Chapitre 14
- Excusez-moi de vous déranger, mais il y a des personnes qui désirent vous parler.
- C'est ma sœur ? Euh... Je veux dire deux jeunes femmes avec un homme ? Edward doit être avec eux.
- Non, non, ce sont des hommes. Elle me fait un sourire complice. De très beaux jeunes hommes, je vous envie mademoiselle. Je hausse un sourcil, confuse. Des hommes ? Mais je ne connais personne ici...
- Hum... Je me reprends. Savez-vous ce qu'ils veulent ?
- Ils désirent vous voir. Elle soupire rêveusement en prononçant quelque chose en italien. Je secoue la tête.
- Mais... Euh... Comment sont-ils ? Et combien ?
- Et bien... Trois hommes en particulier vous ont demandés, mais quelques personnes sont avec eux. Et leur apparence... Elle enchaîne des mots italiens que je n'arrive à déceler, elle sourit comme une fille qui a vu un prince, ou dans ce cas des princes. Elle reprend sa respiration. Ils portent de riches costumes et des lunettes de soleil, jamais de ma vie je n'ai vue d'attrayants et séduisants hommes comme eux. J'ai un pressentiment bizarre.
Je réfléchis rapidement : Beaux, riches, lunettes de soleil, attrayant, séduisant... Vampires ? Si un jour on m'avait dit que je penserais tout de suite à vampire en pensant à un bel homme... Je zappe cette dernière pensée et me mords la lèvre inférieure, si c'est le cas je suis dans la merde.
Si ça se trouve Alice et Bella ont échouées, ils les ont peut-être... Je ferme les yeux. Mon dieu, fait qu'elles soient vivantes. Ils sont là parce que je les ai accompagnées, Alice m'a dit que l'un d'eux peut voir tous les souvenirs de quelqu'un avec un simple touché. Il a dû me voir... Mon cœur s'accélère, ils veulent me tuer... Peut-être pas... Ah non ?! Et pourquoi sont-ils ici alors ? Je cris intérieurement.
- Voulez-vous que je leur dise de monter ? Me demande Carla.
- Non ! Euh... Je veux dire que j'irais les chercher.
- Très bien, je vais donc leur dire de vous attendre. Elle repart en chantonnant, si elle savait...
Sans perdre une minute, je cours prendre mon sac et fais le tour pour regarder partout. Je prends la clé et referme derrière moi. Je dois paraître naturelle, si ce sont des vampires, ils doivent tous entendre et sentir plus que la normale. Pendant que je marche vers l'ascenseur je respire tranquillement. Essaye de penser à autre chose, pense à papa... Pense aux chants des oiseaux... J'appuie pour aller au 1er étage et non au RDC. Si le vampire m'a vue depuis un souvenir de Alice ou Bella, il doit savoir à quoi je ressemble. Je me suis changée après la douche, mais je dois cacher mon visage et mes cheveux. Putain, mais pourquoi je me retrouve toujours dans le pétrin ?! Concentration !
Je sors et regarde s'il y a une sortie de secours, je dois me dépêcher sinon ils vont se rendre compte que je m'enfuis. Une femme de ménage sort d'une porte avec un chariot, j'attends qu'elle passe et j'entre. C'est un ascenseur de service, je souris, parfait. Je presse le bouton et attends un moment. Les portes s'ouvrent et je me retrouve à côté de la laverie, plus loin je peux entendre les cuisines. Pratiques cet ascenseur.
Je continus dans un couloir et entrouvre la première porte. Je constate que c'est les vestiaires des employés, si je me faisais passer pour un employé ? Tu ne sais même pas une phrase en italien ! Je grimace, mais désespère pas. Je peux très bien trouver un déguisement et partir à l'aéroport vu qu'il n'est pas loin. J'entre et ferme rapidement, j'écoute pour savoir s'il y a quelqu'un. J'entends quelques petits bruits dans une autre pièce. Je pose mes oreilles et écoute. Si je pouvais changer de couleur de peau, je le ferais en ce moment rouge pivoine. Je peux entendre des gémissements d'une femme et d'un homme. Je ne suis plus une enfant, je SAIS très bien ce qu'ils font.
On va dire que je vais en profiter pour fouiller... J'essaye d'ouvrir les casiers, mais seulement un n'est pas verrouillé. Je peux voir des vêtements de rechange, un foulard, des bricoles et... Des lunettes de soleil ! C'est ma chance. Je les mets et prends le foulard. Je détache mes cheveux encore humides et je mets le foulard comme Alice autour de la tête. Je remarque du parfum, je le renifle. Un peu trop floral à mon goût, mais si je dois feinter des vampires autant mettre toutes les chances de mon côté. Je respire un bon coup et sors du vestiaire. J'avance un peu et trouve la sortie de derrière, je souris et sors.
La chaleur me frappe et je marche plus rapidement, je dois passer inaperçue... Je me concentre sur les battements de mon cœur, je retrouve la grande rue en direction de l'aéroport. Je m'approche et aperçoit deux hommes à l'entrée en costume noir et des lunettes de soleil, sans hésiter je tourne à la prochaine intersection. C'est une petite ruelle entre les bâtiments, je peux peut-être passer par derrière aussi. Mais les aéroports sont très surveillés, on pourrait me prendre pour quelqu'un de suspect. Je souffle, bon sang je n'ai qu'à partir en taxi, j'ai juste besoin d'en trouver un. Mais je n'ai qu'une carte de crédit et il faut du liquide non ? Argh... Je prends mon portable. Qu'est-ce que je fais ? J'appelle qui ? Comme un accord avec moi-même, j'envoie un message à Jasper.
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Salut Jasper.
Je voulais savoir comment retirer de l'argent avec la carte qu'Alice m'a donnée. Je peux retirer dans n'importe quel distributeur ? C'est compatible ici ?
Merci d'avance.
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Je continus et tourne pour rejoindre une autre grande rue, tant pis pour l'aéroport. Je regarde la route pour trouver une voiture ressemblant à un taxi, mais je suis en Italie, ça va être dur... Mon portable vibre et je lis le message de Jasper.
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Oui la carte marche dans n'importe quel distributeur des pays d'Europe, elle a été faite pour. Mais où es-tu Elisabeth ? Tu n'es pas censé être à l'hôtel ?
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Mon cœur se serre, j'ai un goût amer. IL sait et pourtant il fait l'ignorant, pourquoi il me ment ? Pensait-il que je serais assez stupide de me laisser berner jusqu'au bout ? Je remets mon portable dans la poche sans même lui répondre. Si je dois me débrouiller seule ce n'est pas un problème, ce ne sera pas la première fois. Je remarque un distributeur, j'y vais et mets la carte. Après avoir tapé le code, je prends le maximum qui m'est proposé, ça ne me surprendrait pas qu'il essaye de tracer ma trace. Je dois éviter de l'utiliser et partir très vite d'ici. Je cache l'argent discrètement dans mon sac et repars aussitôt.
Après un moment de marche, je me rends compte de l'heure tardive. Le soleil se couche au loin, peut-être qu'il faut que je trouve un hôtel ? Je grimace un peu, je ne veux pas trop utiliser la carte. Je décide de continuer, si j'avais le permis et une voiture sous la main ce serait plus simple. Mais quand est-ce que ça été simple pour moi ? Je pense être à l'autre bout de la ville, j'ai quitté le centre au moins. Il n'y a plus autant d'énormes bâtiments, j'ai apprécié le peu d'architecture et sculpture publique, s'il n'y avait pas cette histoire j'aurais voulu visiter convenablement la ville, même le pays.
Malgré ma persévérance, je commence lentement à me sentir seule et inquiète. Le soleil est couché, le ciel s'est assombri et mes jambes sont entrain de crier pitance. Un sévère sentiment de solitude et de désespoir me prend. Je m'arrête une seconde et me concentre à ne pas pleurer. Je commence à faire une crise de panique. T'inquiète Elie, tu es seule dans un autre pays et qui ne comprends rien à la langue locale, mais tu as réussi pour l'instant à rester en vie ! J'essaye de voir le bon côté des choses, comme à mon habitude.
Mais ces sentiments ne me quittent pas et j'ai envie de quelque chose, comme quelqu'un. Ma respiration se saccade. Ne PAS pleurer. Il faut que je me pose, je me dirige vers un parc et m'assoie sur un banc. Le vent se lève et je prends ma tête dans les mains. Mais qu'est-ce que je fais... ? Je reste un moment comme ça, puis j'entends mon portable vibrer. Je me redresse et regarde l'écran, Jasper m'appelle, je respire et essaye de sourire.
- Allô Jasper ?
- Elisabeth ? Où es-tu ? Il enchaîne.
- Pas dans l'antre du loup et vider de son sang si tu veux savoir. Je dis avec sarcasme et un grand sourire, mon mépris à peine caché.
- Elie, je...
- Pas d'excuses Jasper. Je l'interromps froidement. Je ne veux pas les entendre.
- Écoutes, c'est dangereux pour toi d'être seule, retourne à l'hôtel vite.
- Et quoi ? Me laisser me prendre comme ça à eux ? Si vous vouliez vous débarrasser de moi ils y avaient d'autres moyens, comme ne jamais plus me parler et me revoir ! Je hausse la voix.
- Non Elie, ce n'est pas...
- Ce n'est pas quoi ? A quoi veux-tu que je croie ?! Je suis clairement bloquée ici à cause d'Alice et je ne sais même pas comment elles vont !
- Calme toi, Bella et elle vont bien. Elles sont avec Edward et ils sont dans l'avion. Quoi... ?
- QUOI ?! J'ai criée. Ils m'ont laissé ICI ?! Je lui demande.
- Il le fallait, pour que tu...
- Ils m'ont laissé ?! Ma sœur m'a laissé avec des vampires au cul ! Cette fois je voulais pleurer.
- Nous n'étions pas tous d'accord Elie ! Crois-moi j'ai voulu t'accompagner, Alice a dit qu'il serait préférable que tu y ailles seule, mais elle n'a pas prévue que tu partes de l'hôtel... J'ai fermé hermétiquement les yeux et mis ma main devant ma bouche. C'est hallucinant, je suis vraiment seule. Elie ? Elisabeth ? Je retiens un sanglot.
- Jasper... Je dis d'une petite voix.
- Parle-moi Elie.
- Je... Une larme coule. Je suis effrayée et toute seule... Il n'y a qu'avec lui que mon masque tombe.
- Je sais Elie, mais fais-moi confiance et retourne à l'hôtel.
- Comment tu veux que je te fasse confiance quand je sais que tu m'as menti et aussi cette nuit ! Vous tous...
- Cette nuit ? ... Tu te rappelles l'accident ?
- Ce n'était PAS un accident ! Je me suis rappelée, oui...
- Elie... Il soupire. Je... Excuse-moi. Je l'entends et je souffle pour me calmer.
Il y a eu un silence après ça. Ce n'était pas de gêne ou de tension, simplement un silence où tous deux nous nous écoutions respirer. Ou dans ce cas, il m'entend reprendre le contrôle de moi-même. Malgré ses mensonges, j'ai du mal à rester en colère contre lui, pourtant j'ai toutes les raisons de lui en vouloir. Une fois calmée, je reste silencieuse à regarder les étoiles. La lune est presque pleine et brille d'un blanc éclatant, je reconnais la constellation de la grande-ours en forme de casserole. Le vent froid souffle et je me sens frissonner, je commence lentement à avoir froid. Je vais pour reparler à Jasper, mais je sens soudain une sensation plus que familière. Des frissons plus forts me parcourent le dos, mon cœur s'emballe et ma respiration se bloque. Vampire...
- Elisabeth ? Jasper m'appelle, il a surement entendu ma respiration s'arrêter. Qu'est-ce qui se passe ?
- ... Je respire et lui souffle. Tout comme dans la forêt. Il a directement compris.
- Où es-tu ? Son ton est sec et sérieusement préoccupé.
- Toujours dans la même ville je suppose, j'ai marché depuis l'hôtel jusqu'ici. Je crois être vers l'extérieur de la ville, dans un parc assis sur un banc. Je peux l'entendre crier à Carliste à l'autre bout du fil. Cependant, je sens toujours cette sensation, je n'ose me retourner. J'ai été stupide, je voulais esquiver les vampires de l'hôtel et j'ai oublié qu'ils ne sont pas les seuls dans le monde. Ironie de la situation.
- Elisabeth ?
- Oui ?
- Tu seras en sécurité avec seulement ceux portant un pendentif « V », sinon ce n'est pas eux. J'imagine qu'il parle des vampires de tout à l'heure et vu qu'il est désemparé au téléphone, celui de derrière ne doit pas porter ce collier. Nous les avons prévenus, essaye de rester en sécurité Elie. Et aussi... Notre point faible : vise les yeux.
- Ok j'ai compris. Je me décide à me tourner en prenant mon sac comme si de rien était. Je me tourne et ne vois rien, il doit être cacher. Hey Jasper ? Tu sais jouer à cache-cache ?
- Oui... Et j'avais pour habitude de surprendre les autres au moment opportun.
- Un petit conseil pour ne pas se faire surprendre ? Je commence à aimer cette conversation codée.
- C'est compliqué, mais si tu as de la chance, tu ne seras pas surprise si tu n'es pas seule. Je grimace un peu.
- Dommage. Je rigole un peu. Il n'y a qu'un chat ici. Bien-sûr je ne parlais pas de moi.
- Alors cherche vite d'autres souris.
- Il faut déjà que j'en trouve...
Le frisson me parcourt de nouveau tout le corps. Par instinct je me retourne brusquement et un grand homme sombre est seulement à quelques centimètres. Ma respiration se bloque et je le regarde dans ses yeux rouges. Je peux entendre mon cœur battre fort, c'est techniquement la deuxième fois que j'ai affaire contre eux et je suis toujours sans pouvoir devant eux. Je baisse mon regard à son cou et sa poitrine, mais je ne vois pas de collier. Je déglutis et jure plusieurs fois dans ma tête. Je décide de faire l'innocente.
- Hum... Vous cherchez quelque chose monsieur ? J'ai toujours mon portable contre l'oreille dans ma main et je sais que Jasper m'entend. Je vois son sourire grandir. Et vous n'avez de « V » sur vous... Je termine. Au moins Jasper sera ce qu'il s'est passé si je meurs ici. Une maigre consolation, mais toujours bon à prendre.
- Vous êtes à croquer. Dit l'inconnu. Je ris à cause de ma nervosité.
- Vous avez de l'humour pour quelqu'un comme vous. Je n'ai pas pu résister. Je le vois hausser un sourcil, évidemment surprit par ma réponse. Oui, je suis cinglée dans les moments critiques. Il penche la tête amusée en découvrant ses crocs.
- C'est étonnant.
- Je suis d'accord, je ne pensais pas que vous ne me parleriez pas en italien. Il ne me répond pas. Je me demandais pourquoi prendre le temps de me parler ? Alors que vous voulez quelque chose que personne de censé n'accepterai volontiers de vous céder. Oui, je suis très polie et sarcastique dans ces moments, je pense que j'ai péter un câble depuis tout à l'heure.
- Alors nous pouvons passer au plat de résistance. Il se lèche les lèvres.
- Désolé, mais le buffet est fermé. Je lui réponds en souriant, mais intérieurement je suis désemparée. Il rit de bon cœur.
- Vous être très intéressante, je peux vous faire la faveur d'être rapide pour que vous ne sentez presque rien.
- Douce attention. Mais je dois refuser, en fait la place est déjà réservée, ils doivent bientôt arriver. Je vois qu'il commence à s'impatienter.
- Je pense que votre ami s'égorge à vous parler. Je cligne des yeux, je prends conscience que Jasper n'arrête pas de m'appeler.
- Oh... Désolé Jasper je t'avais oublié, je souhaiterais ne pas abîmer le téléphone que tu m'as offert, alors je te dis à bientôt.
- Non Elisabeth ! Je raccroche au nez de Jasper et range le téléphone dans le sac.
- *Soupire* Bon... Je le regarde. J'imagine que les croix ou l'eau bénite sont inutiles. Il rit encore.
- En effet. Rapidement il attrape mon cou. Sa main est grande et forte, elle m'entoure le cou et commence à serrer. Je laisse échapper un glapissement et accroche instinctivement son bras. Je serai doux. Il dit d'une voix grave qui me pétrifie, mais je ne me laisse pas démonter.
- Vas te faire... Je réussis à dire. Il grogne de mécontentement et resserre sa prise, avec son autre main il tire brusquement mes cheveux pour relever ma tête. Je ferme les yeux résolus à ne pas faire de bruits, mon bras tombe à côté et je tâtonne ma poche pour trouver mon stylo.
- Vous sentez divinement bon. Je ricane et serre mon stylo.
- C'est sacré, pas touché ! Je lui plante violemment mon stylo dans son œil gauche et il sort un grognement de douleur. Sa main me relâche un instant et je donne un coup de genou entre ses jambes.
Sans réfléchir je cours à toute allure, je tourne entre plusieurs bâtiments comme pour semer un jaguar enragé qui chasse un lapin. Je peux l'entendre me rattraper, il détruit dans sa course tous les objets sur son chemin. L'adrénaline coule à flot dans mes veines, je sens une énergie nouvelle à revendre. Mes jambes s'accélèrent et ça me rappelle l'incident avec Paul et Jacob, j'avais cette même sensation. Soudain, mes bras sont attrapés et je cris de douleur. Ça va surement laisser des bleues. Je me retrouve jeté à terre et un pied sur mon ventre, je gémis de douleur et le vampire ricane en me rappelant qu'il voulait juste le faire en douceur. Je lui envois encore quelques insultes de ma réserve. Le voyant en colère, il tire en haut mon cou et y plante ses crocs.
J'ai hurlé comme je ne l'ai jamais fait, c'est bien pire qu'une aiguille dans le bras. Ma peau déchirée par ses dents pointues qui font plus mal que ce que j'imaginais. Je me débats sous lui gémissant de douleur. Je l'entends boire et sens mon sang couler dans mon dos, je ferme les yeux. Ça va passer, ça va passer... Elie arrêtes-le tu vas mourir ! Ça va passer, ça va passer... Tu as fait une promesse ! Un saut du cœur ouvre mes yeux et la colère monte en moi. Comment je peux le laisser faire ça ? Ce n'est pas mon genre de me laisser faire ! Mais je suis faible... Non, Je Ne Suis Pas Faible ! Une énergie s'empare de mon corps et je balance le vampire hors de moi en grognant. Je me relève difficilement et halète en regardant avec haine ce gars. Il me regarde surprit et très mécontent, il ne doit pas avoir l'habitude de se faire rejeter comme ça. Prête à me défendre, je serre les poings et souris en coin. Je lui lance : Je t'attends.
Il ne fallait pas lui dire deux fois, il se rue vers moi en grognant férocement. Il arrive rapidement, mais je peux le voir et j'esquive son coup au dernier moment. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? C'est pas le moment de réfléchir, tapes ! Je l'attrape par le bras et le tire brusquement, il est surpris et je lui mets un poing en plein dans sa figure avec tout le stress refoulé d'avant. Au moment de l'impact, j'entends un craquement et le vampire est propulsé loin derrière. Je fonce et attrape son col en répétant mon action. Encore et encore, je me défoule sur lui. Son visage ce fissure et quelques poussières tombent. Je l'étrangle pour le ramener au mur, il se dérobe et me frappe au ventre. Je grogne et souffre le martyre, c'est horrible. Il continue en me balançant contre le mur et ma tête me fait atrocement mal, je peux sentir le sang dégouliner. Ma colère remonte, d'où je me fais battre ?! Il va me mettre un autre coup, mais je l'arrête en serrant son poing dans ma main.
- Mais... Qui es-tu ?! Il me grogne dessus frustrer. Je ricane et le regarde. Il écarquille les yeux et reste figé dans mon regard.
- Une simple sœur en colère. Avec un coup de pied dans le ventre, je l'envoi contre le mur du bâtiment d'en face. Il reste un moment par terre à me regarder reprendre mon souffle, son visage affiche sa surprise.
- E impossibile... Il souffle en italien. Il grogne à nouveau et se jette sur moi. Malheureusement, cette énergie venue de nulle part s'évapore et je suis plaquée au sol. Le vampire au-dessus de moi commence à rire et à m'étrangler. C'était excitant... J'essaye de me débattre, mais mes membres semblent être paralysés et ma vision se noircit.
- N... Non... Je gémis.
Ok j'ai pas pu m'en empêcher de poster la suite ^^'
Disons que c'est pour bien démarrer cette nouvelle année. 3
