Bon, on m'a beaucoup rappeler de poster le prochain chapitre de cette fic et il est effectivement temps que je m'y mette.

L'un de mes soucis majeur, en matière de fanfiction, c'est que j'ai du mal à poster un travail si celui-ci n'est pas bien avancé, (voir terminé). En l'occurrence, le problème ne se pose pas pour le tome 2 de Par Delà la Pote (qui, je l'avoue, est terminé depuis belle lurette.) Cependant, je n'arrive pas à boucler mon troisième tome, ce qui me pose un énorme souci.

J'ai commencé cette fic il y a longtemps, depuis plusieurs années et en cinq ans (à peu près), je peux vous dire que votre mentalité peut beaucoup évoluer, si bien qu'il est parfois compliqué de terminer une histoire interrompue pendant un bout de temps. En gros, vous avez l'impression de relire une histoire écrite par une personne différente. Et c'est ce qui m'est arrivé pour beaucoup de mes fics.

De plus, le temps passe, je découvre de nouveaux Fandoms qui me passionnent tout autant, de nouveaux styles que je veux essayer. J'ai ainsi exploré celui de Undertale (pour lequel j'ai posté des One Shot et écrit plusieurs fics, dont une terminée et postée intégralement). Je suis aussi en train d'écrire une fic Gamer Harry Potter qui m'a littéralement bouffé mon imagination (en quelques mois, j'ai écris l'équivalent de 450 pages word). Donc, j'ai écrit... mais pas pour la bonne fic.

Cependant, cette fic fait partie des histoires qui ont une bonne chance d'être terminée. Il me restait quelques chapitres à écrire concernant le tome 3 mais je dois à tout prix vérifier que le récit ne devienne pas incohérent, et surtout, il faut que ça s'accorde à ma mentalité actuelle.

Bon, je cesse de vous faire attendre et je vous offre ce chapitre :


Chapitre 14

Comme l'apprirent vite six des sept membres du Cercle, la magie sans baguette était parfaitement possible quand Edward vous mettait la pression. Au départ, le jeune Serdaigle avait accepté qu'ils utilisent la voix pour prononcer leurs sorts mais bien vite, Ed les avait pris par surprise en leur lançant un Silencio. La majorité d'entre eux l'avait alors insulté, généralement en utilisant l'épithète petit, pensant qu'étant réduit au silence, leur ami ne l'entendrait pas. Grossière erreur : seule Luna avait échappé à la fureur du jeune garçon qui les avait littéralement mitraillé de sorts qu'ils avaient dû éviter sans baguettes et sans voix. Ils auraient dû savoir que Edward était tellement paranoïaque au sujet de sa taille qu'il avait apprit à lire le mot honni sur les lèvres…

Néanmoins, les méthodes brutales d'Edward leur avaient permis de progresser à une vitesse assez considérable. Le but d'Edward était qu'ils soient capables de tous jeter les sorts qu'ils avaient appris au cours de leur quatre années à Poudlard et finalement, dans l'ensemble tout le monde s'était assez bien débrouillé. Il faut dire qu'ils partaient tous avec l'avantage de savoir se servir de leurs cœurs magiques en tant qu'animagus, ce qui rendait l'exercice plus facile pour eux, de plus, ils étaient tous plus puissants que la moyenne depuis Neville jusqu'à Harry, ce qui faisait qu'ils pourraient utiliser la magie de leur cœur magique sans trop de craintes de l'épuiser. Cela n'empêchait pas Edward de surveiller très scrupuleusement le niveau de leur cœur magique pour éviter qu'il ne se vide et leur cause ainsi un coma magique.

Edward était réellement fasciné par ces exercices car il pouvait voir en direct les effets de son entrainement sur ses amis. Ainsi, il avait remarqué que plus les membres du Cercle utilisaient leurs cœurs magiques, plus ces derniers se dilataient, se développaient et même s'épanouissaient. Pour Edward, cela signifiait qu'il n'y avait pas de limite de pouvoir, même pour ceux qui étaient considérés comme étant plus faibles magiquement par les autres sorciers plus ignorants. Il pouvait y avoir des retards de développement mais chaque sorcier avait le potentiel, à force de travail et d'abnégation, d'atteindre un jour le niveau de puissance magique de Dumbledore. Il avait également remarqué que les cœurs magiques s'épanouissaient mieux quand les âmes étaient animées d'émotions positives : ainsi, Edward avait été envoyé voler dans la chambre des Secrets par Ron quand il avait fait l'erreur de s'en prendre à Hermione au cours de l'entrainement. Edward en avait déduit que des sentiments comme l'amitié et surtout l'amour rendait les sorts plus forts, vérifiant ainsi la théorie de Albus Dumbledore sur la force de l'amour en terme de magie.

Edward avait rarement été aussi joyeux depuis qu'il était arrivé dans ce monde : ses amis d'ici s'épanouissaient, lançant des sorts de quatrième ou cinquième année juste avec leurs mains ou dans le cas d'Hermione, juste en prononçant une formule. Certes, cela jetait à l'eau toutes ses théories sur le fait que la croissance d'un sorcier s'arrêtait au bout d'un certain moment et notamment sur le fait que les sorciers ne pouvaient pas lancer de sorts dépassant ceux de leur quatrième année sans baguette. Mais d'une certaine manière, c'était logique car l'être humain ne cessait jamais de grandir, de progresser tout au long de sa vie. Cela voulait dire qu'il pouvait aborder l'homme de manière positive.

Edward avait conscience, au fond de lui, qu'il était en train de former la prochaine génération de sorciers talentueux et puissants et il ne pouvait s'empêcher d'en éprouver une certaine fierté. Le meilleur dans tout ça était qu'aucun d'entre eux n'étaient attiré par le pouvoir, la vie éternelle ou d'autre bêtise dans ce genre. Cependant, ils cherchaient à devenir forts non uniquement pour protéger les êtres qui leur étaient chers de Voldemort, bien que ce soit là le principal enjeux, mais aussi pour devenir plus tard des adultes avec des qualités et des personnalités fortes, des personnes prépondérantes dans la société qui plus tard, feraient avancer le monde sorcier dans la bonne voie. En tout cas, c'était ainsi que Edward interprétait son rôle de catalyseur.

Lui même s'entrainait à la magie sans baguette en utilisant la magie de son cœur magique. Cependant, il avait également l'intention bien ancrée d'apprendre à utiliser l'énergie magique qui provenait de la Porte. Il avait donc décidé de commencer son propre entrainement en conjurant une boule d'énergie qu'il allait lancer sur un mannequin. Il avait prévenu les autres qu'ils devraient peut-être reculer car ce qu'il allait faire pourrait peut-être provoquer quelques dégâts et, résultat, tous les membres du Cercle s'étaient précipités derrière le corps en putréfaction du gigantesque Basilique, lançant le plus de sorts de protection possible. Edward avait été touché par leur confiance en lui, vraiment. Bon. D'accord, sa boule d'énergie avait pulvérisé le mannequin et fait trembler toute la salle. Mais c'était un bon début. Il devait juste rendre ses sorts moins…létaux.

Curieusement, il avait trouvé une partenaire idéale pour s'entrainer à utiliser la magie de la Porte : Luna Lovegood paraissait l'utiliser presque naturellement sans baguette, au point que Edward aurait été prêt à jurer que, parfois, la jeune Serdaigle ne faisait pas de la magie mais une sorte d'étrange mélange entre magie et alchimie d'Amnestris. Quand il l'avait interrogé sérieusement sur ce sujet, la jeune fille lui avait avoué en secret qu'elle avait toujours eu du mal à lancer ses sorts sans y aller trop fort et qu'elle avait parfois l'impression de sentir la magie, de voir des choses que les autres ne voyaient pas et auxquels elle avait donné des noms comme les Joncheruines ou les Ronflaks Cornus. C'était ainsi depuis la mort de sa mère.

Or, Ed se souvenait que, d'après Ginny, Luna avait été présente lors de la mort de sa mère au cours d'un étrange rituel… Sans compter la présence de deux tombes là où il n'y aurait dû y en avoir qu'une… Se pouvait-il qu'au cours d'un rituel de résurrection effectué par sa mère, Luna se soit retrouvée devant la Porte de la Vérité et que, comme Alphonse, elle ait été si traumatisée par son passage, qu'elle avait oublié ce qu'il s'était passé ? Il décida de ne pas pousser son interrogatoire plus loin par égard pour son amie.

Toujours est il que grâce à elle, il parvenait à comprendre les différentes manières dont on pouvait ressentir la magie. Il en avait déjà senti quelques aspects grâce à son instinct et sa triste habitude de rencontrer des expériences sinistres : il avait su par exemple que la main de Dumbledore avait été la cible, voir contenait un maléfice de magie noire ou bien il était capable de temps à autre de percevoir le lien qui unissait un elfe à son maitre. Avec l'aide de Luna, il avait appris à doser suffisamment sa force pour pouvoir lancer des sorts plus précis que sa boule d'énergie sans crainte de blesser les autres autour de lui…Du moins pas grièvement, ajoutait Ron sur un ton pince sans rire.


Entre temps, Harry s'était aussi concentré sur Slughorn et Malfoy mais en vain. Du coup, il avait l'impression d'avoir échoué sur les deux tableaux, même s'il obtenait des résultats plutôt satisfaisants concernant son entrainement. Il avait remarqué également que le professeur, sans doute apaisé, recommençait à sortir de chez lui, ce qui voulait dire qu'il pourrait faire une nouvelle tentative bientôt.

En attendant, ils se trouvaient tous les sept dans un coin ensoleillé de la cour, Ron, Hermione et Edward serrant dans leurs mains les brochures données par le ministère sur les Erreurs les plus communes du transplanage et comment les éviter. La brochure n'avait fait que renforcer leur trac alors qu'ils savaient pourtant déjà parfaitement transplaner.

Ils furent interrompus par l'arrivée d'une chouette postale qui apportait un parchemin rendu humide par les larmes de Hagrid : Aragog, son premier ami, était mort et il voulait convier Harry et ses trois amis à son enterrement. Par respect, Luna, Neville et Ginny s'éloignèrent, moitié par pudeur, moitié parce qu'ils n'avaient aucune envie d'assister à l'enterrement d'une araignée géante. Malheureusement, ni Harry, ni ses autres amis n'avaient franchement envie de répondre à l'invitation de Hagrid par une réponse positive.

Puis, tandis que les élèves majeurs prenaient la direction de Pré au lard pour leur permis de transplaner, Harry se hâta d'aller en cours de potion en espérant se faire bien voir du professeur. Ils n'étaient que trois élèves en cours ce jour là et leur professeur de potion leur laissa tout loisir de créer une potion. Harry se servit du Prince pour créer un philtre d'euphorie parfait mais comme d'habitude le corpulent professeur disparut si vite qu'on aurait pu croire qu'il parvenait à transplaner dans les limites de Poudlard.

Quand il revint, il vit Ed, Hermione et Ron montrer fièrement leur permis de transplaner dont ils avaient réussi l'examen du premier coup. Le benjamin Weasley qui avait craint d'essuyer les moqueries de ses frères en ratant son permis était désormais rassuré et il se précipitait à tout instant dans les bras d'Hermione pour mieux exprimer sa joie. Harry, lui, répondit d'un air morose qu'il n'avait pas eu de chance pour la cinquante septième fois et ce fut à ce moment là que Ron eut son idée de génie :

« La chance, mais bien sûr ! Sers toi du Felix Felicis. » S'exclama Ron. Cela te donnera la chance nécessaire pour parler à Slughorn ! »

Harry voulu trouver un argument contre mais le souvenir des sœurs Montgomery qui avaient perdu leur petit frère par la faute de fou de Greyback lui restait en travers de la gorge. Il alla donc chercher la petite fiole, soigneusement camouflée dans ses chaussettes et rejoignit les autres devant la salle commune de Gryffondor. Devant leurs yeux anxieux, il en bu une gorgée soigneusement mesurée. Lentement, mais surement, il éprouva la sensation enivrante que des possibilités infinies s'ouvraient à lui, qu'il pouvait absolument tout accomplir. Obtenir le souvenir de Slughorn lui paraissait désormais un jeu d'enfant du moment qu'il suive les consignes que lui dictaient la potion.

Au lieu de prendre la direction du bureau de Slughorn, il eut le désir soudain d'assister à un enterrement. Il prit donc la direction de la cabane de Hagrid en passant par le potager qui n'était pas le chemin le plus court mais qui lui permit de croiser Slughorn occupé à faire ses emplettes dans la serre N°3. Il se révéla de dessous sa cape d'invisibilité et expliqua au professeur de potion qu'il venait assister à l'enterrement d'une Acromantule. Attiré par l'appât du gain que représentait plus de deux cent gallions de venin d'araignée géante, le corpulent enseignant proposa de venir assister Hagrid dans ce moment difficile.

L'enterrement fut solennel, le discours à la mesure de la taille d'Aragog et la cuite que se prirent les deux adultes, mémorable. Ils discutaient d'ingrédients de potion, de vieux souvenirs de collège, se portant des toasts jusqu'à plus soif tandis que Harry faisait attention à ne jamais désemplir leurs gobelets d'alcool. Les deux professeurs levaient leurs verres à Aragog, aux dragons, à Poudlard, à Dumbledore au vin des elfes et à Harry Potter, leurs discours devenant de moins en moins intelligibles et cohérent au fur et à mesure que le temps passait.

Jugeant désormais que le professeur était suffisamment enivré comme ça, Harry, pour la énième fois, raconta la triste histoire de la mort de ses parents, mettant particulièrement l'accent sur la mort de sa mère, de son sacrifice. Puis Harry affirma qu'il était l'Élu, qu'il était de son devoir de le détruire, comme il était du devoir de Slughorn de vouloir être débarrassé du sorcier qui avait tué Lily Evans. Et finalement, après une longue minute de silence, le professeur de potions mit sa baguette contre se tempe et en extrada le souvenir et le plaça dans une fiole en cristal avant de tomber sur la table, assommé par l'alcool.


Harry sut que les effet de Felix Felicis commençait à se dissiper quand il échappa de justesse à une rencontre avec Peeves et que la Grosse Dame refusa de lui ouvrir. Par contre, cela devait être quand même son jour de chance car le professeur Dumbledore était rentré selon Nick Quasi Sans Tête. Harry, sitôt qu'il entendit où il se trouvait, se rua vers le bureau et monta quatre à quatre les escaliers et fit irruption dans la pièce en s'exclamant qu'il avait le souvenir. Le professeur ne s'attendait visiblement pas à une telle nouvelle mais il ne perdit pas de temps en bavardages. Il ôta le bouchon et versa le souvenir dans la Pensine puis Harry et lui y plongèrent pour assister au vrai souvenir de Slughorn.

Ce fut ainsi que Harry apprit ce qu'était un Horcruxe par l'intermédiaire d'un Slughorn bavardant trop face à un Voldemort manipulateur et charmeur. Il s'agissait d'un objet dans lequel une personne avait dissimulé une partie de son âme de sorte que même si le corps était attaqué ou détruit, le mage ayant accompli la procédure ne puisse pas mourir du fait qu'un morceau de son âme reste attaché à la vie terrestre sans aucun dommage. Bien entendu, Slughorn affirma et réaffirma que l'existence sous une telle forme était telle que la mort serait préférable. Une telle division était contre-nature et cela, Harry en avait bonne conscience grâce à ses cours d'alchimie et aux explications qu'en faisait Edward après. Mais quand Jedusor demanda comment on faisait un Horcruxe, Slughorn céda et révéla qu'il fallait un meurtre, l'acte maléfique suprême car tuer déchirait l'âme.

Mais Harry se doutait instinctivement que, quelque part, Tom Jedusor avait déjà fait son premier Horcruxe. Finalement, vint la question la plus intéressante du souvenir de Slughorn, quand Tom demanda s'il était possible de séparer son âme en sept. Harry se sentit pâlir atrocement quand il entendit cette question. Il n'avait quand même pas osé ? Depuis les cours d'alchimie avec Rogue et avec les discussions passionnés qu'il tenait avec Ed sur la constitution de l'homme, il pouvait voir dès à présent l'abomination que cela représentait et il se demandait au fond de lui s'il allait oser en parler à Ed vu la façon dont ce dernier prenait au sérieux l'intégrité de l'âme.

Finalement, sans qu'il s'en aperçoive, le souvenir s'était terminé et Dumbledore expliqua qu'à l'âge de Harry, Tom Jedusor faisait déjà ce qu'il pouvait pour devenir immortel. Harry aurait bien aimé répliquer qu'au même âge, il cherchait à devenir Animagus, à devenir Occlumencien, voir Légilimencien et apprendre à se servir de magie sans baguette mais il s'agissait d'un secret que même Dumbledore ne devait pas savoir, selon la promesse que le Cercle avait faite. Mais pour Harry, il n'y avait pas de doute que Voldemort ait réussi : sa survie même en était la preuve. Après, restait à savoir s'il avait effectivement divisé son âme en plus de deux morceaux :

« Vous croyez qu'il a survécu grâce à son, non, ses horcruxes ? Il en a fait plusieurs ? Il a déchiré son âme en plusieurs parties qu'il a incrusté dans des objets ?! C'est de la démence furieuse ! »

« En effet, approuva Dumbledore en hochant la tête, il y a quatre ans, grâce à toi, j'ai eu ce que je considérais comme la preuve que Voldemort avait détaché une partie de son âme. »

« Grâce à moi ? Oh ! Le journal intime de Jedusor ! » S'exclama Harry en se frappant le front.

« En effet, mais un Horcruxe pas ordinaire. Il pouvait en effet agir et penser par lui même, au point de consumer l'énergie vitale de la jeune Ginny Weasley. En d'autre terme, il pouvait agir comme une sauvegarde en jouant son rôle pour empêcher Voldemort de mourir. Mais ce journal avait aussi une mission, celle de perpétuer la tâche de Serpentard en s'imposant à un élève de Poudlard, bref, il agissait comme une arme et une arme qui pouvait être détruite comme tu l'as d'ailleurs prouvé. »

« Ce que vous voulez dire, c'est que si Jedusor avait voulu faire un Horcruxe comme moyen de sauvegarde, il aurait prit davantage de précaution, en le mettant à l'abri, en le protégeant avec des maléfices ou je ne sais quoi… » Déduisit Harry.

« En effet. Le manque de considération que Voldemort a accordé à son Horcruxe m'a très vite fait craindre le pire car cela signifiait qu'il avait créé ou avait l'intention de créer d'autres Horcruxes. Je n'osais pas le croire mais c'était la seule hypothèse logique. Souviens toi, il y a deux ans, quand il a affirmé être allé plus loin que quiconque sur la voie de l'immortalité ? Plus loin que quiconque n'a fait que soutenir cette hypothèse car encore personne n'a jamais osé faire des Horcruxes au pluriel. J'en ai pour preuve la manière dont Voldemort devenait de moins en moins humain, ce qui ne s'expliquait que par le fait qu'il a mutilé son âme au delà des frontières de ce qu'on appelle habituellement le royaume du Mal. »

« Mais pourquoi subir une telle mutilation ? Pourquoi ne pas plutôt fabriquer une Pierre Philosophale, ou en voler une ? » Demanda Harry.

« Mon ami Nicolas Flamel m'a un jour décrit sa pierre philosophale comme la représentation de l'enfer sur Terre. Je suis certain que si tu posais la question à ton jeune ami Edward Elric, il aurait une réaction d'horreur, car je suis intimement persuadé que mon vieil ami a révélé à son « fils adoptif » les tenants et aboutissants de la pierre que même moi, je ne connais pas. Toujours est il que, par chance, si l'on peut oser s'exprimer ainsi, Voldemort n'a jamais été attiré par l'élixir de longue vie car il en aurait été dépendant et il serait mort comme un homme ordinaire si jamais on la lui volait. Bien sûr, il n'aurait pas hésité à s'en servir pour échapper à cet état de demi vie à laquelle tu l'avais condamné mais par la suite, il aurait, j'en suis persuadé, continué à compter sur ses Horcruxes. »

« Alors il a vraiment fait des Horcruxes. Il a créé sept Horcruxes, c'est bien cela ? C'est pour cela qu'il a posé la question à Slughorn, n'est ce pas ? »

« En effet. En numérologie, le chiffre sept compte parmi les nombres les plus puissants et je ne serais pas étonné qu'il ait divisé son âme en sept, séduit par la symbolique de ce nombre. » Affirma Dumbledore.

« Sept Horcruxes, non six Horcruxes plus sa portion d'âme en lui…Ils pourraient être n'importe où dans le monde, cachés, enterrés ou invisibles… » S'exclama Harry frappé d'horreur.

« Je vois que tu réalises la nature du problème. Mais tu oublies que tu en as détruit un, le journal de Jedusor, et j'en ai détruit un également : la bague que tu as dû remarquer. »

Et Dumbledore fit le bref récit de la manière dont il était parvenu à retrouver l'Horcruxe, mais qui par malheur, contenait un terrible maléfice qui avait mis sa vie en péril. Il expliqua à Harry qu'il devait la vie au professeur Rogue qui était parvenu à contenir la maléfice. Harry remarqua que Dumbledore n'avait pas dit « détruit le maléfice » mais « contenu le maléfice » et pendant un instant, il avait senti le regard du directeur se détourner le temps d'une fraction de seconde. Harry n'était pas un légilimens accompli mais Edward lui avait appris les bases pour lire un visage et plus particulièrement les yeux. Ces derniers, jusqu'à présent, n'avaient fléchi que cette fois là, un signe imperceptible que Dumbledore ne lui disait pas tout. Cependant, Harry poursuivait en même temps sa réflexion :

« Alors, les Horcruxes pourraient être n'importe quoi… Comme… le médaillon de Serpentard, par exemple, ou une coupe de l'un des autres fondateurs de Poudlard ! Vous aviez dit que Voldemort étaient fasciné par Poudlard alors il a dû essayer avec ces objets, n'est ce pas !? » S'exclama Harry, heureux de sa découverte.

« Je suis heureux de te voir aussi vif d'esprit, Harry. Oui, Voldemort a sans doute dû sélectionner les conteneurs de son âme avec grand soin. Le Médaillon et la Coupe sont sans doute les Horcruxes numéro trois et quatre, j'en mettrais disons, deux doigts au feu. Peut-être a t'il trouvé un objet appartenant à Serdaigle mais je suis certain qu'il n'a jamais pu toucher à la relique de Gryffondor. Peut-être cherchait il à s'en emparer quand il est venu ici pour un entretien, toujours est il qu'il a fait chou blanc, selon moi. »

« En admettant qu'il en ait un de Serdaigle, quel serait le sixième Horcruxe ? »

« Et bien vois tu, je m'interroge depuis un certain temps sur Nagini, le serpent de Voldemort, bien qu'il ne soit pas conseillé de faire un Horcruxe à partir d'un être vivant. Cependant, je crois aussi qu'il avait l'intention de faire un Horcruxe avec ta mort quand il est entré à Godric Hollow dans l'intention de te tuer. Il pensait à la fois supprimer un danger prophétisé par le professeur Trelawney et se rendre invincible en formant son septième Horcruxe. Comme nous le savons, il a échoué, cependant il a tué un vieux Moldu avec Nagini et l'idée a dû lui venir de faire de ce serpent son dernier Horcruxe : un symbole de son lien avec Serpentard et un certain mysticisme de sa part, qui sait… »

« Donc Horcruxes numéro un le Journal, et numéro deux, la bague, détruits, Horcruxes trois et quatre identifié comme le médaillon et la coupe et sont introuvables pour l'instant, le Serpent est auprès de Voldemort et il reste un dernier objet ayant peut-être appartenu à l'un des fondateurs de Poudlard. » Résuma Harry.

« Voilà un résumé admirable de concision et d'exactitude. » Dit Dumbledore.

« On est certain qu'il n'y en a pas d'autres ? Insista Harry qui ne tenait pas à ce qu'un autre Horcruxe fasse revenir Voldemort au cas où il arriverait enfin à se débarrasser de lui. Les choses étaient déjà suffisamment compliquées…

« Je ne le pense pas » Dit Dumbledore en fuyant imperceptiblement le regard de Harry.

Celui-ci remarqua la chose mais décida de s'en tenir là…pour le moment. Il y avait quelque chose qu'il devait d'abord demander.

« Est ce que je pourrais venir avec vous la prochaine fois que vous irez détruire un Horcruxe ? »

« Oui, je pense » Répondit Dumbledore en esquissant un sourire, je pense que tu as gagné ce droit. »

« Est ce que Voldemort le sait quand un Horcruxe est détruit ? Peut il le sentir ? » Demanda Harry.

« Une question ma foi forte intéressante. Je ne le crois pas. A mon avis, Voldemort est à présent si émergé dans le mal et ces fragments essentiels sont détachés depuis si longtemps de lui qu'il n'a plus la même sensibilité que nous. Peut-être qu'à l'article de la mort prendrait il conscience de sa perte… En tout cas, il n'était pas au courant que son Journal avait été détruit jusqu'à ce que Lucius Malfoy ose le lui dire…J'ai entendu dire qu'il était entré dans une terrible colère quand il l'a appris. »

« Cela ne m'étonne pas. Il venait de s'apercevoir qu'il a perdu un morceau d'âme sans s'en rendre compte…En plus, il devait savoir que vous pouviez deviner ce qu'il avait fait, j'en suis certain. » Déclara Harry.

Mais à ce moment là, Dumbledore se tourna vers sa fenêtre laissée entrouverte et se pencha. Harry entendit un « Gyaps ! » prononcé par une voix familière et bientôt un Edward légèrement tremblant se retrouva sur le plancher. Harry se pencha à son tour par la fenêtre et aperçut un petit rebord sur lequel Ed avait dû réussir à se tenir grâce à sa petite taille.

« Comment osez vous, Mr Elric espionner une conversation privée » Demanda Dumbledore d'une voix vibrant de colère.

« Je voulais juste savoir pourquoi Harry mettait autant de temps à revenir, j'ai vu votre fenêtre allumée et j'ai pensé que je pourrais…heu…écouter discrètement ce que vous disiez. Pitié ne me transformez pas en vache ou en un truc pas naturel ! » Débita Edward à toute vitesse.

« Qu'avez vous entendu exactement ? » Interrogea Dumbledore d'une voix dure.

« Heu…Tout depuis que vous êtes revenus de la Pensine. » Déclara honnêtement Edward. Je sais ce que sont les Horcruxes, que Voldemort en aurait créé six et je sais ce qu'ils sont.»

« Au moins vous ne mentez pas, Mr Elric. Vous contournez juste habilement la vérité. Pourquoi exactement êtes vous ici quand vous savez que Harry ici présent vous racontera tout par la suite ? »

« Je préfère me fier à ce que j'entends et puis…je voulais discuter avec vous de quelque chose de sérieux que j'ai entendu au Ministère. » Répliqua Ed.

« Dans ce cas, Mr Elric, vous allez me faire le plaisir d'attendre à l'extérieur le temps que je finisse ma conversation avec Mr Potter.

Et Edward se retrouva éjecté du bureau sans cérémonie. Grommelant, il s'assit sur une des marches de l'escalier en s'insultant lui même de n'avoir pas su refréner sa fichue curiosité. Il espérait que cette dernière ne lui avait pas fait perdre la confiance de Harry même si ce dernier lui avait murmuré à plus tard. Ne voulant pas cependant manquer le reste de la conversation, le jeune alchimiste créa un minuscule tube pour entendre ce qui se disait dans le bureau.

Pendant ce temps, le professeur Dumbledore tâchait d'expliquer à Harry que c'était sa faculté d'aimer qui l'avait protéger de devenir quelqu'un comme Voldemort alors même qu'il pouvait lire ses pensées, connaître ses ambitions et comprendre le langage des serpents. Le vieux directeur réussit à faire comprendre à Harry qu'il ne devait pas tuer Voldemort à cause d'une prophétie mais parce que c'était la seule bonne chose à faire pour épargner des vies et pour venger celles qui avaient été tuées ou blessées par la folie du mage noir. Il lui fit comprendre que Voldemort, en prenant la prophétie au sérieux, s'était créé lui même son propre ennemi, comme le faisait les tyrans avec les peuples qu'ils opprimaient.

Harry sembla comprendre et il sortit de la pièce laissant Edward y entrer. Décidant que vu l'heure, le couvre feu était déjà achevé (il était cinq heure du matin), il pouvait tout aussi bien réfléchi à ce qu'il venait d'entendre. Voldemort avait fait six Horcruxes et Dumbledore garantissait qu'il y en avait seulement six. Alors pourquoi avait il ce mauvais pressentiment, cet instinct qui lui affirmait qu'on lui cachait quelque chose. Dumbledore avait détourné le regard l'espace d'un instant et cela, Harry l'avait bien remarqué. Mentait il ? N'en était il pas certain ? Dans ce cas, pourquoi ne pas le lui dire ? Harry savait que l'erreur était humaine et que même Dumbledore pouvait commettre des erreurs. Il l'aurait accepté si son mentor n'était pas tout à fait certain de ses faits… Peut-être devrait il chercher à lui poser la question ?


De son côté, Edward se tenait droit comme un i et raide comme la justice, ce qui, curieusement le faisait paraître plus grand qu'il ne l'était en réalité. Sans hésiter, il demanda tout de go :

« Pourquoi Harry devrait il être le seul à combattre Voldemort ? Ses meilleurs amis ne peuvent pas l'aider dans sa tâche ? Ce n'est pas juste qu'il doive être le seul à le combattre simplement sous prétexte qu'il aurait les armes nécessaires pour le vaincre et pas nous. Je pense que si le monde sorcier ne veut pas courir à sa perte, il faut que chacun montre sa volonté à le défendre. »

« Je constate que vous n'avez toujours pas appris la leçon concernant l'espionnage des conversations privées. Soupira Dumbledore.

« Et moi je constate que vous voulez que Harry fasse tout le travail à la place des autres, grogna Edward en lançant un regard de défi. Ce n'est pas juste. »

« La vie n'est pas juste, malheureusement, Edward Elric et je pense que c'est un fait que vous connaissez déjà. » Déclara le professeur Dumbledore en dardant Ed d'un regard inquisiteur.

Edward renifla avec un air de dédain qui ressemblait à celui de Malfoy junior : il avait payé cher pour savoir que la vie n'était pas juste. Mais dans ce monde, il était un catalyseur alors libre à lui de ramener un peu d'équilibre dans la vie de Harry en faisant en sorte que lui et ses amis soient suffisamment formés pour combattre le mage noir. Mieux que cela, il ferait en sorte que toute les membres de la bande du Cercle deviennent des personnes libres en vérité. Ça, c'était son idée de la justice. C'était peut-être présomptueux de sa part mais Edward n'était pas arrivé à atteindre ses objectifs en doutant de lui en permanence. Voyant que le directeur l'observait à la dérobé et sentant que l'on tentait de percer son esprit, il éleva une muraille spirituelle d'une simple pensée et foudroya Dumbledore du regard :

« Ne retentez jamais cela sinon, je me verrais contraint d'utiliser la légilimencie contre vous » gronda Edward, furieux.

« Parfois, Mr Elric, vous me rappelez Tom Jedusor au même âge: ses talents étaient véritablement incroyables pour son âge. »

« Sauf que contrairement à lui, je suis totalement convaincu que les sentiments positifs permettent une meilleure croissance magique, non seulement pour l'âme mais aussi pour l'esprit et la magie. » Répliqua Edward, froidement.

« J'aurais pensé qu'étant le Serdaigle que vous êtes, vous auriez été plus distant vis-à-vis des sentiments en général. »

« Le bon vieux stéréotype du Serdaigle plongé dans ses livres, au sein de sa tour d'ivoire. Je hais les stéréotypes et je pense qu'une répartition basée là dessus est stupide. » Grommela Ed.

« Vous avez des opinions très tranchés pour un garçon de votre âge, Mr Elric. » Répondit Dumbledore en essayant d'arrondir les angles. « Bon, de quoi vouliez vous me parler pour que vous vous décidiez d'écouter la conversation par la fenêtre plutôt qu'en venant me voir directement ? »

« Je voulais parler de ce livre que Rookwood a volé au Département des Mystères. Qu'allez vous faire à ce sujet ? »

« Pour le moment, la priorité reste les Horcruxes. Une fois les Horcruxes détruits et Voldemort tué, le reste des Mangemorts tomberont comme un château de cartes, Affirma Dumbledore avec confiance.

« Je pense que vous êtes trop optimiste. Si ce foutu livre parle de ce que je crains qu'il parle, alors votre monde magique pourrait fort bien disparaître, que Voldemort tombe ou non ! Il y aura toujours des hommes prêts à reprendre son œuvre et qui sait quelle catastrophe arrivera s'ils tombent sur ce livre ! Il faut détruire ce livre ! » S'exclama Edward avec passion.

« Savez vous de quoi il s'agit ? » Demanda le vieux directeur, inquisiteur.

« Non, justement. S'il s'agit de quelque chose reliée à la pierre philosophale, il ne peut s'agir de moins que de l'enfer sur Terre ! »

« Vous êtes très sibyllin, Mr Elric et vous reprenez les termes exacts que Nicolas Flamel avait prononcé. Dois je en conclure que mon vieil ami vous a confié le secret de la pierre philosophale ? » Supposa Dumbledore.

« Oui, je le connais et je suis d'accord avec les paroles que vous a rapporté Flamel : c'est une vision de l'enfer sur Terre et il a bien fait de n'en parler à personne. Si Voldemort ou l'un de ses sbires venait à découvrir le secret qui se cache derrière, je ne donne pas cher de nous tous et je crois que le monde magique lui même risque de dépérir et de mourir ! »

Edward avait du mal à ne pas crier devant le danger que représentait cette hypothèse. Si jamais Voldemort essayait de reproduire ce que l'Homonculus avait fait à Amnestris, il ne donnait pas cher du monde magique et de la population en général.

Dumbledore quant à lui, dissimula fort bien son étonnement : Edward Elric avait presque utilisé les mêmes mots que les morceaux de prophéties auxquels il avait eu accès. Cela ne devait pas être une coïncidence. Mais il ne pouvait pas encore la lui révéler. Il regarda Edward mais sans utiliser la légilimencie, tentant de déchiffrer le jeune garçon uniquement par ce qu'il savait de lui mais le jeune Serdaigle restait une énigme nimbée de mystère et enfin de compte, Dumbledore décida de faire une chose qu'il faisait plutôt rarement : il allait s'en remettre à l'instinct d'un autre, il allait faire confiance au don de Harry de connaître ses amis et donc faire confiance à Edward Elric. Il passa au tutoiement :

« Si je te proposais de m'accompagner avec Harry, accepterais tu de placer la destruction des Horcruxes en priorité ? »

Edward restait silencieux et dit :

« D'accord, je vous accompagnerai avec Harry, en espérant que mes talents vous soient utiles. Mais, à votre place, je ne négligerai pas cet aspect des choses. »

« Si jamais je venais à disparaître, Edward, je te ferai entièrement confiance sur ce sujet. » Répondit Dumbledore d'un ton serein.

Edward le regarda d'un air soupçonneux mais s'en retourna par la porte, cette fois, et rejoignit le dortoir des Serdaigles pour aller prendre ses affaires et rejoindre ses amis.


Voilà pour ce chapitre.

Je n'ai malheureusement fait qu'une relecture rapide et j'ai donc (fatalement) laissé des fautes de syntaxe et/ou d'orthographe. J'espère pouvoir poster un prochain dans relativement peu de temps (et là, je suis pratiquement certaine que je me fais foudroyer du regard par les lecteurs les plus assidus).

Souhaitez moi bonne chance pour ça, j'en aurais besoin.