Bonjour à tous,
J'espère que vous avez passé de bonnes vacances. Moi, oui, c'était super, malgré le temps qui n'était pas franchement génial pour l'été mais bon, on fait avec !
Alors, je m'excuse du fait que mon chapitre est un peu plus court que d'habitude mais j'avoue que j'ai eu du mal à l'écrire. C'est un chapitre très important dans l'histoire, il marque un tournant assez important, du coup j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture, et à tout à l'heure pour la note de fin de chapitre ! :D
Chapitre 13
Cette nuit fut probablement la pire de toute pour Drago. Pleurer n'avait jamais été dans ses habitudes, surtout lorsqu'il y avait quelqu'un avec lui. Mais cette nuit là, il n'avait pas pu faire autrement. Lorsqu'il avait vu que les yeux de Blaise s'étaient posé sur la lettre de son père, il n'avait pu retenir le sanglot qui avait déchiré sa gorge. Lorsque son meilleur ami l'avait regardé lui, il n'avait pas réussi à se calmer et à camoufler ses larmes. Et lorsque Blaise était venu s'assoir à ses côtés, ça avait été la fin de tout. Plus les minutes s'égrainaient, plus ses joues baignaient dans les larmes, ses yeux rougissaient et son nez coulait. Il offrait une image pathétique à son meilleur ami qui, pourtant, n'en avait rien à faire. Blaise se sentait mal. Autant physiquement que moralement. En lisant la lettre, il avait eu une soudaine envie de vomir. Narcissa avait été menacée. Elle avait du subir des Doloris. Drago était menacé aussi. Par le Seigneur des Ténèbres. Et tout ce que son connard de père s'évertuait à lui dire, c'était de travailler sur sa mission ? Ne pouvait-il pas rassurer son fils ? Lui dire qu'il ferait tout pour que tout le monde s'en sorte ? Car, c'était bien cela le rôle de Lucius Malefoy. Protéger sa famille. Mais il ne le faisait pas. Il laissait Drago, jeune homme d'à peine dix-sept ans, le faire. Le grand noir se sentait aussi très mal pour son meilleur ami, qui devait vraiment être dévasté. Il aurait voulu savoir comment le soulager mais il n'avait aucune idée. Alors, il posa sa main sur l'épaule du blond, lui montrant ainsi qu'il était présent si Drago avait besoin. Ils restèrent ainsi installés pendant des heures. Drago pleurant toutes les larmes de son corps tandis que Blaise tentait vainement de l'aider à supporter toutes ces horreurs. Des larmes coulèrent aussi sur les joues du noir, traçant un sillon sur sa peau sombre. Il ne faisait aucun bruit, pour ne pas gêner son meilleur ami qui avait simplement besoin de lui. Mais, alors que minuit approchait, les deux amis finirent par être épuisés. Ou du moins, Drago finit par arrêter de pleurer, reniflant à intervalle régulier. Le noir, en voyant que son ami se calmait petit à petit, décida d'ouvrir son lit et de glisser le blond sous les couvertures. Il était encore habillé mais, visiblement, pour une fois, cela ne le gêna pas. Il ferma simplement les yeux et sombra dans un sommeil léger et rempli de cauchemars. Blaise, qui ne souhaitait pas laisser Drago, s'installa par terre et attrapa une des mains de son meilleur ami. Il passa la nuit à veiller sur lui et à ressasser toute cette histoire dans sa tête. Il aurait voulu trouver une solution pour aider Drago. Il aurait voulu savoir comment réagir pour l'apaiser et le sortir de ses problèmes. Mais Blaise n'avait jamais eu à affronter ce genre de choses. Les seuls problèmes qu'il avait jamais eu étaient les mariages successifs de sa mère, ainsi que sa totale absence aux côtés de son fils. Rien en comparaison avec Drago. Voilà pourquoi, durant plus de quatre heures, Blaise se tortura l'esprit en tentant d'imaginer comment soulager son meilleur ami. Il ne trouva rien. Mais se résolu d'en parler à quelqu'un qui pourrait forcément l'aider.
Lorsque Drago s'éveilla, une violente douleur lui vrillait la tête. Il avait aussi les paupières collées entre elles et la gorge irritée. Pendant quelques secondes, il se demanda ce qui lui arrivait. Puis, dans un éclair de lucidité, il se dit que se devait être le résultat d'une longue nuit passée à pleurer. Étant donné que pleurer n'était pas dans ses habitudes, et que ça ne lui était en fait jamais arrivé de sa vie, il ne savait pas comment le corps réagissait après. Maintenant, il le savait. Il savait que sa peau devenait rouge, que sa gorge était sèche et râpeuse, que la lumière du jour faisait autant souffrir qu'un cri de mandragore. Un grognement franchit ses lèvres, le faisant d'autant plus souffrir. Il détestait être ainsi. Faible. Malade de chagrin. Au fond du trou. Au bord de la mort. Un mouvement à sa droite fit relever Drago. Ses cheveux blonds tombèrent devant ses yeux mais il parvint tout de même à voir ce qui se trouvait à côté de lui. Blaise, la bouche ouverte et de la bave dégoulinant sur son menton, était assis par terre, en train de dormir. Sa poitrine se soulevait à chacune de ses respirations et sa main ne cessait d'être secouée par des tremblements nerveux. Drago, sans savoir pourquoi, se sentit pousser vers son meilleur ami et il ne put se retenir de le secouer légèrement pour le réveiller. Il sentait que quelque chose n'allait pas pour Blaise, comme s'il avait besoin d'être sauvé de son sommeil. Et aujourd'hui, son sauveur était le beau blond. D'un sursaut, le grand noir s'éveilla. Il regarda tout autour de lui, comme pour vérifier qu'aucun de ses cauchemars n'avaient pris forme réelle durant son sommeil. Lorsqu'il eut fait cela, il se tourna vers son meilleur ami et tenta de parler. Mais la peine et la peur encerclaient sa gorge tout autant que son coeur et il ne parvint à rien faire. Ce fut Drago qui réagit en premier, prenant un air détaché pour lui dire:
-Il n'y a jamais eu de lettre, le hibou n'est jamais arrivé ici et tu n'as jamais rien lu à propos d'une quelconque mission, d'accord ?
Blaise acquiesça, mal à l'aise d'entendre cela. Cacher et nier la vérité n'était pas le bon plan. Ce n'était pas ce qu'il aurait dû faire s'il voulait s'en sortir. Mais le noir savait qu'il était impossible de discuter avec Drago lorsqu'il avait décidé quelque chose. C'est pour cela qu'il n'ajouta rien et qu'il se leva, époussetant son pyjama froissé par le sol sur lequel il avait dormi.
-Blaise…
Le noir se retourna pour observer son meilleur ami qui avait, maintenant qu'il le regardait avec attention, un air maladif. Il était plus vert que blanc, ses cheveux habituellement blonds comme les blés étaient maintenant aussi terne qu'un soufflé effondré, et son regard perpétuellement pétillant de malice s'éteignaient peu à peu sous la dure réalité que son père lui avait imposé la veille.
-S'il te plait, ne m'en veux pas. Si j'avais pu, je ferais des choix totalement différents.
Blaise acquiesça de nouveau, peiné d'entendre cela. En effet, s'il avait pu. Mais il ne pouvait pas. Car, à cause de Lucius, toute la famille Malefoy était en danger. Et, visiblement, seul Drago pouvait les sauver. Ce n'était peut-être pas juste mais c'était maintenant son devoir de veiller sur ses parents et de les aider. Il était très jeune, trop jeune, sauf que c'était une nécessité qu'il fasse cela. Qu'il se sacrifie. Qu'il fasse passer sa famille avant lui. Avant son bonheur. Avant sa propre vie.
-Ne t'en fais pas, Malefoy, je comprends. Je comprends plus que tu sembles le penser.
Le grand noir sourit, avant de se détourner de nouveau et d'aller se préparer. Dans un élan de désespoir, Drago se laissa retomber mollement dans son lit. Il aurait bien voulu y rester, il aurait souhaité se cacher sous la couette et ne plus en sortir jusqu'à ce la mort vienne le chercher. Malheureusement, il devait sauver les apparences. Ce qui voulait dire qu'il devait se lever et marcher. Qu'il devait s'habiller et se préparer pour son match de Quidditch. Un soupir franchit ses lèvres mais il ne prit pas le temps de s'apitoyer plus longtemps. Rejetant la couette d'un geste presque rageur, le beau blond commença sa journée tout en se rendant compte que ce dimanche était le tournant le plus dangereux de sa vie. Maintenant, plus ne serait jamais pareil. À partir d'aujourd'hui, plus aucune chance de connaitre le bonheur. Désormais, il ne serait plus Drago l'élève de Poudlard, mais Malefoy le jeune Mangemort.
Ses lèvres étaient partout sur elle. Sur sa bouche, dans sa nuque, sur sa poitrine et même… Oh mon Dieu, comment un baiser pouvait-il être si bon ? Pour Hermione, c'était une grande première. Elle n'avait jamais ressenti cela. On aurait dit… une explosion, un feu d'artifice à l'intérieur de son ventre. Et face à ce délice, la jeune femme saisit les draps entre ses doigts et se mit à gémir. Il lui faisait tellement de bien et en même temps tant de mal. Elle avait l'impression de perdre le contrôle lorsqu'elle était près de lui, ce qui n'était vraiment pas ce qu'elle cherchait. Lâcher prise. Cela ne lui était jamais arrivé. Mais lorsque celui qui la caressait de ses lèvres était près d'elle, c'était comme si elle ne savait rien faire d'autre. Alors qu'il l'embrassait une fois de plus dans un endroit auquel elle n'aurait jamais pensé, Hermione se posa une question. Qui était ce garçon qui la touchait ? Qui l'embrassait ? Qui la caressait ? Ce ne fut qu'à cette pensée, qu'elle prit conscience qu'elle ne connaissait réellement pas l'identité de la personne. Et dans un geste brusque, elle le fit se redresser. Ce n'est que là qu'elle se sentit défaillir. Alors qu'elle s'était attendue à une chevelure rousse et des yeux verts, elle se trouva face à l'opposé. La bouche en coeur, les cheveux en bataille et le regard fiévreux, Drago Malefoy se trouvait dans son lit.
Hermione Granger se réveilla ce dimanche en sursaut. La sueur recouvrait délicatement son corps, son coeur battait fort et elle avait encore l'impression de sentir les baisers brulants du beau blond sur sa chair. Sa respiration était erratique, ses cheveux totalement désordonnés et elle avait du mal à savoir si ce qu'elle venait de vivre, de ressentir était réel ou pas. Tournant la tête des deux côtés de son lit, elle comprit rapidement qu'elle avait rêvé et ressentit quelque chose auquel elle ne s'était pas attendue. Elle fut déçue. Ce qui était totalement absurde après tout. Elle ne pouvait pas être déçue de voir que Drago Malefoy, le garçon avec qui elle n'avait partagé que quelques baisers, n'était pas dans son lit. Non, elle devait mal interprété les chose ! Jetant ses pieds dans le vide, Hermione sentit bientôt le sol froid entrer en contact avec sa peau nue. Elle se mit presque à courir en direction de sa salle de bain tellement elle était frigorifiée. L'eau chaude qui se déversa de la plomberie la revigora, et fit vite partir le souvenir des baisers de Drago sur sa peau. Ainsi, sa tête finit par se vider et elle oublia le pincement qu'elle avait eu au coeur en se rendant compte que le garçon n'était pas réellement avec elle. Après quelques minutes sous la douche, Hermione décida de se préparer pour le match de Quidditch qui opposait les Serpentard aux Poufsouffle. Elle avait promis à Drago qu'elle y serait et cela lui permettrait d'être avec Harry et Ginny. Cela lui ferait du bien à elle, ainsi qu'à leur amitié. C'est avec un grand sourire qu'elle débarqua dans la Grande Salle pour prendre son petit-déjeuner. Harry l'accueillit avec une mine étonnée bien que très avenante, tandis que Ron s'écartait et se tournait vers sa copine, aussi bête que collante, Lavande.
-Tu sembles… heureuse ? Tu as si bien dormi que cela ?
-Mieux que cela ! D'ailleurs, ça me permet d'affronter une matinée Quidditch.
-Tu viens avec nous ?!
Harry était vraiment surpris. Ses sourcils froncés et son front ridé en étaient la preuve. Il ne s'était vraiment pas attendu à cette annonce. En même temps, Hermione n'était pas du tout sport. Mais alors pas du tout. C'était donc très étrange qu'elle vienne voir un match qui n'était même pas très attendu par les passionnés. Pourtant, le survivant passa outre et offrit un beau sourire à sa meilleure amie pour lui montrer qu'il était heureux d'apprendre qu'elle venait. Pendant le reste du petit-déjeuner, ils discutèrent d'un peu tout, comme des devoirs, des leçons avec Dumbledore et de tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin à Voldemort. Ils essayaient d'être discrets, pour ne pas attirer l'attention sur eux. Mais être Harry Potter n'aidait pas vraiment. Souvent, les élèves le regardaient. Comme si c'était un dieu vivant qui méritait l'attention de tous. Ce qui pouvait être très, mais alors très, agaçant. L'heure du match arriva et la plupart des élèves se dirigèrent vers les terrains de Quidditch, Hermione avec eux. S'installant aux côtés de Harry et de Ginny, la jeune Gryffondor commença déjà à chercher Drago du regard. Elle ne se souvenait pas de son numéro et de loin, elle avait de mal à bien voir les joueurs. La seule chose qui l'aida à le repérer fut sa crinière blonde, particulièrement reconnaissable malgré le fait qu'elle ait perdue de sa prestance. Hermione ne savait pas l'expliquer mais elle sentait que quelque chose n'allait pas. Rien qu'en voyant les cheveux du garçon dont elle avait rêvé. C'était une sensation étrange mais elle savait qu'elle devait s'y fier. C'était comme si tout allait basculer. Que le monde qu'elle connaissait allait exploser, s'éparpiller en des milliards de morceaux. Et que plus rien ne serait jamais comme avant. À cette pensée, une boule se logea dans la gorge et le ventre de la brunette qui ne fut plus capable de se concentrer sur rien. Elle se sentait perdue, dans ses pensées. Dans ses cauchemars. Et elle n'arrivait pas à s'en sortir. Même lorsqu'un coup de sifflet retentissant emplie les oreilles de tous les élèves, annonçant le début du jeu. Elle ne se reconnecta à la réalité que lorsque quelqu'un la saisit par l'épaule et lui parla. Hermione ne parvint pas à comprendre ce qu'on lui disait mais le simple contact lui permit de revenir auprès de ses amis.
-Mon Dieu, tu as vu ça, Harry ? Ce coup était fantastique !
Ginny criait par dessus l'épaule de la brune, la tenant toujours fort. Hermione n'avait pas vu ce qui s'était passé mais elle approuva tout de même, pour donner le change. Le match se passa ainsi, Ginny et Harry s'excitant lorsque de beaux coups étaient exécutés et Hermione se noyant petit à petit dans d'affreuses pensées et impressions. À la fin du jeu, que les Poufsouffle avaient gagné de peu, la brune suivit la marrée humaine tout en essayant de se vider la tête. Elle était bête de penser que quelque chose n'allait pas. Surtout en se basant sur des cheveux. Ceux de Drago Malefoy qui plus est. Pendant quelques minutes, elle y parvint mais elle croisa le regard de Zabini et de nouveau, tout vola en éclat. Mais cette fois, elle avait une véritable raison de douter.
La tête dans les mains, le prince des serpents sentait ses nerfs lâcher peu à peu. Il avait dû se cacher derrière un masque toute la matinée, alors que les évènements ne lui donnait que l'envie de s'enterrer vivant. C'était une des pires journées de sa vie et elle n'allait pas s'améliorer. Malheureusement pour Drago, elle allait devenir bien pire dans les heures à venir. Après la lettre qu'il avait reçu, il ne pouvait se permettre de rester près d'Hermione. Premièrement car être avec elle l'empêcherait d'exécuter sa mission et donc, par conséquent de sauver ses parents. Secondement car il risquait de mettre sa vie en péril et il ne supporterait jamais d'avoir causé la mort de la femme qu'il aimait. Drago s'était donc résolu à la laisser partir. C'était sûrement un de ces choix, vous savez, que l'on se sent obligés de faire mais qui nous pourrissent la vie. C'était sûrement un de ces choix qui marquent un tournant dans la vie, qui font qu'une suite d'actions s'enchainent après. Le blond n'avait jamais redouté quelque chose de cette façon. Pendant ses dix-sept années de vie, il n'avait jamais eu plus peur de quelque chose. Prendre des choix, ce n'était pas son rôle. C'était celui de ses parents. Et malheureusement pour Drago, ils avaient pris les mauvais. C'était au blond de réparer les erreurs des adultes et pour cela, il devait affronter une de ses plus grandes peurs. Tout semblait tomber sur Drago en même temps. C'est pour cela qu'il en voulait tellement à Merlin ou aux divinités du monde sorcier, voire aux dieux des Moldus s'ils existaient réellement. S'ils avaient fait leur travail correctement, Drago ne se serait jamais retrouvé dans cette position. À devoir choisir entre ses parents et l'amour de sa vie. À devoir choisir entre la sauvegarde de sa famille et son honneur. À devoir choisir entre la vie et la mort.
-Drago… ?
La voix, emplie d'inquiétude, résonna autant dans la pièce que dans la tête du blond. Il ne s'était pas attendu à ce que quelqu'un vienne le voir. Et encore moins elle. Il se demanda même s'il n'avait pas rêvé. S'il n'avait pas imaginé la voix pour se sortir de ce pétrin sans nom. Mais lorsqu'il releva, le plus lentement qu'il lui était possible, sa tête, il s'aperçut qu'il n'avait rien imaginé du tout.
Hermione était bien là, apparition divine dans sa tenue d'écolière modèle. La vue de cette déesse déstabilisa Drago, qui ne put que tendre la main vers elle pour l'inviter à s'approcher. Ce qu'elle fit. Elle alla même jusqu'à s'asseoir à ses côtés et entrelaça leurs mains. Le blond était à court de mots, incapable de former la moindre parole à cause d'une boule qui lui nouait l'estomac.
-Blaise m'a dit qu'il fallait qu'on discute…
Si Drago avait pu tuer par pensée, il l'aurait sûrement fait. Son meilleur ami lui avait pourtant promis de ne rien dire à personne. Et en soit, il n'avait pas failli à sa promesse. Mais le blond était tout de même déçu par Blaise, qui n'aurait pas dû ouvrir sa bouche, même pour en dire si peu. Pourtant, il approuva d'un signe de tête et, baissant les yeux vers le sol, parvint enfin à formuler sa pensée.
-Tu sais que je t'aime. Plus que bien des gens. Mais, il y a deux personnes qui sont plus importantes que toi pour moi. Mes parents. Et je ne peux pas les abandonner. Pas alors qu'ils sont en danger, par ma faute.
Hermione, incrédule, le regardait sans broncher. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il lui disait cela. Elle se doutait bien qu'elle n'était pas plus importante que ses parents, c'était tout à fait logique. Alors pourquoi se sentait-il obligé de lui dire cela ? Et puis, pourquoi avec ce ton ? On aurait dit que Drago avait pris une décision et qu'il ne ferait aucun pas en arrière. Qu'il n'en changerait pas. Que se passait-il ici ? -
Je suis désolée Hermione mais… Nous ne pouvons pas continuer. C'est impossible.
-Quoi… ?
-Nous deux. C'est fini. Je ne peux plus t'approcher et je ne veux plus que tu m'approches non plus. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi.
-Je… Je ne comprends pas Drago. Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu ne te sens pas bien ?
-Je vais très bien, ne t'en fais pas. C'est juste que… Ce n'est plus possible, d'accord ? Je t'aimerai toujours, je t'en fais ma promesse. Mais nous ne pourrons jamais être ensemble.
Cette phrase toucha plus Hermione que ce qu'elle aurait pu croire. Pour elle, Drago n'était rien d'autre qu'un garçon qu'elle apprenait à découvrir. Elle s'était toujours dis que ce n'était qu'un petit amusement, en attendant Ron. Mais lorsque le blond prononça sa phrase, elle sentit son coeur se serrer et une douleur se diffuser dans son corps. C'était comme si elle brûlait de l'intérieur. C'était comme si on lui arrachait un à un ses organes vitaux. C'était comme si on la tuait à petit feu.
-Mais…
-Non, Hermione. Jamais.
Dans un ultime effort, Drago se tourna vers la femme de sa vie et lui caressa la joue du pousse. Il posa délicatement son front contre le sien et murmura d'une voix empreinte de tristesse :
-Ou dans une autre vie, peut-être…
Une unique larme coula sur la joue de Hermione avant qu'elle ne répète après Drago :
-Dans une autre vie…
5 ans plus tard
Hermione venait juste de sortir de classe lorsqu'elle vit son groupe d'ami s'approcher. Ou plutôt, une partie de son groupe d'ami. Il y avait son petit-ami et deux de ses plus proches amis. Drago, Blaise et Ron. Elle leur adressa un geste de la main, comme pour signaler sa position, puis s'avança vers eux. Comme toujours, elle souriait comme une idiote en les approchant. Elle ne savait si c'était le fait d'être avec eux ou de pouvoir passer du temps avec son copain mais elle était toujours bien plus heureuse quand ils étaient là. Après la mort de Lord Voldemort, tout avait changé. On se serait dit dans une autre vie. C'est avec cette pensée qu'elle aborda ses amis, un grand sourire aux lèvres. Oui, une autre vie.
-Salut les gars, ça va ?
Avant qu'elle n'ait pu recevoir de réponse, son copain l'enlaça et l'embrassa fougueusement. Comme à chaque fois qu'il faisait cela, Hermione se demandait ce qu'elle avait fait pour mériter un amoureux si attentionné. Ronald Weasley était tellement parfait avec elle qu'elle avait du mal à croire que ce soit effectivement son petit-ami.
Donc, après lecture, je suppose que vous comprenez pourquoi je parle de tournant. En effet, avec le saut dans le temps, toutes les données changent. J'avoue que quand j'ai commencé cette fic, je n'avais pas prévu de faire cela comme ça. Mais en écrivant, je me suis rendue compte que je m'exaspérais toute seule à changer tant de choses à l'oeuvre de JK Rowling. Du coup, j'ai décidé de faire passer les années que l'on peut voir dans les livres, pour pouvoir suivre la trame que l'auteure a choisie tout en faisant ce que j'ai envie.
Pendant les cinq ans que je ne détaille pas, tout ce qui se passe dans le livre s'est passé. La poursuite des Horcruxes, la bataille de Poudlard, tout. Ca me permet de repartir sur de bonnes bases et pouvoir faire ce que j'ai envie sans me culpabiliser.
J'espère que mon choix vous plait et que vous ne m'en voulez pas de quitter l'époque de Poudlard.
Voilà voilà
A bientôt les poussins :D
