voyageur temporel serra un peu plus fort le rebord auquel il était déjà agrippé avant d'avouer :
-J'aurai toutefois besoin de Kushina-nee pour cela. Je ne suis pas en état de me déplacer seul et les quelques pas que je viens de faire ont déjà été de trop.
Comme si une bombe venait d'être lâchée, il sentit Rin se mettre à paniquer avant qu'elle ne déblatère sur la stupidité qu'avaient constitué ses actes. N'y faisant pas trop attention, il soupira de soulagement en entendant l'accord de l'ancien. Il ne savait pas vraiment ce qu'il aurait fait si le vieux policier avait refusé sa demande.
Jetant un nouveau coup d'œil à sa nee-chan, il tressaillit en remarquant la férocité présente sur son visage lorsqu'elle le contempla lui ainsi que les cinq autres indésirables. Et s'il devait s'en fier à la noirceur qu'abritait son regard, elle sembla prête à commettre un meurtre très prochainement.
Espérant alors que son choix de la demander afin qu'elle puisse l'aider ne reviendrait pas le mordre dans les fesses, il leva son œil vers le ciel en guise de prière muette. C'était beau rêver, non ?
Hello !
Voilà la fin du chapitre. Il y a un peu plus d'actions, ce qui était le but et j'espère que vous en serez heureux. Dans le prochain chapitre, la décision du Conseil formé par les anciens du clan Uchiha.
À bientôt !
PinkCassy.
PS : j'ai corrigé ce chapitre à une heure du mat' alors il y aura des fautes, je le sais déjà. C'est juste que je voulais que vous ayez la suite. Ne vous inquiétez toutefois pas, ça ne restera pas ainsi. Je recorrigerai le tout mercredi. Aujourd'hui je vais avoir une chambre horriblement bordélique à ranger (celle de ma frangine de douze balais, pas la mienne hein ! ) donc je n'aurais pas le temps. Navrée.
