Coucou !

Cette semaine je vous promets des émotions fortes, de l'action et pleins de questions à la fin du chapitre je l'espère :).

Bonne lecture !


Résumé : Hermione et Ron ont rompu. Hermione décide de passer des examens complémentaires pour comprendre la cause de ses cauchemars.


Réponses aux reviews anonymes :

Petite-plume : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis contente que la rupture t'ait plu, j'ai toujours peur de tomber dans les clichés dans ce genre de scènes. J'espère que la suite te plaira :). À bientôt !


Chapitre 14 – Goutte du mort vivant

Décembre 1999

Le Ministère de la Magie était bondé, comme tous les matins. Draco s'en serait bien passé ! Les regards venimeux qui se tournaient sur son passage n'avaient pas changés depuis la fin de la guerre. À croire qu'on le considèrerait toute sa vie comme un paria...

Il carra les épaules et avança d'un pas conquérant vers l'ascenseur. Les employés s'écartèrent précipitamment, comme s'ils avaient peur d'être contaminés. Il esquissa un rictus : les gens étaient tellement prévisibles ! Il pressa le bouton deux et descendit seul. La solitude était son fardeau désormais. Il lui était douloureux de constater que les rares fois où il avait de la compagnie étaient ses séances de travail avec Granger. Sa vie sociale était à se pendre !

« Monsieur Malfoy. »

Draco inclina respectueusement la tête en croisant Kingsley. Il était un des rares à ne pas le regarder comme une vipère échappée du nid, prête à mordre au moindre prétexte. Il avait été de ceux qui lui avaient permis de monter une défense pénale digne de ce nom et rien que pour ça, il lui était son éternel obligé.

Il bifurqua au bout du couloir du département des Aurors et s'engouffra dans un escalier exigu. Sa famille avait vraiment touché le fond du déshonneur cette fois. Ses parents étaient en attente de leur procès : son père était enfermé à Azkaban alors sa mère était retenue ici, dans les cellules du QG des Aurors. Draco savait que Potter n'était pas étranger à ce traitement de faveur. Il y avait un passif entre lui et sa mère dont Draco n'avait rien voulu savoir. Ou plutôt n'avait jamais voulu demander. On ne pose pas de question chez les Malfoy.

Pourtant depuis plusieurs jours il mourrait d'envie d'interroger Narcissa à propos du médaillon d'Hermione. Comment pouvait-elle être en possession d'un tel objet ? D'autres familles avaient-elles ce genre de bijou en héritage ? Se pourrait-il qu'elle ait pu le métamorphoser ? Beaucoup de question dont Draco comptait bien avoir les réponses ce matin.

Il poussa la porte au bout du couloir sombre et se présenta aux Aurors de service.

« Bonjour messieurs.

— Mr Malfoy ! Comment allez-vous ?»

À force de se rendre aux cellules plusieurs fois par semaine, un étrange respect mutuel s'était installé entre eux, ce dont Draco s'étonnait encore. Il sourit simplement en réponse.

« Il y a eu des modifications dans le protocole de sécurité Mr Malfoy, expliqua un des Aurors. Pour protéger nos détenus, toute personne souhaitant une visite doit signer le registre de sang afin de vérifier qu'il a bien l'autorisation d'accès.»

Surpris, Draco eut un mouvement de recul, il n'aimait pas franchement ces pratiques. Mais visiblement il n'avait pas tellement le choix…

« Soit. Si c'est une question de protection, grogna-t-il d'un ton morne. Où est-ce que je signe ce maudit registre ?»

L'homme lui désigna le recueil au bout de la table. Draco saisit la plume de faisan et parapha la date et l'heure du jour. Il attrapa le stylet mis à sa disposition et appuya fortement sur le côté de son majeur pour faire perler une belle de goutte de sang rubis avant de la faire tomber en bout de ligne.

À sa plus grande surprise, l'encre utilisée quelques instants auparavant vira au rouge à la seconde où le sang toucha le parchemin. Draco interrogea les Aurors du regard qui se tenaient le menton d'un air inquiet.

« Alors ? s'impatienta Draco en ne les voyant pas réagir. Je peux y aller.

— C'est à dire que, Mr Malfoy... Comment vous expliquer ça ?

Il chercha de l'aide auprès de son collègue qui secoua précipitamment les mains pour lui faire comprendre que ce n'était pas la peine de compter sur lui. Il expliqua d'une toute petite voix :

« Les personnes dont l'encre vire au rouge n'ont pas l'autorisation de voir les prisonniers.

— Je viens voir ma mère tous les deux jours ! s'offusqua Draco. Évidemment que j'ai l'autorisation. Vous le savez très bien !

— Il y a dû avoir un problème lors de l'enregistrement du sang de votre mère. Normalement tous les apparentés directs sont acceptés par reconnaissance des fractions communes qu'ils partagent dans leur sang. Il va falloir qu'on recommence pour Lady Malfoy.

— Puis-je la voir ? coupa-t-il.

— Pas aujourd'hui Monsieur. Je suis désolé mais les ordres sont formels. Ce système a été mis en œuvre pour la prévention de fraude au Polynectar. Je vais faire remonter l'information à mes supérieurs. Je suis certain que demain le problème sera réglé.

— Je l'espère pour vous », répliqua froidement Draco en le fusillant du regard.

Il fit demi-tour et quitta, furieux, les geôles du Ministère. Ces incapables allaient à coup sûr faire traîner les choses encore une fois. Il avait dû faire des pieds et des mains pour obtenir un droit de visite régulier, il allait falloir tout recommencer à nouveau !

Arrivé dans le grand hall, Draco s'assit sur un des bancs disponibles et sortit de quoi écrire. Il allait mettre sa mère au courant de ces nouvelles conditions de visite. Elle allait tellement leur casser les pieds que ces zigotos n'auraient pas d'autre solution que de hâter les choses !

ooOOoo

« Il y a du monde au triage ? demanda Hermione en baillant.

— Pas pire que d'habitude. Tu as une tête à faire peur, lui fit remarquer Megan. Mal dormi ?

— J'ai connu des nuits meilleures», reconnut-elle.

Elle rajusta sa blouse, glissa sa baguette dans sa poche et glissa une mèche rebelle dernière son oreille. Aux urgences, c'était déjà l'effervescence. Elle regarda l'ordre d'arrivé sur le livret d'accueil et attrapa le premier dossier qu'on lui tendit.

« La journée commence bien », grogna sa collègue qui parcourait l'anamnèse du patient qu'on lui avait remis. « Il s'est pris un buffet sur le pied. Quand on n'a pas assez de force magique, on ne fait pas un déménagement tout seul ! Regarde où ça les mène après. Il y a des gens franchement !»

Hermione se figea, le regard dans le vague. Avant qu'elle ne quitte son service à l'aube, le spécialiste du sommeil lui avait aussi parlé de force magique. Elle essayait depuis de mettre un peu d'ordre dans son esprit, sans grand succès.

Que pouvait donc être cette force supérieure qui prenait le contrôle de son esprit quand elle dormait ? Le médicomage n'avait pas d'explication. Il n'avait pu que supposer qu'elle ne devait s'imposer que quand Hermione baissait sa garde, expliquant ces rêves très réalistes ne lui rappelant aucun souvenir.

Même s'il s'était voulu rassurant en expliquant à Hermione qu'il existait de nombreuses thérapies magico-comportementales pour résoudre ce genre de problème, la jeune fille ne pouvait s'empêcher de paniquer. D'où venait cette force supérieure, et que lui voulait-elle ?

« Hermione ?»

Elle sursauta, revenant aussitôt à l'instant présent. Elle fila chercher son patient en adressant un sourire d'excuse à Megan qui venait de la surprendre à rêvasser. Elle réfléchirait à tout cela ce soir, pour l'instant il fallait qu'elle se concentre sur les soins à donner à un patient vomissant tripes et boyaux.

ooOOoo

« Par Merlin, qu'est-ce que j'ai faim ! Et l'autre qui n'arrête pas de me hurler dessus, grogna Megan. Quand on dit qu'il faut consommer le Whisky pur feu avec modération, c'est avec modération, pas par dizaine ! Hermione, dis-moi que tu as bientôt fini avec ta patiente pour qu'on puisse aller manger ou je vais frôler l'hypoglycémie.

— Il n'est que quatorze heures, fit remarquer Hermione. D'habitude on mange à seize.

— Peut-être mais là j'ai vraiment besoin d'une pause ! Qui a décrété que l'équipe de médicomagie devait arrêter le vivre pendant le temps de travail ? Je n'ai même pas pu aller au petit coin depuis ce matin !»

Hermione réprima un petit rire.

« Pars devant, je te rejoins.

— Vraiment ? demanda Megan d'un ton plein d'espoir.

— Femme de quarante-quatre ans, coupa la nurse d'accueil. Intoxication médicamenteuse volontaire.»

Hermione crut que son amie allait se mettre à pleurer de désespoir.

« Allez, vas-y, je m'occupe de l'arrivée. On n'aura qu'à manger en décalé aujourd'hui. De toute façon c'est tellement le bazar qu'on ne peut pas laisser le service sans étudiant pendant une demi-heure.

— Tu es un ange ! »

Hermione sourit devant l'attitude enjouée de sa collègue et fila dans le box de sa nouvelle patiente.

En ouvrant la porte, crut qu'elle allait s'évanouir.

« Lady Malfoy ? Mais qu'est-ce que...? »

Elle se tourna, désemparée, vers les Aurors postés derrière la porte.

« On l'a retrouvée comme ça il y a une demi-heure. Elle était déjà inconsciente. Il y avait une bouteille vide de Goutte du Mort Vivant à côté d'elle.

— Quelle taille ?

— Deux cents cinquante millilitres. Le médicomage pénitentiaire la lui avait remise pour des maux de tête récurrents il y a plusieurs semaines. Elle en prenait dès qu'elle en avait besoin. C'est une prisonnière modèle, il lui faisait confiance.

— Quand avez-vous parlé à Lady Malfoy pour la dernière fois ?»

L'Auror se tourna vers son collègue.

« Vers neuf heures, c'est ça Jack ?

— Oui neuf heures. Quand on lui a donné la lettre que lui avait écrite son fils.

— Malfoy, je veux dire : Draco Malfoy est passé la voir ?

— Oui, à huit heures. Enfin non, je veux dire qu'il est venu aux geôles mais il n'a pas pu la voir à cause des nouvelles protections mises en place.

— Mrs Malfoy était-elle dépressive ? A-t-elle déjà parlé de mettre fin à ses jours ?

— Non, c'était plutôt le contraire. Son fils n'arrêtait pas de lui promettre qu'elle allait gagner son procès et qu'elle serait de nouveau libre. C'est vraiment bizarre.»

Hermione fronça les sourcils. Elle aussi trouvait que ce suicide ne collait pas avec la personnalité de la sang-pur.

« Qu'y avait-il dans cette lettre ?

— Je l'ignore, on n'a rien retrouvé hormis la fiole de potion.

— Si, Greg, il y avait des cendres dans un coin de sa cellule. Elle a dû brûler le parchemin. »

Hermione essaya d'occulter sa curiosité pour se concentrer sur qu'elle avait à faire : sauver la femme devant elle. Elle regarda sa montre avant de jurer.

« Plus de quatre heures, par Merlin ! On ne peut plus lui administrer d'antidote.»

D'un geste circulaire, elle enchanta les électrodes qui vinrent se poser d'elles-mêmes sur la poitrine de sa patiente. Hermione installa tout ce qu'elle jugeait nécessaire pour surveiller ses fonctions vitales. Elle s'apprêtait à l'intuber devant des signes évidents de détresse respiratoire, quand la porte s'ouvrit avec fracas.

« Mère ! Granger, qu'est-ce que tu fous ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

— Malfoy, tu ne peux pas rester ici, s'interposa Hermione. C'est le règlement, tu le connais aussi bien que moi.

— Je me contre-fous du règlement, c'est ma mère ! Pourquoi est-ce que tu l'intubes ?»

Hermione le ceintura pour l'empêcher d'avancer et l'obligea à lui faire face.

« Laisse-moi m'occuper d'elle, je viens t'expliquer tout de suite après.»

Il la regarda comme si elle était folle.

« Tu as confiance en moi ?» coupa-t-elle.

Il inclina légèrement la tête. Hermione était la meilleure de leur promo, même s'il lui était douloureux de le reconnaitre, sa mère était entre de bonnes mains.

« Draco, supplia Hermione. Il faut que tu sortes. S'il te plaît.»

Il jeta un dernier regard douloureux au corps allongé sur le brancard et se dirigea lentement vers la sortie. Son visage torturé rajouté une pression supplémentaire à Hermione qui n'en avait pas franchement besoin. Elle attendit qu'il ait bien refermé la porte avant de lancer à l'infirmière :

« Ok, j'intube. Prévenez le service de réanimation qu'on leur monte une patiente dans cinq minutes. Préparez l'oxygène.»

L'effervescence s'empara de l'équipe médicale. Chacun occupait le poste pour lequel il était formé et en quelques minutes, Narcissa fut prête à être transférée. Ils s'activèrent tous pour pousser le brancard. Le bip retentissant de sa fréquence cardiaque flottait dans l'air grâce au sortilège qu'avait jeté Hermione afin de vérifier à chaque instant ses constantes. On s'écartait sur leur passage et l'arrivée de l'ascenseur parut durer des heures.

Hermione ne s'autorisa à reprendre le souffle qu'elle avait inconsciemment retenu qu'une fois les portes coulissantes du service de réanimation poussées. Pendant que les nurses s'occupaient avec leurs collègues de transférer la patiente du brancard à son lit en rajoutant d'autres sortilèges de contrôle, Hermione transmit le dossier au médicomage.

« Vous pensez qu'elle a ses chances ? s'inquiéta-t-elle.

— C'est encore trop tôt pour se prononcer Miss. Seules les prochaines heures nous le diront. Je vous tiens au courant.

— Son fils travaille ici, peut-il passer la voir ?

— Vous connaissez les règles, miss. Je suis désolé mais il devra attendre que son état se soit stabilisé. Nous le préviendrons en temps voulu. »

Hermione hocha la tête. Pas de passe-droit, elle s'y était attendue. Remerciant l'équipe qui l'avait aidée, Hermione redescendit aux urgences. La cage d'escaliers déserte lui fit le plus grand bien. Elle marqua une pause au premier étage pour évacuer la tension qui s'était accumulée. Comment allait-elle bien pouvoir expliquer ça à Malfoy ?

ooOOoo

« Malfoy n'est plus là ? demanda-t-elle à Megan une fois arrivée aux urgences.

— Non, il est de créneau au cinquième. Tu connais le chef de service, il ne pouvait pas se permettre d'être en retard. Des nouvelles de sa mère ?

— Pas bonnes, hélas. Les prochaines heures seront décisives.

— Le pauvre, il était vraiment dévasté. On en sait plus sur son geste ?

— Absolument pas.»

Hermione parcourut du regard le livret des patients en attente d'être vus par un médicomage et elle soupira. Ils en avaient encore quatre de retard !

« Va manger, lui ordonna Megan. Je vais survivre une demi-heure sans toi.

— Et Malfoy ?

— Il a dit qu'il repasserait. Tu ne peux pas tout faire Hermione, et tu ne nous seras d'aucune utilité si tu tombes d'inanition.»

Hermione sourit tristement et trottina rapidement jusqu'à la cafétéria du personnel.

ooOOoo

Harry éplucha une dernière fois le dossier qu'on lui avait remis le matin même. Cette fois c'était la bonne ! Ils piétinaient depuis un mois sur cette affaire sans la moindre piste concrète. Cette information c'était des gallions à portée de main !

Il avait à peine eut le temps de briefer son équipe et gardait la peur au ventre que la mission tourne à nouveau au vinaigre. Il souffla une dernière fois, vérifia d'un coup d'œil que son équipement était au complet et sortit de son bureau.

« Messieurs, lança-t-il. Votre attention s'il vous plait.»

Il attendit que tous les têtes se soient tournées vers lui et poursuivit.

« Nous allons transplaner par binômes pour plus de discrétion avec de cerner la grotte. La localisation vous a été transmise il y a une heure. John, je te laisse ouvrir la marche.»

Alors que le premier groupe s'apprêtait à partir, Harry chercha frénétiquement Pansy du regard. Où pouvait-elle encore bien être ? Il finit par lancer un Pointe-au-nord et suivit la direction que lui indiquait sa fidèle baguette : les toilettes, évidemment...

« Parkinson ? lança-t-il en poussant la porte. Tu es là ?»

Il n'obtint qu'un reniflement pour toute réponse. Une chasse d'eau fut tirée et Pansy sortit d'une des cabines. Elle passa un temps fou à se laver les mains, espérant certainement qu'Harry ne verrait pas ses yeux rougis.

« Je porte des lunettes mais je ne suis pas aveugle, fit remarquer Harry alors qu'elle passait devant lui.

— Ok, j'ai peut-être pleuré un peu.»

Harry leva un sourcil.

« D'accord, beaucoup, corrigea-t-elle. Mais c'est bon, c'est passé !

— Ne me prend pas pour un imbécile. Dis-moi ce qui t'arrive.

— Je... Je...»

Les mains de Pansy commencèrent à trembler furieusement et ses yeux se brouillèrent de larmes. Elle prit une grande inspiration et essaya d'expliquer :

« C'est la mission. Je n'y arriverai pas Potter.»

Harry lui serra simplement le bras, la rassurant du regard. Elle en était capable, il en était sûr. Pansy se détendit imperceptiblement. Elle savait qu'elle pouvait compter sur sa discrétion et que jamais cet instant faiblesse ne remonterait aux oreilles de ses supérieurs.

« C'est bon, souffla-t-elle au bout d'un moment. On peut y aller. Je suis prête.»

Hors de question que ces enfoirés prennent le contrôle sur ses peurs, Pansy s'en fit la promesse en serrant un peu plus sa baguette dans la poche de sa robe.

ooOOoo

La pénombre tombait déjà. Dans cette région de l'Ecosse, la nuit s'installait plus vite qu'à Londres. L'air s'était refroidit et les Aurors commençaient à greloter. Quand Harry et Pansy arrivèrent enfin, une lueur d'espoir parcourut le regard des hommes. Enfin ils allaient pouvoir passer à l'action !

Harry indiqua la caverne et les Aurors avancèrent à pas de loup, baguette dégainées. Cette fois, ils n'avaient pas le droit à l'erreur. Rapidement, deux s'engouffrèrent dans l'ouverture et sifflèrent : la voix était libre. Prudents, ils avancèrent un par un dans le lieu que leur avait donné leur indic. Harry fit signe à John de rester en arrière, on n'était jamais trop prudent.

Après un rapide tour de la grotte, un de ses hommes vint le trouver :

« Il n'y personne chef. Soit notre information était erronée, soit nous sommes arrivés trop tard.

— Ok, on reste quand même pour fouiller les lieux, la moindre information peut-être capitale pour faire avancer l'enquête. Je veux savoir qui ils sont et ce qu'ils cherchent.

— Tu as des hypothèses ? demanda Pansy à part.

— J'en ai plusieurs, et pour tout t'avouer, aucune ne me convient.»

Pansy se mit à fouiller les parois à son tour. Elle détestait cet endroit. Il lui rappelait tant de mauvais souvenirs. Ce froid et cette obscurité lui filaient la chair de poule. Elle avait l'impression de se retrouver dans ce tunnel le soir de la bataille de Poudlard à trembler de tous ses membres pour ceux qui allaient perdre leur vie. Elle s'était jurée que jamais plus elle se permettrait d'être aussi lâche.

Un reflet vint frapper son œil droit. Elle cligna rapidement des paupières, surprise. De la lumière aussi profond dans cette grotte ? C'était étrange. Pansy se rapprocha de la paroi et passa sa main sur la roche humide. Un ressaut net glissa sous ses doigts. Elle tira légèrement sur le renfort. Dans un grand fracas, un pan entier de mur s'effondra sous ses yeux. Elle recula précipitamment mais un morceau de roche frôla malgré tout sa tête, éraflant sa tempe. Elle eut à peine le temps de grimacer qu'un homme, sorti de nulle part, se jeta vers elle.

La jeune femme roula au sol, se plaçant en position de défense. Elle n'allait certainement pas se faire avoir par un Mangemort de pacotille ! Pas ce soir ! Elle ajusta sa baguette et hurla :

« Stupefix !»

Son adversaire se projeta volontairement derrière un des rochers effondrés, échappant de peu au sortilège de Pansy. Elle sauta sur ses pieds et avança aussi vite qu'elle le pouvait entre les décombres. La poussière et le sable qui volaient dans l'air lui brûlaient la gorge. Elle remonta le col de sa robe pour protéger une partie de son visage, sans grand succès.

Où pouvait-il bien être ? L'atmosphère saturée par les particules en suspension la plongeait dans une purée de pois. Une ombre se déplaça dans son champ de vision et, aussi vite que l'éclair, elle fit volte-face, hurlant sans sommation :

« Incarcerem !»

Le grognement sourd la rassura : elle avait réussi ! Elle avança prudemment et tomba nez-à-nez avec son agresseur, pieds et poings liés, qui la fusillait du regard.

« Parkinson !»

Harry la dévisageait, le regard un peu fou et le souffle court. Rassuré de la voir saine et sauve, il dissipa le reste de poussière d'un mouvement de baguette.

« Ça va ? Rien de cassé ? s'inquiéta-il en relevant en même temps leur prisonnier.

— Non, juste une égratignure, rien que Sainte-Mangouste ne puisse réparer. J'ai juste failli finir écrabouillée comme un gros pancake par cette paroi amovible. Un très bon sort de protection d'ailleurs ! Je suis sûr que celui-ci était chargé de monter la garde pour éviter que des petits fouineurs de notre genre ne pointent leurs nez.

— En tout cas, répliqua Harry, au moins maintenant on a de quoi poser des questions, qu'en dis-tu ?

— Je dis que notre enquête avance mieux qu'elle n'a commencé, chef», se moqua-t-elle.

Harry leva les yeux au ciel avant de transplaner au QG avec le prisonnier. Elle n'avait pas tort mais tout de même !


Je suis touchée par les très nombreuses lectures sur cette histoire, merci beaucoup !

Si elle vous plait n'oubliez pas de laisser un petit mot ou de l'ajouter dans vos followers/favoris pour être prévenus de la publication du prochain chapitre, ça me ferait extrêmement plaisir :). Et ça me motive pour poster plus rapidement aussi, je ne vous le cache pas ^^.

Je vous donne des pistes pour réagir :

- Des hypothèses sur ce qui est arrivé à Narcissa ? Qui croit au suicide ?

- Des idées sur la "force supérieure" qui influence le sommeil d'Hermione ?

- Que pensez-vous de Harry et Pansy ? Et de leur mission ?

A bientôt pour la suite !

Bibi