Aujourd'hui est un grand jour.
Oui, un grand jour.
Aujourd'hui… Je poste le dernier chapitre de l'Arc 3 ! :D
Donc, en fait, si je n'ai pas publié hier, c'est parce que je suis partie sur Poitiers pour un déménagement et que là-bas je n'avais pas mon ordi et très peu internet. Doncc'estpasmafauteallervousplaindreàmacousinemoij'ysuispourrienarrêterdemetaper.
Je vous remercie pour tous les efforts que vous faites pour m'envoyer des reviews, grâce à ça nous avons franchi la barre des 20 reviews ! :D (oui c'est incroyable, ça ne m'étais jamais arrivée avant !)
Et avec cette exclamation, je réponds à une nouvelle lectrice !
Breakzel : Haha, je vois beaucoup marquer, ça : « je viens de lire tous les chapitres d'un coup », et ça me rappelle que… que moi aussi je dis ça dans mes reviews ._.
Théa me ressemble aussi beaucoup, et je suis contente qu'elle te plaise ! :D (et que tant de questions te bouleverse le crâne !)
J'ai toujours l'impression de faire des personnes OOC, mais ce doit être normal : je ne suis pas Jun Mochizuki T^T (ho grand pourquoi ?!)
D'ailleurs je fais un DISCLAIMER : PANDORA HEARTS C'EST PAS À MOI MAIS AU GÉNIE QU'EST JUN MOCHIZUKI !
…
Et ouais !
Je réponds à ta question dans le chapitre bonus où Ariane est détaillée de la tête jusqu'au pied ! :D
PS : Haha, non. ._.
Je remercie aussi tous les lecteurs qui sont trop timides pour me faire un coucou (vous êtes mignons 3) et je vous laisse lire, après tout on est là pour ça x)
Chapitre 7 :
Mon corps chauffait.
Je le sentais chaud, bouillant, fusionnant mes organes entre eux et la force de me déplacer avait disparu. Mon souffle haletant ne dérangea personne, je découvris une pièce vide sous mes yeux.
Il y avait la lumière du soleil, mes couvertures, mais personne.
Je paniquai.
Et si j'étais en train de mourir ? Et si personne ne s'occupait de moi ?
Je vais mourir, je ne veux pas !
Y mettant toutes mes forces, je me levai. Je poussai la porte. Marchai dans les couloirs. Peu importait ma tenue, il me fallait de l'air. Il me fallait des gens. Il fallait qu'ils me voient, qu'ils me soignent, que je ne meurs pas seule.
Jamais je m'avais marché aussi lentement. Chaque pas me pesait et pourtant je devais continuer.
Pourquoi souffrais-je ainsi ? Quel était cette force qui me donnait chaud et froid en même temps, qui me faisait tourner la tête ?
Les couloirs étaient déserts, ainsi que le bâtiment. Mais quelle heure était-il ?
La voix de la petite fille Twilightsword résonnait en moi, me disant de m'accrocher. Qu'il fallait la sauver.
Coûte que coûte je devais la sauver.
Je voulais enlever cette robe qui me donnait trop chaud. Je voulais couper ces cheveux qui me faisaient transpirer.
- Ariane ?!
Je me tournai vers ma camarade de chambre, dont le nom ne me revenait pas même après quelques secondes de réflexion.
Je me sentais triste pour Théa.
- Que fais-tu ici ?
Au moins, je ne mourrais pas seule. Je lui souris, puis je pense que je m'effondrai au sol. J'avais mal, donc j'en déduisais que c'était ce sol trop loin de ma tête qui avait causé l'impact.
Putain de sol.
Pour la première fois que je disais « putain », je n'aurais pas pensé insulter le sol avec ce mot.
- Ho mon dieu, Ariane ! S'exclama-t-elle.
Ho mon dieu, quel bruit fais-tu. Mais soit.
- Je ne mourrais pas seule, murmurai-je en fermant les yeux.
Je ne sais plus comment j'ai eu cette blessure. Je me souviens juste qu'elle m'avait tirée d'un état ressemblant à de l'hypnose.
Comment… Qu'avais-je fait pour avoir une telle blessure ?
Je la sentais de mon épaule, traversant mon dos pour terminer à ma hanche.
Mais qu'avais-je…
Elliot ?
Je le revoyais devant moi, ses sourcils froncés, l'air apeuré.
Il est venu pour moi ? Même après tout ce que j'avais fait ?
- Ariane, arrête de faire semblant !
Je souris et rigolai en toussant.
Peu importe comment j'avais eu cette blessure, le plus important était que mes amis fussent à mes côtés.
Mes amis…
- Putain, mais faites quelque chose !
- Calme-toi Elliot !
La douleur était si aigüe, la fièvre était si forte que j'essayais de me concentrer sur leurs cris, peine perdue.
- Elliot…
Je tendis la main. Je voulais sa chaleur, même si mon corps me criait qu'il ne pouvait plus supporter cet état bouillonnant.
Il la prit rapidement.
- Comment tu fais pour toujours te foutre dans la merde ? Demanda-t-il, un peu pour rigoler.
Je discernais maintenant les touffes d'herbe autour de moi, les pavés non loin. On avait dû me déplacer.
- C'est un grand talent… Avouai-je, le souffle court.
Il sourit, mais ses yeux reflétaient une grande tristesse.
- Elliot…
- Tais-toi, tu vas te faire mal.
- Elliot… Même dans la mort, je n'aurais pas été seule…
Ses yeux s'écarquillèrent et un grand cri me parvint. Ma camarade de chambre venait sans doute de voir que mes points avaient sauté et que le sang s'échappait.
- Tais-toi, je t'ai dis ! Obéis à ton maître pour une fois !
Ni une ni deux, il me releva pour me porter.
Comme dans un rêve, le décor était flou, et je respirais mal. J'étouffais, j'avais trop chaud contre lui, mais peu importait.
Pour la première fois de ma vie, j'eus une pensée qui me fit peur :
- Je ne veux pas mourir… Pleurai-je.
Les sanglots déchiraient mes paroles. Depuis combien de temps n'avais-je pas pleuré ainsi ?
Je le sentis accélérer la cadence, mais il était sans doute trop tard.
Le reste est éparpillé. Je vois Elliot que je ne veux pas lâcher foncer vers un bâtiment, et la pluie qui tombe me rafraichit. Je voudrais rester comme ça le reste de temps qu'il me reste, alors je bouge un peu. Elliot raffermie sa prise et court plus vite.
« Nan, tu n'as pas compris ! » Je réussis à penser.
Mais trop tard, on me déposait déjà dans mon lit et me débarrassait de ma veste sous le regard éberlué de Jessica.
Puis, le trou noir.
~••oOo••~
- Jeune fille, je peux savoir où est-ce que tu étais ?
- Je jouais avec Seena, c'est tout ! Proteste la petite fille.
S'abat sur elle un coup d'adulte.
- Ne t'ai-je pas dis que tu n'avais pas le droit de partir de la maison ?
- Mais…
- IL N'Y A PAS DE MAIS !
Un autre coup lui frappe la tête et la petite fille pleure doucement des larmes de détresse et de faiblesse.
Elle aimerait tellement pouvoir dire quelque chose…
…Qui es-tu ?…
- Qui es-tu ?
- Et toi, qui es-tu ?
La petite fille sentit son cœur se serrer.
- Je suis… Rose.
- Es-tu vraiment Rose ?
- Je ne suis personne d'autre, seulement moi !
- En es-tu sûre ?
- Et qui es-tu, toi, qui se promène dans un jardin privé ?
Le garçon gloussa.
- Je ne suis personne d'autre que moi.
La fillette fut vexée.
- N'utilise pas mes mots pour fuir la question !
- Je n'oserais pas.
Puis tout en rigolant il reprit sa course.
La fille mit un temps avant de réagir.
Qui était-elle vraiment ?
Elle suivit alors le garçon, qui ne faisait que glousser entre les ombres des grands arbres.
- Attend-moi ! Apostropha-t-elle.
Le garçon l'attendait parfois puis reprenait sa course.
La petite fille était sûre qu'il voulait l'emmener quelque part et jamais elle ne s'était posée de questions.
- Où m'amènes-tu ?
- Là où tu pourras être heureuse !
Un tel endroit existait-il vraiment ?
Depuis quand son idyllique vie avait-elle tournée au cauchemar ?
Ils débouchèrent sur une grande bâtisse.
La pelouse était fraiche, les arbres étaient verdoyants, même le bâtiment respirait la joie.
- Où sommes–
Mais le garçon avait disparu.
Comment retrouver son chemin ? Elle l'avait simplement suivi, comment allait-elle faire… ?
Et son père qui la voulait pour le dîner… Si elle n'avait pas le droit de sortir dehors, que serait-ce lorsqu'il apprendra qu'elle était partie beaucoup plus loin dans l'aventure ?
- Il… Il y a quelqu'un ? Questionna-t-elle au vent qui lui répondit pour un courant d'air qui la fit éternuer.
- Une petite fille ici ?
Elle leva ses yeux sur deux iris d'un vert émeraude éclatant.
- Je… Je me suis perdue… Fit-elle, toute déstabilisée par la prestance de cet homme.
- Alors nous allons t'aider à retrouver ta maison ! Glen, viens voir !
Un homme était assis contre un arbre et regardait la scène de loin.
- Viens, n'ai pas peur ! Ha, et je m'appelle Jack Vessalius !
~••oOo••~
Je me réveillais en sursaut, de grands soubresauts faisant trembler ma cage thoracique.
Je n'arrivais plus à respirer et ma douleur m'empêchait de me calmer, je le savais.
Quelqu'un…
Soudain, une main se posa sur mon front pour me plaquer au lit. Une autre main me maîtrisait plus amplement en tenant mon épaule et de douces paroles se firent entendre.
- On t'a soignée… Tu ne vas pas mourir…
Mais ces paroles avaient l'air d'être prononcées pour la personne qui me tenait.
Il fallut quelques minutes pour m'apaiser et devant mes yeux se dessinait un Elliot aux traits de plus en plus palpables.
- E… Elliot ?
- Oui, soupira-t-il. Tu te fous vraiment tout le temps dans la–
- Où sommes-nous ? Qu'est-ce que j'ai ? Où est Léo ?
Il me fit signe de ne pas me précipiter mais ma tête était remplie de questions.
- Nous sommes dans ta chambre, à vrai dire nous n'avons pas eu vraiment le choix au vu de ta situation.
- Que–
- Tu avais une infection. La blessure que tu as reçue s'est infectée et tu as commencé à avoir de la fièvre. Pourquoi ne pas l'avoir dit ?
Je rougissais de honte.
- Je… Je n'avais moi-même pas remarqué…
Il passa une main sur son visage tandis que je fronçais les sourcils.
- Où est Léo ? Réclamai-je encore une fois.
- Il est dehors. Il a veillé sur toi tous les jours.
- Tous… les jours ?
- Tu as dormi quelques jours, oui.
- Combien de temps ?
- Ariane…
- Combien de temps ?
- … Une semaine.
Je n'osais pas imaginer la peur de Léo. Lui qui prenait tout comme étant son fardeau à lui, celui qui n'avait pas beaucoup d'amis mais qui s'en souciait comme d'une pierre précieuse…
Qu'avais-je fait à Léo ?
- … Je veux le voir.
- Tu ne peux pas.
- Je veux le voir ! M'énervai-je. Pourquoi je ne peux pas le voir ?
La tendance à me frapper revint à Elliot qui, je pense, ne regretta pas son geste.
- Es-tu égoïste à ce point ? C'était la première fois que je le voyais aussi inquiet. Et tout ça pour qui ? Une écervelée qui ne sait pas que sa vie est précieuse pour les autres. Qui pense qu'elle est seule au monde, que sa disparition plairait, arrangerait, peut-être ? Je déteste les personnes comme toi.
La phrase me toucha en plein dans le cœur qui sembla ne plus marcher un temps.
- D'ailleurs, il dort, alors–
Sans trop y penser, je l'embrassais.
- J'adore lorsque tu prends cet air…
J'avais rêvé de ce moment et pourtant ce n'était pas moi. Je ne pouvais pas avoir fait quelque chose d'aussi bête.
Mon corps réclamait le sien, celui de Léo, les frissons n'avaient jamais été aussi forts.
Il se recula et je remarquai mon erreur.
Avais-je… Avais-je fait quelque chose d'aussi bête ? D'aussi égoïste ?
Avec le peu de confiance qui me restait je regardai ses yeux.
Je n'y décelai que du dégoût.
Il s'en alla, claquant la porte à son passage.
Effondrée, je me laissais mourir dans mon oreiller, toute émotion et toute sensation s'en allant en même temps que mon q esprit quittait la Terre pour le pays des rêves.
Je me rendis compte que je n'avais plus rien à perdre. Et ça me fit rire.
Mon rire me tordit les oreilles alors que mes pleurs continuaient.
Je n'étais plus « moi » maintenant.
~••oOo••~
- Je m'appelle Jack Vessalius ! Et toi ?
La petite fille ne pipa mot. Même si elle avait vraiment envie de dire son prénom, son père lui avait appris à ne jamais le dire à des étrangers.
Comme s'il savait qu'elle n'allait pas répondre, il lui tendit sa main, un peu gêné :
- Viens ? Tu vas voir, il fait peur mais il est très gentil.
Elle ne savait pas pourquoi cet homme était aussi gentil avec elle, et pourtant elle continuait de le suivre.
- Glen ! Regarde ce que j'ai trouvé, perdue, près de la forêt !
Ledit Glen était un homme brun imposant, mais cependant apaisant. Son visage inexpressif se tourna vers la fillette qui détourna le regard.
- Elle voulait retourner chez elle, mais ne sait pas comment faire.
Le brun se leva, dominant la gamine de toute sa hauteur.
- Quel est ton nom ?
- Mon père m'a toujours dit de ne pas révéler son prénom à un étranger. Je m'appelle Rose.
Une poussée la faisait avancer vers ces hommes.
Un petit sourire fleurit sur les lèvres pâles de Glen et il commença à remonter la pente.
- Viens avec moi, je vais voir ce que je vais faire.
La petite fille fit un grand sourire, un sourire radieux.
~••oOo••~
- Vous ne pouvez pas !
- Laissez-nous entrer !
Une altercation entre un homme et Léo ?
Je connaissais cette voix… Pourtant, je n'arrivais pas à m'en rappeler…
Puis la porte se fit défoncer. Mes camarades de chambre crièrent dans un crissement perçant qui me donna mal à la tête.
Le frère d'Elliot, Ernest, me regardait avec toujours ce même sourire hypocrite que je détestais tant. Comment avais-je fait pour ne pas reconnaître sa voix… ?
- Ariane, vous êtes appelée par notre père, je vous prie d'accepter.
- Et si je ne veux pas ? Demandai-je, encore faible.
- Alors nous t'emmènerons par la force.
Son air amusé s'agrandit en voyant l'homme robuste me porter comme un sac.
- Lâchez-moi ! Criai-je alors. Je ne veux pas !
Combien de fois avais-je dit « Je ne veux pas », « Je veux » avec ce ton catégorique ?
Je vis Léo devant ma porte, ne sachant pas quoi faire. Il essaya de prendre un pan de mon vêtement mais je ne fis rien pour l'aider.
Peut-être était-ce mieux ainsi, songeai-je en lui offrant un dernier sourire doux.
- Ariane ! Supplia-t-il alors dans une grande inspiration.
Je baissais la tête et repensais aux paroles d'Elliot.
« Je déteste les personnes comme toi. »
Je fronçai les sourcils et décidai de faire le plus de bruit possible, quelqu'un viendrait forcément !
- Au secours ! Au secours, au viol ! Criai-je.
Si Ernest trouva drôle l'air déconfit du géant, celui-ci le trouva autrement très gênant et décida de m'assommer.
~••oOo••~
- Mademoiselle Ariane, nous avons quelque chose d'important à vous annoncer.
C'est vrai qu'attachée à une chaise, j'étais dans de bonnes conditions pour écouter.
- Je suis désolé mais vous allez devoir passer un test. Bien sûr, des médicaments seront à votre disposition, puisque vous êtes malade.
Deux grands colosses soulevèrent la chaise sur laquelle j'étais et me déposèrent un peu plus loin, dans une autre pièce plus exiguë.
Alors que je commençais à me poser les bonnes questions, le duc Nightray continua :
- Nous avons ouïe dire que vous n'aimiez pas les chambres fermées.
Non !
- Mais, en dehors de ça, que ça fait remuer en vous des souvenirs.
Des… souvenirs ?
- Vous vous méprenez, ce ne sont pas mes souvenirs, mais ses souvenirs ! Il faut que je retrouve cette petite fille, je commence à peine à vraiment la comprendre, laissez-moi aller la voir, s'il vous plait !
Le Duc me toisa bizarrement, comme s'il était déçu.
- Vous ne savez donc pas qui vous êtes ?
- Qu'est-ce–
- Rose Twilightsword, il serait temps de vous réveiller.
Il réunit mes cheveux vers l'arrière pour mieux voir entièreté de mon visage et ma marque de naissance.
- Vous ressemblez bien à votre mère.
Sur ce, il referma la porte en même temps que je poussais un cri.
- NAAAAAAAAAAAAN !
~••oOo••~
Combien de temps suis-je ici ? Je n'ai que ma voix pour m'indiquer que je suis toujours vivante.
N'occupe mes yeux seulement l'obscurité. La notion de temps s'en va et la terreur prend la place.
Je criais, au début, bien sûr. « Sortez-moi de là », « Je veux sortir », des choses comme ça. Puis je repensai à mon ancien orphelinat.
Finalement, ce n'est pas si mal. Reprenant la léthargie que j'adoptais lorsque j'étais punie en ces temps, je regardais la porte s'ouvrir tous les jours pour me donner un repas que je ne mangeais pas.
Encore une fois, la porte s'ouvre.
J'entends des murmures (« Elle ne mange toujours pas, à ce stade il va falloir la forcer ») mais je n'en avais que faire.
La petite fille m'appelait encore, et encore, et encore.
Tellement que je compris que cette voix était en fait la mienne, souffrant de l'intérieur d'avoir scellé ces souvenirs.
Les souvenirs que je voulais voir disparaître, on l'avait fait pour moi. Mais qui ?
Le pourquoi était facile à deviner.
Je revoyais mon père, je revoyais ce garçon, je revoyais les corps.
Tout ça je l'avais vécu. Pour ne pas à souffrir d'une chose si ignoble, je m'étais protégée.
Je suis faible. Égoïste. Indéfinissable.
Combien de jours se sont écoulés ? Je n'ai que ma voix pour m'indiquer que je suis toujours consciente.
N'occupe mes yeux seulement l'obscurité. J'ai perdu depuis longtemps la notion de temps et de terreur, mon nom et mon apparence.
Les pleurs se sont taris et je revis mon enfance en boucle, des fragments fendus et flous se mêlant au vrai.
Qui suis-je ?
Qui suis-je ?
Je me pose la question chaque minute, alors que mes yeux cherchent un point de repère qu'ils ne trouvent pas.
Combien de jours ont-ils filé sans que je ne mange ? Je n'ai que ma voix pour m'indiquer que je suis dans un état de faiblesse.
Et encore des ténèbres, elles sondent mon âme qui recherche où s'accrocher.
Ariane.
Rose.
Ariane.
Rose.
Ma vie n'est-elle donc qu'un mensonge ?
Je suis la fille d'un marchant.
Je suis la fille d'un grand noble.
Mes parents sont morts tués par un client en haine.
Mes parents sont morts l'un après l'autre, d'une disparition soudaine.
Qui, pourquoi, comment…
Tout se mélange dans ma tête, les souvenirs, les goûts, les personnalités, les odeurs, les sentiments.
Si seulement tout était vrai, que devait-elle croire.
- J'en…
Elle en avait assez.
- J'en ai…
Elle ne voulait plus penser par elle-même.
- J'en ai assez…
Ce simple chuchotement fit ouvrir la porte.
- Vous êtes-vous réveillée, mademoiselle Twilightsword ?
Elle leva les yeux vers lui.
- Qu'avez-vous à me dire, mon cher duc Nightray ?
Un sourire apparut sur son visage.
- Il semblerait que cet entrainement ait porté ses fruits.
- Combien de temps s'est écoulé ?
- Plusieurs fois vous vous êtes écroulée, nous avons du vous faire manger de force, boire surtout de force.
- Combien de temps s'est écoulé… ?
- Ça fait maintenant six mois que vous êtes ici.
Six… Six mois ?
Pendant tout ce temps, elle aurait pu être avec…
Comment… Comment s'appelaient-ils ?
Pourquoi avait-elle… le visage de ces garçons…
Décidant qu'il était temps de réfléchir, elle se remit en marche.
Je me remis en marche.
- M'avez-vous enlevée tout ce temps pour cette simple futilité ? Rose Twilightsword serait revenue de toute façon, mon bon Duc.
Celui-ci mit le genou à terre, sous les regards offusqués de ses subordonnés qui firent, la seconde d'après, la même chose. Il prit ensuite ma main pour y déposer un chaste baiser.
- Bienvenue parmi nous, Duchesse Twilightsword. Puisse votre pouvoir nous être favorable.
Je fronçai le nez subtilement et souris.
- Ce serait un honneur, mon bon Duc.
Impossible de l'appeler autrement, je ne voyais que de l'ironie dans cette phrase.
Un jour, je lui ferai payer ces mois de séquestration.
La Duchesse Twilightsword venait de s'éveiller et, malheureusement, allait bientôt combattre son salvateur.
~••oOo••~
Bon, maintenant je peux l'annoncer fièrement :
L'Arc 2 est fini les enfants !
De la joie, de la nostalgie, pour aussi vous annoncer, que ça y est, Née sous une Mauvaise Étoile a une fin !
Je n'avais pas pensé à la fin avant, je dois bien l'avouer. J'écrivais au feeling ce qui me passait par la tête. Mais, grâce au grand trajet en voiture que j'ai effectué, j'ai maintenant la fin en tête ! Et le thème d'Asgore m'y a grandement aidée ! (Undertale si quelqu'un cherche.)
Notre Ariane a encore beaucoup de chemin à accomplir… Ou plutôt dirais-je… Rose Twilightsword.
Les prochains chapitres seront vraiment… Vraiment bizarres, je tiens à le dire.
Je vous ai peut-être déjà dit qu'Ariane changeait tout le temps, et ce ne sera jamais aussi vrai que dans le prochain chapitre.
Merci d'avoir lu !
Reviews ?
Bye ~
