Voici donc mon nouveau chapitre. Désolé du temps ma vie hors écriture est un peu sous haute volte, bref désolé aussi pour les fautes malheureusement je n'ai plus de correctrices et mon correcteur en chef à ses épreuves qui arrivent sous peu donc il doit réviser.
Pour répondre à Loloe : Merci pour les compliments, je suis désolé si le temps entre les chapitres sont vraiment long mais je poste un peu quand je peux et oui ma fiction continue sinon je ne l'aurais jamais poster malheureusement, je n'ai pas eu la bonne idée de poster cette fiction une fois que j'avais tous les chapitres d'écris et donc je les écrits au fur et à mesure lorsque j'ai un moment de temps.
Voilà mesdames et messieurs s'il y en a. Je vous souhaite une très bonne fin d'année et j'espère que ce chapitre vous plaieras. On se revoit l'année prochaine avec un nouveau chapitre (déjà en word que je dois juste pofiner)
Chapitre douze : Réunion et décision.
PDV Bella.
John s'approcha vers moi à grand pas et me déclara de but en blanc, d'une voix grave.
- Bella, il faut qu'on parle. C'est important. Tous ensembles. Dit-il en regardant les autres acteurs et moi-même.
- Bien. Si tu le dis. répondis-je, pas du tout rassurée par le ton de sa voix.
Il nous entraîna à l'arrière du plateau, là où se tenait une tente, où il y avait l'équipe technique, dans laquelle on venait de dresser une grande table. Tous les acteurs principaux nous suivaient et s'installèrent à notre suite. John attendis que tout le monde se soit assis et qu'il n'y ait plus de bruit avant de prendre la parole.
- Bien, comme vous vous en rendez-compte, nous avons déjà fait une semaine et demi de tournage et encore aucune scène de bonne. Et on n'en est qu'à la première ! On ne sera jamais prêt pour l'été si on continue ainsi. « Obsession », le best-seller le plus vendu et lu, deviendra bientôt « Obsession » le film qu'on a jamais su tourner ! dit-il avec un rire faux. Cela a assez duré. Reprit-il plus sérieux. Ne faisons pas honte à son auteur et surtout, on perd de l'argent et du temps.
Un silence planait dans la tente, tout le monde était très occupé à écouter avec sérieux les propos du réalisateur… Tout le monde, sauf cette garce de Tanya qui essayait de passer son temps à attirer l'attention d'Edward. Et cela commençait à m'énerver royalement. Mais bordel, on parlait de mon livre qu'on est en train de discréditer et tout cela à cause de cette putain d'actrice qui n'en fait qu'à sa tête !
- J'ai pris le temps d'y réfléchir. Tellement de temps que je suis même retourné à Los Angeles pour parler avec la maison. Et la production est tout à fait d'accord avec moi. On n'a plus trente-six milles solutions. Dit-il en tournant un regard noir sur Tanya qui le regardait en retour d'une innocence feinte avant qu'il ne prenne une gorgée d'eau. Tanya… Certes, nous ne pouvons pas te virer mais nous pouvons te rétrograder.
- Pardon ? Me rétrograder ? demanda-t-elle avec une pointe de colère dans la voix.
- Oui, parce qu'une actrice digne de ce nom se rappellerai par cœur d'un texte qu'elle a appris il y a deux jours et non d'un contrat signé il y a trois mois de cela ! C'est exactement le contraire que tu fais ! dit-il, s'énervant petit à petit avant de se pincer le nez et de dire calmement. Tu ne vas plus avoir le rôle principal, mais un rôle de second plan, voir même carrément inexistant.
Vous ne pouviez pas savoir à quel point j'étais heureuse à ce moment. En effet, John venait de dire tout ce que j'avais sur le cœur depuis le début du tournage. Cette fille de pute – et pardonnez-moi mon vocabulaire mais c'est vrai – n'a rien fait de correct. A part planer très haut dans le soleil et se brûler les ailes comme Icare. Et je souriais en la regardant bouillonner de colère, sachant très bien qu'elle perdait pour le moment.
- Cependant, il faudra te remplacer. Dit John à Tanya sans la regarder elle, mais moi. Et il y a une seule personne directe et déjà présente qui se glisse le mieux dans la peau d'Alyssa. Et… dit-il en prenant une grande inspiration. Il s'agit de toi, Bella.
- Qu… QUOI ? Dis-je, me levant devant le visage ébahi de tout le monde de la salle qui ne s'attendait pas à cela, hormis les producteurs.
- Ecoute-moi, je t'en prie, Bella. Tu prendras ta décision après.
Mais j'avais déjà pris ma décision. Je ne disais rien, mais ma tête faisait déjà non toute seule, malgré que j'aie envie de l'écouter. Cela ne pouvait pas se faire. Pour la simple raison que je ne suis pas actrice, mais écrivain. Le seul talent que j'ai, c'est d'écrire, pas de jouer. C'est déjà le problème majeur auquel on se heurtait.
- Bella, je ne vais pas aller chercher bien loin pour te prouver que c'est bien toi. Dit-il comme s'il avait lu dans mes pensées. Durant tes démonstrations pour Tanya, nous t'avons filmé. Et la prise était la bonne dès la première fois. Enchaîna-t-il en me voyant ouvrir la bouche et m'interrompre de la main. Attends, veux-tu, que j'ai terminé ? Même les producteurs de la maison sont d'accord avec moi. Tu es naturelle, brillante… Tu te mets dans la peau du personnage directement, comparé à certaines… dit-il en fusillant Tanya du regard qui détourna la tête, effrontée qu'elle était. Et en plus, tu es fluide. On dirait que tu baignes dans ton corps. Tu es faite pour cela. Et puis… Sans toi, le film ne se fera pas. J'aurais aimé une autre solution, mais je n'en vois pas d'autre. Dit-il en me regardant avec un regard qui disait tout sauf ce qu'il venait de dire.
- Non… Non. Non, je ne peux pas. Je ne suis pas actrice comparée à Tanya Denali. Je suis juste une putain d'auteur qui a eu une putain de chance avec son bouquin, c'est tout.
- Je ne pense aucune des deux choses que tu viens de dire, Bella. Tu es une actrice non dévoilée, bien plus douée que Tanya. Et je dirais même que tu as beaucoup de talent. Et non, tu n'es pas une putain d'auteur qui a charmé son public avec des putains de romans à l'eau de rose, si tu le prends ainsi ! dit-il en s'énervant avant de se rasseoir, se calmant car il me faisait peur. De toute façon, la caméra ne ment jamais. Tu rayonnes avec elle. Tu joues avec elle sans en avoir conscience. C'est extrêmement remarquable, et je ne suis pas le seul à le dire. Dit-il avec un sourire complice aux autres acteurs qui ne me passaient pas inaperçu.
- Alors, vous avez tous eu une hallucination. Je ne suis pas actrice, je ne suis rien du tout ! Dis-je ne hurlant la fin de ma phrase
Je prenais mon visage dans les mains, secouant la tête, ne pouvant pas croire ce qu'il se passait. Et il était fort probable que je sois dans un rêve. Oui, c'est ça, je rêvais. Ou plutôt je cauchemardais. Je pris mon bras, remontais le tissus qui était dessus et me pinçais à m'en faire mal en fermant les yeux. Je les rouvris et me trouvais toujours devant John. Putain, ce n'était pas un rêve, c'était un cauchemar réel !
- Pour une fois, je suis d'accord avec elle. Dit Tanya d'une voix remplie de venin alors qu'elle souriait. Elle n'est rien. Et ce n'est que de la chance qu'elle a eu.
- Mais, putain, ta GUEULE ! hurla John, sortant de son siège pour aller se mettre près de Tanya en la faisant reculer sur sa chaise si bien que, si elle ne faisait pas sur elle, c'était bien. Si vraiment, elle n'était rien, tu réussirais cette scène du premier coup comme elle l'a fait, pas comme toi !
- Je… Je suis désolée… dis-je en commençant à sentir ma tête tourner. Mais je dois sortir…
Je me levais en renversant ma chaise, qui tomba d'en un bruit sourd. Quelqu'un m'appela mais les sons avaient du mal à traverser le bourdonnement que mes oreilles entendaient. Je ne trouvais pas ma respiration mais je commençais à courir cherchant par la même occasion une libération.
Quelques arbres défilèrent dans mon champ de vision mais je n'observais qu'un point imaginaire en face de moi que je devais absolument atteindre. Je crois qu'en définition, je faisais une crise de panique. Je sentais mon cœur battre la chamade, ma gorge me faisait mal car j'essayais de trouvé de l'air à grande goulée malheureusement, je n'arrivais qu'a aspiré que quelques petits filets de souffle qui ne remplissais pas mes poumons vidé et qui aspirais à se remplir.
A bout de souffle, de force et d'espoir, je m'écroulais à terre et réussi à m'appuyer contre un arbre. Mes larmes coulaient sur mon visage tant j'étais en panique. Je continuais à chercher l'air en essayant de me calmer mais rien ne marchait au contraire c'était pire, je voyais des point danser devant mes yeux, la nausée montait et je respirais de plus en plus mal. Je ne voulais pas mourir et laissé ma fille seule.
Une main secourable se plaça mon épaule qui me sorti de mes sombre pensée. On me tendit un sac en papier marron que je pris sans réfléchir. En levant les yeux, je vis que c'était Alice qui me venait en aide. Elle parla mais aucun son ne me parvint.
Elle mit le sachet devant ma bouche et me montra qu'il me fallait respirer en même temps qu'elle dedans. Je ne sais pas comment j'avais compris mais cela marchais et entendais de nouveau ce qui m'entourais.
Ce fût d'abords mon cœur retrouvant peu à peu un battement régulier puis la respiration calme de mon amie et enfin ces paroles de réconforts mais aussi d'encouragements.
- Continue Bella, c'est bien. Là, respire doucement, inspiration, expiration… Me dit-elle tendrement.
Ensuite je senti sa main dans mon dos qui me le frottait avec des mouvements apaisants et lent. Le soleil perçait dans le ciel et sa chaleur contribuait à me détendre. Ma respiration se calmait, ma peau se réchauffait, mon corps ne tremblait presque plus et je n'avais d'ailleurs pas remarqué jusque-là que c'était le cas.
Au bout de quelques minutes de réconfort, je m'apaisais complètement. Mon corps se détendit parfaitement et ma gorge se desserra enfin. Je pris conscience que seule Alice m'avait suivis et je leurs en fut reconnaissante.
- Tu vas mieux, me demanda-t-elle en me voyant respiré correctement.
- Oui merci pour tout Alice. Lui dis-je avec un petit sourire mais fort reconnaissant.
- De rien ma belle, ça peut arriver à tout le monde tu sais, me dit-elle avec un petit sourire. Vient nous allons parler, me proposa-t-elle en me présentant sa main.
Je la lui pris quelque peu réticente. Je ne voulais pas vraiment en parler, pour moi c'était tout vue, je ne voulais absolument rien à voir avec ce métier-là. Ils se trompaient tous, j'étais peut être faite pour écrire mais pas pour jouer. De plus je ne pourrais pas gérer le côté médiatique de la chose. Il y avait trop de donné que je ne pouvais pas contrôler, mon « non » était non négociable, point final.
Pourtant en arrivant dans la caravane de ma famille, je ne n'étais plus si sûr de moi surtout en les voyants tous assied là à me regarder et attendre que je prenne place. Alice parti rejoindre son frère en face du canapé où Jasper, Rosalie et mon propre frère étaient assied. Moi je restais debout à la porte les contemplant chacun à leurs tours. Je savais qu'ils me laissaient faire en sachant très bien que par ce geste je cherchais juste à gagner du temps.
Ils semblèrent tous serein, sur d'eux et moi j'étais de plus en plus mal à l'aise d'être ainsi l'origine de leurs réflexions et de leurs regards compatissant. Finalement, j'allais m'assoir d'un pas résolu mais assuré car rien ne pourrais me faire changer d'avis enfin c'est que je pensais pour me réconforté.
- Est-ce que tu vas mieux ? Me demanda, prévenant, Jasper.
- Oui merci, dis-je en affrontant son regard scrutateur mais l'effet n'avait pas le même car je me senti rougir comme une tomate.
Tu reviendras pour l'assurance ma belle, souffla ma conscience moqueuse plus qu'irritante.
Edward qui était assied à ma droite, me pressa délicatement le genou signifiant son soutien. Je fus parcouru d'un léger frisson à son contacte mais j'en fus aussi irrité. Je ne lui avais pas parlé depuis quelques jours mais monsieur se manifestait maintenant et surtout mon corps réagissait malgré ma tête. Bref, je me croyais de retour à mon adolescence et ce n'était pas génial comme sentiment pourtant, je n'avais pas envie de m'extraire de sa main ou de lui en coller une magistral alors c'est ce que je fis : rien.
- Nous aimerions t'offrir notre point de vue avant que tu ne prennes ta décision finale. Je sais que tu crois avoir la solution mais s'il te plait pour une fois laisse nous te montrer ce que tu ne vois pas, me dit-il de sa voix chantante accompagné de son accent mais elle me paraissait presque suppliante à cette instant et c'était une première pour moi.
Je remarquais aussi, en les observant une fois de plus, que Jasper avait pris la tête de notre petit groupe. Il faut dire qu'il a toujours été celui qui était neutre, qui jouait les médiateurs lors de disputes entre nous donc le fait qu'il soit encore une fois la voix de la raison, si je puis dire, ne m'étonna pas plus que cela.
- Vous pourrez parler tant que vous voudrez, rien ne feras changer d'avis, dis-je farouche. Je ne suis pas actrice, loin de là, dis-je en secouant la tête, ma réponse est « non » point final. Expliquais-je en les regardant l'un après les autres pour bien leurs faires entrer dans le crâne qu'il n'y avait aucun moyen que je fasse cela.
Pourtant je le voyais sur leurs visages, ils étaient déterminés à me faire changer d'avis. Nous étions peut être dans une impasse persuader d'un côté comme de l'autre que nous avions raison. Cela n'en finirait jamais et nous allions encore nous battre, pensais-je douloureusement.
- Laisse nous au moins défendre notre cause, me dit-il doucement mais passa en silence la fin de sa phrase que j'entendis tout de même « pas comme la dernière fois » me disais ses yeux. Pleine de remords, je lui fis signe de continuer. Tu te trompes sur tes talents Bell'. Nous sommes dans le métier depuis plus de six ans et John n'en parlons même pas. Nous savons reconnaitre un talent lorsque nous en voyons un et tu en as. Je sais que tu ne veux pas l'entendre mais je te jure sur ce que j'ai de plus cher que je ne te mens pas. Un exemple simple, tu crois que tout le monde peut se permettre d'improviser des répliques en claquant des doigts et surtout retomber sur le texte comme si de rien n'était ? Me demanda-t-il assuré, plein de vie.
Je ne voyais pas où il voulait en venir avec cela. Ce n'était pas non plus un miracle. Je m'étais amusé c'est tous et pis c'était Edward qui avait commencé en laissant la première fausse réplique non ? D'ailleurs je me tournais vers ce dernier pour répondre.
- Je n'en sais rien mais tu y es bien arrivé toi non ? N'attends pas de réponse, je repris en me tournant vers Jasper. C'est que ce n'est pas non plus d'une grande difficulté. De plus c'était un jeu pour moi rien de plus, finissais-je simplement.
Du coin de l'œil, je vis Edward secouer la tête vaguement amusé. Moi, je ne voyais en quoi cela était drôle mais bon.
- Sérieusement ? Me demanda Jasper en secouant la tête. C'est juste impressionnant, reprit-il en soufflant doucement, Tu ne comprends pas n'est-ce pas ? Me demanda-t-il réthoriquement. Pour que ce genre de scène se passe les acteurs doivent avoir une certaine intimité, une alchimie particulière. Personnellement je n'ai jamais réussi à avoir ce genre de décontraction pour y arriver, me dit-il en nous regardant Edward et moi de près.
Je me senti rougir jusqu'à la pointe de mes orteils mais répliquais tout de même avec assurance et force.
- Peu importe, vous ne comprenez rien, dis-je ne me levant nerveusement. Je ne suis pas actrice mais écrivain. Je ne veux pas de cette vie d'acteur Jasper, je suis bien, moi, dans mes pages blanches, me perdre dans des mondes que je créer, pas faire ça. Répondis-je vivement en montrant la pièce de ma main.
- Menteuse, murmura mon frère en le cachant par une toux idiote. Cela lui valut mon plus beau regard noir qui lui fit ni chaud ni froid.
Je bouillonnais d'anxiété mais aussi de colère. Ils ne comprenaient pas que je ne voulais pas être vue ou reconnue, que je n'avais pas le talent qu'il me disait avoir. Que d'être en contact permanant avec Edward me stressais plus que je ne pouvais le dire ou le reconnaitre. Je savais que j'étais irrationnelle mais merde, je n'avais rien demandé moi.
- Lorsque tu travaillais avec moi, comment te sentais-tu ? Me demanda soudainement Edward qui eut le don de me déstabiliser et me sortir de mes pensé.
- Je ne comprends pas, dis-je en arrêtant de faire les cent pas devant la table basse.
- Avais-tu une appréhension, du trac ? Je ne sais pas, quel était tes sentiments quand tu étais en action ? Me redemanda-t-il.
Qu'avais-je ressentie ? Je ne savais pas en fait. En y réfléchissant bien, j'étais juste moi-même.
- Rien, je veux dire, rien de tout ce que tu as énoncé, dis-je ne le regardant. J'étais juste moi, enfin je crois, c'était… Je m'arrêtais net de parler car j'avais compris là où il voulait m'emmener.
- Oui ? M'encouragea-t-il.
- Naturel, murmurais-je défaite en me rasseyant lourdement à ses côté.
Pourquoi, bon dieu, pourquoi avaient-ils raison ? Mais même avec cet argument, cela ne réglait pas mon autre problème. Malgré tout Jasper, repris plus vivement et plus joyeux qu'au début.
- C'est ceci que nous voulons te démontré. Mon premier rôle, j'étais une épave Bella. J'avais un trac d'enfers, je suais à grosse goutte, j'avais du mal à aligner mes ligne, bref ce n'était pas le résultat voulu. Je jouais un rôle, cela n'a jamais été naturel. C'est comme si je m'enveloppais d'un manteau et que mon personnage prenais vie. Je ne fondais pas dans mon rôle comme tu l'as fait, je ne m'amusais encore moins. M'expliqua-t-il en se radoucissant.
- Je te le concède mais Jazz soit réaliste tout de même, Alyssa est ma création, il est normal que je sois à l'aise pour la jouer. Encore une fois je ne suis pas une actrice, nom de dieu mais ouvrer les yeux, bordel ! M'énervais-je. Je veux dire, quoi de plus naturel de l'être avec mon propre personnage, je sais ce qu'elle pense, ce qu'elle vit, comment elle réagit. Elle est moi et je suis elle. Dis-je en écartant les bras frustrée.
C'est vrai quoi, ils me gonflent à me regarder dans l'expectative et à essayer de me persuader d'un truc que je ne veux pas faire, surtout que cela faisait son petit bonhomme de chemin et cela ne sentait pas bon pour moi. J'allais finir folle à la fin, je vous le dis-moi !
- D'accord, toi aussi tu marques un point. Mais justement qui de mieux que toi peut te jouer toi-même ? Me demanda-t-il souriant.
- Argg, marmonnais-je, tu m'énerve Jasper.
- Je sais, me dit-il en souriant. De plus depuis tant d'année que nous nous connaissons Bella c'est la première fois que tu es fière d'une de t'es œuvres mais surtout que tu l'as montre surtout à nous, dit-il doucement. Tu es Alyssa et lorsque tu montrais à Tanya comment faire tu y mettais ta vie, ton âme et ton cœur et jamais ma belle tu ne la fait.
Vrai, pensais-je amèrement. Il avait raison sur tous les points et ça commençait à m'angoissé de plus en plus, j'avais de moins en moins de raison de refusé et cela me faisais plus que peur. Mais je restais sur mes positions et répliquais plus que butée.
- J'ai changé en 6 ans Jasper, vous ne me connaissez plus, la Bella d'avant n'existe plus. Dis-je sur la défense. Mais vous aussi vous avez changé, dis-je plus doucement, j'en suis sûr.
- Pour sûr que nous avons changé et toi aussi, nous l'avons vue. Mais profondément, là, dit-il en montrant son cœur, nous ne changeons pas tant que cela. Ton corps à peut être changé, tu as aussi surement muri mais ton âme, elle, est restée aussi pure et délicat qu'il y a 6 ans.
- Bella, entendis-je dire doucement et je fus surprise que cela soit Rosalie qui m'appelais. J'ai fait des erreurs avec toi mais nous y reviendront plus tard, par contre tu sais que je ne suis pas la personne qui complimente le plus mais tu sais que quand je le fais c'est une vérité que l'on peut nier ? Me demanda-t-elle doucement.
Les entendre me parler ainsi, surtout venant de Rosalie, j'avais l'impression d'être un animal sauvage qu'il fallait réconforter. Malgré tout je faisais signe à Rosalie, que oui c'était vrai, elle était une personne très sure d'elle-même et si elle te disait, écrit et ferme là c'était sa façon de dire que tu écrivais bien mais qu'il ne fallait pas en attendre plus de sa part, donc je ne voyais vraiment pas où elle voulait en venir. Pourtant je restais curieuse et lui fis signe de continuer.
- Tu ne t'es jamais vue tel que tu es réellement. Tu es têtue comme une mule, fiévreuse lorsqu'une nouvelle idée te vient. Passionnée quand tu aimes, assurée et bravache quand tu veux avoir raison. Lors des répétions, tu rayonnais littéralement. Je suis une belle femme avec les atouts et le cerveau qu'il faut pour ce métier mais toi, les gens sont attirés par ton naturel et ton charisme. Le problème ? Tu ne t'en rends malheureusement pas compte. Donc tu vois, les gens, nous, nous n'avons pas tort. Tu n'as peut être pas les études ni l'expérience comme nous mais tu as cela dans le sang et tu pourras nous dire ce que tu voudras, John te l'a déjà dit la caméra ne ment pas.
J'étais scotché. Qu'est-ce qu'ils leurs prenaient à tous de me dépeindre comme cela ? Je n'étais pas ainsi, c'était forcément faux, non ? Mon frère me lança un regard qui voulait tous dire. Que Rosalie dans toute sa grandeur avait raison. D'ailleurs Emmett la regardait avec tellement de fierté que j'en fus brièvement jalouse. De plus ce n'était pas comme si elle m'avait jamais fait de compliment et je lui en avait toujours un peu voulu pour cela mais là, c'était carrément un éloge qu'elle m'avait fait.
Mon frère me regardait avec compassion et regardait ensuite sa femme avec fierté. Je dois dire que sur le coup elle m'avait coupé le sifflet. Je n'aimais pas les compliments et n'en avais pas l'habitude mais que cela vienne de Rosalie jamais je ne m'y serais attendu et n'y étais d'ailleurs pas préparé vue le choc que j'avais.
J'en fus tellement choqué que je mis quelques minutes, où le silence se faisait d'or, pour reprendre contenance et répondre.
- Merci et admettons que je sois faite pour cet art, je ne peux. Dis-je en secouant la tête. Je suis désolé, je sais que vous attendez de moi que j'accepte mais ce monde-là n'est pas pour moi. J'ai une petite fille à protégé et en acceptant je n'aurais plus aucune vie et je m'y refuse. Répondis-je en baissant la tête.
- De quoi as-tu vraiment peur Bella ? Me demanda tendrement Jasper
Je relevais vivement la tête. Comment faisait-il cela ? Ce que j'avais dit était la vérité mais il y avait une raison sous-jacente. Si l'on découvrait pour Carlie ce serait horrible, médiatiquement parlant. Alice du comprendre car elle me prit la main m'assurant son soutien. Mon frère, lui, comprit aussi et hocha la tête pour m'encourager.
- Sincèrement ? Demandais-je alors qu'il me faisait oui de la tête. De ne plus vivre normalement. Comme je l'ai dit, je dois penser à Carlie en premier et je ne veux pas que l'on s'en prenne à elle, demi-vérité pensais-je, comprends que pendant 6 ans, je ne suis presque pas sorti de chez moi, je vivais tranquillement où même mon nom d'auteur était caché. Depuis que le film a débuté ma vie part à volo, je ne contrôle plus rien, ma vie s'écroulent morceau par morceau sans que je ne puisse réagir, dis-je défaitiste.
Lorsque j'avais signé ce contrat, je savais que certaine choses changerait comme mon anonymat, ma petite tranquillité mais pas au point de me faire traquée tous le temps et par tous. Je ne savais même pas que j'aurais à faire à ma famille mais voilà que maintenant je devrais faire face à d'autres problèmes ? Je crois que c'était un peu trop pour moi.
- Je ne dis pas que cela n'arriveras pas mais tu mets un peu la charrue avant les bœufs non ? Tu vas avoir le temps de t'y faire et de plus tu n'es plus seule avec Carlie. Six ans que nous avons perdu la petite et toi, nous sommes tous d'accord pour dire que cela suffit amplement. Nous sommes une famille et nous sommes célèbres mais nous avons aussi une vie privée crois-moi c'est faisable, me dit-il avec assurance. De plus rendre les autres heureux c'est génial. Cela ne sera pas toujours facile, je le conçois mais maintenant nous sommes tous là pour t'aider.
Je regardais tout le monde et je les vis tous acquiescé aux dires de Jasper, mon frère rajouta un regard lourd de sens me disant silencieusement « je ne vous lâche plus» j'en étais heureuse certes mais pour le moment, j'avais un peu d'autres chats à fouetté.
- Le plus chiant dans ce métier c'est les interviews de presse où généralement tu répètes inlassablement les mêmes conneries mais il y a pas mal de point positif. Continua Jasper.
- Ah oui lesquels ? Demandais-je butée.
Swan casse-couilles est de retour, pensais-je en souriant.
- Le public en premier même si tu n'aimes pas la reconnaissance, lorsqu'un enfant vient te voir timidement et te dis « pourrais-je avoir un autographe » avec un grand sourire et qu'ensuite il te dit combien il t'admire, combien il t'a aimé dans tel ou tel rôle, c'est merveilleux. Me répondit-il émerveillé, pour sûr que cela lui était arrivé. La plus part des gens sont cool, tu sais. Je ne dis pas qu'ils le sont tous mais en général, ils te respectent et ont même peur de nous, dit-il en riant. Il y a bien sur des inconvénients, comme la presse mais c'est si peu par rapport aux bonheurs des gens. Me dit-il simplement.
- Si on s'en prenant à Carlie, je ne m'en remettrais pas. Dis-je doucement.
- Comment font les acteurs qui ont des enfants Bella ? Ils y arrivent non ? Pourquoi pas nous qui sommes une famille ? Avec le temps peut-être que nous pourrions envisager de prendre un garde du corps pour elle mais pour le moment rien ne presse, laisse faire les choses simplement, on peut voir avec les évènements à venir. Me dit-il doucement. Pour l'instant elle est en sécurité et c'est le principale ensuite nous aviserons si tu le veux bien sûr, rajouta-t-il prudemment.
- Oui pas de soucis, là n'est pas la question. Je veux juste ne pas la perturbée plus qu'elle ne le sera. Dis-je incertaine.
- Tu sais un jour quelqu'un d'aviser m'a dit : prendre des risques c'est vivre sa vie comme on l'entend, si jamais tu tombes je serais derrière toi et on se relèvera ensemble, tu t'en souviens ? Me demanda doucement Alice.
- Oui, dis-je le cœur serré.
Je m'en rappelais plus que bien. Elle commençait le théâtre à cette époque et je lui avais assurée que peu importe ce qui adviendrait de la pièce, je serais toujours là pour la rattrapé si elle tombait.
- Je m'en rappelle aussi, me rappela Edward qui me fit un sourire en coin lorsque je me tournais vers lui.
- Nous nous en rappelons tous Bella. Tu nous as toujours dit cela à nous tous, renchéri Emmett. Maintenant nous sommes tous derrière toi et si tu tombes nous te relèverons un part un. Te soutenant comme tu l'as toujours fait pour nous. Me dit-il doucement.
Dans un sens j'étais heureuse qu'ils soient tous là pour nous deux mais ils me forçaient un peu la main quand même, pensais-je en souriant. Ils me poussaient mais pour mon bien selon eux.
Étais-je prêt à sacrifier ma sécurité, mon monde sécuritaire, précisément, pour risquer une autre vie ? Mon père m'avait fait juré d'être toujours heureuse mais en repensant aux paroles d'Emmett étais-je réellement heureuse ? Il est vrai aussi qu'en répétant avec Edward, j'avais pris énormément de plaisir et m'étais vraiment amusée. Alors au fond avaient-ils vraiment tort ? Étais-je comme ils le pensaient, fait pour cela ? Et qui suis-je pour remettre en cause m'a propre philosophie ? Depuis six ans je vivais enfermé dans un monde idéaliste qui n'était que partiellement réelle, à quoi bon vivre une non-vie lorsque la vraie vous attend de l'autre côté de la porte ? J'avais tous à gagner et rien à perdre au final, non ?
- Merci, dis-je doucement en me levant.
Je traversais la caravane, en souriant, pour aller retrouver John. J'avais enfin pris une décision, bonne ou mauvaise je mis tiendrais. J'avançais à grand pas lorsque l'on cria après moi.
- Bella, où vas-tu ? Demanda Jasper.
- Vers mon destin, criais-je en retour un grand sourire aux lèvres, enfin je crois ! Finis-je pour moi-même.
A suivre…
Un commentaire pour me donner vos avis? Si bien sûr vous avez des questions, n'hésiter pas à me les poser je ferais de mon mieux pour y répondre.
Bisous Lili.
