L'Amante du Professeur Snape


Disclaimer, rating et genre : voir le premier chapitre de cette histoire.

Relectrices : Lilou Black, Morgane et Gwendoline — Un grand merci à elles !


Merci à Fantomette34, Miss-Snape-69, Eilonna, Aurelie Malfoy , PtiteBelge312, Rabbit (Draco n'est pas idiot, s'est juste un lâche qui ne gère pas/gère mal ses sentiments.)Xtina (e n'est plus la même version ;) Et puis j'aime les Happy-End, donc bon...^^) et Guest (Je ne suis pas fan du Dramione, de temps en temps j'en lis mais très peu) pour leurs reviews !

Bonne lecture !


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La Voie des Ténèbres

Snape, une fois libéré de ses obligations envers Minerva, avait accouru au manoir des Malfoy comme s'il avait eu le diable aux trousses. Lucius l'avait accueilli avec son éternelle suspicion. Le père de Draco avait toujours été jaloux du lien qui unissait Voldemort à Snape. Loin de le détromper — parce qu'il n'y avait jamais rien eu entre lui et le Seigneur Noir —, Severus en avait joué plus que de raison. Cependant, à ce moment-là, il en payait le prix fort.

Tous deux marchaient dans les couloirs du château quand un bruit de verre brisé les emmena jusqu'à la porte du petit salon d'hiver qu'affectionnait Draco.

Lucius avait avisé Snape d'un signe de tête avant de pénétrer sans bruit dans la pièce et le spectacle qu'il avait trouvé l'avait laissé songeur. Snape, quant à lui, oscillait entre la fureur et l'envie d'en découdre.

Le couple enlacé était à demi-nu. Il s'agissait de Draco et de Miss Granger qui semblait plus que consentante entre les bras du jeune homme. Connaissant un peu la jeune femme, Snape émit de sérieux doutes quant à ce qu'il voyait. Il se demanda alors si elle n'avait pas été soumise au sort de l'Imperium.

oO§Oo

— Quelle surprise, Draco, commença Lucius, tu as déjà trouvé ta précieuse Sang-de-Bourbe ?

Pris sur le fait, Draco se détacha à regret de sa compagne. Une douleur lancinante à l'entrejambe lui fit réaliser qu'il aurait bien aimé aller plus loin.

— C'est assez, Hermione, murmura-t-il au creux de l'oreille de la jeune femme qui se laissa choir sur le sol.

— Comme vous pouvez le constater, père, nous étions occupés, déclara-t-il avec une certaine désinvolture tout en se retournant. Il fut légèrement étonné de trouver Snape aux côtés de Lucius. — Professeur ?! reprit-il tout en se penchant pour ramasser sa chemise.

Il se sentait honteux et furieux d'avoir été pris comme un gamin la main dans un sachet de bonbons de Bertie Crochue. Cette fille lui faisait perdre la raison, il ne fallait surtout pas que son père s'aperçoive de cette maudite faiblesse.

— Tes goûts me déçoivent, Draco, déclara Lucius en croisant les bras sur sa poitrine. Une vulgaire Sang-de-Bourbe, vraiment ?

— Ce n'est pas ce que vous pouvez croyez, père. Je la punissais, je…

— En l'embrassant comme si tu dépendais d'elle ? cracha Lucius avec fureur. Ne me prends pas pour un imbécile, Draco. Je vois bien l'attirance que tu éprouves pour elle. Elle se voit comme le nez au milieu de la figure !

Draco se sentit défaillir. La sueur perlait à son front. L'angoisse d'être découvert fût remplacée par une colère sourde. C'était la faute de cette maudite fille. S'il la tuait, tout serait fini et son père ne remettrait plus en doute ni ses goûts, ni sa fidélité !

— Comprend-moi bien, mon fils, je me moque de savoir avec qui tu forniques ! Ce que pensent ta tante et notre Maître, par contre, c'est autre chose. Alors à ta place, je choisirais mieux mes compagnons de jeu !

Hermione, encore trop choquée par ce qu'elle venait de vivre, était resté prostrée à terre, les regardant tour à tour. Elle avait été ébahie de voir la peur assombrir le regard de Lucius Malfoy en évoquant Bellatrix et le Seigneur des Ténèbres. Il aimait son fils, comprit-elle, mais ils étaient des lâches …

— Je me fiche de cette sale Sang-de-Bourbe ! s'écria Draco, ramenant brutalement la jeune fille à la réalité.

C'est alors qu'il pointa sa baguette sur elle dans le but évident de lui faire mal.

— Cela suffit, Draco ! intima sévèrement Snape. Si je suis là, c'est pour récupérer mon bien que vous tentez si vainement de culbuter et de tuer au passage.

— Je… commença le jeune homme outré.

— Cela suffit, fils. Cette… chose est la propriété de ton parrain, alors laisse-la lui. S'il a des problèmes à cause d'elle, ce ne sera pas de notre fait.

Puis, avisant Severus :

— Récupère-la, elle est à toi. Fais attention à ce qu'elle n'aille plus se mettre dans les pattes de ton filleul. Je ne comprends pas pourquoi tu as réclamé un tel cadeau, termina-t-il avec un dédain évident.

Sur ces entrefaites, Lucius sortit, suivi de son fils qui lança un dernier regard chargé d'une promesse dont Hermione ne voulait pas comprendre le sens. Ni maintenant, ni jamais.

oO§Oo

Enfin seuls, songea Snape qui avait peur de regarder Miss Granger en face. La voir affalée par terre en petite tenue lui donnait des envies de meurtre qu'il ne s'expliquait pas. Malheureusement, il ne pouvait pas faire comme si elle n'était pas là. Soupirant un bon coup, il s'avança vers elle avant de la relever et de la pousser brutalement sur le sofa.

— Pauvre petite idiote ! jura-t-il en lui jetant un regard noir. Que vous avais-je dit ? Vous n'en avez rien retenu, de toute évidence. Il a fallu que vous n'en fassiez qu'à votre tête.

Hermione ne l'avait pas quitté des yeux. Il était totalement furieux mais il l'avait sauvée d'une agression. Si Draco était arrivé à ses fins, jamais elle ne s'en serait remise. Oui, elle aurait dû les écouter, McGonagall et lui, mais elle avait agi sur l'impulsion du moment. Elle avait souffert au point d'en perdre tout jugement. Elle s'en rendait bien compte, à présent.

— Je suis navrée, professeur. Il n'y a aucun mot pour vous dire à quel point je suis désolée, répondit-elle d'une voix morne. Quand Draco m'a soumise au sort de l'Imperium, j'ai cru que je ne pourrais jamais m'en sortir…

Severus avait du mal à se calmer. La voir aux prises de Draco l'avait rendu fou furieux, d'autant plus qu'avec l'Imperium, elle avait eu l'air d'aimer cela. Il n'aurait pas dû mais cela lui avait fait quelque chose. Il ne pouvait pas se mentir plus longtemps. Hermione Granger s'était fait une place, quelque part en lui, frôlant de près celle qui jusqu'à alors avait été unique en son cœur. Il en voulait beaucoup à la jeune femme, mais se le reprochait encore plus. Par Merlin et Morgane, Severus, s'admonesta-t-il, tu pourrais être son père. Entre vous, rien ne peut être possible. Et pourtant, il y avait bien quelque chose, son enfant, leur enfant… Et elle avait failli se faire tuer par une imprudence digne des Gryffondor. Digne fille de sa maison…

— Rhabillez-vous ! lui intima-t-il. Il ramassa sa robe noire et la lui lança sans un regard de compassion.

— Dire que j'aurais pu me faire violer, murmura-t-elle en étreignant son vêtement, l'œil morne.

Snape inspira avant de se redresser et de se retourner vers elle.

— Je pourrais vous dire que vous l'auriez bien mérité mais je ne suis pas si inhumain que vous et vos camarades semblent le croire, Granger. Dépêchez-vous !

Une fois qu'elle fut apprêtée, il la prit par le bras et l'attira hors de la pièce.

— Mais où allons-nous ?

Ils dévalaient à grandes enjambées un interminable escalier après avoir emprunté le couloir principal du château.

— Je vous emmène dans mes appartements.

— Vos appartements ? demanda-t-elle surprise.

— Oui, Granger. J'ai mes quartiers chez les Malfoy. Auriez-vous oublié que je suis le parrain de leur fils ?

Justement, Hermione s'était vaguement demandé pourquoi. Après tout, Snape n'avait pas fait ses classes avec Lucius Malfoy qui était en dernière année quand il était entré à Poudlard. Sans doute s'étaient-ils liés d'amitié lors d'une réunion entre Mangemorts. Même si cela n'était pas dit ouvertement, elle savait maintenant qu'il en était un. La marque sur son bras ne laissait aucun doute. Cela dit, plus elle le connaissait et moins elle arrivait à le voir comme quelqu'un de potentiellement méchant ou violent. Certes, il avait ses humeurs, il faisait parfois peur mais… Comment aurait-elle pu expliquer autrement le fait qu'elle se sente autant en sécurité avec lui ? Indéniablement, Snape n'était pas l'être dont il donnait l'image.

Ils arrivèrent bientôt devant une large porte en métal peinte en noire. Snape marmonna quelques mots qu'elle ne comprit pas, puis il l'entraîna à sa suite à l'intérieur. Il s'agissait bien d'une vaste chambre avec un lit immense recouvert d'un plaid de couleur émeraude. À côté se trouvaient une simple table de chevet avec une bougie allumée et une chaise en bois sur laquelle reposait une serviette de toilette.

Indéniablement, les « appartements » de Snape étaient assez spartiates.

— Asseyez-vous, ordonna sèchement Snape.

Hermione ne se le fit pas dire deux fois et accepta avec joie le verre d'eau qu'il venait de remplir pour elle. Elle le but d'une traite avec délectation. Elle reposa ensuite le gobelet et reporta son regard vers l'homme qui n'avait pas bougé depuis qu'ils avaient pénétré dans la pièce. Il l'observait d'un air impénétrable, quoique vaguement perplexe.

— Qu'allez-vous faire de moi, professeur ? demanda Hermione d'une toute petite voix.

— C'est une bonne question, Granger, commença-t-il en la rejoignant sur le lit.

Il l'évalua un instant avant de reprendre :

— Je sais que cela vous plaira aussi peu qu'à moi mais vous m'avez été offert en cadeau par Lucius et le Seigneur des Ténèbres.

À ces mots prononcés d'une voix d'outre-tombe, Hermione cilla légèrement et émit un petit rire d'incrédulité.

— En cadeau ? Rien que ça, répliqua-t-elle, désolée.

Snape soupira.

— Je me doute que votre esprit retors et typiquement Gryffondor se trouvera outré par une telle chose mais croyez-moi, dans l'immédiat, c'est le mieux qui puisse vous arriver.

La jeune femme l'observa un moment avant de répondre.

— Je le sais bien mais… Je n'arrive pas à croire que nous sommes en guerre. C'est…

— Il va falloir que vous vous le mettiez dans le crâne, Granger ! la coupa Snape. Pour votre sécurité et celle de l'enfant, vous devez faire attention. Plus rien n'est sûr à présent.

Sans le vouloir, Severus venait de poser sa grande main blafarde sur le ventre de son élève. Non, de son ancienne élève, se rappela-t-il. Il était encore plat et pourtant… Il secoua la tête, toujours incapable de croire qu'il allait être père.

— Qu'est-ce que cela implique ? demanda-t-elle, coupant court à ses pensées.

— Que voulez-vous dire, Granger ? questionna le maître des potions qui, perdu dans ses pensées, en avait oublié leur discussion.

— Vous dites que je suis un cadeau, mais qu'est-ce que cela signifie ?

— Vous serez une esclave et vous devrez vous comporter comme telle en m'obéissant au doigt et à l'œil et — il insista sur ce mot — n'oubliez jamais que c'est pour votre bien. Toutefois, si nous retournons à Poudlard, peut-être pourrez–vous vous comporter plus librement.

Un long silence s'installa.

L'esprit d'Hermione était comme anesthésié. Elle ne savait plus où elle en était. Pour le moment, elle n'avait qu'une envie, qu'il la serre contre lui et lui fasse oublier ces dernières heures. Elle regrettait ses années d'insouciance et même son béguin pour Ron. À cette époque, elle n'avait d'autres soucis que ses notes ou son comportement. Sentant la détresse la gagner, elle enfouit sa tête entre ses mains.

Severus, à cet instant, ressentit un irrépressible besoin de la prendre dans ses bras. Il fut le premier surpris quand il sentit le corps chaud et moelleux de la jeune femme venir se presser contre le sien. Ce n'était pas possible, Merlin. De cela, il en avait rêvé tellement de fois quand il était adolescent. Le corps d'une jeune fille aux cheveux aussi flamboyant que le lever du soleil en plein été. De ces yeux verts qui l'auraient regardé avec adoration ou bien avec douceur… Mais ce n'était pas Lily et cela lui broya le cœur, mais… un peu moins qu'avant. Quelque chose d'autre venait le chambouler et ce n'était pas du fait de son amour éternel.

Pris au dépourvu par le chemin que prenait ses pensées, il captura le visage de la jeune femme entre ses mains et releva son visage vers le sien dans le but évident de l'embrasser. Il voulait lui faire oublier ces dernières heures. Il voulait aussi lui rappeler que quoiqu'elle fasse et quoiqu'il arrive, elle lui appartenait bel et bien.

— Vous n'êtes plus mon élève, Granger, murmura-t-il entre deux baisers. Vous êtes à moi et à personne d'autre !

Hermione ne se le fit pas dire deux fois. Elle n'avait qu'une envie, oublier entre ses bras ce qui venait de se passer et croire un instant qu'elle était aimée et choyée. Elle venait de perdre les siens et avait besoin plus que tout de se sentir rassurée d'une manière comme d'une autre.

Severus, quant à lui, n'avait pas prévu d'en arriver à ça. Il voulait la punir d'être aussi impulsive, surtout dans ces circonstances. Il avait bien cru être arrivé trop tard chez les Malfoy. Il avait détesté la voir entre les bras de Draco, vulnérable et soumise à un sort qui l'aurait fait culpabiliser jusqu'à la fin de sa vie. C'était là une autre des conséquences abjectes de l'Imperium. La victime en gardait des traces indélébiles à titre définitif.

Alors, pour oublier, il l'attira dans ses bras, lui retira ses vêtements et lui fit l'amour comme si elle avait été celle qu'il voulait plus que tout. Mais n'était-ce tout simplement pas Miss Granger qu'il désirait ? Hermione…

Cette dernière semblait si fragile, soumise ainsi à ses envies.

— Miss Granger… souffla-t-il, ne sachant plus ce qu'il voulait lui dire.

Elle se contenta de le regarder dans les yeux, mais était-ce bien lui qu'elle voyait ou s'agissait-il un leurre ? Se refusant à réfléchir plus avant, il se perdit, tout comme elle dans les confins d'un plaisir aussi vif et ardent qu'éphémère.

— Tenez-vous à moi ?

Cette question, laissé échapper dans un moment d'égarement, prit Hermione au dépourvu. Elle n'avait pas voulu lui demander cela. Jamais. C'était aussi inattendu qu'inopportun, elle ne l'avait pas sentie venir… Car oui, c'était un fait, elle voulait savoir ce qu'il ressentait pour elle. Elle ne pouvait pas croire que seul l'enfant l'intéressait. Il y avait forcément autre chose.

Elle ne sut pas si cela la soulageait ou si elle le regrettait mais il ne lui répondit pas. Au contraire, il se leva de la couche, nu comme un ver, et se dirigea vers le cabinet de toilette.

En soupirant, elle allait s'enfouir sous les draps pour ruminer sa bêtise quand une tâche rouge attira son attention. Fronçant le nez elle observa de plus près le tissu et vit qu'il s'agissait de sang.

— Prof… Mon… Elle avait parlé tout bas, ne sachant plus comment l'appeler. Se pinçant les lèvres elle se dit qu'après tout, elle avait passé sa vie à l'appeler par sa dénomination, elle continuerait donc tant qu'il ne la reprendrait pas, bien que cela la mette légèrement mal à l'aise après tout ce qu'ils avaient vécu. Cela dit, il y avait plus urgent.

— Professeur, reprit-elle quand il réapparut, avez-vous été blessé ?

Ce dernier fronça les sourcils avant de récupérer ses vêtements pour se rhabiller.

— Absolument pas, Granger, pourquoi une telle question ?

Elle allait lui répondre quand un écoulement plutôt inhabituel entre ses jambes fit battre son cœur un peu plus rapidement. Elle avait l'impression d'avoir ses règles. Elle ressentit alors quelques petites crampes au ventre et le doute se mua en frayeur. Tremblante, elle sortit des draps et regarda entre ses cuisses.

Elle poussa une petite plainte en découvrant qu'elles étaient barbouillées de sang.

— Je saigne ! paniqua-t-elle en avisant son professeur.

Severus mit quelques secondes à réaliser ce que cela signifiait.

— Habillez-vous, Granger, la somma-t-il tout en récupérant quelques affaires dans la pièce.

Hermione ne se le fit pas dire deux fois et revêtit en quelques secondes ses sous-vêtements puis sa robe. Snape la prit par la taille sans attendre.

— Où allons-nous ? s'affola-t-elle.

— Infirmerie de Poudlard, lança-t-il.

oO§Oo

Madame Pomfresh était en train de ranger bocaux et serviettes dans son infirmerie quand un bruit caractéristique indiquant un transplanage lui fit relever la tête. Tout comme la directrice, elle avait été outrée d'apprendre qu'en plus de pouvoir utiliser les cheminées, les sorciers auraient dorénavant la possibilité de transplaner dans l'enceinte du château. Elle espérait que cette guerre se terminerait avant la rentrée de Septembre… Si rentrée il y avait. En attendant, elle se dirigea vers le bruit et fut surprise de découvrir qu'il s'agissait du professeur Snape et de …

— Miss Granger ? s'exclama-t-elle. Que se passe-t-il donc ? reprit-elle à l'attention de Severus.

La jeune fille se tenait le ventre et semblait aussi blanche que la craie.

— Miss Granger s'est mise à saigner, répondit Severus sur un ton froid. N'étant pas médicomage et n'en n'ayant pas un sous la main, je me suis permis de vous l'amener pour que vous puissiez l'ausculter, Poppy.

Au moment où elle allait répondre, Miss Granger eut un nouveau malaise et tomba inerte entre les bras du professeur de Potions. Cela n'inaugurait rien de bon.

— Suivez-moi, professeur Snape, s'empressa l'infirmière qui se hâta vers un coin de la pièce protégé par un paravent. Derrière se trouvait un lit d'appoint sur lequel Snape allongea la jeune femme.

Pendant ce temps, Poppy prépara des serviettes chaudes et une potion de détente pour Miss Granger. Quand elle eut terminé, elle allait la déshabiller quand elle se retourna vers l'homme qui attendait devant le lit, la mine austère, les bras croisés sur le torse. Elle soupira.

— Je vous demanderai de bien vouloir attendre de l'autre côté, professeur, demanda-t-elle gentiment.

Snape la toisa avant de revenir à Miss Granger, puis il hocha la tête avant de sortir. Une fois tranquille, Poppy put s'occuper de sa patiente. Les saignements étaient courants au premier trimestre de la grossesse. Dans la plupart des cas, rien n'indiquait un début de fausse-couche mais elle devait s'en assurer le plus rapidement possible.

Loin d'avoir la même expérience en matière de femme enceinte, Severus sentait sa patience s'émousser. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti une telle inquiétude pour quelqu'un. Comprenant où ses pensées l'emmenait, il se maudit une nouvelle fois de s'attendrir pour cette gamine. Il devait avant tout se préoccuper de son enfant.

Pourtant, une petite voix insidieuse, tout au fond de lui, lui soufflait qu'il ne se remettrait pas de les perdre… tous les deux.

À Suivre


Note de l'auteur :

Pour les lecteurs attentifs, j'ai repris le prénom VO de Madame Pomfresh. Poppy sonne mieux que Pompom, je trouvais ça un peu répétitif avec son nom. Je n'ai pas encore changé les autres chapitres donc pas d'inquiétude :)

Une question pour vous :

Pendant que j'y suis, j'aimerais avoir votre avis sur une chose. J'aimerais changer le titre de cette histoire parce que je ne trouve pas que "L'Amante du Professeur Snape" soit un super titre et qu'il ne colle pas si bien à l'esprit de la fic. Il y en a trois qui ont retenu mon attention :

- Ce qu'il nous reste
- La lumière vacillante de l'espoir
- Un Amour Ténébreux

D'après-vous, vous qui lisez cette fic, lequel de ces trois titres, colle le mieux à l'histoire ? Celles qui me suivent sur Facebook m'ont déjà donné leur avis mais si d'autres lecteurs voulaient bien me dire ce qu'ils en pensent et lequel il préfère, ça serait mais alors vraiment super chouette ! Merci à vous ! Sur ce, je vous dis à très bientôt !