Comme à son habitude, la mère de Rose était à sa porte, en pleine discutions avec sa voisine. À vrai dire, on ne savait pas vraiment si elles discutaient ou se disputaient. Rose n'était pas présente cette fois, et John se demandait si elle n'était pas à UNIT. Mais il s'arrêta soudain en regardant deux enfants qui jouaient dans le parc. Ces deux enfants qu'il avait vu quelques semaines plus tôt. Une petite fille rousse et un petit garçon châtain. John se doutait que ces deux enfants étaient ceux de la liste. C'était les seuls qu'il avait vu depuis des années. Clara, de son côté, s'était arrêté pour observer elle aussi les deux enfants.

« Alors, dit-elle en devinant l'identité des enfants. Que comptez vous leur raconter ?

-Je ne sais pas... répondit John. Je ne leur ai jamais parlé. J'ai un peu de mal avec les enfants...

-Cela explique pourquoi vous êtes devenu professeur de lycée ! Rétorqua Clara.

John ne pris pas la peine de répondre. Il observait les deux enfants, qui semblaient attendre quelque chose qui venait du ciel. Sans réfléchir, John quitta Clara et alla voir les enfants.

-Que regardez vous ? Demanda John. Vous avez peur du ciel.

-Quelque chose va tomber, répondit la petite fille, et on l'attend !

-Et qu'est ce que c'est ?

-Notre nouveau jeu ! S'écria le petit garçon.

-Rory, demanda la petite fille, à quel heure est-elle prévue ?

-Elle devrait déjà tomber ! Répondit le garçon.

-Elle est encore en retard ! Souffla la petite fille.

-Calme toi Amélia ! dit Rory. Elle ne devrai plus tarder !

-Je t'ai dit de ne plus m'appeler comme ça!grogna la fillette.

-Pourquoi ? Demanda John. Tu n'aime pas ce prénom ? Moi je le trouve jolie ! Il sonne comme un nom de princesse de contes de fée !

-Justement ! Souffla la fillette.

John n'eut pas le temps de répondre, les enfants avaient commencer à rire et à crier.

-Elle est là ! Criaient-ils. La voilà !

Soudain, John compris. Il la sentait à présent sur son visage. La pluie. Une pluie fraîche de fin d'automne. Bientôt, elle allait se transformer en neige, et ensevelir tout le parc. John admirait l'innocence de ces enfants, qui s'extasiaient pour une simple pluie, alors que les adultes s'en plaignaient. Quand les adultes sortaient leur parapluie, les enfants sautaient dans les flacs et riaient de la vie. C'était un joie simple, mais profonde. Les enfants avaient commencés à courir, sauter en riant. John, lui, restait immobile.

-Qu'avez vous monsieur ? Dit soudain Amélia. N'êtes vous pas heureux ? Regardez, il pleut !

-C'est que j'ai peur de la pluie. Mentit John. Je pense que je devrait aller m'abriter.

John adressa un sourire aux enfants, avant de courir rejoindre Clara qui s'était abritée.

-Il est bizarre cet homme. Dit Rory.

-Moi je l'aime bien. Sourit Amélia, avant retourner à son jeu.

John courait vers Clara, quand il fut soudain arrêté par un vieil homme qui les bouscula. Il portait un gros télescope, qui semblait vraiment très lourd à en voir le visage du vieil homme. John l'aida sans hésiter, il venait de reconnaître son vieil ami.

-John ! S'écria Wilfried. Toujours là quand on en a besoin à ce que je vois ! Et je vois que vous vous entendez bien avec Miss Clara ! Avez vous eu de bonnes notes Miss ?

-Pour la deuxième fois, je ne suis PAS une élève ! Je suis une enseignante ! Répliqua Clara. Je suis une adulte !

-Oh pardon madame ! S'excusa le vieil homme. Je perds un peu la boule ces temps ci ! Que venez vous faire dans le quartier ?

-Nous venons simplement rendre visite à Rose. Répondit John.

-Ah oui ! Rose Tyler ! Dit le grand père après trois longues minutes de réflexion. Je me souvient d'elle ! Elle était très amie avec Donna au lycée il me semble ! Que devient-elle depuis l'incendie ?

-Elle a retrouver du travaille. Répondit simplement John.

-Superbe ! Bon je dois vous laisser. Déclara Wilfried. Je vais regarder un peu le ciel !

-Vous pensez que vous allez voir quelque chose avec toute cette pluie ?demanda John.

-Elle ne devrait pas durer longtemps. Répondit Wilfried. Elle ne tombera sans doute plus quand j'aurais atteint ma colline. Vous souhaitez venir ?

-Non merci, répondit John. J'ai peur du vide.

-Elle n'est pas très haute vous savez ! Dit Wildried.

-Elle le sera quand même trop. Répliqua John.

-Bon, comme vous voudrez. Dit Wilfried d'un air étonné. À plus tard alors !

John continua sa route jusqu'à la maison des Tyler, tout en écoutant les éloges de Clara sur sa nouvelle capacité à mentir.

-Mr Smith ! S'écria la mère en l'apercevant. Que nous vaut votre visite ? Si vous êtes venu voir Rose, c'est trop tard, elle est partie il y a une heure à son nouveau travaille. Vous savez, l'agence dont elle vous avait parlé l'autre jour. Je ne fait pas vraiment confiance à ces gens là ! Ils la payent trop, ça cache quelque chose ! Et en plus elle ne veut jamais me dire ce qu'elle fait là bas ! À moi, sa propre mère ! Vous y croyez vous ? J'ai quand même le droit de m'intéresser à la vie de ma fille, surtout quand elle est peut être en danger ! Les jeunes d'aujourd'hui sont vraiment devenus imprudents ! Ils ne pensent qu'à l'argent ! Vous ne trouvez pas ça triste, vous qui êtes professeur ?

-C'est triste oui, répondit John, mais ce n'est pas Rose que je viens voir, c'est vous.

Une idée venait de germer dans l'esprit de John. Un idée brillante qui allait rendre sa mission bien plus facile et rapide. Il sentait le regard intrigué de Clara, derrière lui, qui devait se demander ce qu'il arrivait à son associé. Mais John savait parfaitement ce qu'il faisait. Il connaissait Jackie depuis longtemps, il connaissait bien sa manie de tout raconter à tout le monde, et même à des inconnus.

-Voilà qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps ! S'étonna Jackie. Depuis quelques années, les hommes qui viennent me parler n'en ont que pour ma fille ! Peut d'homme ont tenté de me séduire depuis la mort de Pete. Les hommes ne s'intéressent pas aux mères. Et avec l'âge, cela devient de plus en plus difficile de trouver un homme qui accepte de boire un verre avec moi ! Que le monde est dur de nos jours !

La commère continua durant deux bonnes heures, parlant de son coiffeur incapable de faire des tresses, la marchande de pain qui ne voulait pas lui faire de réduction, et du journal météo qui n'annonçait que de la pluie. Elle fini par se taire enfin vers la fin de la journée. Elle semblait avoir terminer sa semaine, car elle ne savait plus quoi dire.

-Voulez vous un peu de thé ? Demanda-t-elle. Je crois qu'il m'en reste dans...

-Non merci, coupa John. Je ne voudrais pas rester trop tard.

-Mais il n'est que 18h ! s'étonna Jackie.

-Oui mais la nuit tombe vite à cette époque de l'année, et je doit vous avouer que j'ai un peu peur du noir. Mentit John.

-Vraiment ! S'exclama Jackie assez fort pour que toute la ville l'entende. Mais il ne faut pas en avoir honte vous savez ! Il y a beaucoup de gens qui on peur du noir !

-Je dois vous laisser, conclu John. Bonjours à Rose de ma part !

John s'en alla, Clara toujours à ses côté, sous le regard surpris Jackie Tyler.

-Vous pouvez m'expliquer?interrogea Clara lorsqu'ils furent assez éloignés. N'étions nous pas sensé voir Rose à la base ?

_Vous n'êtes pas contente de mes exploits de mensonges ? S'enquit John. Nous avons remplie presque toute la liste aujourd'hui !

-Ce n'est pas ça qui me dérange ! Répondit Clara. Pourquoi avoir dit un mensonge à la mère ? Elle n'est pas sur la liste il me semble !

-Jackie est une commère. Expliqua John. Grâce à elle, tout le voisinage sera au courant, y compris sa fille ! Cela nous enlève un partie du travail !

-Ne vous pensez pas tiré d'affaire ! Dit Clara en souriant. Il vous reste encore plusieurs personnes à qui mentir !

-Qui est le prochain ?

-Danny Pink.