Merci à Bara97 pour sa review !
Je viens de finir de jardiner et je n'ai même pas pris le temps de me débarbouiller ! J'ai d'abord pensé à vous poster la suite, histoire de ne pas vous faire poirauter trop longtemps. Je suis gentille, n'est-ce pas ?
Bref, maintenant que tout ça c'est dit, voilà la suite !
Bonne lecture !
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Chapitre 14
** Mais vous n'avez pas fini de vous venger sur moi ? Se plaignit Rodney. **
** Je ne me venge pas, vous verriez la différence, si c'était le cas ! Rétorqua Ronon. **
-On dirait que Ronon lui en fait voir de toutes les couleurs ! S'esclaffa Sheppard en se tournant vers Teyla, un petit sourire aux lèvres.
-Oui, j'ai bien l'impression...
Ils n'étaient pas encore rentrés dans la salle de gym qu'ils avaient entendu les deux hommes se battre. Ou plutôt, un homme se battre et l'autre, essayant d'encaisser les coups. Ils entrèrent doucement, sans se faire remarquer et les observèrent quelques instants avant de se décider à aller s'asseoir sur le banc.
-Vous aviez besoin de ça, vous ! S'exclama McKay en rogne.
L'hostilité flagrante qu'il avait envers le militaire était de plus en plus marquée.
-Mais qu'est-ce que je vous ai fait ? S'étonna John.
-Rien, vous n'avez rien fait ! Répondit brusquement Rodney.
-Je ne sais pas ce que vous avez en ce moment McKay, mais comme on va passer du temps confiné sur la cité, il vaudrait mieux que vous me disiez tout de suite ce qu'il ne va pas !
Rodney se redressa et Ronon en profita pour lui envoyer un coup. Sous le choc, pourtant pas trop rude, le scientifique s'écroula presque aux pieds de Sheppard.
-Et voilà ! Vous êtes content de vous, j'espère !
-Mais enfin... qu'est-ce qui vous prend Rodney ? Demanda doucement Teyla.
-Rien, je n'ai rien du tout ! Oh, et puis ça suffit, j'en ai marre ! Je m'en vais !
Il laissa tomber son sabre de bois et essaya de se libérer des vêtements de protection.
-Vous voulez que je vous aide ? Demanda Ronon.
-Foutez-moi la paix !
-McKay ! Je ne sais vraiment pas ce qu'il y a et je vais mettre ça sur le compte de la chaleur, mais si vous avez quelque chose à reprocher à quelqu'un, vous devriez le dire et tout de suite ! S'exclama Sheppard en colère.
Il n'avait jamais vu le scientifique dans cet état là et ça l'inquiétait. C'est vrai que la température ambiante était difficilement supportable et en plus, avec tout ce qu'il avait sur le dos pour parer les coups, ça devait être encore pire, mais quand même !
Rodney avait réussi, tant bien que mal, à se défaire de tout et tout seul et quitta la salle sans rien dire.
-Je ne sais pas ce qu'il a, mais il a plutôt intérêt à se reprendre ! S'exclama Sheppard un peu énervé.
-Ça m'inquiète un peu cette attitude... Dit alors Teyla, songeuse.
-Je sais que je ne suis pas toujours en accord avec ce qu'il dit ni ce qu'il fait, mais je ne crois pas avoir été pire que d'habitude !
-Non en effet... bon, je prends le relais de Rodney... à moins que vous ne soyez fatigué ? Demanda Teyla avec le sourire.
-Non, je me sens en pleine forme ! Affirma Ronon.
-Bon et bien moi, je vous laisse. Je vais essayer de comprendre pourquoi il est comme ça...
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-Il a intérêt à avoir une bonne excuse, sinon, il va m'entendre !
Sheppard ne savait pas du tout pourquoi Rodney était aussi agressif envers lui ! C'est vrai qu'il aimait bien le charrier, mais ce petit jeu n'était pas à sens unique. Combien de fois McKay l'avait mis en boite avec des questions plutôt simples concernant la technologie des anciens, et auxquelles il n'avait pas su quoi répondre ? Et il ne lui en avait jamais voulu pour ça !
Enfin, si, mais un tout petit peu...
Arrivé devant la porte des quartiers du scientifique, il frappa, attendit un peu, et, n'ayant pas de réponse, entra.
-J'ai pas dit que vous pouviez entrer !
John s'arrêta net. Rodney était sur son lit, à taper comme un fou sur son clavier et n'avait même pas regardé qui était entré.
-Rodney...
Celui-ci leva enfin la tête quand il reconnut la voix.
-Ah parce qu'en plus, vous me suivez, maintenant ? S'exclama t-il méchamment.
-Mais enfin...
-Quoi ! Vous n'en avez pas assez de m'humilier devant tout le monde ? Il faut qu'en plus, vous me poursuiviez dans ma chambre ?
Sheppard était abasourdit. Jamais il ne lui avait parlé sur se ton !
-McKay, je ne sais pas...
-C'est justement ça le problème, vous ne savez pas ! Vous ne savez rien ! Fichez le camp !
-Mais que ça vous plaise ou non, il faudra bien que vous acceptiez de me voir, car à partir d'aujourd'hui, c'est aussi ma chambre et pour deux mois ! S'écria John en colère, alors maintenant, dites moi ce que je vous ai fait !
-Vous ne m'avez pas écouté, je viens de vous le dire !
John se tu. Il essayait de se souvenir de ce qu'il avait bien pu lui dire...
-Faites marcher ce qui vous sert de cervelle, vu le peu que ça sert...
-Bon, maintenant y'en a marre ! Vous allez me dire tout de suite ce qui cloche chez vous ! S'exclama Sheppard en s'approchant du lit de son ami.
Il resta planté devant lui, les bras croisés.
-Allez ! J'attends !
-J'en ai assez que vous vous moquiez constamment de moi, que vous disiez à tout le monde qu'il faudrait que je fasse de l'exercice, qu'il faut que j'arrête de râler, ça me tape sur les nerfs ! Voilà, vous êtes content ?
Le militaire avait écouté sans broncher la tirade de Rodney. Se pouvait-il qu'il soit aussi médisant ?
-Ecoutez... je manque peut-être un peu de diplomatie mais...
-Un peu ? Couina Rodney, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on sort, je vous retarde ! Vous croyez que c'est agréable de sentir qu'on est un boulet ?
-Quoi ? Mais qu'est-ce qui vous fait croire ça ? Je n'ai jamais dit ça !
-Peut-être pas aussi franchement, mais c'est comme ça que je le ressens !
Sheppard s'approcha encore un peu et parla plus doucement.
-Rodney, je ne pensais être aussi... comment dire... aussi méchant, mais je vous jure que ce n'était pas intentionnel. A partir de maintenant, je vais faire attention à ce que je vais vous dire et je n'insisterais plus sur le fait que vous manquiez d'exercice. Mais je ne promets rien pour Ronon... votre amitié compte beaucoup pour moi, alors ça m'ennuierait que vous me l'enleviez...
Emu par ce qu'il venait d'entendre, McKay cessa de martyriser son clavier et regarda l'homme qui se tenait devant lui. Il avait vraiment l'air peiné et c'est vrai qu'il s'était peut-être montré un peu vif.
-Vous l'avez toujours...
-Amis ? Demanda John en tendant la main.
-Amis... Répondit Rodney en lui serrant.
Contente de la tournure qu'avait pris la discussion, John fit demi tour et s'approcha de la porte.
-Qu'est-ce que vous pensez d'elle ? Entendit-il alors qu'il passait la main sur le système d'ouverture.
-De qui ?
-D'Angélique.
-C'est une véritable enquiquineuse ! Vous la voulez ? Je vous la laisse !
Et il sortit, sans voir le sourire radieux du scientifique...
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Pourquoi avait-il dit ça : Vous la voulez ? Je vous la laisse !
Comme si il pouvait s'intéresser à une femme comme elle...
-Non, pas de souci, elle et McKay s'entendront très bien... aussi casse-pieds l'un que l'autre !
Il regarda sa montre, 13h00.
-Et il n'a même pas dit qu'il avait faim ? Il doit vraiment être atteint...
Il fit demi-tour et refrappa à la porte.
-Quoi ?
Il entra de nouveau.
-Vous venez me tenir compagnie ?
-Où ça ?
-A la cantine !
-Déjà ?
Ouh la ! C'est très grave, ça... Rodney qui oublie l'heure du repas ?
-Oui, il est déjà une heure de l'après midi...
-Ok, je viens ! S'exclama Rodney en laissant tomber son portable sans aucun scrupule.
Ils avaient presque fait la moitié du chemin quand Rodney s'arrêta net.
-Demi-tour ! Dit-il alors.
-Vous n'avez plus faim ?
-Si, mais maintenant, la cantine, c'est la salle de réunion !
-Ah c'est vrai, j'avais oublié... vous voyez, vous n'êtes pas un boulet !
McKay le regarda de travers, mais rien dans le comportement de Sheppard ne montrait une quelconque moquerie. Alors oui, il le croyait quand il disait qu'il ne le faisait pas exprès...
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Tout le monde s'était donné rendez-vous sans le savoir et ils mangèrent tous de bon appétit. Les discussions étaient plutôt animées et l'après midi était bien avancée quand ils décidèrent enfin de se lever. Et comme il n'y avait pas grand-chose à faire en attendant, chacun partit s'occuper comme il le voulait.
Elisabeth, comme d'habitude était partie tenir compagnie à sa paperasse.
Radec et Rodney étaient retourné à leur labo, car ils voulaient vraiment mettre toutes les chances de leurs côtés quant à la bonne marche de tous les appareils pendant le mauvais temps.
Teyla et Ronon repartirent dans la salle de gym, mais pas pour la même chose. Teyla voulait méditer un peu et avait envie d'initier Ronon à cette pratique... Pas évident de le convaincre...
Carson était parti faire l'inventaire de l'infirmerie, car avec tout ce que les Atlantes avaient emmené avec eux sur la planète où ils s'étaient réfugiés, il n'avait pas vraiment eu le temps de faire le point.
Sheppard était partit s'entraîner au tir et Angie était repartie dans sa chambre...
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Au bout de quelques minutes, Angélique se rendit compte qu'elle en avait un peu marre. Elle avait écrit beaucoup de choses et prit le temps de se relire pendant dix bonnes minutes avant de fermer son portable.
Il faisait toujours aussi chaud, et elle avait envie de prendre l'air. Elle ouvrit la porte et se dirigea au hasard, la cité n'ayant pas encore décidée de condamner d'elle-même les pièces rendues inutiles. Mais de toute façon, Rodney et Zelenka avaient veillé à ce que ça ne puisse pas se produire, on ne sait jamais...
Elle marchait tranquillement quand elle sursauta violemment. Elle venait d'entendre des coups de feu !
La curiosité était peut-être mauvaise conseillère, mais elle était toujours la plus forte. Alors elle prit la direction d'où venait le bruit.
-De toute façon, je ne crains rien, plus personne ne peut venir alors...
Elle essayait de s'en persuader... Ça devait forcément être quelqu'un qui était resté là.
-Idiote que tu es ! Bien sûr que ça ne peut venir que de quelqu'un qui est resté là !
C'est bizarre ça, la curiosité. Normalement, quand on entend de coups de feu, on devrait s'éloigner au plus vite de l'endroit d'où ça provenait, mais la plupart du temps, les gens font tout le contraire ! Et Angélique n'y échappa pas. Elle suivit le couloir, jusqu'au moment où elle n'entendit plus rien. Elle regarda autour d'elle, mais la partie de la cité dans laquelle elle était ne lui disait rien... Elle s'était perdue.
-Mais non, il y a forcément une personne ! Je n'ai qu'à...
Bang... bang...
-Et bien voilà, elle est encore là...
Toujours en se dirigeant grâce au bruit, elle entra dans une pièce un peu sombre.
-Et zut... Murmura t-elle.
Ce n'était pas la personne qu'elle préférerait voir... Mais bon, comme elle était là, autant profiter du spectacle. Elle avança sans bruit et s'installa sur une caisse, dans un coin. Sheppard tira encore un chargeur, puis appuya sur un bouton qui fit avancer la cible. Il attendit qu'elle soit devant lui, prit un air satisfait en voyant le résultat, puis retira le casque de protection qu'il avait sur ses oreilles.
-Vous vous êtes perdue ?
Angie sursauta.
-Vous m'avez entendue ?
-Vous êtes aussi discrète qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine !
-Euh... en fait non, je voulais prendre l'air...
-Ici ? Demanda t-il en se tournant vers elle avec un sourire narquois.
-Non, mais comme j'ai entendu des coups de feu...
-Vous êtes venue ! Ça, c'est très intelligent ! Normalement, vous auriez dû vous enfuir en courant, et dans la direction opposée !
C'est pas vrai ! Voilà que j'ai droit à un sermon !
-Je ne pensais pas craindre quoi que ce soit en venant, c'était forcément quelqu'un de la cité !
Et tiens... Prends ça dans les dents... Alors ? Autre chose à dire ?
-Ça ne vous est pas venu à l'esprit que j'aurais pu vous tirer dessus ?
Aïe ! Là, il m'a eu...
-Vous êtes militaire, on ne vous a pas appris à ne pas tirer sur tout ce qui bouge ?
Et toc !
-Bien vu, mais si ça n'avait pas été moi ?
-Qui d'autre ? Vous êtes le seul à savoir tirer !
-Non, il y a Ronon, Teyla, Elisabeth et McKay aussi, quoi que...
Il se détourna d'elle et entreprit de nettoyer son arme.
-Je peux ?
-Quoi ?
-Regarder !
-C'est pas interdit... Marmonna t-il sans lever la tête.
Mais elle n'a pas autre chose à faire ?
Angie resta à distance respectable, mais ne put s'empêcher de s'approcher de la table où étaient posées toutes sortes d'armes différentes.
-N'y touchez pas !
-Mais j'ai les mains dans le dos !
Sheppard regarda dans sa direction et vit, qu'effectivement elle était penchée, mais ses doigts étaient bien sagement entrecroisés dans son dos.
-Je ne suis pas stupide ! Je n'y connais rien, alors je ne vais pas toucher !
John s'en voulut un peu de sa réflexion. C'est vrai qu'elle l'énervait et même ça, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Peut-être que la première impression qu'elle lui avait donné d'elle avait suffi à ce qu'il se fasse une mauvaise opinion ? Il devrait peut-être revoir son jugement, après tout, elle avait déjà essayé de faire l'effort de lui parler plus gentiment... Puis elle se tourna vers lui.
-Vous vous entraînez souvent ?
-Aussi souvent que nécessaire.
-Et tout seul ?
-Non, pas toujours.
-Vous ne voulez pas me parler ?
Alors là, bravo ! Elle a enfin trouvé... Elle est peut-être aussi intelligente qu'elle se plait à le dire...
-Je n'ai rien contre...
-Alors pourquoi ?
-Pourquoi quoi ?
-Pourquoi vous ne vous adressez à moi que quand vous y êtes obligé ?
Il soupira bruyamment.
-Vous ne savez vraiment pas pourquoi où vous le faites exprès ?
-Non ! Je viens de vous le dire, je ne suis pas stupide... je sais parfaitement pourquoi vous êtes comme ça avec moi... et je ne vous en veux pas. A votre place, j'en aurais fait autant. Mais j'aurais aimé que vous finissiez par l'oublier...
Elle baissa la tête, peinée de son attitude, mais consciente du fait que c'était à elle de faire le premier pas.
-Vous voulez bien ?
Sheppard la regarda de travers.
-... ?
-... me pardonner... Finit-elle par dire.
Ouf, j'ai cru un moment que... non mais ça ne va pas la tête ? Une fois, ça t'a pas suffi ?
Il toussota, gêné par la pensée qui venait de lui traverser l'esprit.
-Qu'est-ce que vous avez ?
-Je venais de penser à ce qu'il s'était passé l'autre jour et...
Oh bon dieu ! Mais pourquoi j'ai dit ça ?
Angélique ouvrit grand les yeux.
-Que s'est-il passé l'autre jour... ?
-Rien... rien...
Il avait l'air tellement embarrassé qu'elle commença à se poser des questions...
-Si ! Dites-moi !
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A suivre...
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J'ai remarqué l'absence de quelques lecteurs qui d'habitude sont assidus. Est-ce que c'est parce que ma fic ne vous plait plu ?
C'est une simple question que je me pose, mais si c'est le cas, pourriez vous me dire ce qu'il vous déplait ?
Bon, ce coup-ci, je vais à la douche.
Bonne soirée, bon week-end et à la semaine prochaine !
Et merci de me lire...
