Encore un chapitre, posté assez rapidement.

Merci à Lily Forever, à PetiteFolle et à Konomu-imouto.

Bisouxx et bonne lecture.


oOo Soeurs Ennemies oOo

°

Chapitre XIV

°°

Pétunia contemplait son bébé, dans l'obscurité de la chambre. Il était tellement petit. Les yeux clos, il dormait la respiration régulière, serrant dans sa main potelée l'oreille de sa peluche. Tendrement, Pétunia lui caressa le front. Il fronça les sourcils et grogna. Il était beau son Dudley, un peu grassouillet mais si mignon.

Elle regarda l'enveloppe et le paquet qu'elle tenait à la main.

« Pétunia, Papa m'a appelée, pour annoncer l'excellente nouvelle. Je suis très contente que tu ais eu un fils. J'ai vu les quelques photos de lui que possède Papa. C'est un très beau bébé. Je suis à mon huitième mois et je suis aussi gonflée qu'une baleine ! James veut avoir la surprise du sexe du bébé. Et toi, tu le savais ? Tu avais choisi un prénom de petite fille ? James espère que ce sera un garçon. Tu imagines ? Nos deux garçons ? Ce seront de vrais petits diables !

J'espère que tu t'es bien remise.

Je t'embrasse.

Lil's. »

Pétunia froissa la lettre et se prépara à la jeter dans la corbeille. Elle se retint au dernier moment et contempla le parchemin. Sa sœur espérait-elle réellement que leurs enfants seraient comme de vrais cousins ? Qu'ils se verraient aussi souvent ?

C'était d'un tel pathétisme que Pétunia eut envie de pleurer. Lily n'avait rien compris. Elle glissa la lettre dans sa poche et déchira le papier cadeau. Un bout de parchemin en tomba.

« Chère Pétunia, j'espère que cela vous plaira.
Amicalement.
James. »

Elle regarda le contenu de la boîte. Une girafe. Une simple girafe en plastique. Elle eut envie de rire, et empoigna le jouet à d'un geste brusque. La girafe couina et Pétunia s'arrêta, surprise. Elle pressa encore le jouet et un nouveau son en sortit et un autre et encore un autre.

Un jouet magique. Un jouet aux différents sons, mélodieux, doux et tendres, tout ce qui faut pour un bébé. Elle jeta un coup d'œil à son fils, son petit Dudley. Alors, doucement elle déposa le jouet dans le berceau. Elle passa sa main sur la joue de son fils, dans un geste maternelle.

- Dors, mon chéri….

Et puis, elle sortit, sa main serrant étroitement la lettre de sa sœur, dans sa poche.

°°

Sirius dodelinait de la tête, alors que Remus restait droit sur son siège. Peter n'avait pas pu venir, comme souvent ces temps-ci. L'attente était longue, presque insoutenable. Plus de cinq heures qu'ils étaient là. Au début, Sirius adressait des clins d'œil charmeurs aux infirmières, mais il s'était vite lassé et commençait même à ronfler.

Remus eut un sourire. Rien de tel pour casser l'ambiance. Soudain, la porte battante s'ouvrit brutalement, et James surgit, les cheveux plus décoiffés que jamais, les yeux brillants.

- Siri !

Sirius sursauta et sa tête heurta violemment le mur. Il grogna et se frotta douloureusement le crâne, alors que James bondissait vers eux.

-Sirius ! Mon gros Patmol ! T'es parrain !

Sirius poussa un hurlement strident et Remus ne put s'empêcher de penser à une fille. Il se leva d'un bond, alors que James le serrait à s'étouffer. Ils improvisèrent une sorte de danse en riant.

- James, dit Remus en se levant à son tour, tout sourire, la phrase est « Je suis Papa ».

Les deux Animagis se figèrent, se regardèrent, d'un air un peu vide, avant de se mettre à rire.

- Je suis Papa ! Hurla James. J'ai un fils !

- Je suis parrain ! Cria Sirius, en écho. J'ai un filleul !

Remus sourit et secoua la tête avant de prendre fraternellement James par l'épaule. Son ami se tourna ver s lui, sourire jusqu'aux oreilles.

- Et quel est le nom du petit Potter ?

- Harry James Potter, répondit James, l'air un peu rêveur.

- Et Lil's, demanda soudain Sirius ? On pourra la voir ?

- Oui, oui, tout à l'heure.

En voyant le sourire un peu niais mais rayonnant de fierté de son frère de cœur, Sirius sentit ses yeux le piquer. Il se détourna pour faire bonne mesure et adressa un sourire charmeur à une jeune infirmière. Elle pinça les lèvres et se détourna. Il resta un instant surpris de s'être vu dédaigné, avant d'hausser les épaules. Aujourd'hui, il était parrain. C'était sans doute la plus lourde responsabilité qu'il ait jamais portée et il comptait bien y faire honneur et prendre soin du petit Harry, comme la prunelle de ses yeux.

°°

- Vous êtes sûr ? Demanda Pétunia, dans un murmure à peine audible.

- Certain, dit le médecin, d'un ton grave.

Elle se rhabilla, dans des gestes lents et l'homme put presque sentir la douleur que lui inspirait cette nouvelle. Elle finit de se chausser et s'assit face au bureau du gynécologue, son sac à main posé sur ses genoux.

- Il ne faut pas que vous retombiez enceinte, répéta l'homme, d'une voix qu'il espérait douce.

- Je voudrais tant d'autres enfants, murmura Pétunia, en regardant ses ongles. J'espérais qu….

- Je suis désolé, Mrs Dursley, coupa le gynécologue, mais si vous accoucher d'un second enfant, vous mourrez.

- Il n'y a vr….

- N'insistez pas, s'il vous plaît….. C'est la mort qui vous attend au bout de neuf mois de bonheur.

Elle hocha lentement la tête, l'air ailleurs. Elle se leva sans vraiment en avoir conscience, salua et sortit sans un mot. Elle prit le bus pour rentrer. Son voyage se passa comme dans un rêve. Elle arriva enfin chez elle, son sac à main toujours serré entre ses mains crispées et congédia la nourrice. Elle marcha jusqu'à la cuisine où se trouvait le parc de Dudley et prit son fils dans ses bras.

Alors, elle pleura. Parce qu'elle ne pourrait pas donner de frères à Dudley, parce que sa vie se limitait à son fils.

Elle pleura parce que Lily était heureuse. Parce que Lily pourrait avoir d'autres enfants….

°°

Lily ouvrit brusquement la porte de la chambre de son bébé. Elle se rua sur le berceau, sans prendre la peine d'allumer. Elle vit Harry, les yeux grands ouverts, gazouillant dans ses couvertures rouges et jaunes. Etouffant un sanglot, elle s'en empara et le tint serrer contre elle, alors qu'il émettait des petits cris joyeux contre son sein.

- Miss Lily ? Couina l'elfe derrière elle. Miss, où… où est Maître James ?

- Il va bien. Il est à Ste Mangouste, murmura Lily sans se retourner.

- Miss, que… que se passe-t-il ?

- Rien, Line, rien. Rentre au Manoir Potter, je m'occuper de Harry.

L'elfe la considéra gravement, s'inclina et s'éclipsa. Lily continua de bercer Harry, des larmes coulant silencieusement sur ses joues.

- Dors, mon chéri, Maman est là, chuchota-t-elle. Dors mon petit. Papa va bien, Papa t'aime, mon cœur. Shhh…. Je suis là, mon bébé, Maman veille sur toi.

Harry fronça les sourcils et la fixa. Harry était un bébé sage. Harry ne pleurait jamais, il regardait toujours ses parents droit dans les yeux. Lily se laissa tomber sur le petit fauteuil dans l'angle de la pièce et s'y endormit, son fils au creux des bras.

Cette nuit, James avait failli mourir. Cette nuit, ils avaient combattu Lord Voldemort, une deuxième fois.

°°

- Sirius ! Ce n'est pas un cadeau pour un bébé de six mois ! Protesta Lily, en posant les assiettes sur la table.

- Allons, Fleur de Lys, Harry deviendra le meilleur joueur de Quidditch ! Et son Tonton Siri lui offrira un magnifique balai, bien mieux que le vieil Etoile de Jamesie.

Lily leva les yeux au ciel, mais ne répliqua pas et retourna dans la cuisine. James lança un coussin sur son meilleur ami, une fois que son épouse fût sortie. Remus roula des yeux et continua sa discussion avec Mr Evans.

- Lily Jolie dit n'importe quoi, marmonnait Sirius, en faisant léviter le petit Vif d'or autour de la tête de Harry, calé entre deux coussins. Qu'est-ce qu'elle en sait, d'abord ? Le Quidditch, c'est une affaire d'hommes….

James sourit en l'entendant. Il était totalement d'accord avec lui, mais aurait préféré combattre une dizaine de Mangemorts. Lily pouvait se révéler redoutable….

- Et puis, c'est vrai quoi, continuait Sirius, entre ses dents. On se demande comment le chevelu a gagné ses matchs, avec son Etoile préhistorique….

- Je t'entends Sirius, fit savoir James.

- T'écoute aux portes, maintenant, lança Sirius. On aura tout vu…. James Potter écouter aux portes….

- Tu as peut-être une mauvaise influence sur moi ?

Sirius se redressa, scandalisé.

- Jamesie ! S'exclama-t-il. Moi ? Une mauvaise influence ? Viens, Harry, ajouta-t-il, en prenant l'enfant dans ses bras. Je vais te montrer le sapin que Tonton Siri a coupé pour toi.

- Et que Papa Jamesie a décoré pour lui, acheva James.

- Ne l'écoute pas, Ryry…. Cet homme est un imbécile. Sûrement ses cheveux qui lui contaminent le cerveau. Un peu comme Servilo…. Espérons que tu ne sois jamais chevelu…. Quoi que tu m'as l'air mal parti….

James éclata de rire, et Sirius fit mine de ne pas l'avoir remarqué. Il continua son monologue, accompagné des cris aigus d'Harry. Lily revint, ses plats dans les bras. Elle leur demanda de passer à table et tenta de prendre Harry dans ses bras, pour l'asseoir sur ses genoux. Sirius la supplia de lui laisser son filleul favori et agrémenta sa demande de ses yeux de cocker triste.

Lily secoua la tête, amusée et alla s'asseoir aux côtés de son époux. Ce Noël était certainement un des plus beaux de sa vie. Elle sourit amoureusement à James, qui se pencha vers elle pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il semblait un peu déçu. Ses meilleurs amis étaient réunis, avec sa femme et son fils, oui c'était merveilleux. Mais dommage que Peter n'ait pas pu venir….

°°

Pétunia attendait, pâle comme la mort dans le couloir. Elle tripotait la fermeture de son manteau avec fébrilité, respirant bruyamment pour contrôler ses larmes.

- Mrs Dursley ?

Elle se leva d'un bond et courut presque jusqu'au médecin.

- Pétunia Evans Dursley, se présenta-t-elle.

- Dr Cohen, salua-t-il.

- Comment va mon père ? Demanda-t-elle, d'une voix hachée.

Le Dr Cohen la dévisagea.

- Mr Evans a fait une attaque. Rien de grave, ajouta-t-il, rien de grave s'il n'avait pas déjà été malade.

- Déjà malade ? Répéta Pétunia, en levant un sourcil.

- Vous n'êtes pas au courant ? S'étonna Cohen. Votre père est malade. Il a un cancer des poumons.

Tout s'effondra. Pétunia hoqueta et se retint au mur. Le docteur fit un pas vers elle, inquiet mais elle le repoussa. Un cancer. Son père. Un cancer. Son père allait mourir.

- Il va mourir ? Murmura-t-elle, d'une voix faible.

- Je ne sais pas…. Mais je vais tout mettre en œuvre pour le sauver.

- Il a… beaucoup de chances de s'en sortir ?

Encore une fois, il la fixa gravement, semblant peser le pour et le contre de ce qu'il allait dire.

- Si vous voulez que votre père ait une chance de vivre encore un peu, il serait temps de prier tous les saints, et de croire à la magie.

Pétunia sursauta et elle sentit un froid glacial lui parcourir la colonne vertébrale. Le docteur ne sembla pas s'en rendre compte et la salua poliment, lui demandant de se rendre à l'accueil. Il ne semblait même pas se rendre compte du jeu de mots fait. Pétunia le regarda partir, les yeux exorbités par la peur.

La Magie. Oui. La Magie tuait, elle le savait. La Magie pouvait-elle tuer son père ?

°°

Le hibou s'engouffra par la fenêtre entrouverte et vint se poser sur le lit. James grogna et ouvrit difficilement les yeux. Il tenta de chasser l'oiseau, mais celui-ci vint lui mordiller le bras, la patte tendue. Soupirant, James s'assit en tailleur et décacheta la lettre. Son cœur s'arrêta et il jeta un coup d'œil, à Lily. Il froissa la lettre, les doigts tremblants et embrassa tendrement Lily sur le front.

- Fleur de Lys ? Je vais à Ste Mangouste.

- Voir qui ? Grogna Lily, les yeux clos.

- La mission de Franck est un véritable échec. Il est… blessé et Alice demande que je vienne.

- Je viens ! Cria Lily en se redressant brusquement.

- Non.

- C'est ma meilleure amie ! S'indigna-t-elle.

- Et tu es la marraine de Neville, ne l'oublie pas. Un elfe va l'emmener ici. Occupe toi de lui et de Harry.

Elle hocha la tête, les yeux embués. Quand cela finira-t-il ?

°°

Le docteur Cohen lui donna le formulaire à remplir et lui demanda de patienter quelques instants. Tel un automate, Pétunia alla s'asseoir dans la salle d'attente, s'éloignant volontairement des autres patients. Elle regarda le crayon bille qu'elle tenait à la main et le posa sur la table, près des magazines. Elle ouvrit son sac et en sortit son stylo à encre noire, qui écrivait délicieusement bien. Le formulaire lui rappelait celui qu'elle avait rempli quelques années auparavant.

Le docteur Cohen revint la chercher et l'introduisit dans son bureau. Il prit le papier et ne parut pas se formaliser de l'encre noire au lieu de celle bleue.

- Vous êtes encore jeune, fit-il remarquer, après avoir rapidement lu.

- Oui.

- Et votre père ? Demanda-t-il, en se grattant le menton.

- Il va sur ses quarante quatre ans.

- Il est loin des centenaires que je reçois habituellement, dit-il en souriant, tentant pitoyablement d'être amusant.

- Oui.

- Nous n'avons aucunes traces de tabac ni rien d'autre qui pourrait être la cause de ce cancer.

- Vraiment ? Fit Pétunia, en pinçant les lèvres.

Elle pensa immédiatement à la Magie, à Lily et à ses Monstres. Lily était-elle assez cruelle, pour prendre la vie de leur père à toutes deux ? Après tout, Lily était un Monstre…. Elle était capable de tout, avec sa Magie. Même à mettre Londres à sac. Elle savait, Pétunia, que c'était la Magie qui causait toutes ces catastrophes et tous ces morts à la capitale.

- Avez-vous des frères et sœurs ? Continua Cohen.

Pétunia serra brièvement les poings, s'appliqua un sourire aimable sur le visage et dit, dans un soupir feint.

- Malheureusement non.

Et elle y croyait presque.

°°

La porte d'entrée s'ouvrit silencieusement et James se glissa dans le couloir. Il s'aida du mur et arriva jusque dans le salon. Il allait se diriger vers l'escalier, quand la lampe près du canapé s'alluma. Il sursauta et avant d'avoir eu le temps de sortir sa baguette, il se retrouva désarmé.

- Lily ? dit-il en reconnaissant son épouse, enveloppée dans une épaisse couette sur le canapé.

Elle ne répondit pas et se contenta de le dévisager, les yeux rougis par de récentes larmes.

- Fleur de Lys ? Qu'est-ce qui a ? S'enquit James, en faisant semblant de rien remarquer.

- Tu as failli mourir, murmura-t-elle.

- Non, Lily, non…. J'étais armé, j'étais prêt….

- Non ! Cria-t-elle. La preuve je t'ai désarmé sans même sortir ma baguette ! Tu as failli mourir, répéta-t-elle, au bord des larmes.

- Mais je suis en vie, objecta James en s'accroupissant devant elle.

- Voldemort n'aurait fait qu'une bouchée de toi !

-Je lui ai échappé ! Pour la deuxième fois !

- La troisième pourrait être fatale !

- Dois-je te rappeler que tu as aussi combattu Voldemort, seule alors que tu étais enceinte ? Signala James d'une voix froide. Tu comprends mieux ma colère quand je t'ai vu revenir ?

- Ca n'a rien à voir, murmura Lily.

- Cela à tout à voir, au contraire, contredit James.

- Tu ne comprends pas ! Hurla Lily. Si tu meurs, je mourrais aussi !

- Ne dis pas ça ! Pense, pense à Harry !

- A qui crois-tu que je pense quand tu pars, répliqua Lily. A qui crois-tu que je confie mes craintes et mes espoirs ? Harry et toi êtes ma seule famille…. Je mourrais pour vous.

James se pencha sur elle et la serra dans ses bras. Elle sanglota et s'accrocha à son cou, tandis qu'il la portait jusqu'à l'étage. Derrière la fenêtre, les yeux noirs du rat étincelèrent, avant qu'ils ne disparaissent, happés par la nuit.

°°

Pétunia regardait son fils avec une immense fierté. Assis sur le tapis, sourcils froncés, il fixait l'énorme gâteau au chocolat posé sur la table. Vernon alluma l'unique bougie et tous entonnèrent le 'Joyeux anniversaire Duddy'.

Dudley était un beau garçon. Un an qu'il avait, un an et des cheveux bruns sur le sommet du crâne, un an et des petits yeux gris comme son papa.

Pétunia le prit dans ses bras et le porta au niveau du gâteau.

- Souffle mon Duddy, intima-t-elle, de sa voix douce.

Il essaya d'attraper la flamme vacillante de la bougie, alors Pétunia souffla doucement. Ce fut le moment d'ouvrir les cadeaux. Mr Evans tendit un imposant paquet, contenant un ours en peluche géant.

Pétunia détailla chaque cadeau, lut chaque carte mais ne trouva rien de Lily. Sa gorge se noua et elle releva la tête pour croiser les yeux tristes de son père. Lily avait pourtant envoyé un cadeau pour la naissance de Dudley et pour son Noël, des chocolats pour Halloween et pour Pâques, sans jamais obtenir ni de réponses, ni de remerciements.

Pétunia sortit du salon et se précipita dans la salle de bain. Elle y resta longtemps, le temps de reprendre contenance. En redescendant, elle passa devant le petit placard sous l'escalier et frissonna. Elle détestait de ce placard.

°°

Le premier anniversaire de Harry se passa dans le jardin arrière du Manoir ancestral des Potter. Lily aurait voulu le faire à Godric's Hollow, la belle maison que James avait acheté pour leur petite famille mais Doréa préférait éviter de transplaner. Un buffet avait été placé près de la balançoire et des nappes reposaient par terre. Il y avait beaucoup d'invités. Lily et Alice avait tenu à fêter les anniversaires de Neville et d'Harry, le même jour.

Aussi, y avait-il, les Potter, Mr Evans, les Londubat et les Dunst, Sirius, Remus, Peter. Sirius avait amené une jeune femme de leur âge, ce qui avait agréablement surpris ses amis. Il ne présentait jamais aucune fille. De ce que Lily avait compris, Océane était infirmière à Ste Mangouste. Elle avait vu Sirius pour la première fois, lors de la naissance de Harry. Ils s'étaient recroisés en février et sortaient ensemble depuis quatre mois. Lily espérait sincèrement que le tempérament franche et joyeux de la jeune femme pousserait Sirius à se poser.

Les discussions allaient bon train. Ce fut l'heure de souffler les bougies. Alice et Lily prirent leur fils et les rapprochèrent près des deux gâteaux, fait par les elfes. Neville se tortilla dans les bras de sa mère pour descendre, alors qu'Harry restait parfaitement calme, observant ceux qui l'entouraient.

Sirius tira des feux d'artifices, version sorcier et Franck distribua des crackers. Bientôt, tous se retrouvèrent affublés d'un chapeau différent. Lily chercha James du regard et tomba sur Remus au sourire crispé, resté dans son coin, un whisky Pur-Feu à la main. Lily sentit son cœur se serrer. Remus devenait chaque jour plus misérable, depuis que James, Sirius et même Dumbledore le soupçonnaient d'être un traître.

- Chérie ? Fit la voix de son père derrière elle.

- Oui, dit-elle en se retournant, tentant d'oublier les yeux désespérés du lycanthrope.

- Voilà un cadeau pour Harry.

- Oh, merci.

Elle sourit et ouvrit le paquet. C'était un puzzle, en cubes. Les différentes faces représentaient une image et assemblaient, les cubes formaient le puzzle. Un jouet parfait pour un petit garçon, aussi clame et curieux que Harry. Elle remercia son père.

- C'est vrai qu'avec James, nous n'avons acheté que des jouets pour petits sorciers. Sirius a même offert un mini balai ! Le plus sage d'entre eux reste Remus qui a choisi un livre de contes parlant et Peter….

Elle s'arrêta brusquement et fronça les sourcils. Peter ne lui avait jamais rien offert à Harry.

- En tout cas, merci, reprit Lily en souriant.

- De rien, mais c'est Pétunia qui a choisi, précisa Mr Evans, avec nonchalance.

Lily se figea.

- Q-quoi ?

- Oui. Avec cette… maladie, je préfère rester à la maison. Pétunia se charge de mes achats et quand je lui ai dit que je venais pour l'anniversaire de Harry, elle a aussitôt proposé de choisir un cadeau.

Lily ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle réalisa soudainement ce que devait être la vie de sa sœur. Entre son époux, son fils et son père, Pétunia n'avait pas de temps pour elle. Et Lily privilégiait trop le bonheur de son propre fils, pour penser que son père ait des difficultés. C'était une idée qu'elle préférait reléguer au fond de son esprit.

- Pardon, Papa, murmura-t-elle, avant de faire volt face et de courir se réfugier dans la maison.

Pardonne-moi aussi, Pétunia, pardonne-moi.


Voilà. J'ai rapidement regardé ce qu'il me restait à taper. Je pense donc faire encore deux chapitres et un épilogue. Je vais essayer de poster un mercredi, si j'ai le temps, et comme après je pars à Paris (XD) et que je ne reviens que dimanche, et ben, sûrement que je posterai le lundi et encore le mercredi. J'ai aussi un OS que j'aimerais vous faire partager. Et puis, je pourrais commencer à mettre les chapitres de Prisonnier en ligne.

Bisouxxx à tous. Merci de me lire.