A travers les épais carreaux embués, on pouvait apercevoir la neige tomber docilement sur le paysage, recouvrant celui-ci d'une bonne couche blanche, offrant à la vue de tous un spectacle immaculé et serein.

Entre les murs de la prestigieuse école, les préparatifs de Noël battaient leur plein. Déjà la grande salle s'illuminait sous une multitude de bougies dorées, dansant fièrement sous un faux ciel sombre.

Des boules aux couleurs chatoyantes côtoyaient de longues guirlandes touffues aux couleurs de fête tandis que les tables de désemplissaient pas des mets les plus savoureux.

Noël avait toujours était sa fête préférée et la jolie rouquine ne manquait pas de faire partager sa joie à qui voulait bien l'entendre.

Au milieu de son groupe d'amis, elle dressait déjà fièrement sa liste de cadeaux, ajoutant avec précision à chacun, un large sourire.

- Tu sais Ginny, cette année encore, les parents et nous aurons du mal à t'offrir tous les cadeaux que tu cites si brillamment sur cette fichue liste, maugréa Ron en enfouissant un beignet dans sa bouche.

- Oh ça va Ron, espèce de rabat joie ! Tu crois que je ne le sais pas ?

- Ca va Ron, laisse la croire au Père Noël, ajouta Harry en souriant.

Au regard furibond que lui lança la jeune fille, le garçon eut tôt fait de regretter ses paroles.

Bien sur, Ginny était à présent une bien grande jeune fille et tous ces contes de fées pour enfants moldus, elle n'avait plus à y croire.

Et pourtant, depuis que toute petite, son père lui avait conté l'histoire de ce bonhomme joufflu, venu d'on ne sait où pour distribuer des cadeaux aux enfants sages, Ginny n'avait pu se plaire qu'à y croire.

Après tout, Noël n'est-il pas fait de magie et de légende ? Alors pourquoi celle-ci ne ferait-elle pas partie de toutes celles qui continues d'alimenter nos rêves les plus secrets ?

Chaque année, lorsqu'elle descendait de sa chambre en vitesse pour apercevoir avec émerveillement au pied du sapin les quelques cadeaux qui s'y trouvaient, elle s'imaginait toujours en trouver un que personne n'aurait déposé là.

Alors elle demanderait à tout le monde, espérant qu'on ne sache pas la provenance de ce présent.

Elle s'assiérait lentement sur le sol près de la cheminée, détaillerait le paquet sous toute ses formes et ouvrirait, le coeur battant la chamade, le présent qu'aurait déposé pour elle, le Père Noël.

Perdue dans ses pensées, Ginny n'entendit pas le vacarme assourdissant que fit Malefoy et sa bande en entrant dans la grande salle.

En passant près d'elle, il se saisit de sa liste d'un geste vif et grimpa sur un banc afin de se faire voir de tous.

- Cette année je voudrai... un nimbus 2000, une nouvelle robe de soirée, une paire de gant en soie et bla et bla.... Ma pauvre Weasley, tu crois encore au père Noël ma parole ?

La jolie rousse se leva de sa chaise et rouge de confusion partie de réfugier au dehors.

Dans la précipitation, elle n'avait pas eu le temps de se saisir de sa cape et déjà le froid saisissant commençait à la faire grelotter.

Néanmoins, elle avança dans la neige afin de s'éloigner le plus possible des rires qui résonnaient.

Mais pourquoi se risquait-elle a garder cette âme si infantile alors qu'elle vivait à présent dans un monde d'adulte emplit de colère et de haine ?

Lorsque l'on grandit, on tente toujours à vouloir garder un pied dans l'enfance et ce, malgré les bras puissants de la vie qui cherche à nous en extirper.

Assise sur un banc sur lequel elle avait prit soin d'ôter son manteau de neige, elle leva les yeux au ciel.

Les quelques flocons qui passaient par là, s'empressèrent de venir rougir de par leur froid, ses jolies petites joues.

Au crissement qu'elle ne tarda pas à entendre derrière elle, elle su qu'elle n'aurait pas encore droit à sa minute de répit.

Hermione vint s'asseoir à ses côtés, en silence.

Après quelques minutes à contempler ensemble la nuit noire, Ginny rompit le silence.

- Hermione, toi qui a vécue depuis toute petite parmi les Moldus, jusqu'à quand tu as cru à tous les contes ?

La jeune fille ne répondit pas de suite, s'afférant à envelopper les épaules de son amie d'un vêtement chaud qu'elle lui avait apporté.

- Je ne suis pas un bon exemple tu sais. Lorsque j'ai appris que le monde de la sorcellerie existait en recevant ma lettre, il y avait déjà bien longtemps que j'avais laissé derrière moi toutes les histoires que mes parents me racontaient. Je ne croyais aucunement en tout cela. Je pensais qu'il y avait une explication derrière tous phénomènes surnaturels.

Ginny soupira.

- Mais lorsque j'ai connu toutes les choses extraordinaires qu'il y a ici, alors je me suis beaucoup remise en question. Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas une part de vraie dans tout cela ?

Le visage de son amie s'illumina soudain. La si terre-à-terre Hermione croirait-elle aux contes de son enfance ?

Bien entendu, il n'en était pas question.

Hermione était quelqu'un de bien trop censé pour croire en tout cela, mais ce soir, à quelques jours de Noël, elle aurait fait n'importe quoi pour son amie.

Les jours avaient défilés à une vitesse foudroyante, et déjà la plupart des étudiants entassaient leurs quelques affaires dans leurs grosses valises pour s'apprêter à passer Noël en famille.

Le coeur en fête, Ginny avait revêtue sous sa robe de sorcier, de jolis atours vert et rouge.

Comme à son accoutumée, Malefoy s'empressa de se moquer d'elle dès qu'elle passa à côté de lui mais cette fois-ci, aucune de ses remarques acerbes ne l'atteignit.

Toute la joie qui emplissait chaque particule de son être repoussait rapidement le moindre assaut.

Face au mépris dont il venait d'être victime, Drago ne pu que riposter.

- Hey Weasley, tu te fais belle pour le gros joufflu ?

Ginny saisit la balle au bond.

- Oh ! Je suis donc belle Malefoy ? Venant de ta bouche, tes lèvres doivent rudement te brûler a présent !

Le garçon sentit rapidement le rouge lui monter aux joues et quand enfin il fut capable de trouver une réplique cinglante, la jeune fille avait déjà disparue.

Quel plaisir en cette veille de Noël de pouvoir clore le bec à cette petite fouine ! Elle n'aurait pas eu plus beau cadeau.

Quand elle atteignit la salle commune des Gryffondors, Harry l'accueillit d'un large sourire. Elle lui sourit à son tour et vint s'asseoir près de lui pour profiter de la douce chaleur qui émanait de la cheminée.

Une musique emplit de tintement de grelots résonnait à ses oreilles et dans un profond soupir de bien être, elle recroquevilla ses genoux contre sa poitrine.

Les quelques heures qui la séparaient encore du grand moment, celui où elle pourrait enfin se ravir des couleurs enchantées sous son sapin, se faisaient attendre.

Qu'allait-elle bien pouvoir avoir cette année ?

Des confiseries ? Un pull de la confection de sa mère ? Des livres ?

Tout devenait à présent si prévisible. Ne pourrait-elle pas rien qu'une année, avoir l'agréable surprise de se trouver en face du plus spectaculaire des miracles ?

La chaleur emplissait petit à petit sa personne. Une chaleur semblable à celle que l'on ressent lorsque l'on ait prit d'une forte fièvre.

Elle pouvait sentir par ailleurs, dégouliner quelques gouttes de sueurs dans le creux de ses reins.

Elle toussa un instant et lorsqu'elle tenta de se lever pour aller se chercher de quoi se rafraîchir, ses jambes ne supportèrent pas son poids et elle s'effondra sur le sol.

Une brise légère vint lui caresser le visage. Lentement, elle ouvrit les yeux.

Elle se trouvait au milieu d'une grande salle aux couleurs chaudes, dans laquelle brillait un immense sapin décoré de mille lumières.

Une douce odeur de cannelle enveloppait l'air et on pouvait entendre au loin, une mélodie joyeuse.

Elle se leva avec difficulté des épais coussins sur lesquels elle était allongée et chercha des yeux une porte par laquelle elle pourrait sortir.

Quand elle l'aperçu, elle s'y précipita et lorsqu'elle l'ouvrit, tout le décor enchanteur disparu instantanément.

Elle se trouvait à présent dans une pièce froide, nue et sombre.

Mais où pouvait-elle bien être ?

Elle avança à tâtons dans la pénombre et son pied heurta quelque chose de mou sur le sol.

Elle chercha sur elle si elle disposait de sa baguette et lorsqu'elle s'en saisit, murmura un « lumos » pour éclairer les lieux.

A la vue de ce qu'elle venait de heurter, elle poussa un cri déchirant et tomba à la renverse sur le sol.

Par terre, gisait le corps inanimé de son ami. Harry, les yeux clos, baignait dans une mare de sang.

Encore sous le choc, elle n'osa pas s'en approcher.

- Ha...Harry ?

Aucune réponse.

- Harry...Harry es-ce que...

Enfin, elle se décida à s'approcher. Elle posa une main tremblante sur l'épaule de son ami et le tira à elle.

Le sang s'écoulait d'entre ses lèvres et son corps était froid.

Elle sentit que le sol se dérobait sous ses pieds et enfoui son visage entre ses mains pour cacher de sa vue cet horrible spectacle.

- Je rêve...oui, je suis en train de rêver. Ce n'est qu'un cauchemar, je vais me réveiller.

La douce musique qu'elle avait alors entendu résonna de nouveau dans ses oreilles. Il y avait du bruit autour d'elle.

Elle écarta ses doigts doucement.

Harry était toujours là, sur le sol, inerte, mais elle se trouvait de nouveau dans la salle lumineuse, entourait de décoration de Noël brisées. Le sapin gisait sur le sol comme après une bataille et dans l'air, toujours cette même odeur sucrée.

Elle se mit à hurler en fermant les yeux. Mais que se passait-il ?

- Ginny ! Ginny ! Calmes toi ! Tout va bien ! Tu es à l'infirmerie !

Assise dans le lit blanc, elle ruisselait de sueur sous les visages apeurés de ses amis.

Harry était là, face à elle, lui tenant fermement la main.

Sans même réfléchir à ses actes, elle se jeta à son cou en pleurant.

- Oh Harry ! J'ai cru que tu étais.... Par Merlin c'était atroce.

Tentant de la calmer du mieux qu'il le pouvait, Harry lui caressait les cheveux en lui murmurant des mots réconfortant.

Ce n'était qu'un cauchemar. Un horrible cauchemar. Alors pourquoi à présent elle n'arrivait plus à sourire ?

Comme après le passage d'un Détraqueur, toute la joie qui l'habitait avait disparu. Plus rien n'était capable de la faire sourire.

Pas même les quelques lumières qui illuminaient la pièce en clignotant.

L'esprit de Noël avait totalement disparu.

A cet instant même, Ginny réalisa soudain. Elle avait définitivement laissé derrière elle ses idéaux chevaleresque, ses contes pour enfant et les couleurs tendres des fêtes.

Elle était devenue adulte. D'un seul coup. Sans s'y être préparée, elle avait relégué la petite fille qui sommeillait en elle, au plus profond de son esprit.

Noël était mort en même temps que Harry dans ses songes les plus horribles.

Le château se vidait petit à petit de ses occupants, ne laissant que les étudiants fêtant Noël en compagnie des professeurs et des fantômes.

Toute la famille Weasley était partie au Terrier. Tout le monde, sauf Ginny.

Allongée dans le lit de l'infirmerie, elle soupirait doucement en regardant les flocons tomber derrière la fenêtre.

Mme Weasley ne tarderait pas à venir la chercher, mais à l'instant même, elle s'en fichait.

Elle voulait rester seule et appréhendait ses premiers pas dans le monde si dur qu'est celui des adultes. Et si elle n'y arrivait pas ?

- Mlle Weasley ?

Mme Pomfresh venait d'entrer dans la pièce arborant un sourire rassurant.

- On vous demande dans le hall. Vous sentez-vous capable de vous lever ?

Ginny acquiesça rapidement de la tête et s'habilla chaudement avant de descendre au rez-de-chaussée.

Quand elle atteignit le grand hall vide, personne ne l'attendait.

Elle chercha un instant des yeux et aperçue une cape disparaître derrière la porte.

Elle la suivit et s'emmitoufla plus chaudement dans sa cape avant d'affronter le froid.

La silhouette devant elle, s'enfonçait plus profondément dans le chemin menant à la cabane d'Hagrid.

Quand elle se trouva au milieu du cercle de pierre, deux autres personnes se joignirent à elle.

Trois enfants, bien cachés sous de lourdes capes noires lui faisaient face.

Pensant d'abord qu'il s'agissait de premières années, Ginny patienta. Puis, elle s'approcha un peu et l'un des enfant fit tomber le capuchon qui couvrait son visage.

Un petit chérubin à l'allure angélique lui sourit aimablement. Ginny lui rendit son sourire et les deux autres se découvrirent à leur tour.

Une petite rouquine aux yeux acier émit un petit rire et le troisième garçonnet, encore plus jeune grelotta en se serrant contre sa compagne.

- Qui êtes-vous ? Demanda Ginny en tentant de s'approcher.

Le premier petit garçon tenta d'ouvrir la bouche mais la rouquine l'en empêcha en lui donnant un léger coup de coude. Il lui rendit son coup et lui jeta un regard furibond.

Le petit blond qui s'était caché derrière, leva sa baguette et lorsqu'il prononça quelques mots, quelques notes de musique résonnèrent dans l'air.

Les trois enfants s'alignèrent et la petite fille commença à entonner.

- J'ai souhaité à une étoile un soir,

En essayant de croire,

Que même si c'était loin et irréel,

Il saurait me trouver la veille de Noël.

Quand les premiers mots retentirent, Ginny ne pu s'empêcher de s'asseoir.

- Je sais que le Père Noël

n'est jamais venu me voir

Mais je pense à lui très fort dans le noir

Quand arrive la veille de Noël.

Sans même qu'elle ne s'en rende compte, des larmes commençaient à perler au coin de ses yeux. La voix de ce jeune enfant chantant ces quelques mots, lui transperçait le coeur comme s'il s'était agit d'une lame de poignard.

- Le meilleur moment de l'année

Quand tout le monde rentre à la maison

Avec toutes ces décorations illuminées

Il est difficile d'être seul sans raison.

Mettre en place l'arbre de Noël

Avec des amis qui viennent autour de nous

Vivement la veille de Noël et tous les beaux joujoux.

Les trois enfants grelottaient mais maintenaient fièrement leur position comme s'ils tentaient de part leur voix cristalline, de redonner la foi de Noël en la jeune Gryffondor.

Celle-ci, émue, n'arrivait plus à retenir ses larmes et elle devait se retenir de ne pas se serrer contre ces si adorables enfants.

- Des présents pour les enfants

Enveloppaient dans le rouge et le vert

Toutes les choses que je souhaite en rêvant

Mais que l'on ne m'a jamais offert.

L'espoir du père Noël sur son chemin

A la veille de Noël, nul de dormira jusqu'au petit matin.

Quand les cloches du traîneau du père Noël sonnent

Je les écoute tout autour

Les anges chantent et entonnent

Je n'ai jamais vu autant d'amour.

Et tous les rêves des enfants

Une fois perdus sont retrouvés.

Il ne faut surtout pas oublier Maman,

Que Noël, c'est tout ce que tu aimais.

Quand ils prononcèrent ces derniers mots en canon, les mains de Ginny se mirent à trembler. Un lourd silence s'installa jusqu'à ce que les dernières notes de musique ne s'évanouissent dans la nuit.

La quiétude était telle que l'on aurait presque pu entendre la neige tomber docilement sur le sol.

La jolie petite fille rousse fit un pas vers l'étudiante.

- Tu vois ? Noël est toujours là. Tu ne dois pas en douter.

Comme si elle avait perdu l'usage de la parole, aucun mot n'arrivait à sortir du fond de sa gorge. Qui étaient donc ces enfants à la voix mélodieuse et aux traits si familiers ?

Ginny baissa la tête, se frotta les yeux et espéra en relevant son visage, que les enfants auraient disparu, démontrant une fois de plus qu'elle était en train de rêver.

Mais quand elle leur fit à nouveau face, ils n'avaient pas disparu. Ils étaient toujours là, face à elle, lui offrant le plus chaleureux des sourires.

- Maman, il fait froid ! Dis quelque chose !

A l'entente de ses mots, Ginny détailla le garçon comme s'il venait de dire une chose terrible.

- Ma...maman ? Mais...

- Oui maman. Continua le plus petit. Papa nous a dit que c'était ce soir.

A présent, Ginny pouvait entendre son coeur marteler sa poitrine comme s'il demandait à sortir.

- Ce...ce soir quoi ? Et...Maman ???

La petite fille s'approcha et s'agenouilla pour poser sa tête sur les genoux grelottant de la Gryffondor.

- Ce soir que tu as perdu la foi en Noël.

Ginny manqua de s'évanouir mais déjà, les deux petits garçons se pressaient fort contre elle en cherchant sa chaleur.

- Je ne comprends pas..... murmura-t-elle sans même s'en rendre compte.

- A Noël, tu es tout le temps triste et ce soir, papa nous a expliqué. On a bien cherché et on a trouvé avec papa, le moyen de revenir jusqu'à aujourd'hui.

- Pa..papa ? Mais qui est....

- C'était son idée ! S'empressa de répondre le plus petit comme pour se défendre d'avoir utiliser un sort aussi puissant que celui de manipuler le temps.

Ginny se releva brusquement, ne faisant pas attention aux charmantes petites têtes qui la couvraient.

- Je... vous ne pouvez pas être mes... Mais.... je ne comprends rien !!

Elle se mit à fixer un des jeunes garçons, cherchant sans doute à ce qu'il lui annonce que c'était une mauvaise farce mais il se contenta de lui sourire.

Bientôt, il quitta le visage de sa « mère » pour poser son regard sur une personne qui arrivait à grand pas derrière elle.

- Papa !

- Scorpius non !

Mais déjà le garçon dépassait sa soeur qui lui barrait le passage et se précipitait dans les bras du jeune homme qui venait d'arriver.

Pendant un instant, Ginny n'osa pas se retourner, mais quand elle entendit « Weasley ! Retires-moi ça ! Et Mme Pomfresh te cherche ! », elle n'eut plus aucun doute sur la personne qui se trouvait derrière elle.

La petite fille rejoint son frère et tenta de lui faire lâcher prise.

- Lâches-le Scorpius ! Tu sais bien qu'il ne faut pas !

Drago, les bras ballants, observait la situation sans dire un mot.

Il oscillait du regard entre les deux enfants qui se chamaillaient sous ses yeux et la jeune fille à l'air complètement perdue face à lui.

- Maman ! Aides moi à le faire lâcher ! Il faut qu'on parte maintenant.

Machinalement, Ginny s'approcha et posa ses mains sur les épaules du garçon en le tirant à elle. Alors il tira sur la veste du Serpentard en même temps que sur celle de la Gryffondor et se blottit entre eux deux sous leurs yeux éberlués.

Ni l'un ni l'autre n'osaient bouger. Malefoy ne comprenant strictement rien à la situation et Ginny perdue dans de diverses pensées.

Doucement, une chaleur pareille à celle d'un feu de cheminée les enveloppèrent, et l'espace d'un instant plus tard, les deux ennemies se retrouvèrent coller étroitement l'un contre l'autre, se cajolant inconsciemment.

Dès qu'ils eurent raison de leur état, ils s'empressèrent de se séparer et l'air confus, cherchèrent des yeux les investigateurs de tout cela.

Ils étaient seuls. Dans un éclair, les trois enfants avaient disparu.

Ginny fut la première à quitter les lieux sans mot dire.

Elle s'empressa d'emprunter le pont surplombant les alentours du château et quand elle fut en son milieu, elle s'arrêta.

Malefoy, quelques pas derrière elle, la suivait tranquillement, l'esprit dans le vague.

Elle lui fit face et tenta de formuler quelques mots mais se ravisa immédiatement avant de reprendre son chemin.

Une fois de plus, quelques mètres plus loin, elle s'arrêta de nouveau.

- Je....

- Quoi ?

- Non rien.

- Bien alors avance.

Elle s'exécuta mais s'arrêta de nouveau.

Cette fois-ci, ce fut Malefoy qui engagea la conversation, si conversation nous pouvons dire qu'il y a eu.

- Je n'ai aucune idée de ce qu'il y a pu se passer Weasley, mais j'ai une furieuse envie de t'embrasser et me demande pas pourquoi.

Sans même attendre qu'elle ne formule une quelconque protestation, il réduit les quelques pas qui les séparaient en se colla étroitement à la jeune fille pour lui prodiguer un baiser enflammé.

Il avait saisi son visage entre ses mains et mêlait ses doigts dans sa fine chevelure en gémissant.

Les bras le long du corps, Ginny subissait cette agréable surprise sans ciller.

Enfin, elle se décida a passer ses mains sur le torse du garçon et joua un instant avec les cordelettes de sa cape avant d'enlacer ses bras autour de sa nuque.

Quand l'euphorie du moment s'estompa, Drago détacha ses lèvres et garda son front collé à celui de la jeune fille.

La respiration haletante, les mains étroitement serrées contre ses joues, il n'osait pas croiser son regard.

- Je ne sais pas ce que je fais, ni pourquoi je le fais, mais je n'ai pas envie de m'arrêter.

- Alors ne t'arrêtes pas, murmura Ginny dans un souffle quasiment inaudible.

A ces mots, le garçon redoubla d'assurance et s'élança à nouveau dans un baiser tellement fort qu'il aurait pu faire fondre les glaces environnantes.

Il avait à présent enserré la taille de la belle de ses bras robustes, permettant a celle-ci de laisser libre cours à ses doigts dans la chevelure dorée du garçon.

Elle entrouvrit légèrement la bouche afin de pouvoir recevoir avec circonspection, la langue du jeune serpent.

Il entama un jeu lascif avec celle-ci tout en caressant tendrement le dos de sa belle.

Le froid extérieur n'était rien, la neige semblait fondre à leur approche tellement la chaleur qui se dégageait de leurs corps était intense.

Au bout de quelques minutes à perdre ensemble leurs souffles, les deux étudiants se séparèrent un instant et passèrent un long moment à se fixer.

Drago Malefoy parcourait de son regard profond, le corps grelottant de la jeune fille, s'assurant de ne rien oublier au passage.

Il avait gardé ses mains sur ses deux frêles épaules et semblait impatient sans réellement comprendre pourquoi il agissait de la sorte.

Doucement, il descendit ses doigts le long de ses bras, atteignit les mains et s'en saisit.

Il plongea alors à nouveau son regard dans celui de la jeune fille et tout en ne la quittant pas des yeux, la dirigea vers la copieuse protubérance qui commençait à furieusement se faire voir, légèrement plus au sud de sa personne.

Quand Ginny y déposa un doigt, elle sursauta d'abord mais quand elle ne tarda pas à remarquer l'état dans lequel ce simple contact mettait le garçon, elle se montra plus enjouée.

Elle se rapprocha doucement de lui, se cala confortablement contre son torse et appuya plus fermement sa main sur sa nouvelle possession.

Elle commença alors par la presser plus fermement puis la caressa de haut en bas. Quand elle s'eût suffisamment échauffée le poignet, elle tira délicatement sur la fermeture éclair.

Il n'en fallut pas plus à la coquine petite forme qui s'y lovait, pour en sortir triomphante.

Ginny recommença son va et vient tout en joignant ses lèvres à celles du garçon, qui à présent tentait tant bien que mal de ne pas s'écrouler sur le sol.

A mesure que leur baiser s'intensifiait, les mouvements du poignet de la jeune fille se montraient plus ardents.

Elle tentait à toujours garder son corps collé à celui de son « ami », pour ne pas laisser échapper la chaleur qui émanait de chaque pores de leur peau.

Drago poussa un râle de plaisir quand les doigts experts de la jolie rousse vinrent s'amuser avec les deux orphelines qui accompagnent si parfaitement le membre viril de la personne masculine.

S'en était trop pour lui, il en voulait plus, mais pourtant il ne pouvait pas se résigner à l'écarter de lui une seconde.

Bien, il avait une idée en tête, mais la jeune fille accepterait-elle ?

Après tout, c'est un Malefoy ! Qu'elle le veuille ou non, pour l'heure, elle se soustrairait à chacun de ses caprices.

Il commença à plier les genoux en l'entraînant avec lui et elle ne se fit pas prier.

La neige crissa lorsqu'il apposa son dos sur la pierre glaciale du pont mais après une légère grimace, il eut bien vite oublié le froid.

La jeune fille élégamment allongée sur lui, il n'aurait pu rêver meilleure couverture.

Il lui administra un nouveau baiser, gémissant avec passion à chaque immixtions dans sa bouche. Ses mains brûlantes s'étaient glissées sous sa cape et caressaient le corps de la belle de long en large pour la réchauffer.

Quand il en eut assez, ce qui fut rapidement le cas, il remonta vers les deux rondeurs qui se pressaient contre son torse.

Il remonta le pull de sa compagne juste assez pour les découvrir, ces deux charmantes pommes encore sagement emmitouflées dans leur cocon de soie.

N'y tenant plus, il s'empressa d'attirer son corps un plus haut afin de pouvoir s'en repaître avec délectation.

D'un rapide coup de dent, il descendit le tissu suffisamment pour que sa langue puisse couvrir rapidement chaque parcelle qu'il venait de découvrir.

Ginny avait saisit la chevelure du Serpentard et le tête rejetée en arrière, elle le supplia de se montrer plus audacieux.

Drago empoigna alors une des friandises et tout en jouant avec le bout de sa langue, le malaxait fougueusement.

Solidement assise sur son bas ventre, les mouvements d'impatience de la belle sur sa peau nu, ne tarderait pas à le faire perdre pied, aussi, d'un geste vif, il remonta sa jupe et fit descendre la petite culotte de soie.

Ginny haussa légèrement le bassin pour l'aider et quand elle en fut enfin libérée, elle soupira.

Aussitôt, le jeune homme retourna à ses occupations. Il était encore bien trop tôt pour en venir au coeur du sujet. Il y avait bien trop de chose à découvrir et il ferait en sorte de faire durer le moment le plus longtemps possible.

Le petit fruitier de la demoiselle cependant, brûlait d'impatience de rencontrer ce « pieu jardinier » qui pointait non loin de là et au mouvement de bassin incessant qu'elle produisait, Ginny était bien de cet avis.

Soit, accélérons les choses.

Drago empoigna fermement les hanches de la demoiselle et l'assit de nouveau à califourchon sur lui, mais dans l'autre sens.

La vue du bout du pont était certes intéressante, mais bien moins que celle du visage rosi de son amant, pensa Ginny.

Aussi, quand elle sentit qu'il tirait rapidement sur ses hanches pour les ramener plus haut, elle comprit immédiatement ce qu'il avait l'intention de faire.

Il se passa une langue gourmande sur les lèvres et posa un instant sa tête sur le sol.

Si elle prenait part au jeu, alors il en ferait de même.

Malheureusement, la belle pensait la même chose de son côté.

Postée à quelques centimètres de la fierté du garçon, elle attendait qu'il se décide à la gratifier lui même d'un bon cours de langue comme on les aime dans les écoles.

Impatients tous les deux, ils tiraient chacun la langue vers leur but, en s'amusant à ne les titiller que de part de minuscules lapées.

Ce fut Drago qui craqua le premier quand il sentit les prémices de la chaleur de la bouche de sa belle sur le haut de sa virilité.

Il empoigna les fesses de la Gryffondor brutalement et les colla sur son visage. En même temps, et pour se venger d'un tel supplice, il donna un bon coup de bassin, obligeant la demoiselle a prendre immédiatement dans sa bouche entrouverte par la surprise, sa sucette destinée.

Malefoy commença par jouer les explorateurs timides, en ne s'aventurant que sur les bords de ce puits de chaleur, mais quand il sentit les succions de sa belle se montrer plus audacieuses, à charge de revanche, il entreprit de pousser sa langue plus profondément, accompagnée bien entendu, d'un compagnon de choix, un des ses longs doigts.

Ginny agrémentait ses prouesses buccales par quelques coups de poignets, savamment rythmé avec cadence, s'arrangeant par moment à se montrer impétueux pour alors, sentant grossir entre ses lèvres le plaisir grandissant, redescendre à des mouvements plus doux.

Chacun jouissait avec extase des prouesses de l'autre. De temps à autres, Ginny murmurait des mots inaudibles mais qui laissaient comprendre sans mal au jeune Malefoy les circonstances qu'il devait adopter. Quand au jeune sorcier, les mouvements de son bassin était bien plus éloquents que sa personne et pour le calmer dans ses ardeurs quelques peu exagérées par moment, la rouquine se devait de le remettre à sa place par un appui prononcé du palais.

Ceci fait, le garçon se montrait tout de suite moins impétueux et la jeune fille appréciait grandement de se sentir ainsi maîtresse de ses pulsions.

Le plaisir atteignant rapidement son apogée et au risque de terminer cette petite virée de saison bien trop rapidement, il fallait enfin se décider à en venir au moment tant attendu.

Si Malefoy avait voulu écouter la petite voix qui résonnait dans le creux de son oreille, il aurait poussé la jeune fille devant elle, la faisant glisser sur le ventre, et aurait pu ainsi la prendre avec vigueur.

Mais une autre petite voix lui criait que le sol était bien trop gelé pour une telle manoeuvre, son dos en connaissait quelque chose, la peau si fragile de la jeune fille ne résisterait pas longtemps à un tel froid.

Alors, il poussa doucement l'arrière train de la belle devant lui et elle entama elle-même la suite des choses.

Toujours en lui tournant le dos, elle s'assit sur le ventre du garçon un instant et se releva quelques secondes plus tôt, offrant avec ravissement à Malefoy, ce qu'elle avait l'intention de faire.

Elle descendit lentement sur la fierté du garçon qui poussa un râle de plaisir en sentant petit à petit la douce chaleur féminine l'envelopper.

Quand elle fut entièrement positionnée, Ginny rejeta sa tête en arrière en poussant un cri de délivrance.

Elle commença alors à se soulever légèrement pour redescendre par la suite en ne cessant de gémir à chaque fois qu'elle affrontait de nouveau le bout de ce pieu de chair.

Afin de l'aider dans sa manoeuvre, Malefoy avait plié ses genoux. Elle pouvait donc plus facilement prendre appui et ainsi s'imposer un rythme plus soutenu.

Les bras le long du corps, Malefoy admirait avec émerveillement ce corps si finement sculpté, aller et venir avec grâce sur sa personne.

Aussi, il ne lui en fallut pas plus pour vouloir se relever et l'enserrer solidement de ses bras.

Il pouvait à présent lui même contribuer aux mouvements de leurs ébats, tantôt en soulevant son bassin dans un coup net et brutal, tantôt en soulevant tendrement sa belle par les hanches pour la laisser retomber à sa guise.

Les mains plaquées sur les deux rondeurs qui dansaient fièrement à chaque immixtions, Malefoy plantaient ses dents dans le creux de la nuque de sa tentatrice.

Jamais il ne s'était montré si tendre dans ses ébats, il se devait tout de même de garder un peu de bestialité.

Mais Ginny n'était pas comme toutes ces filles qui n'attendaient de lui que domination et perversion, il se devait de se montrer tendre.

Et cela peut paraître étrange pour un Malefoy, mais il se plaisait à croire qu'il aimait ça.

Bientôt la fatigue d'une telle position qui ne laisse que peu de choix aux mouvements plus puissants se fit entendre et Ginny commença à s'impatienter.

S'empressant de répondre à la demande, Malefoy la retourna et l'allongea sur le sol. Comme elle possédait toujours son manteau, il ne risquait pas de la blesser sur le sol.

Quand elle s'étala sur le sol, il s'empressa de se coller à elle et de relever ses jambes pour les placer sur ses épaules.

Là, dans un mouvent leste, il s'insinua à nouveau en elle en poussant un râle guttural. Ginny y répondit par un soubresaut de surprise et apprécia rapidement les entrées plus profondes en elle.

Les mains sous les fesses de sa compagne, Malefoy rythmait à son aise ses mouvements.

Il pouvait la voir s'extasier à chaque coups mais ce qu'il ne tarda pas à remarquer aussi, c'est qu'elle sembla vite s'habituer à la cadence. Elle semblait en vouloir plus et presque s'ennuyer.

Se risquerait-il à se montrer plus audacieux ?

- W... Weasley ?

Un simple fond de gorge fut sa réponse.

- Tu aimes ?

Il se sentit rapidement stupide de poser une telle question dans un moment aussi crucial, mais ce fut plus fort que lui, il devait demander. Sa fierté était en jeu.

- Ou... Oui Mal... Ah ! Malefoy ! J'aime ça !

Acceptant cette réponse sans poser plus de question, et pour l'heure, les question on s'en garde bien !

Cependant, la jeune fille ne tarda pas à ouvrir à nouveau la bouche pour autre chose que gémir.

- J'en... J'en voudrai plus Malefoy ! M... Mon... Montres-moi ce que tu sais faire !

Avait-il bien entendu ? Lui demandait-elle de lui montrer le Vrai Drago Malefoy ?

Bien, peut-être n'allait-il pas lui montrer tout ce qu'il tentait à dissimuler depuis le début de leurs ébats, mais puisqu'elle le voulait, il lui en montrerait une infime partie.

Et puis qui sait, peut-être que la prochaine fois il...

La prochaine fois ? Mais pourquoi pensait-il à une prochaine fois ??

Remettant vite ses questions dans la partie de son cerveau qui dans ces moments là n'est jamais sollicité, Malefoy entra en piste.

Il se releva en tirant le bras de Ginny. Quand ils furent debout, il prit un instant pour la regarder et en la retournant, la poussa sur la balustrade.

Elle poussa un cri en ressentant immédiatement le froid sur la peau nue de son ventre.

Drago se précipita contre elle et enserra avec fureur ses hanches.

- Je vais t'en donner pour ton argent Weasley.

Il ne pouvait voir son visage, mais au soubresaut que fit son ventre, il aurait pu jurer qu'elle avait rit.

Il écarta rapidement le manteau qui couvrait encore l'arrière de la demoiselle et se saisit d'une de ses jambes.

Il la souleva et déposa son genoux sur le rebord de la balustrade.

Alors, un sourire sur les lèvres, il s'approcha de son oreille.

- Accroches-toi...

Et d'un geste vif, il la pénétra d'un coup sec en prenant garde à la tenir fermement pour ne pas qu'elle ne passe par dessus bord.

Une main sur les hanches et l'autre dans le creux du genoux, il lui administrait de puissants coups de reins, en poussant des râles de plaisir de plus en plus fort.

Ginny quant à elle, ne cachait plus le bien qu'elle ressentait.

Bien que la position ne lui permettait que de bouger légèrement les fesses, ce qu'elle ne manquait pas de faire le plus souvent, elle se tenait fermement au rebord de pierre en gémissant bruyamment.

Tout en donnant encore quelques coups de bassin, Malefoy s'amusait en plus en titiller du bout de ses doigts, la petite protubérance de chair électrique de la jeune fille.

A ce contact, Ginny sombra définitivement dans les abysses. Elle luttait pour ne pas crouler sous le poids de son corps et les coups saisissant que lui donnait maintenant Malefoy, sans plus aucun ménagement, n'étaient pas pour la ramener à la réalité.

Mais elle s'en fichait ! Jamais elle n'avait prit pareil pied !

Quand Malefoy sentit que son amie allait défaillir et que lui même il ne tarderait pas à en finir, il puisa dans ses dernières forces et envoya encore un dernier coup de rein tout en retombant sur le dos ruisselant de sueur de la jeune fille.

Ils poussèrent ensemble un cri de délivrance et Malefoy laissa tomber le genoux de son amie.

Ils ne se séparèrent pas pour autant.

Tout en baisant la nuque de son amante, il continua de douces immixtions et poussa alors un dernier soupir.

- Satisfaite ?

Ginny s'enveloppa dans son manteau et lui fit face.

Elle lui adressa un sourire béant et par miracle, Malefoy le lui rendit.

Ce n'était plus un de ces sourires mauvais comme il avait tant l'habitude de faire, mais un sourire emplit de reconnaissance et de sentiment.

Ils se rhabillèrent rapidement et regagnèrent la lourde porte d'entrée.

Avant de la passer, Drago posa sa main sur le bras de la jeune fille.

Elle se retourna et lui sourit.

Lorsqu'ils entrèrent, la mélodie résonna un instant à leurs oreilles et disparue.

La neige tombait docilement sur le sol et derrière sa fenêtre, une jolie rouquine, entourée de trois enfants qu'elle cajolait, dessinait quelques glyphes sur la buée du carreau.

Elle murmurait une mélodie qui lui venait à l'esprit, mais aucun mot ne lui revenait en mémoire.

Cette chanson, elle l'avait entendu il y à bien longtemps déjà, mais aujourd'hui, pour on ne sait quelle raison, elle ne se rappelait pas où, ni dans quelle circonstance.

Les lumières du sapin de Noël, éclairaient le plafond de mille couleur et dans l'air une douce odeur sucrée vagabondait.

- Tu es là ? Fit une voix derrière elle.

Un homme blond, à l'allure princière vint prendre place à ses côtés.

- Tu as préparé des biscuits chéri ? Lui demanda-t-elle.

Il secoua la tête en riant, comme si lui, avait été capable de cuisiner.

- C'est étrange.... Je sens une odeur sucrée... et cette chanson que je entonne, la connais-tu ?

De nouveau, il secoua la tête, mais cette fois, il sembla prendre part aux questions de sa femme.

- Es-ce que tu te rappelles notre première fois Ginny ?

- Oui Drago. Lors de ce repas de St Valentin.

Tous deux se turent en soupirant.

- Moui... c'est ça... à la St Valentin... Etait-ce vraiment la première fois ?

Ginny resta un instant silencieuse avant de répondre.

- Oui... enfin, il me semble...

Serrés l'un contre l'autre, le couple s'embrassa et caressa amoureusement les cheveux des enfants près d'eux.

Il paraît que lorsque l'on grandit, on oubli les contes de fées et les légendes magiques...

Il paraît aussi, que ce que l'on garde à l'esprit, ce n'est seulement que ce que nous a offert la vie.

Il paraît...

Il paraît aussi parfois, que ce que l'on voudrait ne pas oublier, on ne s'en rappelle pas.

Mais... il y a bien une raison à tout ça, n'est-ce pas ?

Morale : Dès que l'adulte tue le mythe de l'existence du père Noël, il oublie le miracle du vrai partage qui existe dans le coeur de l'enfant.