Salut ! Bon vous devez être habitués à mon manque de logique dans mes publications, mais je m'excuse quand même, je voulais poster ce chapitre plus tôt, mais vive Free, j'ai pas pu...

J'ai quelques choses à dire sur ce chapitre, donc je vous en parle à la fin (si ça vous intéresse bien sûr :p) histoire de ne pas vous spoil ;)

Concernant l'histoire du whattpad, j'y ai renoncé, ça ne servirait à rien de gérer deux fois l'histoire, ça me prendrait trop l'esprit qui est déjà assez prit en ce moment (vive le départ dans la vie active)

Réponse à Oreo Chan et en italique, parce que c'est tellement long, il faut que je découpe ça sinon on comprend plus rien xD (j'adore ton pseudo au fait, à chaque fois que je le vois, j'ai faim, c'est fou...):

Wow ! Première fois qu'on me fait une review si longue et développée, merci beaucoup ! Alors commençons dans l'ordre: Merci pour l'intérêt que tu as porté à ma fanfic', et ne t'en fais surtout pas, je ne vais pas l'arrêter, et si je venais à le faire (chose impossible pour l'instant) je vous préviendrais, et la supprimerais même je pense.

Atsu (qui t'envoie des keur keur aussi en passant) a été créée avec une bonne inspiration de ma propre personnalité (logique me diras-tu peut-être) qui est de base assez osée et je m'en foutiste avec une touche de rage, et puis je HAIS les OC gnagnagn trop kawai choupinou qu'en deux paragraphe elle tombe amoureuse, que je les hais ! Ce qui donne un perso somme tout à fait normal au final (je trouve) pour un univers comme bnha : Caractère bien trempé et qui n'a pas froid au yeux ! X)

Concernant son passé "dark" et le fait qu'elle soit cheatée, en fait, j'ai développé à peu près tout (tu verras le dernier élément assez important de son passé dans ce chapitre) Elle a effectivement hérité des alter de ses parents, même si je ne le précise pas (en un coup ils ont fait un "enfant parfait", prend ça dans tes dents Endeavor) et on va apprendre plus tard certains aspects de ces portails. Après il est vrai que j'ai tendance, peu importe l'histoire, a cheater un peu mes perso, mais en aucun cas je vais la faire gagner tout le temps, parce que ça m'énerve aussi, peu à peu elle va apprendre de nouvelles choses, mais les ennemis aussi vont évolués, et certains bien plus vite qu'elle, donc ne t'en fais pas pour le coté cheaté qu'elle aborde en ce moment, je vais la faire redescendre assez vite xD
J'ai trouvé aussi que la régénération était de trop, mais impossible de l'enlever maintenant que c'est fait, je m'en suis rendu compte trop tard... Enfin, elle aurait pu être pire ! Ma toute première idée d'alter c'était d'utiliser tous les éléments, alors on a échappé à la catastrophe ! (bon sang heureusement l'idée à durer deux heures XD) Et pour le coté invocation d'arme, je ne sais même pas d'où m'est venu l'idée, je pense que vraiment Yugo m'a trop inspirée...

Je suis heureuse que tu trouves mon style d'écriture intéressant malgré qu'on connaisse déjà certains trucs, c'est justement ce que je recherchais: redécouvrir quelque peu l'histoire d'une autre façon ^^
Après c'est sûr que j'ai encore du travail à faire, et c'est justement pour ça que je suis ici, pour m'améliorer ! XD

Vraiment heureuse aussi que les perso déjà existants ne soient pas trop OCC, c'était une de mes pires craintes, même si je modifie un peu leur attitude, étant donné qu'il y a de nouvelles relations ^^
La relation entre Atsu et Deku n'est pas beaucoup développée parce que je suis pas forcément très développée parce que je trouve que les deux ne peuvent pas forcément avoir une relation très forte au vu du caractère actuel des deux, mais elle va évoluer dès le prochain chapitre (déjà écrit mais en peaufinage), je n'abandonne pas leur relation, loin de là, ne t'en fais pas ! X)

Voilà, je pense avoir répondu à à peu près tout ! En espérant que la suite te plaise tout autant, et à la prochaine !

Voilà, je vous laisse à votre lecture, on se voit à la fin !


Tomura tenait fermement Atsu dont le bras se désintégrait et se régénérait à l'infini tandis que Mister Compress utilisa son alter sur Crématorium qui était à terre et le fit devenir un bille dorée. Bakugou fut alors encerclé de tous les vilains restants, Mister Compress prêt à le transformer en une nouvelle petite bille. Ils attaquèrent, Bakugou esquivant comme il pouvait les attaques d'un homme un costume moulant noir et d'une fille blondes aux air de collégienne complètement folle et de quatre autres qu'Atsu ne distinguait plus à travers les larmes de douleur.

« Fuir…

-Non Atsu… Tu vas rester ici.

-Il doit fuir…

-Lui aussi il va rester. Dès la seconde où Mister Compress va le toucher, on aura gagné et on pourra partir. Oh mais j'y pense ! On peut déjà partir nous deux !

-Atsu, jeune fille ! J'arrive !

-Oh non tu ne le feras pas, gronda All for One dont des sortes de griffes noires se plantèrent dans le dos du héros, le clouant au sol. C'est pour cela que je suis là. »

Il envoya All Might valser plus loin des élèves et des vilains.

« All Might !

-Restes avec moi ! »

Il tira Atsu vers le portail géant de Kurogiri. Une vague de glace apparut alors, formant un tremplin pour Kirishima, Iida et Midoriya. Le rouge regarda le sol et tendit les bras vers Atsu et Bakugou.

« Venez ! »

Kacchan utilisa la pleine puissance de ses explosions pour s'envoler et attraper la main de Kirishima. Atsu quant à elle poussa de toutes ses forces Tomura qui, surprit de l'apparition des élèves de Yuuei, avait légèrement relâché sa prise. Sentant la chute arriver, il resserra son poing autour de bras d'Atsu qui fut incapable de s'enfuir. Elle regarda les autres s'enfuir, Kirishima la fixant avec une tristesse profonde.

« Si tu veux partir, il faudra me couper le bras, mais tu seras punie pour avoir attaqué un vilain sans autorisation. »

C'est alors qu'Atsu sortit une arme d'un portail, une longue épée dont le tranchant ne faisait aucun doute.

« T'es sérieuse ?! Tu ne pourras plus jamais devenir hér- »

La lame s'abattit, provoquant une giclée de sang sur eux deux. Atsu, enfin libre, s'enfuit à l'aide ses portail pour rejoindre les autres qui étaient déjà bien plus loin grâce aux explosions de Bakugou. Tomura hurla alors à ses subalternes :

« Ne les laissez pas s'échapper ! »

Mt. Lady apparut alors en géante, recevant en plein visage deux vilains qui s'étaient fait expulsé par l'alter d'un troisième. Atsu jeta un regard en arrière. Shigaraki la fixait avec rage et tristesse à la fois.

« Mt. Lady !

-Le sauvetage est la priorité...absolue...Dégagez d'ici, sales… gosses... »

L'héroïne s'écroula, donnant de nouveau l'accès aux vilains qui se préparèrent à recommencer leur attaque. Ils furent alors attaqués, incapables de réitérer le lancer. Plusieurs héros pro étaient arrivés en renfort, Grand Torino, Endeavor, Best Jeanist et d'autres encore. Les élèves atterrirent en plus ou moins douceur à l'aide des explosion de Bakugou, vite rejoins par Atsu, puis allèrent en ville, fuyant le plus vite possible l'endroit du combat pour laisser pleine action aux héros. Midoriya appelait Todoroki qui était avec Yaoyorozu pour les informer de leur emplacement et de la réussite de la mission de sauvetage.

« J'ai pas été secouru ok ?! Si je voulais m'enfuir je l'aurais aussi bien fait tout seul !

-Mais bien sûr !

-Moi j'assume au moins, sans vous j'aurais jamais pu fuir, merci.

-Mais de rien Y- Yuu ! Ton !

-Bah quoi ?

-Ton bras ! »

Elle sourit doucement en levant le bras dont il ne restait plus que l'épaule et une dizaine de centimètres du bras en lui-même, à peine.

« Qu'est-ce que…

-Je ne pouvais pas couper celui de Tomura, ça m'aurait attiré des ennuis.

-Mais ! C'est ton bras droit, s'emballa Kirishima ne sachant pas quoi faire. Comment tu vas faire pour continuer à-

-Tu vois qu'il saigne ?

-C'est pas le rapport, s'énerva Bakugou.

-Il ne saigne pas, imbécile, alors que je l'ai coupé il y a peu. Parce que je sais guérir. Ne vois-tu pas mon œil droit aussi, imbécile ? »

Il remarqua alors la présence de l'oeil d'Atsu. Il s'approcha alors et regarda la coupure du bras. C'était sec, cicatrisé. Il prit le visage d'Atsu dans sa main et le releva pour observer son œil. Il se recula enfin, grognant.

« Mais il te manque quand même un bras..

-Je vais le faire repousser, ne t'en fais pas.

-Repousser ?

-Oui, ne t'en fais pas. »

Des hélicoptères survolèrent alors la ville vers le lieu du combat entre All Might et All for One.

« Des journalistes ? »

Les télévisions de la rue s'allumèrent, diffusant le combat. Le Professeur avait son masque brisé, ne dévoilant aucun visage, celui-ci semblait totalement recouvert d'une peau fripée qui ne laissait à peine deviner les traits principaux de sa tête.

« On se croirait en plein cauchemar, vociféra le journaliste.Instantanément, la moitié du quartier Kamino a été détruit ! Actuellement, All Might se bat avec le supposé chef de la bande des vilains ! Incroyable ! Un seul vilain ! Qui a détruit le quartier et, à présent, prend l'ascendant dans le combat avec le symbole de la paix ! »

All for One prépara alors une nouvelle attaque que les deux héros, All Might et Gran Torino, allèrent esquiver quand le symbole de la paix se déplaça à peine, recevant l'attaque de plein fouet. La voix de All for One résonna alors dans les télévisions avec le bruit assourdissant des hélicoptères.

« Exposons donc cette misérable forme au monde entier, mon cher symbole de la paix. »

All Might, sous sa forme squelettique, se tenait à peine debout, le poing tendu et fumant. Derrière lui, dans les gravas, une femme pleurait. Et autour d'eux, comme un V dont la pointe était au niveau de All Might, un trou de bien un mètre de profondeur dût à l'attaque de All for One.

« Hein ?

-C'est vraiment All Might ?

-Qu'est ce qu'il s'est passé ? Tout le monde peut voir n'est-ce pas, demanda le journaliste. All Might.. semble dépérir !

-Mon corps peut bien pourrir et décliner. Tout le monde peut me voir dans cette condition. Mais mon esprit perdure ! Je reste, peu importe la forme que je prend, le symbole de la paix ! Et il n'y a rien que tu puisses faire pour ne serait-ce qu'égratigner une once de cet esprit !

-Magnifique ! Tu m'as bien eu. J'avais oublié le gamin inflexible que tu étais. Dans ce cas, j'espère que ceci ne va pas mettre à mal cet était d'esprit.. j'ai quelque chose à te dire. Tomura est le petit-fils de Shimura Nana. »

All Might se figea, surpris, défait de cette information.

« Tout ce temps, j'ai imaginé à quel point cette info te troublerait.

-Tu mens…

-C'est la vérité. Tu comprends n'est-ce pas. Tu l'as, la première fois que tu l'as rencontré, vaincu sans ménagement, à l'USJ. Mmmh…. C'est étrange All Might. »

Il tira sur ses joues vers le haut, formant un sourire forcé de ses doigts.

« Qu'est-il arrivé à son éternel sourire ?

-Espèce… Espèce d...d'ordure… !

-Comme je le pensais.. Que c'est drôle ! On dirait que j'ai un peu plus qu'égratigné ton esprit. »

All Might tomba à genoux, hurlant sa haine et se tristesse. Il s'arrêta alors subitement. On voyait une main dépasser des gravas. La femme, toujours en pleure, semblait lui parler.

« Au secours, entendit-on depuis la télévision.

-C'est impossible, murmura quelqu'un à coté des élèves.

-All Might… !

-Vous devez gagner !

-Qui d'autre pourrait gagner contre… ça ?!

-Même s'il a l'air différent, c'est toujours All Might, pas vrai ?!

-Encore une fois, il a était de capable de faire quelque chose, d'une façon ou d'uen autre !

-Tu peux le faire All Might, hurla alors quelqu'un vers la télévision vite rejoins pas d'autres.

-Ne perdes pas !

-Vous pouvez le faire ! »

Comme poussés par une même force, ils hurlèrent tous en même temps, Bakugou, Midoriya et Atsu :

« GAGNE ! ALL MIGHT ! »

Le bras du héros prit alors sa forme habituelle, forte et menaçante. All for One se mit à léviter en hauteur, hors d'atteinte du héros.

« C'est quoi cette forme de merde ?! Hein ?! All Might ! C'est quoi… CE PUTAIN DE PHYSIQUE TOUT CHETIF !

-Les renforts ! Il y a pleins de héros ! »

Les héros étaient affairés à retenir les vilains encore là et aider les blessés comme Mt. Lady ou bien la civile dans les décombres, sauvée par Tiger qui tenait une autre femme.

« Par pitié, All Might, arrête ce sale mec ! On veut tous te voir gagner, hurla Endeavor que l'on entendait malgré la distance entre lui et les hélicoptères. Ton apparence importe peu ! Tu restes le héros n°1 ! Tout le monde souhaite ta victoire !

-C'est chiant. »

Une aura entoura All for One, repoussant tout autour de lui d'un coup.

« Y'en a marre des mélodrames. Revenons-en à la réalité. Je vais te porter le coup fatal. »

Son bras prit alors une forme indescriptible. Plus large que son propre torse déjà bien plus large que la norme, de toutes les couleurs, des cornes en dépassant. Il fonça alors sur All Might qui se prépara également à frapper. Il sembla surprit juste avant l'impacte, mais la seule chose qui fut entendu fut l'explosion produite par l'impacte, si forte qu'elle acheva le quartier et que la clone de fumée et de gravas dépassait largement les immeubles et fut vue par Atsu et ses compagnons.

« C'est vrai, dit All Might dont le bras était enfoncé dans celui du vilain.En tant que maître, je dois.. l'enguirlander ! »

Son autre bras devint énorme et il frappa All for One au visage dans le « Smash ! » le plus puissant qu'il n'ai jamais hurlé.

« Superficiel.

-C'est parce que.. Je n'y ai pas mis tout mon poids ! »

Son bras droit de nouveau libre, il l'enfonça dans le visage de All for One dans un cri déchirant.

« United Statesof SMASH ! »

Le temps que la fumée se dissipe, et on vit le vilain enfoncé dans le sol, All Might au dessus de lui, tout deux dans un cratère. Le héros se redressa, levant fébrilement le poing. Toute la ville hurla alors de joie, pleurant, riant.

« Le vilain.. Ne bouge plus, reprit le journaliste, reprenant sa capacité à parler après ce combat.C'est sa victoire ! All Might ! Il est vainqueur ! Il est encore debout ! »

L'espace d'un instant. il reprit totalement sa forme de super héros, gardant le bras levé. Les héros affluèrent alors pour secourir les autres blessés et la police arrêter les vilains et surtout All for One, inconscient. All Might pointa la caméra qui s'était approché aussitôt le combat fini. La journaliste qui parlait devant se décala, surprise. Alors que les élèves de Yuuei partaient enfin, amenant Atsu et Bakugou se faire soigner, la voix d'All Might les arrêta.

« Tu es...le prochain.

-All Might est tellement cool ! »

La rue cria sa joue face à cette phrase extrêmement intimidante pour les vilains. Mais Midoriya se décomposait peu à peu, les larmes coulant de ses yeux. Atsu posa sa main sur l'épaule de Midoriya, le forçant à se retourner pour poursuivre sa route. Il la prit alors dans ses bras, pleurant, serrant la fille qui sentait presque ses os craquer. Mais elle ne dit rien, frottant simplement le dos du vert en tentant de le calmer. La police arriva juste après. Ils la prirent en charge ainsi que Bakugou, laissant les autres rentrer chez eux.

« On va rester longtemps ? J'aime pas trop être ici… Je me sens comme une criminelle.

-Juste le temps de prendre votre témoignage.

-Je pourrais avoir à manger ? Depuis que j'ai été enlevée j'ai pas mangé moi…

-D'accord. »

Elle fut amenée dans un bureau banal. Elle s'assit et on lui amena un sandwich. Il s'assit et posa ses mains devant le clavier, prêt à écrire.

« Bien. Je t'écoute. »

Elle hésita quelques secondes, puis finit par poser le sandwich et regarder le policier dans les yeux.

« J'ai bossé pour des vilains. »

Trois jours plus tard, elle se tenait là, au milieu d'une salle blanche aux tribunes en bois traité. Les gens la regardaient, les caméras étaient tournées vers elle, et tout était horriblement silencieux à ses oreilles. Trois coups sourds retentirent, lui rendant son ouïe.

« Yaitsu Oyuuki. »

Elle tiqua. Elle avait perdu l'habitude d'être appelée par ce nom.

« Vous êtes ici afin de déterminer si, oui ou non, les actions menée pour les vilains ont été effectuées par envie ou par contrainte ou obligation. Pour cela, vous êtes présente ici avec toutes ces personnes, et après quelques questions, chacun procédera à un choix binaire. Coupable ou non coupable. Si plus de 60 % des personnes pensent que vous êtes non-coupable, il y aura des conséquences moindres. Dans le cas contraire... »

Il afficha un petit sourire désolé avant de se tourner vers les différents avocats. Eux seuls connaissaient toute l'affaire, avec le juge, et allaient poser les questions pour que le reste de l'audience sache le problème et décide des conséquences. Jugement peu utilisé car peu éthique, mais bien plus simple pour résoudre des cas compliqués, en seulement une demi-heure. Un premier avocat se leva et se positionna devant Atsu, des photos à la main. Il lui pose devant elle d'un geste nonchalant et les sépara d'une main comme on étale des cartes lors d'un tour de magie. Atsu serra les poings, enfonçant les doigts dans ses paumes, et les dents.

« Vous reconnaissez cette personne, Yaitsu ?

-Ouais.

-Qui est-ce ?

-Norahu Funimi. Une femme qui aurait eu 37 ans cette année. Elle est morte il y a trois ans.

-Vous l'avez tuée il y a trois ans, rectifia l'avocat d'un ton impartial. »

Atsu tiqua de nouveau et serra d'autant plus les poings. Elle sentait du sang sur ses mains. Au sens figuré comme au sens propre.

« Pourquoi l'avoir tué ? Il me semblait que votre boulot, selon vos dire, étaient de téléporter les vilains, seulement.

-Au bout d'un moment j'ai bossé seule. Ils en avaient marre de vomir en utilisant mes portails. Ou pire. Le jour est venu où j'ai bossé pour Shigaraki Tomura. Un vol, comme souvent. Mais quand j'ai apprit que la bague n'était pas là, et avait déjà été vendue... Tomura allait me tuer. Peut-être pire. Ça a été le cas. Il-

-Je ne veux pas savoir ce que Shigaraki vous a fait.

-C'est une blague ? Vous croyez quoi ? Que vous allez me demander ce que j'ai fait, sans vous soucier de ce que j'ai subit ? J'ai torturé quelqu'un jusqu'à la mort, j'ai volé, frappé. Mais j'ai été torturée, et seul mon alter de régénération m'a permis de ne pas mourir, j'ai perdu mes parents sous mes yeux, j'ai été frappée, j'ai presque été violée, j'ai été séquestrée, battue, si vous voulez me juger, prenez en compte tous les éléments !

-Silence ! »

L'avocat retourna à sa place.

« Maître Bori, vous avez la parole.

-Merci monsieur le juge. »

L'avocat à coté d'Atsu se leva. Il récupéra les photos et les rendit à l'avocat avant de sortir ses propres photos.

« Voilà une pièce découverte là où l'alliance des vilains a été appréhendée. »

Il montra la photo à tous, puis à Atsu. Elle blanchit soudainement et sentit ses jambes devenir faibles.

« Vous la connaissez, pas vrai ?

-Oui...

-Cette pièce, mesdames et messieurs, Mademoiselle Yaitsu va vous dire à quoi elle servait.

-C'est là que Tomura me torturait...

-Pourquoi il y a un arbre à perfusions ?

-Pour que mon alter de régénération continue de fonctionner, qu'importe le nombre de blessures...

-Et pourquoi la pièce est-elle entièrement recouverte de sang, du sol au plafond ?

-Il étalait mon sang. »

Des murmures s'élevèrent, vite tût par l'avocat qui reprenait.

« Sur l'interrupteur de la pièce, nous avons trouvé deux nombres. 15.392 et 25.346, à quoi ils correspondent ?

-Au nombre de fois que Tomura a posé sa main sur moi avant que je fuis, en trois jours. Le deuxième au nombre de fois où il a posé sa main sur moi en quelques heures. Les marques qu'ils m'infligeait étaient deux fois plus douloureuses, alors il me faisait les compter deux par deux.

-Pourquoi vous l'appelez par son prénom, malgré ce qu'il vous a fait ? »

Atsu redressa la tête, se rendant seulement compte qu'elle l'avait baissé, et regarda son avocat, perdue.

« Je-Je sais pas... »

Elle abaissa de nouveau le regard. Il avait raison. Pourquoi elle l'appelait par son prénom ?

« Depuis quand vous l'appelez comme ça, vous le savez ? »

Elle le regarda de nouveau, lui demandant du regard, d'un petit mouvement de tête et un haussement d'épaule pourquoi il faisait ça.

« Depuis que j'ai compris que je n'aurais pas la bague.

-Et monsieur Akuryu, pourquoi vous n'avez pas fuis ? »

De nouveaux murmures s'élevèrent, demandant qui était Akuryu.

« Yaitsu ?

-Aku qui me servait de responsable légal. Il me logeait, me nourrissait, et me battait si je n'étais pas première partout.

-Un surnom maintenant ?

-Je... ne connais pas son prénom, expliqua-t-elle comme si c'était une évidence.

-Sinon vous l'auriez appelé par son prénom ?

-Euh...Je... »

Voyant qu'elle ne dirait rien, l'avocat se tourna vers le reste de l'audience.

« Ma cliente, ici présente, a vu ses parents mourir sous ses yeux et a aussitôt été forcée de travailler pour les vilains responsables de la mort de ces êtres chers. Elle a tout simplement commencé à avoir un reflex de survie qui consiste, naturellement, à leur obéir. Ce réflexe a évolué pour devenir un syndrome de Stockholm, la violence, qui normalement aurait du empêcher le syndrome, a ici servit à l'intensifier, et le fait qu'elle n'avait que cinq, chose ignorée par mes collègues ici présents, a participé à un réflexe de survie intense. Elle a été victime, et ce sur toute la ligne. Sans syndrome de Stockholm, croyez-vous vraiment qu'elle aurait tuée Madame Norahu, elle n'aurait pas simplement fuit, de même lors de la torture, elle aurait pu fuir, mais elle ne l'a pas fait, pourquoi ? »

Il se retourna vers Atsu qui sursauta.

« Pourquoi vous n'avez pas fuis plus tôt, pourquoi vous ne l'avez pas tué ?

-Je... Je sais pas...

-Comment avez-vous fuis ?

-Je sais pas... !

-Pourquoi être retournée chez Monsieur Akuryu après avoir fuis, Shigaraki Tomura aurait pu revenir vous chercher, et Akuryu vous battait déjà, n'est-ce pas ? »

Atsu perdit la voix, les larmes s'accumulant à ses yeux. Elle ne savait même pas pourquoi, comme si elle avait tout oublié. Le juge frappa quelque fois de son marteau dit se racla la gorge avant de déclarer :

« Ça suffit. Maître Bori retournez à votre place. »

Il s'inclina en récupérant ses photos puis un troisième avocat se mit devant Atsu qui reprenait consistance comme elle pouvait. Ou plutôt une avocate. Ses cheveux rouges étaient très courts, on pouvait presque la confondre avec un homme. Elle dégagea une aura rassurante qui calma rapidement Atsu, même sa question ne la perturba pas.

« Dis-moi, Atsu. Qu'est-ce que tu as ressenti quand tu as tué cette femme ?

-La peur. Seulement et uniquement la peur.

-Pourquoi ? Peur de quoi ?

-Mourir à sa place. Et au final j'ai faillit crever de toute façon. J'étais, comme on dit, « aux portes de la mort ».

-Quand vous étiez « aux portes de la mort », qu'est-ce que vous avez vu ?

-J'ai fait... un rêve. C'était la première fois. La première fois... que j'ai vraiment été effrayée. Tomura m'effrayait, dès que je le voyais j'étais pétrifiée. Mais là... La mort... Aucun retour en arrière, aucun moyen d'y échapper. Il n'y a pas de mot pour exprimer ce que l'on ressent quand on sent la mort arriver.

-Quel était ce rêve ?

-Rien n'avait de sens. J'ai comme... revécu ma vie, depuis... ma naissance ? Tout s'entrechoquait, souvenirs et imagination, et tout devenait de plus en plus lumineux, de plus en plus fade, de plus en plus... invisible. C'était éblouissant de blancheur, et tout défilait à une vitesse incroyable, mais j'arrivais à voir, à comprendre. J'ai même eu l'impression de savoir.

-Savoir quoi ?

-Tout. L'espace d'un instant, d'une fraction de seconde, ma tête a été remplie d'informations, de connaissances, de tout, et juste après, j'étais devenue vierge de toute intelligence, il n'y avait plus rien. Pas même du blanc ou du noir, aucune sensation, rien, le néant. »

Elle se rappela de ce qu'elle avait vécu quand elle était dans la bille de Mister Compress. C'était la même sensation. Il n'y en avait aucune.

« Et d'un coup j'ai respiré. Je ne m'était même pas rendu compte que j'avais arrêté de le faire. J'ai vu du rouge, puis le visage de Tomura, il était paniqué, puis soulagé, et m'a serré dans ses bras. »

Un frisson lui parcourut le dos. Elle le réprima autant qu'elle put, le camouflant en un petit étirement des épaules.

« « J'ai cru que tu étais morte, je suis si soulagé, tu vas bien ! Si tu étais morte, je ne sais pas ce que j'aurais fait ! Je crois que je me serais tué. » C'est ce qu'il m'a dit. Il m'a laissé me reposer, si on peut qualifier le fait qu'il partait, me laissant seule dans une pièce qui puait mon sang et mes larmes comme me laisser me reposer. »

Elle voulait s'asseoir. Ses jambes lui faisaient mal, plus que tout le reste de son corps qui lui picotait partout, comme si les cicatrices invisibles tentaient de s'exprimer. Mais ses jambes étaient les plus douloureuses. Ses bras aussi, attachés derrière son dos, et maintenus par deux policiers qui avaient la poigne forte. Elle regarda l'horloge. Plus que quinze minutes, et les cent personnes allaient délibérer.

« C'est tout pour moi. »

L'avant dernier avocat se leva. Encore une femme, mais bien plus féminine. Elle remit une même de cheveux derrière son oreille avec noblesse et souleva une feuille de papier pour relire ses notes.

« Quelles étaient vos relations avec les autres vilains, à part Shigaraki Tomura et monsieur Akuryu ?

-Ils étaient au début les personnes que je détestais le plus. Puis j'ai découvert que ce n'étaient pas tous des salops. Beaucoup étaient devenu vilains comme beaucoup devenaient délinquants avant l'apparition des alters : par obligation, pour s'occuper de proches, survivre. J'ai même rencontré un gamin comme moi, d'un ou deux ans plus grand que moi. On est devenu amis. Mais il est totalement un vilain maintenant. Mais... »

Elle soupira doucement en souriant.

« Mais je vais le faire sortir de là, déclara-t-elle en regarda vers les caméras avec un regard sincère et bienveillant. »

La femme hocha la tête et n'eut aucune autre question et le dernier avocat se leva.

« Si vous étiez de nouveau enlevé par les vilains, est-ce que vous retravaillerez pour eux ?

-Non. C'est fini maintenant. Je suis une apprentie héroïne, je n'approcherais plus d'eux si ce n'est pas pour les foutre en taule.

-Même votre... « ami » ?

-Oui, et je dirais même, surtout mon « ami », avait-elle répondu, mimant de la même manière que lui les guillemets au dernier mot. »

La cloche sonna, signalant la fin de la séance. Le juge frappa quelques fois pour calmer les bavardages qui commençaient déjà.

« La séance est levée. Je demande à toutes les personnes présentes de rendre leur verdict dans l'heure, on reprendra la séance à onze heure et quart. »

Atsu relâcha enfin la pression dans ses mains et se laissa embarqué par les policiers jusqu'à une pièce à l'écart. Son avocat la rejoint quelques minutes plus tard.

« Je pense que le jugement s'est bien passé, vous devriez vous en sortir. Vous devriez manger, et boire un peu, ça vous fera du bien. Vous êtes trop jeune pour avoir vécu tout ça, mais c'est bientôt fini, je vous l'assure. »

Elle hocha simplement la tête, l'inquiétude augmentant au fil du temps.

Onze heures et quart. Tout le monde était installé. Atsu entrait de nouveau dans la salle, les regards se faisaient pensants, accusateurs. Une boîte et un tableau devant la rambarde, deux enfants. Les mains de l'innocence qui tireront les cartes et feront les traits sous coupable ou non-coupable.

« Commençons. »

L'enfant plongea la main dans la boite, l'autre prit une craie, en même temps que le juge abattit son marteau, provoquant un silence pur. L'enfant sorti une carte, la déplia avec attention et la retourna pour la lire de sa voix fluette :

« Coupable. »

Le grincement strident de la craie sur le tableau noir fit s'abattre la peur sur les épaules d'Atsu.

« Coupable. »

Nouveau trait, plus silencieux cette fois, mais la culpabilité qui en découla n'en fut pas moins faible pour autant.

« Coupable. »

Celui-ci fit grincer des dents la salle. Atsu voulait se boucher les oreilles, fuir, pleurer, hurler, mais les mains des policiers qui lui tenaient les bras l'empêchait tout mouvement.

« Non-coupable. »

Le poids se fit plus léger, et le trait sonna mélodieux à ses oreilles.

« Coupable »

Il revint plus lourd encore. Elle n'aurait jamais plus de 60% à ce rythme.

« Non-coupable. »

Le temps s'étirait à l'infini. Douloureux. Elle plantait ses ongles dans ses paumes. Elle n'entendait plus que l'enfant parler, le grincement de la craie, et même les gouttes de sang couler sur le sol. Tout le reste était horriblement silencieux.

« Non-coupable. »

Quinze coupables. Quinze non-coupable. 50%. Une douleur horrible. Il restait encore soixante-dix cartes.

« Non-coupable. »

Le grincement lui devenait infernal. Peut importe quand quelle coté du tableau l'enfant écrivait, elle voulait qu'il arrête, simplement, définitivement. Elle ne voulait plus rien entendre.

« Coupable. »

Elle se mordait l'intérieur de la joue, le goût du sang s'emparant peu à peu de sa bouche.

« Coupable. »

Il faisait exprès. C'était sûr. Le grincement d'un craie ne peut pas être systématique ! Il voulait la faire craquer.

« Coupable. »

C'était le vingt-septième. Contre vingt-trois.

« Coupable. »

Et ils s'enchaînaient. Encore. Et encore. Et encore.

« Coupable. »

Elle n'entendait plus la craie. Ni le sang. Juste cette voix qui lui semblait de plus en plus aiguë.

« Coupable. »

De plus en plus insupportable.

« Coupable. »

Trente. Encore dix, et elle n'aurait plus aucun moyen d'échapper à la justice qu'elle mérite pour ses actes.

« Non-coupable. »

Non, il en fallait encore dix.

« Non-coupable. »

Dis-le, petit. Coupable. Je l'ai tué. Je l'ai torturé. Je suis coupable.

« Non-coupable. »

Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il n'arrive plus à lire ?

« Non-coupable. »

Encore. Et encore. Et encore. Non-coupable. Il restait maintenant dix papiers. Dix misérables papiers pour décider de son destin.

« Coupable. »

Oui, voilà. Encore neuf. Elle ferma les yeux, savourant maintenant le grincement de la craie.

« Non-coupable. »

Les papiers s'empilaient dans le bol transparent à mesure qu'ils sortaient de la boite blanche. Il s'inclina avec l'autre enfant, et ils disparurent, laissant le tableau donner les résultats.

« Coupable à 31%. Non coupable à 69%. Yaitsu Oyuuki. Vous avez été jugée non-coupable. Vous subirez tout de même un suivit psychologique avec le docteur ici présent. Je déclare l'affaire de Yaitsu Oyuuki...close. »

Un homme s'approcha en même temps que le marteau s'abattit dans un bruit désagréable, lui donna une carte et sourit :

« Votre premier rendez-vous est cette après-midi, à quinze heures.

-Merci...Je suppose. »

Les deux policiers derrière elle la relâchèrent et le cliquetis des menottes sonnèrent la libération de ses bras douloureux. Elle se retourna, les yeux grands ouverts et sortit de la salle sous les applaudissement.

Pourquoi on m'applaudit ? Parce que j'ai tué quelqu'un ? Torturé ? Participé à des massacres, des vols, que ce soit directement ou indirectement ?

Aussitôt dehors, elle fut entourée de journalistes.

« Vous êtes libre, quel est votre ressentit ?!

-Est-ce que vous allez vous venger de Shigaraki Tomura ?!

-Que pensez-vous de cette méthode de jugement ?! »

Elle poursuivit sa route, les heurtant. Elle entra dans la voiture qui l'avait menée jusqu'ici. Yaoyorozu sursauta, puis sautant au cou d'Atsu en pleurant, et visiblement le faisait depuis un moment, les mouchoirs s'étaient entassés au sol.

« Je suis tellement soulagée ! Si tu savais comme je suis soulagée ! »

Atsu la serra à son tour dans ses bras, laissant enfin les larmes couler. De retour à la maison, les parents de Yaoyorozu la prirent de nouveau dans leurs bras, lui disant à quel point ils étaient soulagés. Puis elle alla dans sa chambre. Elle se mit dans son lit, et s'enroula dans sa couverture.

Elle était non-coupable.

Son téléphone sonna. Elle décrocha et reconnu la voix de Bakugou.

« Vient chez moi ce soir. T'as pas le choix.

-Ok. »

Il raccrocha aussitôt. Il allait la punir. Elle l'espérait. Quelqu'un devait le faire. Elle ne pouvait pas s'en sortir. Elle avait fait trop de mal. C'était elle qui l'avait tué, personne d'autre. C'était elle. Elle était coupable.


Fini ! Bon, alors parlons de cette scène au tribunal ! J'aimerais beaucoup avoir des retour dessus, parce que j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire et je voudrais savoir si j'ai assez transmis les émotions d'Atsu. Ça a vraiment été mon objectif premier dans cette scène, et dans ce chapitre en général au final. Enfin voilà, on se voit la prochaine fois avec un chapitre bien plus tranquille et sans trop de prise de tête ! Ciaossu !