Salut salut ! Ce chapitre est arrivé plus rapidement que le dernier, hein ? Ahhhh... Je suis si fière de moi !
Bref ! Réponse aux commentaires !
aakaraly-maariigul : Merci pour ton review ! Ouai, Makoto est adorable avec Kise ! Mais c'est normal : Notre blond a un super pouvoir d'apaisement ! /Rire/ Ouai, moi aussi j'adore Izuki ! C'est un perso trop top, mais malheureusement si peu exploité...
Pouika : Un Review très court ma foi ! Mais on s'en fou, ça me fait plaisir quand même xD Merci à toi de me lire, et voici la suite !
luce1999 : Oh, t'es trop gentille ! Je vais rougir ! Et s'il te plait... ARRETE DE PARLER DE SACRIFICE ! Tu me fais peur TTwTT
TERMINE ! Enjoy ! Bonne lecture !
Oh, en fait : Je pars deux semaines en vacances. Vous l'aurez donc compris : Pas de nouveau chapitre pendant ce temps ! Mais quand je reviendrais, vous en aurez un nouveau tout beau tout chaud !
Himuro et Kagami se connaissaient depuis des années. Ils étaient amis d'enfance. Et, d'aussi loin qu'il se souvenait, Tatsuya avait toujours été amoureux du rouge. Ou pas… ? A vrai dire, il ne savait pas très bien à partir de quand il avait commencé à l'aimer. Après tout, quand il avait réalisé ses sentiments envers le tigre, il ne s'était pas sentit différent d'auparavant.
Les deux adolescents avaient toujours été tactile l'un envers l'autre sans qu'aucune gêne ne soit présente. Se faire des câlins, se laver ensemble, dormir ensemble… C'était normal pour eux ! Même s'embrasser n'était pas dérangeant ! Ils l'avaient déjà fait à plusieurs reprises, lors des soirées ou bien quand ils devaient exécuter des paris. C'était amusant, limite avec une certaine innocence. Voir même une curiosité enfantine, dans le cas de Kagami. Après tout, ce dernier ni connaissait rien en relation. Himuro en avait donc quelque peu profité, sans pour autant tomber dans la perversion.
Le joueur de Yosen c'était fait une raison depuis le début et n'était jamais allé plus loin qu'un simple baiser. Défaitiste des le commencement, il n'avait jamais cherché à sortir avec son ami ni même à le faire tomber amoureux de lui. Il ne croyait pas se faire rejeté à cause de son sexe : Taiga était d'une grande ouverture d'esprit et d'une gentillesse sans limite. Fille ou garçon, peu l'importait du moment qu'il en était amoureux.
Non, en fait, Himuro était juste partit du fait que Kagami ne l'aimait pas. Tout simplement. Ne dite pas ce que je n'ai pas dit ! Tatsuya avait une grande estime de sois : Il se savait plutôt beau -sa popularité auprès des filles en était la preuve-, il était intelligent -se maintenant dans les meilleurs de sa classe-, était doué en sport -toi même tu sais ! - et était d'une agréable compagnie. Mais Taiga n'était pas tombé amoureux de lui.
Himuro savait la raison pour laquelle il n'attirait pas l'As de Seirin. Une raison toute simple : le rouge le voyait comme son frère, et uniquement comme ça.
C'est pour ça qu'il s'était mis en colère. C'est pour ça qu'il avait mit leurs bagues en jeu, leur relation en jeu. C'est pour ça qu'il l'avait défié, frappé, redéfié… et perdu. Mais Kagami n'avait pas rompu leur lien. Poussé par Kuroko, le rouge était venu lui parler. Tatsuya ne lui avait pas révélé ses vrais sentiments mais, ce jour-là, ils s'étaient réconciliés. Ils étaient redevenu frères. Et cela suffisait amplement au joueur de Yosen.
Alors… Comment s'était-il retrouvé là ?
« … Kuroko m'a dit… que tu avais besoin de conseil… de drague… », lui dit son interlocuteur avec gêne.
Le basketteur retint un rire devant le malaise de son camarade. Jamais il n'aurait cru que c'était lui, la personne pouvant l'aider à conquérir Kagami. C'était assez comique. Surtout que Himuro n'aurait jamais penser à lui.
« Exact, répondit-il. J'ai hâte d'entendre vos conseils... Kasamatsu-san ! »
Kasamatsu n'avait jamais été aussi mal à l'aise. Lorsque Kuroko lui avait demandé d'aider un de ses amis à draguer, le capitaine de Kaijo avait d'abord été récitant. Après tout, il n'y connaissait rien ! Ses seules références étaient les Otomes games ! Mais… l'Ombre savait se montrer persuasive. Alors le plus âgé avait finit par accepter. Et maintenant il était là, dans ce café, en face d'un Himuro qui semblait clairement amusé par la situation. Bordel… Pouvait-il avoir plus honte que ça ?
« J'ai hâte d'entendre vos conseils Kasamatsu-san ! »
Et bien sûr le joueur de Yosen en rajoutait une couche, un grand sourire aux lèvres ! Rhaaaaa… Le plus âgé aurait mieux de rester chez lui !
« Je… Ne sais pas vraiment ce que je pourrais conseiller… », répondit le troisième année.
Tatsuya haussa un sourcil, réellement surpris :
« Kuroko ne vous aurais pas appelés si vous ni connaissiez rien.
- … Je m'y connais un peu, mais pas dans la vraie vie.
- C'est à dire ? »
Yukio hésita. Devait-il révélé son secret à Himuro ? Certes celui-ci était quelqu'un de réservé. Mais pouvait-il avoir confiance ? Soupir… Aller. Au point où il en était…
« Je joue à des jeux de dragues… », avoua-t-il d'une toute petite voix.
Il retint son souffle. Voilà. Il l'avait dit. Maintenant, il attendait les moqueries… Mais rien ne vint.
« Oh, je vois ! », dit simplement le joueur de Yosen.
La capitaine de Kaijo releva les yeux, surpris. Il n'y avait aucune once d'amusement sur le visage du plus jeune. Au contraire, celui-ci était devenu plus sérieux. Voir même pensif.
« C'est donc pour ça que Kuroko m'a envoyé vous voir… Ceci explique beaucoup de chose !
- … Tu n'as pas l'air plus surpris que ça. »
Himuro lui sourit. Son habituel sourire léger, confiant et rassurant :
« Je le suis un peu. Mais je n'ai pas à juger les hobbies des autres. »
Il était le seul à ne pas avoir rit. Même Kuroko avait pouffé en apprenant qu'il aimait les Otomes Games ! Mais lui… Himuro Tatsuya… Rien. Pas le moindre rire. Pas la moindre blague. Juste du sérieux, du respect et de la compréhension.
« Cela ne vous dérange pas si je viens jouer à ces jeux chez vous ? Je n'ai pas de console chez moi. Demanda le première année.
- …. Viens quand tu veux ! répondit Kasamatsu en faisant son premier sourire de la soirée.
- Merci ! Alors… Mercredi ? »
Yukio hocha la tête.
« Encore une soirée ? grogna Aomine en regardant son portable.
- Je n'aurai jamais cru que Akashi aimait le loup-garou… », commenta Izuki qui regardait aussi le sien.
Les deux garçons étaient tranquillement dans le canapé, un match de basket étant diffusé, pendant que la mère du métisse faisait la cuisine.
Quelques heures plus tôt, Daiki était seul dans son appartement et avait reçut un appel de Kuroko lui annonçant que Shun avait disparut. En partant à sa recherche, l'As était tombé sur lui et l'avait invité à se réchauffer à l'intérieurement. Puis, lorsque sa mère était rentrée, celle-ci avait proposé au brun de rester manger. C'est ainsi que le meneur de Seirin s'était retrouvé à passer la soirée chez les Aomine ! Et là, alors qu'ils regardaient la télé, le capitaine de Rakuzan leur avait envoyé un sms -qui avait sûrement aussi été envoyé à toute la GM ainsi que Takao- leur disant qu'il les invitait chez lui mercredi, à 19h, pour jouer au Loup Garou.
« C'est chiant. Sûrement une idée de Kise », pesta le métisse en balançant nonchalamment son portable sur la table.
Izuki n'était pas de cet avis. Bien au contraire : il adorait ce jeu ! Alors cette soirée ne le dérangeait pas le moins du monde ! Et puis, avec la GM, ça pouvait sans aucun doute donner quelque chose de comique !
« Les garçons, venez manger ! », les appela madame Aomine.
Ils se levèrent et la rejoignirent dans la cuisine, prenant place à table tandis qu'un doux fumet se faisait sentir.
« Ça à l'air délicieux ! commenta l'aigle.
- Ca à surtout l'air plus comestible que la cuisine de Satsu, signala Daiki.
- Ne parle pas de la cuisine de Satsuki comme ça ! le gronda sa mère.
- Tu veux qu'on parle des gâteaux qu'elle t'a offerts et que tu as jeté en douce à la poubelle ? » demanda son fils.
Elle ne répondit pas, rougissant de honte avant de leur tourner le dos, commençant à préparer le dessert.
Shun rit doucement puis se mit à manger. Et, comme il l'avait prédit, ce fut délicieux ! Cette femme était un vrai cordon bleu ! Aomine sembla voir que cela lui plaisait car il sourit légèrement. Il se mit ensuite à manger à son tour.
« Ta sœur n'est pas là ? demanda Izuki.
- Nop. Elle est chez une pote.
- Et ton père ? »
Il eu un silence. Le meneur sentit l'ambiance s'alourdir. Avait-il dit une bêtise ?
« Tetsu t'a pas dit ? s'étonna l'As.
- … Non ?
- Mon père est mort. »
Ah merde… La culpabilité s'empara du plus âgé. Il était pas au courant de ça ! Pourquoi Kuroko ne l'avait-il pas prévenu ?!
« Bon, cessons de parler de ça ! les coupa la mère du bleu. Daiki, tu embarrasse notre invité !
- Mais j'ai rien fait ! », gémit de frustration Aomine.
La sonnerie retentit, stoppant leur début de dispute. La femme quitta la pièce pour aller ouvrir, et l'As blêmit lorsqu'il entendit une voix tout à faire familière dans l'entrée :
« Ohayo Aomine-san ! Est-ce que Dai-chan est là ?
- Bien sûr Satsuki ! répondit la femme. Dans la cuisine avec un ami ! »
Les pas se rapprochèrent et se fut un Momoï pleine de gaieté qui pénétra dans la cuisine. Elle ne cacha pas sa surprise quand elle aperçut Izuki mais repris son sourire :
« Bonjour Izuki-kun !
- Bonjour Momoï ! salua à son tour le brun.
- Oï, Satsu ! grogna le bleu. T'arrête de t'incruster ?
- Méchant Dai-chan ! bouda la rose en tirant la langue. Mes parents ne sont pas là ce soir et je ne voulais pas être toute seule !
- Reste autant que tu veux Satsuki ! sourit la mère d'Aomine en les rejoignant. Tu es toujours la bienvenue ! »
La manageuse la remercia et pris à son tour place à table. Mais elle ne mangea pas, aillant déjà diner chez elle.
Peu de temps après, une fois le repas terminé, les adolescents se rendirent dans la chambre du métisse. Celle-ci était autant en bordel que d'habitude, mais les deux invités avaient l'habitude maintenant.
Sans aucune gêne, la jeune fille sauta sur le lit tandis que le joueur de Seirin prenait place au bureau. Aomine s'assit simplement par terre, contre son lit.
« Eh, on est d'accord que Mukkun est totalement à fond sur Takao-kun ? demanda la rose.
- T'es yeux pétilles Momoï… commenta Izuki.
- Tu retournes de nouveau dans tes délires Yaoi ! » pesta Daiki déjà lassé.
Elle gonfla les joues en se redressant :
« Eh, le Yaoi c'est le bien ! »
Puis, prenant une expression plus sérieuse, elle ajouta :
« Je ne délire pas ! Mukkun semble vraiment amoureux ! Lorsqu'il est avec Takao-kun, c'est à peine s'il mange !
- T'es sûr qu'il n'est pas malade ? », demanda le métisse.
Son amie d'enfance le frappa :
« Sois un peu sérieux, Ao !
- EH ! »
Izuki pouffa de rire. Il se mit ensuite à réfléchir : Il est vrai que le faucon et l'As de Yosen étaient assez proche depuis quelques temps. Sans parler de la question que Murasakibara avait posé à Midorima : « Est-ce que Cacao est célibataire ? ». Cela voulait tout dire !
« Ça peut marcher… commenta-t-il.
- Tu ne vas pas t'y mettre aussi ?! s'exclama Daiki.
- Et que diriez-vous de Himuro et Haizaki ? proposa Momoï.
- HEIN ?! s'étouffa le bleu.
- Maintenant qu'ils sont réconciliés, ça peut le faire ! D'anciens ennemis qui tombent amoureux l'un de l'autre !
- Alors… Pourquoi pas Kise et Haizaki plutôt ? », proposa à son tour Izuki.
Aomine attrapa un oreiller et cacha son visage dedans, commençant sérieusement à désespérer, tandis que les deux autres se mettaient à rire.
« On peut essayer de tous les caser ! s'émoustilla la manageuse.
- Tu veux jouer les entremetteuses ? demanda Shun.
- J'ai dit ON. Pas JE !
- Hors de question que j'aide ! s'écria Daiki.
- Ta participation est obligatoire Dai-chan ! »
Le métisse refusa une nouvelle fois et, pour appuyer sa réponse, balança son oreiller dans la tête de son amie. Celle-ci ne parvint pas à esquiver et lâcha un cri tout en retombant sur le lit. Elle se redressa, énervée, et balança à son tour l'oreiller. Mais Aomine esquiva et c'est le joueur de Seirin qui se le prit en pleine face. S'en suivit une bataille d'oreiller où l'As fut pris pour cible.
Murasakibara écouta avec frustration la sonnerie retentir. Lorsque le répondeur se fit entendre, il grogna et raccrocha puis balança son téléphone plus loin. C'était la première fois que Himuro ne lui répondait pas, et c'était pile le jour où il avait besoin de lui !
… Non, en fait, Atsuchi avait tout le temps besoin de lui. Le grand violet était tellement immature et irresponsable que son coéquipier devait jouer les baby-sitter H24. Mais cela revenait au même ! Actuellement, Murasakibara avait besoin d'aide et Tatsuya ne lui répondait pas ! Alors, que faire ?
Une brillante idée lui vint : Pourquoi ne pas demander à Akashi ? … Non. Celui-ci était occupé ce soir. Alors… Demander à Midorima ? Mouai… Trop sérieux et ennuyeux. Izuki ? Ça aurait été sympas. Dommage que l'As de Yosen n'ai pas son numéro.
Il soupira et se laissa tomber sur son lit, mangeant son énième paquet de chips. Puis il eu une illumination : Takao. Le faucon semblait bien plus doué que lui, était de compagnie aussi agréable que Himuro et Murasakibara avait son numéro ! C'était parfait !
Le violet se releva donc et récupéra son portable. La sonnerie retentit. Une fois… Deux fois…
« Hello ! s'exclama joyeusement Kazunari.
- 'jour Cacao… salua Atsuchi.
- Salut Atsu-chan ! Comment ça va ?
- Pas bien… J'ai besoin d'aide… »
Le joueur de Shutoku s'inquiéta :
« Qu'est-ce qui se passe ?
- J'ai pas finis mon devoir de chimie. Et j'ai plus à manger. »
Silence…. Puis le brun explosa de rire :
« Tu es sûr de vouloir me faire confiance pour la chimie ?
- Oui, répondit le violet qui ne comprenait pas son hilarité. Et j'ai faim…
- Il n'y a pas de supérette près de chez toi ?
- Si, mais elle est fermée.
- D'accord, d'accord ! J'arrive !
- Merci. »
Il raccrocha. Takao allait venir chez lui et cela le rendait étrangement heureux.
Akashi pianotait sur son ordinateur, pensif. Quelque chose n'allait pas. Quelque chose clochait. Enfin… Plusieurs choses. Et le capitaine de Rakuzan devait les régler tout en s'occupant d'autres affaires.
Qui avait-il au programme ? Résumons : Izuki avait perdu sa vision d'aigle. Comment ? Seijuro l'ignorait. Mais Kuroko comptait sur lui pour la ramener. Seulement, le comportement du meneur de Seirin était étrange. Akashi pouvait presque croire qu'il ne voulait pas récupérer sa vision.
Ensuite ; Murasakibara et Midorima semblaient différent depuis quelques jours. Le rouge avait déjà une petite idée du pourquoi du comment : Pour le violet, il était clair que ça avait un rapport avec Takao. Et pour le vert, c'était quelque chose qui se passait à son stage. L'ancien capitaine de Teiko allait devoir mener l'enquête.
Venait le dernier problème : Imayoshi. Celui-ci avait violé Haizaki et Akashi ne pourrait jamais lui pardonner. Mais, pour la première fois de sa vie, le rouge hésitait à se venger. Au départ, il pensait que le troisième année s'en était pris à Shougo seulement pour prouver sa supériorité. Mais après réflexion, Seijuro en était venu à cette conclusion : Le capitaine de Tôô était un enfoiré, mais pas à ce point. Alors qu'est-ce qui l'avait poussé à faire ça ? Le rouge n'en savait rien, mais le regard inquiet que lui avait lancé Hanamiya le perturbait. Il savait très bien que le serpent et l'araignée étaient proche, malgré leurs engueulades. Ainsi, Akashi en était persuadé, l'inquiétude de Makoto était tournée vers Shouichi. Mais qu'arrivait-il à ce stupide troisième année à lunette ?
Le capitaine de Rakuzan soupira. Avant, il était absolu. Maintenant, il l'était un peu moins… C'était embêtant mais il devait faire avec. Et puis… Depuis la fin de la Winter Cup, il voulait reformer les liens avec la GM. Ainsi, Izuki avait été une bonne excuse pour tous les réunir. D'ailleurs, Akashi devait réfléchir à la soirée de Mercredi. Comme l'avait proposé Kise et Takao, il avait prévu un Loup-garou. Mais peut être devait-il prévoir d'autre jeu ? En faisant des recherches sur le net, il avait eu quelques idées. Il avait hâte de voir ce que ça donnerait !
Quand Takao arriva, deux sacs de courses dans les mains, il était essoufflé. Il s'était dépêché autant qu'il pouvait, ayant faillit manquer le dernier train en direction de Akita, et avait courut jusqu'à la maison de Murasakibara -galérant au passage pour la trouvé car il ne connaissait pas la ville-
C'est donc avec soulagement qu'il arriva devant la bâtisse et sonna. D'après ce qu'il avait compris, Atsuchi était seul chez lui ce soir. Dommage. Le faucon aurait bien aimé voir à quoi ressemblait sa famille !
« Cacao… ! », s'exclama le violet en lui ouvrant.
Ses yeux s'illuminèrent à la vue des sacs de courses et, comme une prière silencieuse, son ventre gargouilla. Un rire échappa au brun qui se permit d'entrer, un grand sourire aux lèvres :
« Hello ! Désolé pour l'intrusion ! »
Il enleva ses chaussures tout en regardant curieusement autour de lui, détaillant la maison avec un grand intérêt. Murasakibara, lui, était parvenu à lui piquer ses sacs et regardait maintenant ce qu'il avait acheté. Il était aux anges : Des gateaux, des gateaux, et encore des gateaux !
Sans attendre, il attrapa un paquet et commença à le dévorer.
« Bon, si on s'occupait de ce devoir ? », demanda le joueur de Shutoku.
Le plus grand hocha la tête et se dirigea à l'étage, suivit du brun. Celui, tout en montant, quitta son manteau et son bonnet qu'il posa ensuite dans la chambre de violet. Ils s'installèrent ensuite par terre, à la table basse. Takao se mit à lire l'énoncer du problème. Ça allait, s'était dans ses cordes ! Pas comme cette expérience qui avait mal tourné !
« Qu'est-ce que tu as déjà fait ? demanda-t-il à son camarade.
- Rien.
- … Rien ?
- Oui. Parce que j'ai rien compris. »
Le faucon eu un immense sourire : pour une fois ce que n'était pas lui l'idiot ! Il allait bien pouvoir se la jouer !
« Tu vas voir, c'est très simple ! »
…. Très simple. Ouai…. Après trois quarts d'heure, il ne le pensait plus du tout.
« Attend, je suis sûr que c'est ça ! », grogna Kazunari en griffonnent une formule.
Mais non. Toujours pas. Il avait fait un milliard de tentatives, mais il ne parvenait toujours pas au bon résultat. Et, juste à côté de lui, Murasakibara l'observait en silence, grignotant tranquillement. Heureusement que Midorima n'était pas là, sinon il aurait vraiment été mort de honte !
« Cacao ne comprend pas non plus ? demanda innocemment Atsuchi.
- Je comprends très bien ! », bouda le faucon.
Il griffonna d'autres formules, maugréant des choses incompréhensibles. Un sourire amusé étira les lèvres du violet : c'était la première fois qu'il voyait Kazunari ainsi, et c'était assez drôle. Il termina un énième paquet de gâteau et en commença un autre, continuant de mater le brun. Celui-ci, regard fixé sur la feuille, faisait une moue adorable. Murasakibara cessa de manger.
« … Cacao ? demanda-t-il.
- Mm ... ?
- Tu es célibataire ? »
… Whaaaaat ? Takao en lâcha son stylo. Il se tourna vers Atsuchi, totalement surpris. C'était quoi cette question ? Et pourquoi le violet le regardait si sérieusement ? Si… bestialement ? Un frisson le parcourut. Il avait l'impression d'être une proie en face de son prédateur !
« Eu... Je… Oui, pourquoi ?
- Ca m'énerverait que Cacao est une copine », répondit simplement le plus grand.
Puis il se remit à manger comme si de rien était. Le joueur de shutoku, totalement déstabilisé, continua de le regarder, incapable de se reconcentrer sur le devoir. Comment ça, énerver ? Pourquoi il s'énerverait ? Pourquoi il lui disait ça tout à coup ?
Murasakibara sembla subitement se rappeler de quelque chose :
« Je n'ai pas de futon. »
Takao cligna des yeux une fois, deux fois… et…
« Pourquoi un futon... ? demanda-t-il.
- Ben tu dors là ce soir. »
Le brun resta figé… Jusqu'à s'écrier :
« Hein ? Pourquoi ?!
- Ben… C'est ce qu'on avait prévu.
- Mais non ! Tu m'as juste demandé de venir t'aider !
- Mais il n'y a plus de train pour Tokyo jusqu'à demain. »
Oui. Kazunari le savait ! Il avait d'ailleurs prévu de rentrer à pied ! Mais… Si le joueur de Yosen lui proposait de rester, il n'allait pas dire non. Surtout que Tokyo était vraiment loin, en particulier à pied…
Mais il venait de lui demander s'il était célibataire ! Et il n'avait pas de futon ! Alors... Ils… Ils allaient dormir ensemble ? Le faucon n'osa pas le demander, se reconcentrant comme il pouvait sur le devoir…
Après plusieurs heures, il dût malheureusement s'avouer vaincu. Ce devoir était vraiment trop difficile. Murasakibara ne lui en voulut pas. Après tout, il avait ses gâteaux. C'était largement suffisant.
Comme la première fois où ils avaient dormi ensemble, Atsuchi se mit torse nu… mais enleva aussi son pantalon, se retrouvant en boxer ! Takao se sentit rougir et lui tourna bêtement le dos, embarrassé. Sans un mot, il dût se résoudre à l'imiter, n'ayant pas de pyjama.
Le violet se glissa dans son lit, un énième paquet de gâteau dans les mains, et Kazunari fit timidement de même. La seule source de lumière était maintenant la lampe de chevet que Atsuchi gardait allumée le temps de manger. Le faucon, mal à l'aise, faisait dos à son camarade et avait fermé les yeux, tentant de s'endormir.
Le lit du violet était assez grand pour les accueillir tout les deux, mais aussi petit au point qu'ils se touchent même sans le vouloir.
Enfin, après plusieurs minutes, l'As finit par poser son paquet vide sur le sol puis éteint la lampe. Il n'y eu plus un bruit, si on exceptait la respiration des deux garçons. Mais cela ne dura pas longtemps :
« Cacao ? demanda Atsuchi.
- … Oui ?
- Je veux un câlin. »
Le brun piqua un far. Pourquoi fallait-il que le violet soit aussi direct ? Et aussi… aussi… aussi peu pudique ?
Devant son manque de réponse, le géant se mit à bouder. Il insista :
« Cacao ! »
Sa voix fit frissonner Takao, qui soupira et se retourna vers Murasakibara :
« Ok, ok ! »
L'As, satisfait, l'enlaça alors. Assez brusquement, mais l'étreinte se fit ensuite plus douce. Une légère odeur de sucrée se dégageait du violet. Le faucon se surprit à apprécier ça. Il se serra un peu plus contre son camarade, les battements de son coeur ayant accélérer, tout comme sa respiration.
Une main glissa dans ses cheveux. Il frémit.
« Tu as les cheveux doux… », commenta Atsuchi.
Takao n'osa pas répondre tant cette situation semblait irréelle.
« Cacao... »
Le brun leva doucement ses yeux vers ceux de l'autre basketteur. Son coeur loupa un battement. Malgré l'obscurité, il pouvait clairement lire l'envie dans le regard du violet. Une envie qui les consumait tout les deux…
Kazunari retint son souffle, ne coupant pas l'échange visuel. Et … Les lèvres de l'As vinrent rencontrer les siennes. Ce fut d'abord un baiser timide, curieux… Une découverte. Puis le faucon se retrouva plaquer sur le matelas, le géant au-dessus de lui le dominant de toute sa hauteur.
Atsuchi dominait clairement, dévorant avidement les lèvres du brun, le laissant à peine respirer. Tout en contrôlant le baiser, il lui caressait aussi les cheveux, puis le cou, le torse, les hanches… Leurs langues se rencontrèrent. Takao lâcha un couinement en sentant sa bouche se faire ainsi prendre d'assaut. Le corps en feu, ses mains s'accrochaient aux épaules du mauve…
Ils finirent par se séparer. Chaud, essoufflé, Kazunari reprenait sa respiration comme il pouvait, le regard fiévreux, son coeur prêt à exploser… Murasakibara semblait dans le même état. Ils ne se lâchaient plus du regard. Ils laissèrent les minutes filer, reprenant leur calme, profitant à nouveau du silence ainsi que de la fraicheur de la pièce. Puis il se ré embrassèrent, bien plus tendrement cette fois-ci.
Le lendemain, mardi, Izuki se trouvait dans le bus en direction de Seirin. Très franchement, il était… Mal. Vraiment mal. Se trouvant dans la même classe que Riko et Hyuuga, il était tout bonnement impossible qu'il ne les croise pas. Et, au vu de la dispute de la veille, ce n'était pas sûr qu'ils discutent bien gentiment.
Il soupira. Il s'était considérablement rapproché de la GM et de Takao, mais il s'était aussi beaucoup éloigné de son équipe. Cependant... était-ce vraiment mal ?
Depuis le match contre Yosen, Shun ne se sentait plus à sa place à Seirin. Il ne se sentait plus capable de jouer au basket. Mais avec la GM, il se sentait bien. Il se sentait vivant. Il était complimenté sur sa façon de jouer, sur ses vraies qualités, et non pas sur sa vision d'aigle. C'était aussi comme ça lorsqu'il avait créé le club de basket avec Aida, Jumpei et Teppei. Il n'y avait pas de « don » ou de « pouvoir » ou autre… Juste… Juste des ados normaux jouant à un sport. Mais Izuki avait vite été frappé par la réalité.
Déjà, il y avait eu l'écart qui s'était creusé entre lui et les deux autres garçons de l'équipe. Kyoshi était le pivot. Le plus fort d'entre eux. Il avait considérablement gagné en puissance et, lorsqu'il s'était blessé au genoux, il avait été une immense perte. Puis, après leur défaite et leur élimination du tournoi, Hyuga était devenu un As des tirs à trois points. Puis Koganei et Mitobe se débrouillaient très bien, tout comme Tsuchida. Ne restait plus que lui, Izuki. Un garçon… Totalement banal. Pas nul, mais pas fort non plus. Dans la moyenne. N'ayant pas de réel spécialité, contrairement à ses camarades. Chacun parvenait à se démarquer, sauf lui… Alors il avait entrainé sa vue. Si son corps ne lui permettait pas d'être utile, il se servirait de ses yeux !
Ainsi était né sa vision d'aigle…
« Tiens, si c'est pas le senpai de Tetsuya ! », l'interpella une voix.
Sortit de ses pensées, le meneur se retourna... et tomba nez à nez avec Haizaki.
« Ah... eu... Bonjour, Haizaki, salua l'ainé.
- Salut.
- Qu'est-ce que tu fais à Tokyo.. ?
- Je vais à la salle d'arcade. Elle était fermée hier.
- … Tu n'as pas cours ?
- Je sèche. »
Ah. D'accord. C'est vrai qu'on parlait de Haizaki Shougo. Ce n'était donc pas vraiment surprenant.
Izuki soupira. Il y avait des fois où il voulait ressembler aux types comme lui, vivant comme il le souhaitait sans s'inquiéter des conséquences. Au moins, cela lui éviterai de croiser ses deux coéquipiers aujourd'hui…
Le bus s'arrêta. Le première année fit un signe de main à Shun puis descendit.
Le plus âgé resta bloqué pendant une fraction de seconde. Sécher, hein… ? Il ne l'avait jamais fait. Il était trop bien élevé. Trop limité par les conséquences.
Il resta silencieux. Les portes commencèrent à se fermer.
...Au diable les conséquences ! Il sortit du bus, manquant de peu de toucher les portes.
« Attends ! » s'écria-t-il.
Haizaki, qui avait déjà avancé, s'arrêta et se tourna vers lui, haussant un sourcil surpris. Le meneur le rattrapa :
« Je peux venir ?
- … On sèche, senpai ? » ricana l'As.
Shun lui tira la langue, Shougo lâcha un rire, puis ils se sourirent et partirent en direction de la salle d'arcade.
« Tout va bien Atsuchi ?
- Mm... »
Himuro resta sceptique. Certes, le grand violet n'avait jamais été très bavard. Mais là, deux raisons poussaient le brun à s'inquiéter : Déjà, le plus grand l'avait appelé la veille. Malheureusement, Tatsuya ne lui avait pas répondu, ayant éteint son téléphone. Du coup, ce matin, Murasakibara aurait dû lui faire la tête. Mais… Non. C'est comme s'il avait oublié qu'il avait tenté de le joindre ! Et, plus étrange encore : Le violet ne mangeait pas.
Il s'était clairement passé quelque chose, et Himuro se demandait quoi. Mais il ne voulait pas paraître trop curieux. Après tout, si son ami ne lui en parlait pas, c'est que ça ne le regardait pas.
« Muro-shin… ? demanda alors Atsuchi.
- Oui ?
- Je me sens bizarre. »
Tatsuya s'arrêta, fronçant les sourcils. Bizarre ? Il commença à s'inquiéter :
« Tu es malade ?
- … Je ne sais pas.
- Qu'est-ce que tu ressens exactement ?
- Je suis triste. Je n'ai pas faim. Je veux voir Cacao... »
C'était un euphémisme de dire que Himuro était surpris ! Son coéquipier souhaitait voir Takao ? Lui qui, habituellement, ne voulait voir personne et manger tranquillement ?
Cependant, il est vrai qu'après réflexion, ces deux là avaient semblé vraiment proche samedi soir. Un doux sourire étira les lèvres de Tatsuya :
« Qu'est-ce que tu ressens lorsque tu penses à Takao ? Et quand tu es avec lui ? »
Murasakibara se mit à réfléchir :
« Je suis content. J'ai envie de le regarder et de l'écouter parler et de le toucher... J'aime bien son sourire. Et puis il me donne à manger, comme Muro-shin… »
Le sourire de Himuro s'était agrandit tandis qu'il avait été attendrit par les paroles de l'As. Maintenant, il en était sûr :
« Atsuchi.. Il semblerait que tu sois amoureux. »
Le violet le regarda, surpris à son tour. Il plongea ensuite dans ses pensées, penchant la tête sur le côté comme un enfant, puis un petit sourire étira ses lèvres et il répéta :
« Je suis amoureux... »
La journée passa à une vitesse folle pour Izuki et Haizaki. Ils étaient restés toute la journée à la salle d'arcade, n'ayant fait une pause que pour manger. Ils avaient joué l'un contre l'autre – 56 victoires pour Shougo, 43 pour Shun et 28 matchs nul- et avaient aussi joué contre des inconnus qu'ils avaient éclatés.
Maintenant assit sur un banc, ils buvaient tout en discutant de tout et de rien, riant par moment. Ils s'étaient découvert de nombreux points communs, notamment leur amour pour la musique. Le plus âgé avait été surpris lorsque Haizaki lui avait révélé jouer de la flûte traversière. Il est vrai que le première année n'avait pas du tout le profil type ! Mais il était mal placé pour juger.
« On devrait se faire un duo ! Toi au piano, moi à la flûte ! proposa l'As.
- Ouai, ça pourrait être sympas !
- Mais pas un mot aux autres ! »
Izuki s'étonna :
« Ben pourquoi ?
- Ils vont se foutre de moi ! Surtout cet abruti de Daiki ! »
Décidément, ces deux là ne s'entendaient pas… Shun se retint cependant de faire tout commentaire. Il sirota simplement sa bouteille d'eau. Cette journée avait été super ! Il avait complètement oublié ses soucis et s'était éclaté dans limite ! Quand il le voulait, Haizaki pouvait être de très bonne compagnie ! Le meneur comprenait mieux pourquoi Kuroko l'appréciait.
Une sonnerie retentit. Le joueur de Seirin réalisa que c'était son portable. Il soupira… C'était sans aucun doute Riko ou Hyuga qui se demandaient pourquoi il était absent. Ou bien Tetsuya.
Il prit son téléphone dans le but de raccroché mais son regard tomba sur le nom du contact…. Et il se figea, écarquillant les yeux. Il se leva subitement, ne faisant pas attention à la mine surprise de Shougo, et décrocha en vitesse.
« Allo ? », dit-il.
Haizaki remarqua tout de suite que sa voix avait faiblit. De plus, avec plus d'attention, il s'aperçut que l'ainé tremblait.
« .. Qu… Quoi… ? bégaya Shun. Mais…. Tu es à la maison… ? »
Sa voix s'était fait encore plus basse. Il semblait au bord des larmes.
« J'arrive... », hoqueta-t-il.
Nerveusement, il raccrocha et attrapa son sac. Son visage était pâle.
« Eh, il se passe quoi ? », demanda l'As en fronçant les sourcils.
- R... Rien… balbutia Izuki. Juste… Le lycée a appelé chez moi. Pour mon absence... Alors il faut que je rentre... »
Il n'en dit pas plus et partit précipitamment, paniqué. Shougo resta sceptique. Même pas un « au revoir » ? De la part de quelqu'un d'aussi polie que Shun, c'était surprenant. Sa famille était-elle si sévère que ça pour le mettre dans un état pareil ?
Une pointe d'inquiétude montra le bout de son nez. Haizaki aimait bien l'aigle. Ce dernier était vachement sympa, respectueux et amusant et, aujourd'hui, ils s'étaient éclatés ! En plus, s'était un sempaï et ami de Kuroko. Il était donc normal pour Shougo de réagir !
Il sortit son portable et composa un numéro. Les tonalités se firent entendre, puis…
« Bonjour, Haizaki-kun, le salua l'ombre de Seirin.
- 'Lut Tetsuya. Tu connais la famille de Shun ? »
Le bleuté eu un temps de réflexion puis répondit :
« Non. Je ne l'ai jamais vu et je n'en ai jamais entendu parler.
- Ben elle à l'air flippante.
- C'est à dire ? Tu étais avec Shun-kun aujourd'hui ?
- Ouai. Et là, il vient de recevoir un appel de chez lui. Apparemment, le lycée à appelé sa famille pour la prévenir de son absence. Et crois-moi… Il avait vraiment l'air de flippé. J'ai cru qu'il allait même pleurer ! »
Kuroko ne dit rien pendant quelques minutes, assimilant ce que lui avait dit son camarade. Enfin, sa voix se fit de nouveau entendre. Une voix emplie d'inquiétude et d'appréhension :
« Pourrais-tu tout me raconter en détails s'il te plait ? »
Haizaki ne se le fit pas dire deux fois et conta à Tetsuya ce qui venait d'arriver...
