Salut, salut !
J'espère que vous allez bien et que vous passez un bon dimanche. Chez moi il fait plutôt bon, ça fait plaisir.
Alors j'espère que le chapitre 13 vous a plu et que le premier baiser SwanQueen a répondu à vos attentes… Mais que va-t-il se passer maintenant qu'elles se sont avouées leurs sentiments ? Une Happy Ending se mérite et met du temps à se construire… A nous d'écrire la suite ;-)
Alors pour ce chapitre, il ne se passe pas grand chose, je l'avoue… Mais j'avais besoin de mettre en avant les autres personnages et leur relation avec Emma. Depuis le début, la fic est centrée sur l'amour d'Emma pour Régina et j'avais besoin de respirer un peu et d'ouvrir un chapitre sur la relation qui lie Emma aux autres. J'espère vraiment que cela vous plaira !
Petite surprise à la fin… Ceux qui n'ont pas vu la saison 4, il se peut que vous ne compreniez pas… Ce n'est pas vraiment un spoiler car ce n'est pas grand-chose mais le spoiler se trouvera dans le prochain chapitre. Libre à vous d'attendre de voir la saison 4 pour lire le chapitre ou non :-)
Evidemment, rien ne m'appartient ! Tout appartient à Edward et Adam. (excepter mon imagination bien sûr aha)
Laissez moi vos avis, histoire que ça me motive encore plus pour écrire le plus vite possible. Cette semaine va être assez rude alors je ne sais pas si je pourrais poster le week end prochain mais je ferais mon maximum !
Bonne lecture les loulous
Chapitre 14
Alors que je tenais Regina dans mes bras et la serrait de toutes les forces qui me restaient, nous fûmes entourées d'un nuage blanc qui nous recouvra totalement. Quelques secondes plus tard, le noir.
…
Je me redressais dans un geste vif et prit une grande inspiration en ouvrant les yeux. Je me trouvais sur le lit de l'arrière-boutique de Gold. Régina à mes côtés. Ma mère se leva de sa chaise en criant
- Emma s'est réveillée !
Elle se jeta dans mes bras et me tournait dans tous les sens
- Tu vas bien ? Tu n'es pas blessée ? Où étais-tu ? Qu'est-ce que vous avez fait ?
Je fronçais les sourcils et me frottais doucement le front pour faire disparaître cette barre au niveau de mon crâne. Telle une gueule de bois.
- Maman, tais toi un moment s'il te plaît. Lui dis-je
- J'étais tellement inquiète !
- Ouais ouais mais là, c'est moi qui vais m'inquiéter pour toi si tu continues à me crier dans les oreilles.
- Pardon chérie
Je lui souris timidement et tournai mon visage vers Régina. Mon cœur se pinça… Son visage semblait apaisé, elle paraissait sereine. Je ne pus retenir ma main de venir caresser sa peau. A ce contact ma main me brûla. Je la retirais rapidement
- Elle est brulante !
Je me retournai vers ma mère et lui posa une question silencieuse qu'elle comprit sans me questionner.
- Gold ne t'a jamais donné de potion d'oubli. Il s'est joué de toi. Il souhaitait simplement que Régina te délivre de la malédiction en te dévoilant ses sentiments.
Je restai interdite face à cette révélation. Mon cœur battait à tout rompre. Je pris tendrement la main de la mairesse dans la mienne et entremêla nos doigts. J'entendis des pas se diriger vers nous et leva la tête pour apercevoir mon fils et mon père.
- Je savais que tu te réveillerais 'Man ! me souriait Henry
- Bon retour parmi nous Emma
- Merci papa
- Régina est bouillante, confia ma mère à mon père
David s'approcha de nous et s'agenouilla près de la brune. Il passa une main affectueuse sur le front de Régina et une moue inquiète traversa son visage. Il leva les yeux vers nous, alors que sa main caressait toujours le front de la Reine.
- Gold m'a expliqué qu'elle n'avait pas reçu la potion et que par conséquent, seule sa magie avait travaillé pour l'amener dans ce monde parallèle, à contrario d'Emma qui n'a pas eu besoin de puiser de force dans sa magie puisque c'est la potion qui l'y a emmené. Il posa son regard sur Régina. Cet effort l'a epuisé. Il faut qu'elle se repose.
- Quel crétin, criai-je de colère
Je me levai difficilement, aidée par ma mère. Une fois debout, je me dirigeais vers la porte qui séparait la boutique de l'arrière-boutique. Mais je fus coupée dans mon élan par Gold, qui s'arrêta à mon niveau.
- C'est une gentille façon de parler de votre Sauveur Miss Swan !
Je m'approchai de lui, les sourcils froncés et les poings serrés
- Je pensais que vous étiez de mon côté, le questionnai-je
- Mais c'est le cas ma chère, c'est le cas.
Il reculait à mesure que je m'approchai de lui. La fatigue m'empêchait de paraître menaçante mais la rage que je ressentais d'avoir mis Régina en danger en buvant cette potion, me martelait le cœur.
- Vous m'aviez promis qu'elle ne risquait rien si je buvais cette potion
- Oui, si vous buviez la potion d'oubli, elle ne risquait effectivement rien. Mais vous n'avez pas bu cette potion. Par conséquent je n'ai pas menti, c'est seulement vous qui avez mal posé votre question.
Ses yeux semblaient rieurs, ce qui ne faisait qu'accentuer ma rage à son encontre. J'empoignais son col et le propulsa contre le mur d'une force que je n'avais jamais pensé posséder.
- Et comment j'étais censée savoir que vous alliez me faire boire une autre potion que celle d'oubli ?
Sentant la force me quitter petit à petit, je le relâchais. Il passa nerveusement ses mains sur le col de sa chemise froissée et me sourit
- Peu importe, Régina va dormir quelques jours et tout ira mieux.
Je restais à quelques centimètres de lui et lui pesta
- Prier pour qu'elle n'ait rien, sinon vous aurez à faire à moi « très cher » !
En guise de réponse, Gold me sourit et tourna les talons.
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J'avais ramené Regina chez elle et l'avait installé dans sa chambre. J'étais restée quelques minutes à ses côtés, l'observant silencieusement. Qu'allais-je pouvoir lui dire ? Elle avait répondue à mon baiser car elle pensait que j'allais oubliée… Aurait-elle agit autrement si elle avait su que je me souviendrais de tous les événements ? J'avais le sentiment déchirant que ce baiser avait deux significations différentes pour l'une et l'autre. Pour moi, il était le premier. Pour elle, le dernier. Triste réalité… Je ne souhaitais pas me voiler la face. Régina n'avait émis aucune réserve quand à ce baiser, mais j'en connaissais la raison : pour elle, je ne souviendrai plus d'elle. Elle m'avait déjà perdu et avait déjà renoncé à moi. Elle avait voulu profiter de ces derniers instants et avait osé entamer un baiser passionné. Rien qu'un… Mais maintenant que je me souvenais de tout, qu'allions-nous devenir ? Ses ressentis n'avaient sûrement pas changés… Elle ne voulait pas être avec moi. Elle ne voulait pas laisser l'Amour prendre possession de tout ce qu'elle avait construit et surtout, ne voulait pas me nuire…
C'est avec autant de questions que je rejoignais mes parents et Henry dans le petit salon. Ils discutaient tranquillement, un thé ou un chocolat à la main. Je les observais sans qu'ils ne détectent ma présente. J'avais tellement manqué d'eux pendant toutes ces années… On ne choisit pas sa famille. Mais si j'avais dû choisir, je les aurais choisis plutôt 10 fois qu'une. J'avais passé toute ma vie seule, sans attaches. Aujourd'hui, j'avais une mère, un père et un fils. Tant de vides qui se remplissent. Tant de tristesses qui disparaissent. Tant de larmes qui sèchent. Aujourd'hui, j'avais des gens qui avaient peur de me perdre et que j'avais peur de perdre. Savoir que si tout disparaissait autour de moi, je n'avais pas à avoir peur car je n'étais plus seule. Je ne serai plus jamais seule. Plus jamais.
Je pénétrais dans le salon avec ce sentiment d'appartenir à une famille. Cette légèreté et cette certitude que je n'avais connu qu'auprès d'eux. Je souriais à pleine bouche, profitant de toutes ces émotions qui tiraillaient mon cœur d'une brise si douce.
Je pris place aux côtés de mon père qui m'attira vers lui en me serrant dans ses bras.
- Mon grand bébé m'a manqué.
Il ébouriffa mes cheveux comme j'avais l'habitude de le faire avec Henry. Celui-ci se mis à rire gaiement de la situation, alors que ma mère nous regardait tendrement, une larme au coin de l'œil. David desserra son étreinte et me libéra de ses bras.
- Alors, raconte-nous tout !
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Après avoir raconté toutes les différentes péripéties vécues durant la journée, je sentais Henry tomber de sommeil…
- Hey, Kid, tu ferais mieux d'aller dormir. Tu as vécu une journée éprouvante.
Je me levai en lui tendant la main et lui offrit un sourire qui se voulait maternant. Mais il s'enfonça dans son siège et fit un « non » catégorique de la tête. Je fronçai les sourcils et m'approcha de lui. Je m'agenouillai face à lui et lui prit les mains.
- Tu n'es pas fatigué ? Lui dis-je en lui caressant le visage
- Non ! Bailla-t-til
- Bah voyons…
- Laisse moi, je veux rester éveillé !
Il me repoussa, et enfouit son visage dans ses genoux. Mes parents me regardèrent et prit la décision de quitter la pièce pour me laisser seule avec mon fils. Je pris donc la place de ma mère à ses côtés et le prit par l'épaule pour l'attirer contre moi.
- Henry, je t'ai toujours dit qu'il fallait parler quand on est tracassés.
Soudain, mon fils s'effondra dans mes bras. Mon cœur se serra à l'entente de ses sanglots. Je resserrai donc mon étreinte, en espérant que ma simple présence le calmerait. Mes lèvres vinrent automatiquement se poser sur son crâne brun et ma main caressait doucement son bras…
- Chut… Ca va aller…
- Et si maman ne se réveille jamais ? Si tu avais vu comment elle est tombée… Et je ne pouvais rien faire. Son corps bougeait dans tous les sens et moi je la regardais juste… Je ne veux pas ne plus avoir ma maman. Je ne veux pas que maman meurt Emma… Et si je m'endors et qu'elle meurt… Si lorsque je me réveille elle est partie, qu'est-ce que je deviendrai sans ma maman ? Je dois rester réveiller pour être avec elle !
Je pris soudain conscience de ce qu'il avait dû vivre lorsque Régina s'était écroulée devant lui. Un enfant de presque 12 ans n'a pas à voir de telle chose. Je m'écartai donc de lui et le fit se retourner vers moi pour qu'il me regarde. Je lui caressai la joue et essuyai ses larmes du bout des doigts
- Chéri, ta mère doit se reposer. Je sais que ça fait peur, que tu n'aurais jamais dû assister à ça mais elle va bien d'accord ? Je te jure qu'elle va se réveiller ! Dis-toi que c'est comme si elle avait une grosse grippe.
- Man…
Je penchai la tête pour l'écouter, alors qu'il venait de se coller contre moi en passant ses jambes au-dessus des miennes et en appuyant sa tête contre ma poitrine.
- Est-ce que je peux la rejoindre dans son lit ?
Je le regardais tendrement… Régina serait tellement émue d'assister à cela.
- Bien sûr Kid ! Je suis sûre que ça ferait plaisir à ta mère
- Oui, comme quand j'étais petit. Et comme ça, je pourrais la surveiller
Je le serai de toutes mes forces, attendries par ses paroles.
- Je m'occupe de la surveiller Kid. Toi, profite juste de sa présence d'accord ?
Il détacha son visage de ma poitrine pour venir poser son regard noisette dans le mien. Il me sourit et se leva rapidement. Il m'embrassa la joue et quitta la pièce sans un mot de plus. Un sourit naquît sur mon visage lorsque je l'entendis monter les escaliers. Mes parents me rejoignirent dans le petit salon, après qu'Henry les ait embrassé.
- Il s'inquiétait énormément lorsque vous étiez endormies. Il ne doit pas comprendre pourquoi tu t'es réveillée et pas Régina. Précisa ma mère en s'asseyant à mes côtés
- Comment te sens-tu vis-à-vis d'elle ? Me demanda mon père
A vrai dire, sa question était plutôt bien placée… Avec tous ces événements, je n'avais pas pu me questionner sur ce que je ressentais vis-à-vis de la Reine. Evidemment il y avait toujours cette passion dévorante au creux de mon ventre. Mais la question ciblait particulièrement mon ressenti vis-à-vis de ce que nous avions vécu.
- Et bien, je crois que je vais devoir m'adapter à ses désirs. Attendre qu'elle soit prête, même si elle ne veut pas que je l'attende. Que puis-je faire d'autre ? Je n'aimerais personne d'autre. Ou bien continuer ma vie en ignorant les battements désespérés de mon cœur quand je la verrais.
Ma mère me prit la main et la caressait de son pouce
- Laissez donc faire le temps. Le plus important est que la malédiction soit brisée.
Je lui souris timidement.
- Nous allons te laisser dormir, tu as aussi besoin de sommeil.
Ils se levèrent tous les deux et vinrent me serrer dans leur bras chaleureux
- Un câlin à trois ? Vraiment ? riais-je
- Ca fait toujours du bien, justifia mon père
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Mes parents étaient partis depuis une bonne heure déjà et j'avais eu le temps de faire la vaisselle, bouquiner et ranger certains bibelots qui traînaient. Je redoutais le moment de dormir… Cette journée avait été forte en émotions et je sentais que des cauchemars allaient venir hanter ma nuit. Mais voyant les heures tournées, je me décidais malgré tout à rejoindre la chambre d'ami. Je m'arrêtais devant la chambre de la mairesse et sourit tendrement en apercevant notre fils blottit contre elle, un bras protecteur autour de la taille de sa mère. Régina semblait apaisée et son sommeil peu agité. Un tableau merveilleux s'offrait à moi… Mes deux raisons de vivre, côte à côté et unis comme jamais je ne les avais vu auparavant. C'est avec cette jolie image que je m'endormis cette nuit-là…
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Je fus réveillée par des bruits provenant de la cuisine. Je me redressais et fût heureuse de constater que j'avais passé une nuit calme, sans cauchemars. Les conversations avec Régina avaient été plus bénéfiques que ce que je pensais. Je me levai donc de mon lit avec l'espoir fou que Régina soit en bas, en train de préparer le petit déjeuner. Mais je ne trouvai que mon fils dans la cuisine, essayant désespérément de se faire des pancakes. De la farine et des œufs étaient étalés partout sur le bar. Je riais en voyant le désastre qu'il avait semé.
- Si ta mère voyait ça Kid !
- Je prie pour qu'elle se réveille que d'ici une heure, le temps que nous rejoignions tout !
Je lui ébouriffais les cheveux avant de déposer un tendre baiser sur son front.
- Je vais essayer de rattraper ça !
- Je sais pas si tu peux faire mieux Man…
- Chut, on croirait entendre ta mère !
Nous débutions donc notre atelier cuisine dans la joie et la bonne humeur. Henry s'occupait de fouetter les œufs avec le reste des ingrédients, pendant que j'essayais (non sans mal) de faire fonctionner le gaz. Nous rîmes, se moquant de l'un puis de l'autre… Nous partagions un merveilleux moment mère-fils lorsque la sonnette retentit dans la maison. Je me retenournis vers Henry et le questionna du regard
- Nous n'attendions personne aujourd'hui, me dit-il
Je léchai mon doigt plein de pâte avant de rejoindre la porte d'entrée. J'ouvris donc la porte curieusement et fût surprise d'y voir une jeune femme d'une trentaine d'année, brune aux yeux bruns. Elle me souriait timidement. Ses manches étaient remontées et laissaient entrevoir ses poignets. Je pus distinguer une étoile sur l'un d'eux… Soudain, un souvenir que j'avais voulu oublier me frappa de plein fouet. Mes yeux s'écarquillèrent en reconnaissant la personne qui se trouvait sur le seuil.
- Lily … ?
- Bonjour, Emma.
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A suivre
