Oui, oui, ce chapitre fait bien partie de ma fic, c'est bien le chapitre 14 que vous avez sous les yeux ne vous inquiétez pas. Si vous ne trouvez pas le rapport tout de suite bah…c'est…Bref! Pour ceux qui aurait deviner de qui je parlais depuis le début ou avant la fin, qu'ils me le disent , je les féliciterais. Bon, peut-être qu'au début…ça ne sera pas évident mais bon hein…ça devrait l'être normalement. Enfin, je dis ça mais c'est moi qui écrit alors… Oubliez tout ce que je viens de dire. Ce chapitre fait bien partie de la fic.

Je vous souhaite aussi une très bonne année 2008, une très bonne santé et tous mes vœux de bonheur. Ce chapitre a été un peu plus rapide à venir mais bon, sur le coup, j'ai eu envi de le poster pour le jour de l'an

Bonne lecture à tous!


Tout commença ce soir là

Chapitre 14

Une petite fille avec les cheveux courts en bataille, noirs comme de l'ébène, et avec de grands yeux verts pétillants de joie de vivre et de vitalité, était assise sur un banc, isolé des autres, sous un arbre immense qui la protégeait du soleil brûlant de l'été. Elle était là, bien tranquille, entrain de balancer ses jambes dans le vide, tout en siroter son jus de fruit dans la cour de l'orphelinat qu'elle avait intégré depuis une année déjà. Elle releva la tête et fixa le ciel bleu azur. C'était sous ce ciel si bleu et si profond qu'elle l'avait rencontré pour la première fois…sous ce ciel immense qui faisait disparaître tous ses problèmes quotidiens…

Une année…une année déjà qu'elle l'avait quitté…lui…lui, son meilleur ami de toujours et qui ne l'avait jamais rejeter, ni juger par son apparence. Bien au contraire…il l'avait accueillit les bras ouverts. Il était si gentil, mignon, attentionné… Elle ne comprenait pas pourquoi on le rejetait dans son village natal. Il n'avait pourtant rien fait. Elle aurait préféré rester là-bas plutôt que de subir un transfert jusqu'ici. Et puis, pourquoi ne lui avait-on pas expliqué la raison de son transfert? Elle était grande maintenant. Elle comprenait tout ce qu'on lui disait. Elle n'était pas idiote, loin de là. Elle était même intelligente. Il fallait bien trouver des plans pour ce sortir des mauvais pas. Elle soupira. Les adultes n'en faisaient qu'à leurs têtes. Ils ne se souciaient jamais des conséquences que leurs décisions feraient sur les enfants concernés directement ou pas.

Elle se souvenait encore de toutes ces magnifiques couleurs qu'elle avait pu admiré du point le plus haut du village…avec à ses côtés son meilleur ami. Toutes ces couleurs sont restées gravées dans sa mémoire à jamais. On ne pouvait pas oublier de si belle chose. Le seul point noir qu'il y avait, c'était que là-bas, la discipline était beaucoup plus stricte et sévère qu'ici. Elle rigola un peu. C'était de bon souvenir. Elle bravait souvent les interdits pour pouvoir rester un peu avec lui. Elle restait toujours un peu plus longtemps, un peu plus tard de jour en jour. Elle voudrait tant le revoir…le revoir encore une fois, une dernière fois. Elle reprit un air triste. Sa tête était assez flou dans la sienne…c'était bizarre. Elle n'avait à peine quitté qu'elle commençait déjà à l'oublier… Elle prit un air douloureux. Elle ne le voulait pas… C'était si…horrible de sa part de l'oublier après tout ce qu'ils avaient vécu. Elle était horrible…

Elle n'aimait pas, non, elle détestait ce lieu, cet endroit, cet orphelinat où elle habitait à présent. Ca n'avait plus rien à voir avec son ancien établissement. Tout était si différent de son ancien village. Ici, c'était…si sale, sans aucune discipline, sans aucune autorité… Bien sûr, elle pouvait faire ce qu'elle voulait, rentrer à n'importe quelle heure, se lever à n'importe quelle heure, sauter ses repas, grignoter ente les repas, se battre… Personne n'ira chercher le pourquoi du commun. Tout le monde faisait ce qu'il voulait.

L'ambiance générale était assez variable. Ca dépendait de l'humeur des groupes, des gangs formés. S'ils étaient plutôt de bonne humeur, c'était très calme, s'ils étaient de mauvaise humeur, mieux valait aller tout de suite se cacher quelque part… En fait, tout dépendait de l'humeur de certain groupe ici, les adultes n'intervenaient pas, ce n'était pas leur affaires paraît-il. Elle en avait vécu des choses ici. Elle s'était battue aussi, elle devait défendre ses droits tous les jours en ces lieux. C'était à cause de ça qu'elle haïssait ce lieu.

C'était vraiment différent de son ancien orphelinat. Elle n'éprouvait aucun plaisir à faire tout ça. Elle, elle aimait désobéir. C'était plus amusant ainsi. Voir toutes ces têtes énervées, à bout de souffle après avoir couru, sur les nerfs… Il n'y avait que ça de vrai. Ici, tout l'ennuyait. En plus de cela, le problème était qu'on la détestait encore plus qu'elle ne déteste cet endroit. Elle n'avait pourtant rien fait… Ah, si…il y avait bien une chose, une seule chose. Elle n'était qu'une étrangère à ce village. Son transfert ici était synonyme de différent. Et les autres enfants détestaient ce qui était différent. Elle n'avait pas sa place en ces lieux verdoyants. Pourtant, elle aimait ce petit village, même si elle haïssait cet établissement.

Ce village avait quelque chose de…magique, oui, quelque chose de magique. Peut-être même plus que son ancien village dont le nom lui échappait tout le temps. Elle rigola légèrement pour se moquer d'elle-même. Elle était peut-être intelligente pour s'enfuir mais elle n'avait vraiment aucune mémoire. Mais elle se rappelait de toutes ces magnifiques couleurs. Et puis ici aussi, elle pouvait les voir tous les jours. Mais c'était différent. C'était le même soleil mais l'ambiance était différente.

Chaque matin, en allant sur la falaise, le lieu le plus haut du coin où elle était, on pouvait voir le magnifique levé du soleil réveiller ce village tout en douceur. Les doux rayons du soleil doraient légèrement les toits, les teintant d'une couleur dorée unique en son genre, changeant tous les matins de ton. Ce n'était jamais la même chose et elle appréciait ça. La beauté était quelque chose d'éphémère et de magique. Il n'y avait jamais deux fois le même spectacle. C'était impossible. Elle le savait. Personne ne pouvait reproduire deux fois la même chose. Il y avait toujours une légère différence quelque part, toujours. Il y en avait une, imperceptible peut-être, mais elle était là. Enfin, elle se perdait dans ses pensées. Ca lui arrivait souvent ces temps ci. Durant la journée, une légère brise soufflait de temps à autre entre les maisons, bombées par ces habitants plus ou moins dynamiques. Les arbres qui entourés ce lieu angélique protégeaient quiconque, allant dessous, du soleil si brûlant de l'été. Le soir, lors du couché du soleil, à l'éveil de la nuit scintillant d'étoiles et illuminée par la Lune, elle pouvait observer tous les villageois se laisser bercer par le sommeil réparateur. Le jour si brûlant avait laissé sa place à la nuit plus douce. Il y avait tant de différence… Elle aimait aussi les alentours entourés ce village de par la forêt si luxuriante, là où elle pouvait rester en toute tranquillité, loin de tous ses problèmes sociaux. C'était surtout ce lac qu'elle affectionnait tout spécialement. C'était comme…son petit jardin secret. Oui, c'était ça, un petit jardin secret rien qu'à elle. Personne ne l'avait encore trouvé et personne n'y venait. Elle rit un peu. On pouvait la prendre pour une folle, elle s'en fichait. Elle adorait cet endroit. Ce lac bordait d'une verdure magnifique. L'herbe était d'un vert si unique, avec des fleurs aux multiples couleurs qui régalaient ses yeux… Il n'y avait pas de meilleur endroit qu'ici. Elle aimait aller se reposer là-bas, loin de toutes ces querelles habituelles, quotidiennes.

Elle finissait son jus, se leva et le jeta à la poubelle quand elle les vit. Les voilà. Que lui voulaient-ils? Ils venaient dans sa direction? Qu'avait-elle fait? En générale, ils venaient avec plusieurs autres groupes. Elle feignait de les ignorer et retourna s'asseoir sur son banc. Il valait mieux les éviter. Ils étaient les plus turbulents de l'orphelinat. Le chef avait 13 ans, et le plus jeune, 8 ans. C'était dans c'était dans cette tranche d'âge qu'ils recrutaient. Elle, elle n'avait que 4 ans. Ils venaient pour quoi faire? Elle avait déjà eu sa dose ce matin. Au fait…pourquoi venaient-ils seuls? Ce n'était pas habituel. Ce matin aussi… Il y avait une raison cachée? De toute façon, ça ne la regardait pas. Même si elle aimait enfreindre les règles, eux, ils faisaient plus que ça. Ils la dégoûtaient tous.

Elle les connaissait bien. C'était eux qui venait la chercher la plupart du temps. Le chef s'appelait Kazuki. Il était brun aux yeux noisette. D'ailleurs, chose étrange, tous ceux de sa bande l'étaient aussi. Il n'aimait vraiment pas les différences. Ca se voyait rien que dans son recrutement. Il avait 13 ans, donc, le plus vieux du groupe. Son petit frère, le plus jeune de gang, 8 ans. Il se nommait Arashi. Ils se ressemblaient beaucoup, mais quoi de plus normal pour des frères de sang? Le grand frère était la plus grande terreur de l'école, enfin, de l'orphelinat plutôt, car elle n'avait pas encore atteint l'âge pour aller dans les cours comme les autres. Personne n'osait aller le contredire, même les adultes. Pourtant, ils étaient bien plus forts, non? De toutes façons, qu'est-ce que les grandes personnes en avaient à faire d'eux? Rien. Ils approchèrent encore plus près avec un air menaçait qui ne l'intimidait pas du tout. Elle resta impassible, comme d'habitude, avec un air froid et distant marqué sur son visage dur et sal.

Kazuki: Dégage la nouvelle. C'est notre banc.

Petite fille: Je ne suis plus nouvelle. Je suis ici depuis un an. Et j'ai un nom aussi. Kazuki. Le banc est à tout le monde.

Arashi: Et tu oses répondre à mon grand frère? Et l'appeler par son prénom en plus? La nouvelle.

Petite fille: Et alors Arashi? Je vous appelle par vos prénom, et alors?

Ils cherchaient la bagarre, c'était sûr et certain. Mais pourquoi? Le banc n'était qu'un prétexte. Ils voulaient quelque chose d'elle. Elle n'arrangeait pas vraiment les choses en les provocants de la sorte. Elle avait bien accentué leur nom. Mais si elle se laissait faire, ça serait pire que si elle leur tenait tête. Ils n'étaient jamais venus la voir «personnellement» mais ils lui ont fait comprendre par des intermédiaires qu'elle n'était pas la bienvenue dans ce lieu. Bien sûr, elle l'avait déjà rencontré lors des bagarres mais jamais en dehors. Ils avaient quelque chose à reprendre? Une information peut-être… En n'en savait rien du tout.

Soudain, son bras droit s'avance, aussi appelé son second. Le deuxième plus fort du groupe. Il s'appelait Sasaki. Elle avait oublié son prénom. Encore un défaut de sa mémoire. Il était, comme son chef, brun aux yeux noisette. Il était assez facile à reconnaître. Il était non seulement le second mais aussi le meilleur ami de Kazuki. Ce qui l'avait étonné au début. C'était… Non, comment des êtres comme eux pouvaient avoir des amis? Bref, ça ne la regardait pas. Ce garçon devait avoir…un ou deux mois de différence avec son chef.

Sasaki: Tu ne réponds pas au chef, ok? Tu te crois tout permis ou quoi? Ici, c'est notre banc!

En voilà un autre qui s'avance. Il s'appelle Ginji. Lui, par contre, il avait les yeux noirs et il avait 9 ans. Il observa la petite fille de la tête au pied. Elle était toute sale. Oui, parce qu'elle s'était battue quelque heure plus tôt avec une autre bande. Elle avait les cheveux courts et en bataille, avec des égratignures un peu partout sur le corps. Elle avait l'air d'un sauvage. Si ce n'était que ça… Elle portait aussi un pantalon tout déchiré, avec un côté court et un côté long, et un tee-shirt déchiré vers le bas et aux manches. Elle ressemblait vraiment à un animal qui c'était battu.

Ginji: On va t'appeler "Inu"! Regarde Kazuki! Elle est tellement sale qu'elle ressemble à un chien galeux!

Kazuki: Bien observé Ginji! Alors "Inu"? Il paraît que tu as tabassé la bande à Rika. Comment t'as fait? T'as triché? Piégé?

"Inu" leur lança son regard le plus noir et les défis du regard tour à tour. Elle n'avait pas peur. Qu'il soit plus grand qu'elle lui était égale. Elle avait l'habitude de se battre avec tout le monde, n'importe où et n'importe quand. Sa taille ne l'effrayait même pas. Ils lui faisaient même pitié. En fait, lui, il cherchait toujours des plus faibles que lui pour se battre. Jamais il irait chercher des plus fort, comme elle. Elle aimait se battre, c'est vrai. Mais il y avait une grosse différence entre eux. Elle, elle se battait pour se protéger contre les plus forts. Jamais ça ne lui serait venu à l'idée de se battre avec des plus faibles et plus petit qu'elle.

Inu: A la loyal. Tu veux que je te montre?

Ils se mirent en garde. Ils sont rapides mais il y a des ouvertures énormes. Elle avait apprit à les repérer. Comment ont-ils fait pour devenir la bande la plus redoutée? Ils étaient ridicules. Elle se mit debout elle aussi et attendit qu'ils l'attaquent en premier. Ce n'était pas elle qui avait commencé les hostilités. Et voilà, le plus impatient de tous, Arashi se lance à l'attaque. Elle l'évite et se retourne vers son attaquant qui se relève. Elle pouvait le regarder de haut ainsi. Elle aimait ça. Tiens… Il la tue du regard et se relance. Il croyait quoi? Il avait peut-être le double de son âge mais elle n'avait pas peur. Très bientôt, il fut suivi par les autres de la bande. C'était inégal. Ce n'était pas ça à la loyal… Elle ne pouvait pas faire le poids. Ils étaient plusieurs contre elle. Ils étaient tous plus âgés et plus grand qu'elle. Ils faisaient comme le gang à Rika…tous impatients et bêtes. Elle esquivait, encaissait, contre-attaquait, feintait… Tout ce qui était possible et imaginable par leur petit cerveau… Elle était forte, plus forte qu'hier, que ce matin. Vivre dans une telle jungle où le plus fort gagnait l'avait endurcit, même si elle n'avait que 4 ans. Elle était dans ce village. Dans ce village qui savait se battre. Elle en apprenait tous les jours. Et puis, si des enfants de 6 ans pouvaient être plus fort que ceux qui avait 12 ans, pourquoi pas elle? Elle observait tous les jours. Ils ne l'auront pas si facilement. Soudain, elle se sentit attrapé par derrière par une force inconnue. Elle se débattit comme une tigresse. Elle n'avait pas terminé. Elle allait gagner! Elle sentit une vive douleur à la joue. On lui avait donné une claque et elle avait été calmée de suite. Ils avaient réussit à les séparer, après beaucoup de mal. Elle et la bande de Kazuki avaient été séparées par les adultes. C'était la première fois qu'elle les voyait intervenir dans une bagarre. Pourquoi? Pourquoi avaient-il fait ça? Ils devaient passer par l'infirmerie avait d'aller rejoindre leur chambre. Celle-ci ne fut pas très contente d'avoir si peu de temps libre et autant de travailler.

Infirmière: Je n'arrive toujours pas à croire que vous vous soyez battu ainsi. Vous êtes tous aussi irresponsable et irréfléchis les uns que les autres. Surtout toi, Kazuki. Tu es le plus grand. Je suis déçu par ton attitude.

Kazuki: Rien à faire de ta déception.

Infirmière: Et toi jeune fille. Tu n'es pas déjà venue ce matin?

Inu: Ce n'est pas tes affaires. Alors dépêche-toi de panser tout ça que j'aille dans ma chambre.

Infirmière: Et mal élevé en plus de ça.

L'infirmière en colère, passa ses nerfs en faisant bien souffrir à la petite fille qui avait été trop impolie à son goût. Par pure et simple fierté, elle ne le montra pas. Mais ce qu'elle souffrait avec cette folle. Elle lui lança un regard noir. Ce n'était pas la première fois en plus qu'elle faisait ça. Elle prenait un malin plaisirs en accentuant et en appuyant bien fort pour réveiller la douleur sur ses petites blessures qui avait juste besoin d'être désinfecté. "Inu" cria sur l'infirmière sadique après quelques minutes quand elle n'en pouvait plus. C'était insupportable.

Inu: Mais arrête la vieille! Ca fait mal! Tu sais soigner ou pas? Tu l'as eu où ton diplôme? Dans une pochette surprise?

Infirmière: Si tu sais que ça fait mal, alors ne recommence pas! C'est la deuxième fois aujourd'hui que je te soigne! Tu vas perdre tout ton sang comme ça! Non mais, les enfants de nos jours. Je vous jure! A mon époque, c'était différent!

Inu: C'est clair qu'à ton époque, ce n'était pas pareil!

Après de si belles paroles pleines de moqueries et d'injures, "Inu" s'enfuit en courant, suivit de près par la bande à Kazuki. L'infirmière leur courait après pendant quelque minute avant d'arrêter, à bout de souffle. Déjà un problème en moins, mais un autre se posa à elle. Ils étaient toujours derrière elle. Pourquoi la poursuivaient-ils? Ils n'en avaient pas assez? Eux aussi étaient couverts de pansement. Elle courut jusque dans son dortoir, jusque devant sa chambre…mais ils étaient toujours là. Ils n'allaient quand même pas rentrer dans sa chambre! Elle se retourna et leur parla agressivement.

Inu: Quoi?

Kazuki sourit. Ce n'était vraiment pas bon signe. Il avait une idée derrière la tête. Il tourna la tête vers sa bande, la hocha, rapidement suivit par d'autre hochement. Il préparait quelque chose…mais quoi?

Kazuki: Viens dans notre bande. T'es plutôt forte pour une gamine. Avec nous, tu seras respectée par les autres. Tu n'auras plus de problème. Alors?

Inu méfiante: Je te donnerai ma réponse demain.

Il n'avait pas l'air d'accord avec sa réponse. Il voulait une réponse immédiate. Mais comment répondre? Une réponse qui la sauverait ou qui la condamnerait? Il prit un air colérique et dans doute un air un peu intimidant pour s'imposer, mais elle n'était nullement impressionnée par…ça.

Kazuki: C'est maintenant ou jamais l'étrangère! Tu as de la chance que je demande à une fille aussi sale toi d'intégrer mon groupe. Tu n'auras pas deux fois la même chance dans ta vie.

Inu en pensant: Si je rentre dans sa bande, j'aurais plus de problème avec les autres. On ne me traitera plus d'étrangère. On ne viendra plus m'embêter et j'aurais moins de blessures, donc, je ne retournerai pas voir la vieille infirmière sadique. Mais en même temps, ce qu'ils font me dégoûte au plus haut point. Je ne ferais jamais quelque chose comme ça... Que faire?

Ginji: Alors? Réponds! T'as perdu ta langue ou quoi?

"Inu" les observa tour à tour. Quelle option étaient-elles mieux? Comment choisir? Son meilleur ami aurait honte d'elle si elle faisait ça… Tant pis. Il n'était plus là pour elle. Et si ça se trouvait, elle ne le reverrait plus jamais de sa vie à cause des adultes. Il valait mieux assurer sa sécurité avant tout. Et puis, si elle se faisait respecter par eux, elle n'aurait plus besoin de faire ces choses qui la dégoûteront. Elle allait gagner petit à petit de la place pour pouvoir partir en toute sécurité. C'était la meilleure solution à faire.

Inu: D'accord! Mais je veux qu'on me laisse tranquille. Si je ne veux pas faire un truc, vous me laissez. Sinon, je vous règle votre compte!

Suite à sa réplique, toute la bande éclata de rire. Elle avait du cran cette petite. Elle osait demander quelque chose dans sa situation? C'était marrant. Ils n'allaient pas s'ennuyer avec elle au moins. Voilà déjà un point positif.

Kazuki: T'es marrante toi. On verra ça le moment venu. Désormais, tu t'appelleras «Inu». Demain, sur le banc, 8h.

Il se retourna vers sa bande, et d'un geste de la tête, ils partirent tous du dortoir des filles. Leur petite scène n'était pas très discrète. Celles qui étaient aux alentours entendirent la nouvelle et s'empressèrent d'aller rapporter tout cela aux autres. Une mauvaise nouvelle circulait. L'étrangère était devenu une délinquante.

Homme en criant: Eh! Revenez! Bande de voleur!

Voilà déjà un mois qu'«Inu» avait intégré la bande à Kazuki. Les voilà d'ailleurs en plein méfait. Ils devaient voler pour se nourrir, enfin…ce mot n'était pas approprier mais bon… Elle devait voler quelque petite chose de temps à autre. Enfin…la jeune fille avait au moins eu la délicatesse de voler discrètement, pas comme ses camarades qui s'étaient fait prendre après deux secondes. Elle était là, assise sur un toit, entrain de voir ses «compagnons» courir comme des dératés pour sauver leur peau du commerçant aux airs d'assassin. Elle finit par se lever et sauter dans la rue. Il était tant de se mettre au boulot. Elle rentra de nouveau dans la boutique, piocha quelques friandises et les fourra dans ses poches trop grandes. Elle attendit bien sagement le marchant après les avoir bien remplie. Elle finit par voir le marchand de bonbon. Il n'en pouvait plus de courir. Il n'était plus tout jeune non plus. Il revint dans sa boutique le souffle coupé avec en prime un point de côté. Il aurait mieux fait de faire de l'exercice plutôt que de se goinfrer. Elle rentra dans la boutique. Elle devait faire bonne impression. Elle ne devait pas éveiller les soupçons. Elle prit un air tout à fait innocent.

Inu: Ca va monsieur? Vous pouvez encore respirer?

Marchant en souriant: Oui. Je te remercie de m'avoir prévenu. Reviens quand tu veux petite. La prochaine fois, je t'offre un bonbon.

Inu avec un sourire: Merci monsieur. Au revoir monsieur.

Elle s'inclina pour le remercier, tout en faisant bien attention à ne rien faire tomber de ses poches. Cela faisait combien de commerçant déjà qu'elle trompait ainsi? Aucune idée. Mais voilà une victime de plus. Elle continua son sourire si faux et si parfait depuis le temps et le quitta en faisant de grand signe de la main. Une fois bien loin, elle rejoignit le reste de la bande sur le pont. Elle sortit un énorme sac de bonbon de ses poches et le donna à Kazuki, déjà très impatient de recevoir le butin du jour. Elle n'allait quand même pas tout lui donner non plus. Elle en garda donc une partie cachée. Et bien sûr, ce n'était pas la première fois non plus qu'elle faisait ça. Elle croisa ensuite ses bras sur la poitrine et s'adossa à la rambarde.

Inu: C'est tout ce que j'ai réussit à prendre. Sinon, je me serais fait prendre.

Kazuki: Bon travail «Inu».

Inu: Je ne ferais pas ça tous les jours.

Kazuki: T'inquiètes. On fera autre chose demain.

Il se retourna vers le reste de la bande et partagea le butin, sans oublier celle qui l'avait ramené. Il commença à parler aux autres, même si c'était plus pour lui même.

Kazuki: On a bien fait de prendre une fille dans le groupe. Comme ça, on peut en voler plus sans qu'ils ne le sachent.

«Inu» resta en retrait. Elle ne voulait plus avoir à faire ce genre de chose. Elle se dégoûtait au plus haut point. Et pourtant, ils en faisaient de plus en plus. Et puis…et puis, elle ne pouvait pas faire autrement. Elle n'avait pas encore gagné assez de force pour pouvoir agir seule et se protéger. Elle les écoutait, les regarda froidement…elle restait en retrait, le plus souvent, seule… Rien à faire. Ils continuaient de lui demander de plus en plus de chose. Ces pauvres gens qu'elle trompait… C'était horrible… Elle devenait comme eux. Elle avait même essayé même de se montrer désagréable, rien à faire. Ils avaient trop besoin d'elle pour la rejeter à présent. Elle en avait sans doute trop fait. Elle quitta la bande après avoir eu l'autorisation, ou sinon, ça pouvait poser problème, et elle alla dans son jardin secret. Elle s'allongea dans l'herbe et respira un bon coup. Le ciel est bleu, comme toujours. Sous son arbre qui la protégeait du soleil, elle ferma ses yeux. Elle se sentait mieux… Elle se laissa bercer par la douceur des rayons du soleil qui passaient à travers les feuilles, et par le vent tiède qui soufflait dans ses cheveux en bataille. Elle finit par s'assoupir, fatiguée de son rôle de délinquante.

Elle se réveilla deux heures plus tard pour voir une jeune fille assise à côté d'elle. Elle ne l'avait pas sentit arriver. Enfin, il ne fallait pas exagérer. Elle n'était pas aussi forte que ça mais elle parfois le ressentait. Sa présence ne la dérangeait pas du tout. C'était sans doute pour ça qu'elle n'avait rien sentit arriver. Elle se redressa brusquement pour s'asseoir, faisaient par la même occasion sursauter la fille à ses côtés. Elle tourna la tête vers elle et la détailla de la tête aux pieds. Elle était plutôt jolie. Mais bizarrement, elle ne voyait qu'une coupe carrée, rousse, avec un chapeau violet sur la tête. Elle portait aussi une robe violette, qui allait sûrement avec son chapeau. Elle avait l'air d'appartenir à une famille aisée. Qui était-elle? Pourquoi était-elle dans son jardin secret? Et pourquoi ne pouvait-elle pas distinguer les traits de son visage? Elle la connaissait. Elle en était sûre. Son visage lui était familier, mais pourquoi? C'était la première fois qu'elle la voyait.

Inu: T'es qui toi?

Fille: Je m'appelle…, et toi?

Inu: On m'appelle "Inu".

Fille: C'est mignon. Ca te va très bien.

Elle n'en croyait pas ses oreilles. Cette fille qu'elle ne connaissait pas lui avait dit…que son surnom était…mignon? Qu'il lui allait…bien? Elle devait être étrangère. Presque tous les enfants du village la connaissaient comme infréquentable. Elle connaissait son nom mais elle ne l'avait pas entendu, pourquoi? Elle était sûre de l'avoir entendu.

Fille: Dis, pourquoi tu t'habilles comme un garçon? Tu es une fille si je ne me trompe pas.

Inu: …

Fille: Tu sais, ça serait bien que tu mettes une robe. Je suis sûr que tu serais aussi jolie que moi. Tu es déjà très mignonne.

Cette fille était sérieuse? Et elle continuait de sourire en plus! Un sourire hypocrite? Non…il était sincère. Elle n'avait pas peur d'elle? En plus…elle la trouvait mignonne? Elle se moquait d'elle! Ou bien, elle était aveugle! Ce n'était pas possible! Pourtant…son sourire…son sourire était si sincère et…et ça lui réchauffait le cœur… Elle… Pourquoi cette fille lui sautait au cou comme ça? Elle n'allait pas bien? Elle rigolait. Elle se moquait donc d'elle depuis le début? Elle se sentait vexée sur le coup. Elle était perdue dans ses pensées et cette fille en profite pour lui sauter dessus! Manque de vigilance de sa part.

Fille: T'es trop mignonne quand tu rougis! C'est décidé! Tu seras ma meilleure amie!

Elle rougissait? Elle n'avait jamais rougis depuis que…depuis qu'elle avait quitté son meilleur ami… Lui aussi lui avait dit qu'elle était mignonne. Oui…ça faisait très longtemps qu'elle n'avait plus ressentit cette chaleur. Il lui avait fallut plusieurs semaine pour créer cette atmosphère là avec lui, et elle, en à peine quelques minutes, elle y était arrivée… La petite fille se détacha d'elle et continua de sourire. Elle lui tendit son petit doigt et prit le sien. Elle commença à l'agiter.

Fille: Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.

Elle lâcha son doigt et sourit de plus belle. Elle venait de faire quoi là? Elle n'avait pas tout suivit. Une promesse? Quelle promesse lui avait-elle fait faire?

Fille: Voilà! Comme ça, on sera les meilleures amies du monde pour toujours!

Elle venait de décider ça à sa place là! Elle n'osait pas y croire… Comment elle pouvait être aussi… Oh, et puis, elle s'en fichait. Cette fille finira bien par se lasser d'elle. Elle n'avait qu'à se conduire comme avec sa bande et le tour était joué. Il ne lui faudra que quelque jour pour s'en débarrasser. Mais d'un côté…elle voulait rester un peu avec elle. Elle se sentira un peu moins seule ainsi. Puis, dans un geste qu'elle ne compris pas tout de suite, elle lui tendit sa part de friandise. Pourquoi? Elle s'en étonna elle-même. Et puis…pourquoi pas après tout? Il y en avait trop pour elle seule. Elle allait les partager avec cette fille.

Fille: Merci beaucoup. Je sens qu'on sera vraiment les meilleures amies du monde.

Elle riait. Elle riait d'un son si agréable. Elle pouvait l'entendre pendant des heures. Elle finit par sourire légèrement. Plus elle la regardait, plus elle l'aimait. Elle ne pouvait pas faire autrement. C'était plus fort qu'elle. C'était comme si elle avait un pouvoir sur elle. Elle brisait ses barrières si facilement. Devait-elle en être contente? Elle ne se posa plus de question. Il y avait si peu de chose dans sa vie. Elle devait profiter du moment présent… Pour la première fois depuis son arrivée il y a un an, elle était heureuse d'être ici.

Soudain, sa voix qui était si distinct, résonnait dans sa tête. C'était comme si elle était à des années lumières d'elle. Que se passait-il? Elle n'allait pas bien? Oui, c'était sûrement ça… Elle devait être fatiguée de tout ça, fatiguer de voler à longueur de journée. Mais c'était étrange… Elle avait l'impression de voir toutes ces scènes de l'extérieur. Elle les vivait maintenant pourtant. Elle était épuisée… Il n'y avait que ça… Oui…elle était fatiguée de porter son masque à longueur de journée tout simplement…

Un mois passa depuis cette rencontre. Voler des bonbons ne lui faisait plus rien. Elle les partageait même avec sa nouvelle amie qui venait une fois tous les deux jours pour la voir. Elle passait la plupart du temps à parler pour ne rien dire. Comme par exemple, les derniers événements dans sa vie depuis qu'elle l'avait quitté, ou encore, ses petits malheurs quotidiens…et elle, elle l'écoutait sans rien dire. Bizarrement, ça ne l'ennuyait pas du tout. Elle aimait l'entendre parler, entendre sa douce voix. Elle écoutait attentivement, balançant parfois des mots désagréables, ou bien réconfortant. Elle aimait quand son amie riait. Elle se sentait importante pour la rousse. Et c'était sûrement réciproque. Son amie savait que ces mots désagréables ne servaient qu'à cacher son intérêt pour des broutilles.

Et puis, il y avait aussi ce drôle de garçon. Il avait le même âge qu'elle. Il qui ne faisait que se comparer à son grand frère si fort. C'était comme s'il l'idolâtrait. Au début, elle se disputait avec lui mais elle avait finit par apprécier sa présence. Elle avait fait sa connaissance une semaine auparavant. Ca s'est passé plus lentement qu'avec son amie mais elle avait baissé un à un les murs de protection qu'elle avait dressé dans son cœur pour se protéger. Lui aussi, il venait un jour sur deux. Ce qui faisait qu'elle ne s'ennuyait jamais. Il ne parlait pas beaucoup, mais montrait souvent des techniques intéressantes. Enfin… A 4 ans, on n'apprend pas grand-chose mais c'était déjà ça. On les considère comme des petits qui ne savent que jouer avec du sable alors les adultes les ménageaient. Son jardin secret devenait de plus en plus connu. Elle n'aimait pas ça, c'était son jardin à elle. Mais d'un côté, elle aimait leur présence, elle lui réchauffait le coeur. Elle se sentait libre avec qu'eux…c'était différent avec Kazuki qui la contraignait à faire certaine chose.

La routine avait reprit. «Inu» était adossée à un arbre, les bras croisés, pendant que les autres gars étaient entrain de battre quelqu'un déjà à terre. Ca lui rappelait elle, quelque mois auparavant. On la frappait sans raison valable, et après, c'était de sa faute si elle s'était défendue. Que de mauvais souvenir. C'était sûrement un garçon de son âge, vu sa petite taille. Il avait ses cheveux blonds et en bataille, tout comme elle. Elle ne voyait pas le visage caché par les coups de pieds. Elle n'en avait rien à faire. Elle n'intervint pas. Elle ne connaissait pas ce garçon. La scène qui se passait sous ses yeux la lassa indifférente et froide.

Soudain, Sasaki s'arrêta. Il fit une tape amicale dans le dos de son chef et la regarda. Kazuki acquiesça et le second courut vers elle. Que lui voulait-il encore? En plus, il avait un énorme sourire aux lèvres après ce qu'il venait de faire à ce pauvre garçon. Elle les trouvait de plus en plus écoeurant.

Sasaki: "Inu", vient le frapper aussi. Tu verras, c'est amusant.

Inu: Je ne le connais pas. Je n'ai donc aucune raison de le battre comme vous le faites.

Sasaki: C'est un monstre. Tout le monde le déteste ici. Alors, qu'on le frappe ou pas, ça n'a pas vraiment d'importance.

Sasaki avait l'air ravi de pouvoir enfin se défouler sur le petit garçon. Ca faisait assez longtemps qu'ils n'avaient pas plus vraiment frappé quelqu'un. Elle leva les yeux vers le petit blond à terre. Pouvait-elle, ne serait-ce qu'un instant, regarder la scène une seconde fois? Suivant son regard, Sasaki se poussa vers le côté pour la laisser voir le spectacle. Elle vit le garçon essayer de résister aux coups qu'on lui donnait. Il avait vu son regard et tendit la main vers elle avait de se recevoir un coup dans l'estomac. Elle en avait assez vu. Elle détourna les yeux. Trop tard, elle les avait vu. Ces yeux si bleus azurs et puis… cette expression…si suppliante. Elle se redressa et partit. Sasaki cria et elle s'arrêta.

Sasaki: Eh! "Inu"!

Inu: Je te l'ai dis, il ne m'a rien fait. J'y vais, j'ai rendez-vous.

La bande arrêta de frapper le pauvre garçon. Il était vraiment mal au point. Il pouvait enfin souffler. Ils se regardèrent tous tour à tour avant de commencer à râler. Sasaki les rejoignit et lui rapporta la raison du refus de leur camarade. Kazuki était énervé à présent.

Kazuki: C'est malin ça, elle vient de gâcher tout notre plaisir. Allez les gars, on s'en va.

La bande: Oui!

Tout le beau petit monde s'en alla en râlant de mécontentement. En passant à côté du corps, ils donnèrent un dernier coup de pied chacun au blond entrain d'agoniser par terre. Il pouvait enfin reprendre sa respiration calmement… Il recommença à rire, se moquant de lui-même cette fois. La première fois c'était pour se moquer de la bande, cette fois de lui… Une autre journée pourrit. Il n'avait vraiment pas eu de chance aujourd'hui. S'ils étaient beaucoup moins nombreux, il aurait peut-être pu se défendre, mais autant…impossible. Il se releva péniblement et marcha lentement jusque chez lui… Il avait mal. Mais là au moins, il pourrait se reposer, et peut-être, penser à panser ses blessures qui le faisaient tant souffrir.

"Inu" se dirigea vers son jardin secret. Son amie n'était pas encore arrivée. Elle avait un peu d'avance, comme d'habitude. Elle s'assit contre un arbre et attendit. Quelque minute, une petite fille rousse courut dans sa direction. Elle courrait vite. Ca ne l'étonnerait pas qu'elle tombe avant d'arriver. Elle se leva et attendit. Elle avait l'habitude. La petite rouquine sauta dans ses bras en rigolant et finit par s'asseoir par terre pour reprendre son souffle. Ses joues étaient légèrement rosit après l'effort physique. Elle n'arrêtait jamais de rire, tant mieux pour elle. Elle était heureuse. Elle raconta sa journée, comme d'habitude, et finit par lui demander après son long récit, coupée de friandise par-ci par-là, sa journée à elle. Il n'y avait rien à raconter. «Inu» lui raconta brièvement la journée de bagarre et d'indifférence qu'elle a eu en ce jour. Son amie paraissait choquée par la petite histoire. Pourquoi? Elle paraissait aussi un peu effrayée.

Fille: Et tu n'as rien fait?

Inu: Non.

Fille: Mais…pourquoi?

Inu: Je ne le connaissais pas.

Elle ne paraissait pas très contente de sa réponse. Elle se leva et mit ses poings sur les hanches, comme si elle allait…elle allait lui crier dessus. Et ce fut le cas.

Fille: Mais c'est méchant ça. Il faut aider les autres! C'est important! Même si tu ne le connais pas, tu sais très bien ce qu'il a pu ressentir de se faire frapper sans raison. Et ça, c'est une raison suffisante pour aller l'aider.

Inu: Si tu le dis…

La "délinquante" avait dit sa phrase de façon assez pensive. Elle venait de recevoir la morale de son amie. D'habitude, ce n'était pas la rousse, mais elle qui le faisait. C'était mal ce qu'elle avait fait? Ignorer quelqu'un était mal? Mais pourquoi ça? Pourtant…elle ne l'avait pas frappé et elle avait quand même mal agi? Le monde avait une étrange logique. Dès le début de la soirée, elle quitta son amie toujours aussi pensive. Elle réfléchissait à ses paroles… Comment réparer ses erreurs dans ce cas? Elle marcha dans la rue en pensant quand elle passa devant une pharmacie. Une pharmacie? Soudain, une idée lui vint à l'esprit et sa tête s'illumina. Elle fouilla dans ses poches pour voir si elle avait assez d'argent sur elle. Manque de chance, il ne lui restait plus grande chose. Bah, ce n'était rien, elle avait autre chose dans sa poche pour avoir ce qu'elle voulait.

Plus tard, elle courait dans la rue, un sac rempli de pansement et de désinfectant. Elle n'avait pas eu de mal pour savoir où habitait le jeune garçon. Tout le monde le savait et évitait d'aller là-bas. Il lui avait suffit de demander tout simplement. Là devant! Elle arriva enfin devant l'appartement. Elle monta les escaliers et toqua à la porte, tout en reprenant son souffle. Sa meilleure amie allait être fière d'elle cette fois. Elle ne la décevra plus jamais. Un homme vint lui ouvrir.

Inu: Excusez-moi monsieur. Est-ce qu'un petit blond de ma taille à peu près, blond aux yeux bleus et blessé habite ici?

Homme: Oui. Pourquoi?

Inu: Je lui apporte des médicaments.

Homme: C'est trop tard, je l'ai déjà soigné. Mais merci de ton attention jeune fille.

L'homme allait lui fermer la porte au nez mais elle entra avant. Celui-ci n'avait pas l'air très content de cela. En plus, elle n'avait pas retiré ses chaussures. Elle pénétra dans l'appartement et trouva le blond qu'elle cherchait. Dès qu'il la vu, il prit peur et chercha un endroit pour se cacher. Mais trop tard, elle était devant lui. Elle s'inclina et tendit le sac au garçon.

Inu: Tiens! Pardon de ne pas t'avoir défendu tout à l'heure. Excuse-moi.

Garçon: Euh…c'est rien…

Inu sourit et plaça le sac entre les mains du blond désorienté. Elle lui sourit une nouvelle fois et sortit en courant avant de se faire jeter par l'homme. L'air frais de la nuit lui faisait du bien… Elle continuait de sourire… Une bonne action de faite. Ce garçon…elle le connaissait… Elle était près de lui tout à l'heure mais elle n'avait pas bien vu son visage… Etrange… Il ne lui était pas étranger pourtant… Soudain, le visage de Naruto fit place dans son esprit… Des souvenirs… Elle venait de rêver de son passé…

Elle ouvrit doucement les yeux. Ca faisait longtemps qu'elle n'avait plus repensé à son passé. Depuis 10 ans déjà qu'elle n'y avait plus pensé…une larme coula.


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