Bonjour et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 14
Blaise se sentit ouvrir brusquement les yeux et il fut, aussitôt, accueillit par un mal de tête fulgurant qui lui fit pousser un gémissement de douleur. Qu'est-ce qui avait bien put se passer… Son regarda s'attarda sur le haut plafond… qu'il ne connaissait pas. Qu'est-ce qu'il fichait à l'intérieur !? N'était-il pas sensé être dans une caverne ? La caverne… son mal de tête s'intensifie immédiatement. Le sang sur la paroi… le sang qui allait couler… le sang et le feu…
-Bonjour, ou bonsoir, cela dépend quelle heure il est. Déclara alors une voix ennuyée.
Il tourna vivement la tête vers la source de ce bruit et sursauta violemment en voyant une jeune femme assise sur un canapé… elle avait de longs cheveux noirs et bouclés… des yeux verts limes… une peau chocolat au lait… et un petit sourire énigmatique qu'il ne put que reconnaître.
-Helga Poufsouffle. Souffla-t-il.
-Oh ? Je suis contente que ma réincarnation ne tombe dans un dialogue typique…
Elle leva alors les mains au ciel en poussant un soupir exaspéré.
-Je n'aurais pas voulu que tu dises « Qui êtes-vous donc ? Que me voulez-vous ? »
-Ce serait bien trop ennuyeux, pas vrai ?
La jeune femme baissa alors les mains et hocha doucement la tête. Le regard de Blaise s'attarda alors sur ses mains qui venaient de se poser sur son ventre légèrement rebondi.
-Soit tu ne fais pas attention à ta ligne… Commença-t-il.
-Soit je suis enceinte. Finit Helga.
-Qui est le père ?
Helga haussa un sourcil avant de sembler réfléchir profondément. Le mulâtre haussa un sourcil. A moins qu'Helga soit devenue une prostituée qui vendait ses charmes aux plus offrants… il ne comprenait pas pourquoi cette question semblait la prendre au dépourvue.
-C'est le bébé de mon mari bien évidemment. Déclara-t-elle.
-Ça répond tellement à ma question.
Le petit sourire énigmatique d'Helga lui donna envie de la gifler. Mais, il se contenta de lui sourire à son tour. Pourquoi ne lui répondait-elle pas ?
-Ne t'énerve pas à ce point franchement. Dit alors la jeune femme. Ce n'est pas que je ne veux pas te réponde, c'est que je ne peux pas.
-Premièrement, je ne suis pas énervé, deuxièmement pourquoi est-ce que tu ne peux pas me répondre ?
-Premièrement, tu es moi alors je sais très bien que tu as envie de m'arracher la tête. Deuxièmement, le sort de Rowena ne nous permet pas de révéler le passé.
-Alors pourquoi es-tu ici ?
La jeune femme se contenta de caresser tendrement son ventre, et Blaise sentit un baissement au cœur. Ce bébé ne naîtrait jamais. Ce bébé serait tué avec Helga… ce bébé… son cœur se serra d'avantage et il eut envie de vomir.
-Ce bébé va naître, ne t'inquiète pas. Déclara alors Helga.
Le regard surpris de Blaise lui fit échapper un petit ricanement amusé.
-Tu l'enfanteras à ma place. Expliqua-t-elle avec légèreté.
-Même si nous sommes la même personne, il me manque quelque chose de fondamental pour accomplir ça.
Helga se contenta de le fixer avec perplexité et Blaise se demanda s'il ressemblait à ce point à une fille pour que cette femme pense qu'il pouvait accoucher. Son regard s'attarda alors sur le beau visage de la mulâtre et il fut choqué par la petite lueur amusée qui y reposait.
-Je sais que tu es un homme. Mais, qu'est-ce que cela change ?
-Cela change que je n'ai pas d'utérus pour accueillir un bébé en moi.
-Ce n'est qu'un détail insignifiant ! Tu comprendras tout en temps et en heure !
Blaise n'était pas sur de vouloir comprendre. Cette folle lui disait qu'un homme pouvait enfanter. Impossible. Il n'avait jamais entendu parler d'une telle chose durant toute sa vie. Et il se refusait, catégoriquement, à devenir le premier homme à seins.
-Pour répondre à ta deuxième question… je suis ici pour que notre destiné ne se répète pas.
Le sourire qui avait semblé cloué à son visage disparut alors et ses mains se crispèrent sur son ventre, comme pour le protéger.
-Nous avons le pouvoir de voir le futur… Mais changé celui-ci est une tâche… extrêmement difficile… c'est même presque impossible.
Elle se leva alors vivement et se mit à faire les cent pas autour de la salle. Blaise ne se souvenait pas avoir jamais eu un comportement aussi agité.
-Je vais donc t'entraîner, pour que tu sois plus fort que je ne l'ai jamais été. Cette fois-ci, aucune goutte de sang inutile sera versée.
Elle s'arrêta brusquement et Blaise vit son regard s'attarder au loin et son visage se crisper de dégoût. Le mulâtre ignorait ce qu'il était sensé faire de cette situation. Etait-il supposé hocher la tête et dire « Partons à la guerre ! Hip hip hip hourra ! ». Il n'était pas un Griffondor pour avoir de tel envie suicidaire. Un Griffondor… il ignorait complètement pourquoi, mais une pensée vagabonde lui mit l'image de Weasley dans la tête. Il l'ignora fermement.
-As-tu des questions ? Demanda alors Helga.
-Oui.
La jeune femme le fixa calmement alors qu'il lui renvoyait son expression ennuyé.
-De combien de mois es-tu enceinte ?
Le regard vert lime d'Helga se baissa alors pour fixer son ventre rebondit.
-Trois mois.
Ah…
Blaise se leva alors et posa, à son tour, sa main sur le ventre de la jeune femme.
-Si je tombe enceint, je m'assurerais de le mener à termes.
Il vit la jeune femme se mordre férocement la lèvre inférieure.
-D'accord…
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Merlin que Ron se sentait stupide. Pourquoi avait-il écouté ce Serpentard alors que tous ses sens lui hurlaient de faire demi-tour et d'ignorer tout ce qui venait de se passer devant ses yeux. Mais non… Il avait du faire le malin et entrer dans cette caverne pour ensuite donner son sang à une chose démoniaque qui allait sûrement s'amuser à détruire la tête. Il avait l'impression de se trouver dans un mauvais roman, et il avait très hâte de se réveiller enfin, pour, ensuite reprendre le cours de sa vie. Même les visions ridicules de Aindreas et Helga lui semblaient un paradis. Il sentit alors quelque chose de glacer tomber sur son visage et il ouvrit brusquement les yeux en poussant un hurlement. Il se tourna vivement en ayant la ferme intention de faire regretter amèrement à l'impertinent qui avait osé faire ça… mais, son poing s'arrêta au vol en voyant le visage surmonté d'épais cheveux roux qui le fixait avec colère.
-Bon sang ! Qu'est-ce qui t'as pris pour te réveiller aussi tard ! Aboya alors l'inconnu.
-Espèce de sale enfant de pute ! Répliqua Ron avec colère. Tu m'as réveillé !!
Les deux roux s'affrontèrent farouchement du regard avant que l'inconnu ne pousse un long grognement.
-Cela ne me sert à rien de me battre contre moi-même, je suis une véritable tête de mule.
-Pardon !!
Comment ce type osait l'appeler tête de mule alors qu'il ne le connaissait même pas ! Une minute… Il avait dit qu'il était une véritable tête de mule… pas que lui l'était… il avait dit qu'il était inutile de se battre contre lui-même… ce type… est-ce qu'il souffrait de problème de schizophrénie… Une minute…
-Ah, ça suffit les questions stupides ! Siffla l'inconnu. Tu es moi, je suis toi et je comprends mieux pourquoi les gens me prennent pour un crétin, si j'ai le même visage que toi quand je ne comprends pas quelque chose !!
Ce type… était entrain de les insulter. C'était quoi cette histoire de fou ?! Une minute… il essayait de comprendre, mais son cerveau semblait avoir pris des vacances prolongées à Tahiti…
-Je suis Aindreas Ò Raghallaigh. Et je suis ici pour t'entraîner.
-Une minute ! Pourquoi est-ce que j'aurais besoin d'entraînement !? De toute façon, vous êtes mort !
Les yeux bleus d'Aindreas le fusillèrent sans ménagement. Et il s'en fichait bien. Il avait l'impression d'avoir débarquer en plein délire, et il demandait d'en sortir immédiatement !
-Je suis mort, bonne observation, toi tu es vivant, le ciel est bleu et vous avez libérez un démon furieux et assoiffé de sang.
-Ce n'est pas drôle.
-Je ne ris pas.
Ron se sentit tétanisé par le regard furieux que lui envoya son autre lui-même. Pourquoi est-ce que ce type se comportait comme s'il avait un morceau très amer de nourriture coincé dans la gorge. Il ne se souvenait pas avoir jamais été aussi désagréable. Enfin… à part avec les Serpentards. Mais, cela ne comptait pas. La vision furtive de yeux verts lime le fit grimacer.
-Je ne peux rien te révéler sur le pourquoi du comment, mais sache qu'un grand danger te guette, toi et surtout ceux qui te sont chers.
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Drago ouvrit brusquement les yeux pour se trouver face à la maudite couverture verte… aussi verts que les yeux de Potter. Un rêve ? Il rêvait, depuis tout à l'heure ? Et la caverne ? Et les enfants ? Et Godric Griffondor enceint jusqu'aux yeux ? Est-ce qu'il avait rêvé de tout cela ? Il sursauta violemment en sentant une main ferme se poser sur son ventre. Oh Merlin… Son regard se tourna alors, lentement, vers le possesseur de cette main inconnue… Et il tomba nez à nez avec Potter! Mais, qu'est-ce qu'il faisait dans sa chambre!? Encore pire, dans son lit!! Le brun poussa un petit grognement rauque avant de se rapprocher encore plus de lui. Drago était tétanisé… sinon, quelle autre explication avait-il au fait qu'il ne hurlait pas au meurtre. Il allait le faire… il allait hurler, maintenant! Au même moment, la main se raffermit sur sa taille et il sentit son corps se raidir. Pourquoi est-ce que Potter était dans son lit? Qu'est-ce qui se passait ici!!
-Ah! Tu es le premier à te réveiller! Comme c'est ironique… la belle aux bois dormant se réveille avant son prince charmant…
Drago tourna de nouveau son regard pour tomber sur le visage souriant de Théo. Son corps se raidit alors pour une toute autre raison.
-Qui es-tu? Demanda-t-il dangereusement.
Théo fit alors une petite moue boudeuse avant de s'asseoir sur son lit où Hermione Granger dormait paisiblement.
-Je suis Théodore Nott! Franchement Drago, quelle question grotesque!
-Ne joue pas avec moi.
Le châtain se contenta de continuer à sourire avant de se tourner lorsqu'il entendu le petit gémissement que Blaise laissa échapper.
-Lorsque les autres héros se réveilleront… j'expliquerais tout, mon cher Drago. Alors pas besoin d'agir comme si j'étais un méchant!
-Ça je n'en suis pas sur.
Le Serpentard laissa échapper un petit rire amusé.
-Tu me brises le cœur, et Merlin sait que j'ai le cœur fragile!
-Tu m'en diras tant.
-Je ne suis pourtant pas celui duquel tu devrais te méfier Dray. Fit-il remarquer. En fait, je suis peut-être celui qui fera toute la différence…
À suivre…
