Hello!
Voici le chapitre 13.
Par contre il ne se passe pas à Sindria. Pardonnez moi! Mais pour me rattraper, Sinbad fait une petite -toute petite- apparition à la fin du chapitre!
Bonne lecture!
Je remercie Barukku-sama et Sidile pour leurs review!
Disclaimer: Les personnages de Magi ne m'appartiennent pas!
Judal poussa un long, très long soupir. C'était bien beau de déclarer avec autant d'aplomb qu'il fallait aller à Sindria. Mais il fallait demander à Yunan, et Aladdin ne semblait pas prêt de le faire. Ce dernier ne cessait de jeter des coups d'oeil aux Magi aux cheveux blonds au-dessus de son livre. Il s'y prenait tellement mal, qu'il n'avait même pas songé à tourner la page sur laquelle il était depuis plus d'une heure. Bien évidemment, Yunan s'amusait de la situation appuyé contre la fenêtre avec son sourire en coin, sans songer à lever le petit doigt pour l'aider à faire le premier pas.
Il était passé où le petit gamin fier et courageux qui disait qu'il allait s'occuper de convaincre Yunan? Il ne le voyait nul part. Judal poussa un long soupir d'agacement se retenant de crier un grand coup sur Aladdin. Il venait de sortir de maladie et avait encore les nerfs en pelote. Le jeune Magi aux cheveux noirs avait été encore malade trois jours. Trois jours pendant lequel Aladdin n'avait cessé d'observer du coin de l'oeil Yunan. On pouvait dire qu'il prenait tout son temps. Judal gonfla les joues. Et lui, en attendant, il s'ennuyait. Vraiment.
Judal observa du coin de l'oeil de nouveau les deux compères. D'une main distraite, il prit sa baguette. Il ne put s'empêcher de ressentir un certaine appréhension. Qu'il détestait cette sensation de presque craindre la réaction de Yunan. Cette situation de faiblesse ne pouvait plus durer. Tant pis pour Aladdin, il avait raté sa chance.
Avec un mauvais sourire, Judal leva sa baguette une lueur espiègle dans les yeux. Aucun des deux autres ne semblèrent le remarquer. D'un coup sec, il lança un puissant sort de foudre. Pendant, ne serait-ce que quelques secondes, Judal crut toucher Yunan, mais ce dernier se décala au tous dernier moment sans même lui adresser un regard. Il avait tellement l'habitude maintenant qu'il l'attaque dans le dos. Il fallait vraiment qu'il lui apprenne à être moins prévisible.
-Tu sais, si tu as quelque chose à me demander, il suffit de le dire. fit remarquer Yunan alors que Judal s'apprêtait à lancer un deuxième sort.
Derrière lui, les yeux de Judal s'emplir de larmes. Aladdin prit bien soin de mettre ses mains sur ses oreilles en grimaçant.
-J'en ai assez! s'exclama-t-il alors que des larmes jaillissaient de ses yeux et qu'il se mettait à taper du pied.
Ses yeux reflétaient une grand tristesse qui aurait même attendrit Kouen Ren -ou pas...- Mais, comme Yunan ne le regardait toujours pas, Judal décida d'enchaîner sans attendre une réaction que ne viendrait sûrement pas.
-Tu nous a cachés des choses pendant des années! On a toujours cru en toi!
Judal ignora le "ah bon?" d'Aladdin -à qui les mains sur les oreilles ne semblaient pas servir à grand chose- et continua sa tirade, les joues plus ruisselantes que jamais. Le jeune homme prit une inspiration, reniflant comme-ci il était au comble de la tristesse, et continua la voix tremblante.
-Comment as-tu pu nous cacher qu'on avait d'autre souvenir? Au lieu de nous aider lorsqu'on se rend compte de certaine de tes omissions, Judal ne put s'empêcher d'appuyer sur ce dernier mot, tu restes dans ton coin, toi, et tes phrases énigmatiques! Tu ne peux pas savoir combien ça me blesse de savoir que j'ai pu faire du mal dans une autre existence! Ca... ça...ça me hante!
La tirade de Judal finit presque dans un murmure et le silence qui suivit sembla assourdissant. Aladdin décolla doucement ses mains de ses oreilles et observa la réaction de Yunan. Ce dernier se retourna avec un air attendrit et désolé sur le visage. Il s'approcha de Judal et s'agenouilla devant lui. Ce dernier ne pleurait plus, mais des larmes perlaient aux coins de ses yeux. Yunan posa son front contre celui de Judal et le regarda droit dans les yeux.
-Tu sais, tu n'avais pas besoin de faire tout ce cirque pour me demander d'aller à Sindria. On peut même partir dès aujourd'hui si vous voulez. fit-il avec sourire narquois.
Judal cligna plusieurs fois des yeux avant qu'un mauvais sourire ne vienne déformer ses traits. Les larmes et sa bouille d'ange avaient maintenant complètement disparus. Le jeune garçon resserra sa prise sur sa baguette.
-Tu le savais? Alors que l'autre idiot n'arrêtait pas d'essayer de te parler (en le regardant et alors?) et toi, tu n'as même pas bougé tes fesses? s'insurgea Judal outré de s'être ainsi fait avoir.
En même temps, il aurait du s'en douter. Yunan entendait tout dans cette maison. Ce dernier lui fit un grand sourire qui lui confirma sa pensée. Son sang ne fit qu'un tour et un nouveau sort de foudre sortit de sa baguette. Sort que Yunan bloqua facilement toujours souriant. Il haïssait ses sourires.
Le jeune garçon ne se laissa pas découragé et les sorts s'enchaînèrent. De son coté Aladdin ne put s'empêcher de lever les yeux aux ciel. Mais en même temps, il était soulagé. Pourtant... Aladdin porta la main sur son coeur. L'appréhension était toujours là. Aladdin revint brutalement à la réalité lorsque Yunan lui sauta dessus en pleurant. Il écarquilla les yeux surprit. Il croisa le regard rouge et agacé de Judal, la baguette dorénavant baissée. Le Magi aux cheveux noirs détourna le regard.
-Aladdin! chouina Yunan. Judal est tellement méchant avec moi. En plus il a joué la comédie pour me tromper!
-On pourrait presque dire qu'il tient de toi. murmura Aladdin.
Pas assez bas puisque les deux personnes présentent l'entendirent. Alors que Judal tourna un regard presque horrifié vers lui, Yunan lui sourit affectueusement avec une légère pointe de mystère. Ce ne serait pas lui sinon. Aladdin ne put s'empêcher de lui sourire à son tour. C'était dans ces moments, qu'il avait le plus impression de faire partie d'une famille.
-On peut vraiment y aller maintenant? demanda Aladdin plein d'espoir.
-Je ne l'aurais pas dit sinon. fit remarquer Yunan.
Le Magi se détacha d'Aladdin.
-Bien qu'il va falloir se dépêcher puisque le bateau ne nous attendra pas.
-On y va en bateau?! s'exclama Aladdin excité.
Il n'avait jamais vu la mer. Il n'avait maintenant qu'une hâte, c'était partir vite fait au port. Aladdin brandit le poing bien haut, un énorme sourire sur le visage.
-En route pour le port!
Judal lui lança un regard agacé tout en jouant avec sa baguette alors que Yunan riait légèrement.
-Tu veux y aller juste pour voir la mer ou pour aller à Sindria?
-Les deux! répliqua Aladdin avant de marcher d'un pas sur, vers la porte de sortie.
-Pathétique. marmonna Judal avant de le suivre.
A bonne distance bien sur. Il ne voudrait pas qu'on croie qu'il était avec la crevette. Cette dernière semblait avoir bien du mal à ne pas sautiller partout. A coté de lui Yunan marchait tranquillement.
-Quand même, fit remarquer Judal, tu me semble bien rechigner à aller à Sindria.
Yunan sourit avec malice.
-Au contraire, répondit-il, je risque même de bien m'amuser!
Judal regarda surpris Yunan rejoindre Alladin faisant ralentir le jeune garçon par la même occasion. Décidemment, il avait beau dire, il n'avait pas l'air si pressé que ça...
Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Judal. Sindria serait sûrement très intéressante à fouiller.
-Judal! dépêche toi! cria Aladdin qui avait aperçut le port au loin.
Judal par pur esprit de contradiction ralentit. Aladdin n'y fit guère attention et courut vers le port. Le jeune Magi aux cheveux noirs fut donc bien obligé d'accélérer.
Aladdin fut le premier à arriver au port. Le jeune Magi aux cheveux bleus le regarda avec de grand yeux. Mais surtout, surtout, la mer. Tellement grande qu'il ne voyait pas le bout. Elle semblait sans fin.
-C'est incroyable! s'exclama-t-il.
Yunan se contenta de sourire tandis que Judal feignit de ne pas avoir entendu. Aladdin se précipita vers le bord de la mer et se pencha avec de grand yeux émerveillés pour regarder l'eau salé qui s'échouait contre le pierre inlassablement. Il sourit lorsqu'il vit un poisson téméraire qui s'était approché du bord. Lorsqu'Aladdin tandis sa main, le poisson repartit tout aussi vite qu'il était venu.
Judal s'approcha avec un mauvais sourire à son tour faisant s'éloigner du bord Aladdin.
-Il est où Yunan? demanda Aladdin.
-Partit chercher un bateau pour Sindria. Donc, pour l'instant, rien ne t'empêche de regarder les poissons dans l'eau. ajouta malicieusement Judal.
-Pour tout réponse, Aladdin s'éloigna encore quelques peu du bord faisant s'agrandir le sourire de Judal par la même occasion.
-Pourquoi on y va pas directement sur le bâton de Yunan?
Judal leva les yeux au ciel. Pourquoi posait-il des questions débile?
-Comment veux-tu qu'ont traversent la mer à trois sur le bâton? répliqua-t-il avec agacement.
Aladdin fit la moue de s'être fait ainsi remettre à sa place. Judal ne semblait pas d'humeur à discuter. Il digérait encore ce que lui avait fait Yunan.
-Il en est hors de question!
Les deux enfants tournèrent la tête vers l'origine de la voix forte qui avait réussi à surpasser la brouhaha du port. Certains s'arrêtèrent même pour observer la dispute. Celle-ci concernait un homme et une certaine personne aux habits verts. Les deux enfants se jetèrent un coup d'oeil et se rapprochèrent.
-Jamais! s'exclama de nouveau l'homme en agitant son doigt sous le nez d'un Yunan presque amusé de la situation. Jamais je n'accepterais de faire monter des magiciens à bord!
-Alalala. soupira Yunan en cachant la moitié de son visage avec son chapeau. Pourtant j'avais de quoi payer.
Pour souligner ses dires, Yunan sortit une bourse qu'il regarda l'air triste à hauteur des yeux. L'homme loucha presque sur la bourse qui contenait plus qu'il n'en fallait pour faire le voyage. Il ne put l'observer bien longtemps car Yunan le rangea dans sa poche et commença à partir.
-Mais puisque ça ne vous intéresse pas... Je suis sure que quelqu'un d'autre ce fera un plaisir de nous emmener.
L'homme grimaça et sembla hésiter quelques secondes avant de rappeler Yunan. Il avait les dents serrer et ne regardait même pas le Magi dans les yeux.
-Hum...mais ça m'embête quand même de ne pouvoir vous emmener. On pourrait peut-être trouver un arrangement?
Yunan lui lança un coup d'oeil, un sourire imperceptible aux lèvres, avant de prendre un visage inquiet tout en mettant sa main sous son menton.
-Je veux bien mais...je n voudrais pas que les deux enfants qui m'accompagnent ne soit persécutés.
-Eh bien...en temps normal je vous aurais fait dormir avec les autres mais je pense pouvoir trouver un cabine pour vous!
-Vous pensez?
-J'en suis même sur! Alors, qu'est-ce que vous en dîtes?
-Ces enfants sont en pleine croissance j'aurais peur qu'ils ne mangent trop.
-Aucun problème. le coupa presque l'homme, ils pourront manger autant qu'ils le voudront. Enfin ce qu'ils leur aient nécessaire.
-Bien évidemment. répondit Yunan en fixant l'homme.
Gêné par ce regard, l'homme préféra regarder autour de lui l'air de rien. Il finit par croiser le regard de Judal puis il aperçut sa baguette. L'homme retint à grande peine un frisson.
-Oh! Je vois que votre petite famille est là! s'exclama-t-il faussement enjoué alors que les deux enfants s'approchaient.
Aladdin se cachait presque derrière Judal.
-Lui? Mon père? C'est hors de question!
-Ces garçons ne sont pas de ma famille. déclarèrent simultanément Yunan et Judal. Aladdin près d'eux les regarda puis du haut de ses trois pommes et en toute innocence attrapa leur main pour les superposer.
-A partir de maintenant, on est une famille!
-Rgpeuh!
-Yunan! Judal m'a craché dessus! s'indigna Aladdin en agitant sa main loin de lui.
-C'est absolument immonde Judal.
L'homme qui les avaient observé surprit, devant ce tableau peu commun, finit par revenir à lui.
-Ils ne sont pas à vous? Mais je croyais que...
-Ils m'accompagnent seulement. répondit Yunan avec un sourire en posant ses mains sur la tête des deux jeunes garçons.
-Oh je vois.
Le marchant ne sembla pas quoi dire puis se reprit sous les regard acérés des trois jeunes gens lorsque quelqu'un vint vers eux.
-Capitaine nous allons bientôt y aller.
-Ah! Oui! fit-il avant de s'adresser à Yunan. Vous avez de la chance, quelques minutes plus tard et vous ne pouviez pas partir.
-J'arrive toujours au bon moment. répliqua Yunan avant de le suivre.
L'homme et son compagnon se dirigèrent précipitamment vers leur bateau. Le nouveau venu ne pouvait s'empêcher de leur jeter des coups d'oeil craintifs. Coups d'oeil auquel Judal se faisait une joie de répondre. Une fois à bord il fallut encore plusieurs minutes qui semblèrent interminable à Judal avant le départ. Mais enfin le bateau prit son élan vers Sindria.
Aladdin courut jusqu'à l'arrière du bateau et observa la ville qui les avait gardés pendant plusieurs semaines devenir de plus en plus petite. Il s'accouda et observa le paysage autour de lui. Le jeune garçon était excité à l'idée de son voyage en mer et il l'était encore plus en songeant qu'il se dirigeait vers Sindria. Le jeune garçon se demandait vraiment comment était ce pays. Le Magi aux cheveux bleus se mit à imaginer le pays dans laquelle il atterrirait.
Aladdin resta, là, longtemps et regarda distrait le soleil plonger dans la mer la colorant d'orangé toujours dans ses pensées. Une chose était sur, il adorait le bateau. Il pourrait rester des heures ici à ne rien faire.
-Excuser moi jeune homme?
Aladdin cligna des yeux pour sortir de sa rêverie. Décidemment il attirait les gens en ce moment. Pas que ça le dérangeait. Il aimait avoir de la compagnie. C'était d'ailleurs pourquoi il était souvent avec Yunan ou avec Judal. Bien que l'un ne soit pas très bavard et l'autre disons... asocial même si ce n'était pas vraiment ça...
Aladdin se retourna pour tomber sur un jolie jeune femme. Mais cela importait peu. Ce qui était important c'était... Aladdin bondit mais fut arrêté en plein vole. Le jeune garçon tourna la tête pour voir qui l'avait empêché d'atteindre son but. Il vit avec grande surprise Yunan. Ce dernier ne le regardait pas. Ses yeux étaient fixés sur la petite blondinette qui l'avait abordé. Celle-ci, d'abord surprise de la réaction d'Aladdin, rougit sous le regard de Yunan. Ce dernier lui fit la révérence tenant toujours Aladdin dans sa main droite.
-J'espère qu'il ne vous a pas importuné. fit-t-il remarquer avec son sourire paisible. Cela m'embêterais grandement de gâcher le voyage d'une si jolie jeune fille.
Cette dernière rougit d'autant plus.
-Ce...ce n'est rien.
-Vous êtes sur? insista Yunan.
-Oui oui. Merci beaucoup.
-J'en suis soulagé. Si vous voulez bien m'excuser...
La jeune femme hocha vigoureusement la tête. Aladdin regarda Yunan avec des yeux ronds. Il ignorait que le Magi avait autant de charmes. Le Magi aux cheveux blonds l'emmena dans leur cabine où se tenait déjà assit sur l'un des lits, Judal. Celui-ci ne lui adressa pas un regard plongé dans un livre. Ce dernier semblait parler de magie au vue du titre.
Yunan le posa à coté de lui avant de s'asseoir en face et de prendre un air grave. Aladdin se demanda ce qu'il avait bien put faire.
-Si tu sautes sur toutes les poitrines que tu vois, tu n'auras jamais de petite amie Aladdin. annonça gravement Yunan comme-ci l'information était de la plus haute importance.
-Parce que tu t'y connais? répliqua acidement Judal.
-C'est sur que je ne m'appelle pas Sinbad mais je me débrouille.
Judal le regarda avec de grand yeux presque horrifiés. Il se promit de surveiller un plus Yunan dans ses allées et venues. Aladdin intéressé posa ses mains sur le sol pour se redresser penché en avant.
-Qui est Sinbad oni-san?
-Ecoute Aladdin...
Le jeune garçon hocha la tête prenant un air aussi sérieux que Yunan. Judal, la tête tournée sur le coté, leurs jeta un coup d'oeil. Ces deux là faisaient vraiment la pair. Le jeune garçon fut malgré tout intéressé par la discussion.
Sinbad? Ce prénom lui disait quelque chose.
-Cet homme est le roi de Sindria. C'est la perfidie même. Il est extrêmement dangereux. Ce roi cache bien son jeu alors il faudra que vous fassiez vraiment attention tout les deux d'accord?
-D'accord oni-san!
-Judal? demanda Yunan alors qu'il frottait affectueusement la tête d'Aladdin.
Ce dernier qui les regardait de biais détourna le regard.
-Ouai ouai...
Du coin de l'oeil, Judal vit bien les deux sourires que lui adressèrent Aladdin et Yunan. L'un heureux et horriblement niais et l'autre un sourire mystérieux comme à son habitude. Au fond de lui, il sentit une bouffée de chaleur montée en lui. Dos aux deux énergumènes qui l'accompagnaient il sourit à son tour. Un véritable sourire.
-Sinbad? demanda Drakon en regardant suspicieusement son roi qui s'était figé.
Celui-ci leva un doigt "une seconde".
-Aaaah aaah atchoum!
-...
-J'ai vraiment la désagréable impression que l'on parle de moi...
Drakon haussa un sourcil. Il fallait vraiment qu'il parle à Ja'far de l'état mental de Sinbad.
Merci beaucoup de m'avoir lu!
