Titre : Nous ne sommes pas des anges.
Rating : M, slash hpdm, lemon prévu mais pas pour tout de suite...
Spoilers : I/II/III/IV/V.
Synopsis : Lorsqu'une certaine salle de Poudlard n'en fait qu'à sa tête, et exauce un souhait, il vaut mieux ne pas demander n'importe quoi ! (Suite d'Angel.)
Disclaimer : tous les personnages, lieux cités sont la propriété de JK Rowling, sauf ceux que j'ai inventé.
Correcteur : yupenda
bonjour à tous!!! j'espere que vous allez aimé ce nouveau chapitre!!!! je tenais à remercier tous ceux qui m'ont laissé une review... Un grand merci aussi à Hermoni, pour sa review et un aussi grand à Yupenda mon nouveau correcteur!
BONNE LECTURE!!!!
- Pas de maux de tête, de problèmes de vue, de douleurs quelconques ?
- Un peu mal à la tête.
- Vous avez de l'appétit ?
- Pas vraiment.
- Vertiges ?
- Non.
- Douleurs aux jambes ?
- Elles sont lourdes et j'ai un peu de mal à traîner ma carcasse.
Pomfresh hocha la tête. Elle ouvrit sa trousse et sortit différentes fioles.
- Bien, dit-elle. La rouge c'est pour l'appétit. Une cuillère à soupe une heure avant chaque repas. La bleue, c'est pour vos maux de tête, dès que vous en sentirez le besoin, prenez une cuillère de la solution. Pour vos jambes, vous les passerez à l'eau froide toutes les quatre heures puis vous prendrez cette mixture.
- J'ai bien noté, répondit Sirius en souriant légèrement.
- Je vous conseille aussi la marche.
- Dans le manoir, je ne risque pas de faire beaucoup de kilomètres.
- Peut-être, mais c'est tout ce que je peux vous proposer pour le moment.
Sirius soupira.
- Merci pour tout Pompom.
- Je ne fais que mon travail.
Sirius hocha la tête puis s'appuya sur ses coussins.
Il regarda Pompom refermer son sac et se lever.
- Je reviendrai dans quelques jours. Prenez vos médicaments !
- Je le ferai.
Elle sortit de la chambre. Sirius rejeta les couvertures et se leva lentement. Il fit quelques pas jusqu'au psyché qui se trouvait à la droite de son lit et se regarda. Il se trouva trop maigre, avec un teint cireux. Il devait se couper les cheveux et se raser.
- Une bonne douche ne serait pas un luxe.
Cela faisait trois jours qu'il était éveillé. Il aimait se souvenir du visage heureux de Remus en le voyant et du sourire narquois de Rogue. Rien n'avait changé. Ils étaient toujours en guerre, six mois s'étaient écoulés depuis qu'il avait basculé derrière le voile. Dumbledore ne lui avait donné aucun renseignement. Il devait d'abord être rétabli. Sirius voulait aussi des nouvelles de Harry. Bien sûr, on lui avait dit qu'il allait bien mais il aurait voulu le voir, lui parler, savoir comment il allait réellement.
Après s'être lavé et coupé quelques mèches, il fouilla dans l'armoire de sa chambre et sortit un vieux jean bleu stone et un pull col roulé de couleur blanc. Il avait pris aussi le temps de raser et il se sentait beaucoup mieux maintenant. Il s'habilla rapidement et quitta la pièce.
Le manoir était différent. Ce n'était plus la vieille bicoque qu'il avait laissée. Les couleurs sombres, les toiles d'araignées, les tapis crasseux, les trous dans les murs avaient complètement disparu. Il prit quelques minutes pour faire le tour de la maison et ne remarquant personne, il descendit au séjour. Il s'installa dans un fauteuil confortable et observa la pièce. Elle était commode, aux couleurs chaudes. Canapé, méridienne, rideaux de velours, tout était dans ces tons vermeils. Il était dix heures et il n'avait pas envie de petit-déjeuner ni de faire de la marche intensive dans le manoir. Tout le monde était sorti. Réunion de l'Ordre d'après ce qu'il avait compris. Alors, il s'adossa dans son fauteuil et soupira. Il repensa au livre qu'il avait tant manqué de l'autre côté du voile et l'invoqua.
- L'élévation, dit-il en passant une main sur la couverture poussiéreuse.
Il commença sa lecture, plongeant dans les aventures et la vie de Camel Freud. Il se reconnaissait dans ce récit et au fil des pages, Sirius comprit ce qu'était l'aboutissement de la vie. Pas ce que tout le monde cherchait, à savoir gloire et fortune. Non c'était plus simple, il suffisait de se rendre compte qu'elle était précieuse et que sans le bonheur elle ne valait pas le coup d'être vécu. Il repensa à ses années perdues, à ses guerres contre les mauvaises personnes, à sa folie. Tant de choses gâchées pour rien. À la fin de la journée, il n'avait qu'une seule envie, avoir un bout de bonheur et le cultiver le mieux possible.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Rogue nous a encore renvoyés !
- Comment ça ?
- Il n'a plus besoin de nos services !
- Il vous a donné une explication ?
- Tu parles que non ! Il y a trois jours, c'était une question de vie ou de mort et aujourd'hui, tout est réglé !
- La personne qui était dans le coma s'est peut-être réveillée.
- Ou elle est morte.
- J'espère que non, répondit Harry.
- Quoi qu'il en soit, il m'a rendu mon livre et il m'a dit de profiter de mes vacances.
Drago soupira et s'assit dans le canapé qu'occupait Harry dans la salle commune des Serpentard.
- J'avais tellement envie de faire cette potion ! Elle était difficile, pleine de subtilité…
- Tu pourras en faire d'autre.
- Mais ce n'est pas pareil. Cette potion utilisait un tas d'ingrédients rarissime et Poudlard est une mine d'or à ce niveau. Aucun apothicaire n'a ce genre de produits…
- Drago, je suis sûr que ce n'est que partie remise. Je suis certain que dans quelques temps voire quelques mois, tu la feras cette potion. Qui sait, ce sera peut-être pour moi.
- Harry, je préfèrerais ne pas créer cette potion pour toi… si c'était le cas…
- Cela voudrait dire que je me trouverai dans un coma très profond… avec aucun moyen de me réveiller.
Drago hocha la tête.
- N'en parlons plus.
Harry sourit et embrassa le cou de Drago.
- Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? Demanda le blond en souriant à son tour.
- On pourrait faire une partie de Quidditch.
- C'est une bonne idée, on pourrait demander aux jumeaux et aux autres de nous accompagner.
- D'accord.
Harry s'enfonça dans le canapé et replaça une mèche derrière l'oreille de Drago puis reprit.
- Tu ne trouves pas qu'ils sont étranges.
- De qui tu parles ?
- Lilian et Estéban… Que savons-nous d'eux ?
- Ils sont français.
- Oui et quoi d'autre ?
- Ils sont jumeaux… ils sont amis avec Kelly et Tony depuis de longues années.
- Je sais tout ça… Je sais aussi que Estéban aime éperdument Kelly et que Lilian sort avec Sam, mais qu'il a plein de doutes par rapport à leur relation.
- Tu m'as l'air bien au courant.
- Il s'est confié.
- Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Je ne peux t'en dire plus…
- Hum… question de principe.
- Exactement.
- Et qu'est-ce que tu trouves étrange chez eux ? Demanda-t-il en prenant une main du brun et en commençant à la caresser du pouce.
- On ne sait rien sur leurs parents. Pas seulement pour les jumeaux, mais pour Clara, Kelly, Sam et Tony.
- Ben, ils travaillent pour le ministère.
- Et tu les crois ?
- Oui !
- Toi qui connais pas mal de familles sorcières, tu ne connaîtrais pas des Beckett ou des Kneen ou encore des Mattews ?
- Il y en a beaucoup en Angleterre et en Écosse…
- Ce n'est pas des noms français.
- Oui, mais ils ont sans doute de la famille ici.
- Alors pourquoi sont-ils au collège pour les fêtes ?
- Je n'en sais rien… la guerre… le manque de sécurité…
- Hum…
- Harry qu'est-ce que tu crois ? Tu ne penses quand même pas que ce sont des mangemorts en herbe !
- Non !
- Eh bien quoi alors ? Pourquoi toutes ces questions ?
- Ils me disent quelques choses… Je ne sais pas comment l'expliquer, mais les jumeaux me font penser à quelqu'un… néanmoins, je ne vois pas qui.
- Seulement les jumeaux ?
- Non… Anthony aussi.
- Moi, il me fait penser à Blaise… dans ses paroles… une attitude…
Harry acquiesça.
- Tu as raison, il a un petit côté de Blaise… je ne le connais pas vraiment, mais je suis d'accord avec toi. Comme les jumeaux… j'ai l'impression de les connaître.
- Et tu les aurais rencontrés où ?
- Aucune idée… et toi, tu ne te poses pas de questions ?
- Non pas vraiment, les jumeaux sont extrêmement doués. Je le sens au plus profond de moi. Leurs magies sont complémentaires et pratiquement semblables. Chaque personne a son propre pouvoir, mais eux c'est différent. On pourrait presque les confondre.
- Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Hé bien que leurs parents sont des êtres exceptionnels. Ils vont parfaitement ensemble car même leurs pouvoirs se sont mariés. C'est très rare.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de rare.
- Comment t'expliquer… les jumeaux, les vrais, en temps normal ont certaines capacités. Ils s'entendent bien, savent ce que l'autre pense… c'est de l'intuition en quelque sorte. Mais chez les Black, c'est puissance dix. Ils sont tellement semblables et dégagent une telle énergie que je suis sûr qu'ils ont des dons très particuliers.
- Comme tous les jumeaux…
- Non, plus. Chez eux, ça pourrait aller de l'ubiquité au don de télépathie.
- Tu crois ?
- J'en suis persuadé…
- Leurs parents doivent être puissants…
- Hum… deux êtres exceptionnels…
Harry se leva et s'étira.
- Et cette partie de Quidditch ?
Drago sourit.
- Je vais chercher nos balais.
- Où est Sirius ?
- Il dort, répliqua Lupin.
Dumbledore reposa sa tasse de thé et soupira.
- La réunion d'hier s'est bien passée. Nous avons bien avancé.
- C'est vrai, répondit Lupin. Néanmoins, j'aimerai repartir en mission. Ne pas être mis en retrait.
- Vous n'êtes pas mis à l'écart, Remus. Mais dans une semaine vous reprendrez les cours à Poudlard… et je ne pense pas que partir en Orient et régler cette affaire prendra moins d'une semaine.
Lupin acquiesça.
- Les aurors peuvent s'en charger.
- Vous avez raison.
- Quand allez-vous parler à Sirius ?
- Je pensais le faire aujourd'hui. Il a repris assez de force et je crois qu'il pourra faire face.
- Et pour Harry ?
- Ce soir.
Des pas se firent entendre dans le vestibule. La porte s'ouvrit, montrant Sirius. Il leur fit un petit sourire et entra.
- Bonjour.
- Bonjour Sirius. Comment allez-vous aujourd'hui ?
- Bien mieux qu'hier… Je ne t'ai pas entendu rentrer Remus, dit-il en s'asseyant.
- La réunion s'est terminée assez tard…
- Je vois.
- Vous voulez un peu de thé ? Demanda Dumbledore.
- Oui, s'il vous plait.
Une tasse apparut. Le directeur la remplit et la donna à Sirius. Il le remercia, sucra et but une longue gorgée. Il reprit.
- Je crois que je suis assez en forme maintenant pour entendre votre histoire.
- En effet, mais avant de commencer nous devons attendre Severus.
- Mais pourquoi ? S'enquit Lupin.
- Il sait davantage que moi.
- J'ai attendu plusieurs jours, je peux bien attendre encore.
Dumbledore sourit à son ancien élève.
- Ce que je peux vous dire, c'est que les membres de l'Ordre sont au courant de votre retour.
Sirius sourit en imaginant leur réaction.
- Comment ont-ils pris la chose ?
- Très surpris pour la plupart… tous se demandaient comment vous aviez réussi ce tout de force… et notre chère Tonks m'a enlevé les mots de la bouche, en affirmant que vous aviez déjà réussi à sortir d'Azkaban.
- Elle n'a pas tout à fait tort… répondit-il avant d'avaler le reste de son thé.
Il reposa sa tasse et poursuivit.
- Sauf que derrière le voile, je n'avais aucun moyen de retour.
On frappa à la porte.
- Je vais ouvrir, dit Remus en se levant.
- Ça doit être Severus et Minerva.
Lupin revint avec les deux professeurs, Sirius et Albus se levèrent.
- Bonjour Minerva.
- Bonjour professeur, Sirius.
Rogue fit un signe de tête à Dumbledore et ignora superbement Sirius.
- Asseyez-vous, invita le directeur, nous vous attendions.
Tous s'exécutèrent.
- Vous voulez une tasse de thé ? Demanda Lupin.
- Non merci, dit McGonagall.
Rogue refusa également.
- Nous pouvons commencer, dit Dumbledore. Je crois que nous devons une explication à Sirius.
Black se redressa dans son fauteuil.
- Bien, dit Dumbledore. C'est une histoire assez difficile à expliquer et à raconter… mais je vais faire au mieux.
Il s'éclaircit la voix puis débuta.
- Tout a commencé au mois de septembre dernier, avec l'arrivée de six nouveaux élèves. Rien de bien étrange pour l'instant me direz-vous, mais ces élèves étaient de parfaits inconnus pour nous, professeur. Personne ne les avait jamais rencontrés. Le plus étrange était leurs tenues, ils portaient tous les robes noires de Poudlard et le nom de leurs maisons était brodé sur celles-ci.
- Comment est-ce possible ?
- J'y viens… cinq étaient de Serpentard et un de Gryffondor.
- Où voulez-vous en venir ?
- Si tu arrêtais de le couper à tout bout de champ, maugréa Severus.
Dumbledore toussota.
- J'ai recueilli ces élèves, je les ai questionnés et il s'est avéré qu'ils venaient du futur.
- Vous voulez rire ?
- Pas du tout, sourit Lupin.
- Difficile à croire.
- Mais c'est la vérité, poursuivit Dumbledore. Trois d'entre eux ont leurs parents ici… à cette époque.
- Vous voulez dire que leurs parents sont élèves à Poudlard ?
- En effet.
- Sont-ils au courant ?
- Par Merlin, non, dit Minerva.
Sirius hocha la tête.
- Je disais donc que trois d'entre eux ont leurs parents à Poudlard.
- Qui sont-ils ?
Rogue regarda intensément Sirius. Il ne voulait rien rater de son expression lorsqu'il apprendrait la nouvelle.
- Alors, le jeune Anthony Kneen est le fils de Blaise Zabini.
- Kneen ?
- Nous avons dû changer le nom de famille de ces trois-là.
- Et les deux autres ?
- Ils sont frères… jumeaux pour être exact.
Sirius fronça les sourcils. Il avait du mal à comprendre.
- Ils s'appellent Lilian et Estéban Potter…
- Quoi ! S'écria Sirius.
Rogue eut un rictus, attendant la suite.
- Ce sont les fils de Harry, répliqua Lupin, mais ce n'est pas tout.
- Qu'y a-t-il ?
- Leur nom complet est Potter-Malefoy.
- Malefoy, répliqua Sirius en fronçant les sourcils. Depuis quand les Malefoy ont une fille ?
Un silence accueillit cette réflexion. Lupin toussota dans son poing et regarda ailleurs. Minerva rougit légèrement et Dumbledore se re-servit une tasse de thé. Rogue, lui, regardait Sirius. Il lisait en lui comme dans un livre ouvert. Il voyait l'information monter en lui, il voyait le décryptage des expressions des différentes personnes de la pièce et enfin la compréhension. Sirius ouvrit et referma plusieurs fois la bouche, se leva, fit quelques pas dans le salon, s'immobilisa devant la cheminée, avant de retomber dans son fauteuil.
- Mais comment ? Demanda-t-il le cœur battant.
- Il semblerait qu'ils se soient beaucoup rapprochés durant la sixième et septième année…
- Je m'en doute bien qu'ils se soient rapprochés ! Pour faire des enfants, ils devaient bien être proches ! Ce que je veux savoir, c'est comment deux hommes peuvent faire des enfants !
- Hé bien… hum… d'après mes recherches, dit Minerva, deux hommes peuvent faire des enfants si leur amour est sans faille et sans limite.
- Je vois…
Sirius se passa les deux mains sur le visage.
- Bon sang.
Il soupira longuement et regarda Dumbledore.
- Ils sont déjà ensemble ? Demanda-t-il.
- Je ne sais pas, répondit-il.
- Ils le sont, répliqua Rogue. Je ne sais pas depuis quand, mais j'en ai eu la confirmation il y a quelques jours.
Il soupira encore une fois.
- J'aurais dû m'en douter, dit-il en souriant.
- Pourquoi ? Demanda Lupin.
- Leur haine était bien trop forte… il m'en parlait si souvent !
Il se mit à rire.
- James en aurait fait une syncope !
Lupin sourit à son tour.
- Je crois, oui.
- On peut continuer ? Demanda un Rogue agacé, voulant couper court à cette effusion de bons sentiments.
Dumbledore toussota à nouveau.
- Lilian et Estéban sont les enfants de Harry et Drago Malefoy. Ils sont venus du futur par la salle sur demande.
- Ils ont donc souhaité quelque chose, dit Sirius.
- Oui, ils ont souhaité rendre leur père heureux.
- C'est-à-dire ? Insista Sirius.
- Je ne connais pas les détails… mais il semblerait que le Harry du futur, s'en veut toujours autant de votre disparition… et ils ont souhaité vous ramener à la vie.
Il y eut un nouveau silence. Sirius se passa plusieurs fois les mains sur le visage avant de reprendre.
- Ils sont là à cause de moi.
- Ils voulaient vous ramener et ils ont tout fait pour.
- C'est-à-dire ?
- Ils ont invoqué un Dieu, répliqua Rogue. Pour te sortir de l'enfer, quoi de mieux que le Dieu des enfers !
- Vous plaisantez, répliqua Sirius horrifié.
- Non, ils ont marchandé avec le Dieu Seth et vous voilà de retour.
- Mais on ne peut pas marchander avec Seth ! S'exclama Sirius. C'est l'une des pires divinités qui puisse exister !
- Ce sont bien les enfants de Potter, marmonna Rogue.
- Oh s'il te plait Severus ! Jusqu'à preuve du contraire, Harry n'était pas tout seul pour faire ces enfants !
- Taisez-vous tous les deux ! Répliqua Dumbledore. Vous règlerez vos différends plus tard.
Sirius souffla.
- Qu'a-t-il demandé ?
- Une âme pure, répondit Rogue croisant les bras.
- Qui ?
- Une de leurs amies… Elle s'appelle Kelly Nilmar, répondit Dumbledore.
Sirius se leva et s'accouda au manteau de la cheminée.
- Si j'ai bien compris, ils ont échangé ma vie contre celle d'une de leurs amies.
Le silence lui répondit.
- Bien, poursuivit-il, dans combien de temps ?
- Dix-huit mois, répliqua Lupin.
- Vous étiez au courant ?
- Moi seul l'étais, répliqua le directeur.
- Comment avez-vous pu les laisser faire ! Comment… Dit-il en se retournant.
- Je ne connaissais pas leur plan.
- Vous auriez dû le prévoir !
- Sirius… pour rentrer chez eux, ils n'avaient pas le choix.
- On a toujours le choix, Albus ! Comment voulez-vous que je vive avec cela sur la conscience ! Dans dix-huit mois, cette jeune fille mourra alors qu'elle n'a même pas vécu !
- C'était leur choix.
- Comment pouvez-vous être si serein !
- Je sais que tout ira pour le mieux.
- Vraiment ?
- J'en suis persuadé.
- Vous en êtes sûr… hein.
- Je sais ce que je dois faire, répliqua le directeur en le regardant par-dessus ses lunettes.
- Et nous pouvons savoir quoi ?
- Je ne peux rien dire malheureusement. Pas maintenant en tout cas.
Sirius soupira longuement.
- Comment pourrais-je savourer mon retour en sachant tout cela ? Comment vivre en sachant qu'elle prendra ma place dans cet enfer ?
- Elle vivra, répliqua Dumbledore en se levant. Ne pensez plus à tout ceci. Je me chargerai de tout. Vous n'avez plus qu'à profiter de la vie et lorsque vous rencontrerez Harry cet après-midi…
- Aujourd'hui, sourit Sirius.
Dumbledore acquiesça.
- Quand vous le verrez, parlez-lui. Ne lui expliquez pas comment vous vous en êtes sorti, ne discutez pas des jumeaux… vous les rencontrerez bien assez tôt… vous avez du temps à rattraper donc profitez-en. Je rentre au château.
Severus et Minerva se levèrent. Dumbledore fit un signe de tête à Remus et Sirius puis s'en alla, suivi des deux autres professeurs.
- Comment peut-il être aussi sûr de lui ? Demanda Sirius à Remus, une fois seul.
- Je ne sais pas.
- Remus… Dis-moi tout ce que tu sais… s'il te plait.
- GOAL ! Quel but magnifique d'Anthony Kneen !
- Arrête de te jeter des fleurs Tony, répliqua Clara, volant près de lui.
- Vous ne m'arrivez pas à la cheville, répondit-il en souriant. Ce qui fait 50 à 30 pour moi !
- Tu n'es pas tout seul dans l'équipe, Tony ! S'écria Kelly. Drago t'a fait une magnifique passe.
- Ok, ok ! Merci pour la passe…
Drago sourit avant de répondre.
- C'est facile de marquer quand personne ne protège les cercles et surtout quand il n'y a pas de batteurs !
- Arrête de crever ma bulle !
Harry éclata de rire.
- Vous avez fini ? Demanda Estéban.
Il prit le Souaffle des mains de Tony et le donna à Harry. Le jeu reprit. Ils avaient formé des équipes de trois joueurs car Sam et Lilian ne désiraient pas jouer. Ils les regardaient du haut des estrades, les encourageant et riant de bons cœurs.
- Ça me fait plaisir de te voir heureux Lilian, dit Sam en le regardant. Depuis quelques temps tu es… comment dire…
- Ailleurs ?
- On peut dire ça comment cela. Qu'est-ce que tu as ?
- C'est le retour de Sirius qui m'a un peu chamboulé.
- Pourtant, tout s'est bien passé, enfin pour le mieux.
- Ouais…
- Non ?
- Disons que nous avons eu quelques problèmes.
- Seth ?
- Oui, soupira-t-il. Il n'a pas arrêté de nous mettre la pression… Estéban voulait échanger sa vie pour sauver Sirius et moi…
- Quoi ?
- Tu te souviens du sort ?
- Oui.
- Il détaillait les évènements, disant qu'un peu de notre sang servirait d'offrande pour seth.
- Oui, je m'en souviens… et alors ?
- Ce n'était pas suffisant… ce n'était qu'une partie de l'iceberg… ce sang ne servait qu'à l'appeler.
- Qu'est-ce qu'il voulait ?
- Une âme pure.
- Comment vous avez fait ?
Lilian réajusta le col de son manteau et tritura son écharpe. Un vent glacial soufflait sur le terrain et lui glaçait le cœur. Le regard perdu, il se remémora la discussion qu'il avait eue avec son frère. Une larme lui échappa.
- Sam… je ne sais plus quoi faire.
Le jeune homme prit la main de Lilian et la serra doucement.
- Tu peux tout me dire, tu sais, murmura-t-il.
- C'est difficile à dire… et à entendre.
- C'est si terrible que ça.
- Pire.
- Tu me fais peur Lilian… Tu ne vas… tu ne vas pas mourir !
- Pas moi.
Il y eut un silence. Le cœur de Sam s'emballa aussitôt.
- Promets-moi de ne rien dire à personne, Sam. Et surtout de ne pas en parler à Estéban.
- Je le jure.
Lilian essuya ses yeux. Il soupira et regarda les volutes de fumée s'en aller et s'évaporer.
- La pression était tellement forte que Estéban a voulu donner sa vie… mais Seth s'est joué de lui. Et après un instant ce fourbe nous a rendu Sirius. Estéban ne voulait pas mourir, moi non plus et personne n'aimerait mourir je présume… je l'ai supplié de refuser cette folie… oncle Severus a voulu donner sa vie pour nous sauver, mais Seth ne voulait pas de son âme… il en voulait une pure…
- Que s'est-il passé ?
Lilian regarda ses amis rire et voler en tout sens. Il s'arrêta sur Kelly.
- Estéban a pensé à Kelly à ce moment…
- Et Seth l'a entendu…
- Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?
- Ce que j'essaye de te dire… c'est qu'elle mourra dans dix-huit mois.
- Par Merlin !
Sam regarda immédiatement la jeune fille joyeuse, qui riait aux éclats en manquant un but. Lilian se passa une main rageuse dans les cheveux observant à son tour son amie.
- Ne pouvons-nous rien faire ? Demanda Sam en serrant la main de Lilian.
- On en a parlé à notre oncle… Il s'en charge avec le professeur Dumbledore.
- Alors on peut espérer…
- On ne peut qu'espérer.
- Vous lui avez dit ?
- Non… Et je ne pense pas que ce soit une bonne idée…
- Elle a le droit de savoir.
- Certes. Mais j'ai peur qu'elle en veuille à Estéban.
- Bien sûr…
- Elle en aurait le droit, bien entendu. Mais Estéban s'en veut tellement. Il est inconsolable et je ne sais comment faire pour l'aider.
Une autre larme s'échappa et il l'essuya rageusement.
- C'est si injuste, dit-il en pleurant. Il n'a fait que penser et Kelly…
- Je comprends, coupa Sam en le prenant dans ses bras. Lilian ne t'en fait pas… je suis sûr que le professeur Dumbledore trouvera une solution. Ne lui disons rien… cela ne servirait qu'à la rendre malheureuse. Nous allons tout faire pour la sauver et tout ira pour le mieux.
- Que Merlin t'entende…
Il serra Sam plus fort tout en soupirant. Il s'éloigna et le brun lui essuya les yeux. Sam lui fit un petit sourire et lui embrassa tendrement les lèvres.
- Je serai toujours là pour toi Angel.
Lilian baissa les yeux.
- Merci, murmura-t-il.
- Pourquoi ?
- Pour ton amour, ta gentillesse, ta compréhension…
Sam sourit et embrassa le front de Lilian.
- Je t'aime, Angel…
- Où se trouvent les enfants ?
- Ils jouent au Quidditch, répliqua Minerva.
- Pouvez-vous me faire appeler Harry ?
- Bien sûr.
Le professeur de métamorphose quitta le bureau et retourna dans le sien. Elle appela Dobby et l'elfe apparut immédiatement, se baissant bien bas. Elle lui demanda de faire venir Harry dans l'office de Dumbledore et l'elfe après l'avoir assuré qu'il ferait tout ce qu'elle désirerait, disparut. Dix minutes plus tard, Harry arrivait chez le directeur.
- Bonjour professeur.
- Bonjour Harry, assieds-toi.
Il prit place en face du directeur.
- Je t'ai fait demander pour te dire que ta présence est requise au QG de l'Ordre.
Harry fronça les sourcils.
- Pour quelle raison ?
- Un cadeau de Noël en retard t'y attend et malheureusement on ne peut pas le déplacer… Pour l'instant.
- Un cadeau ? Mais de qui ?
- Tu auras tous les détails cet après-midi. Prépare tes affaires, dis au revoir à tes amis et rejoins-moi ici à quatorze heures précises.
Harry regarda sa montre. Il était bientôt midi.
- Je serai là à l'heure.
- Tu resteras au manoir pour le reste des vacances…
Harry acquiesça. Il salua son professeur et sortit. Il descendit jusqu'à la Grande Salle et trouva ses amis attablés.
- Que te voulait Dumbledore ? Demanda Drago.
Harry s'installa à côté de lui et commença à se servir.
- Je dois m'en aller.
Tous levèrent la tête.
- Où est-ce que tu vas ? Demanda Drago aussitôt.
- Je rentre à Londres… C'est tout ce que je sais.
- Quand ? Demanda Lilian.
- Cet après-midi.
- Pourquoi aussitôt ?
- Un cadeau m'attend apparemment… bref, j'ai rendez-vous à quatorze heures avec Dumbledore.
- Tu seras là ce soir ?
- Non… je dois y rester la semaine.
Ils mangèrent en discutant du prochain départ de Harry et après avoir expédié le déjeuner et dit au revoir à ses amis, il prit congé. Drago le suivit jusqu'à la salle commune, ils montèrent au dortoir et Harry commença à ranger ses affaires.
- Alors où vas-tu ?
- Au QG.
- Pour recevoir un cadeau ?
- Apparemment.
- De qui ?
- Je ne sais pas. Dumbledore ne m'a rien dit de plus.
- Bon sang, qu'est-ce que je vais faire ?
- Tu prendras de l'avance sur tes devoirs… ou tu essayeras de trouver des renseignements sur les jumeaux !
Drago sourit.
- Et je pourrais t'appeler, dit Harry, grâce à ton super cadeau.
- C'est vrai… tu me diras ce qu'on t'a offert et qui.
- Bien sûr.
Il ferma son sac et soupira.
- Je me demande ce que c'est.
- Peut-être un nouveau balai.
- Dumbledore m'a dit qu'on ne pouvait pas le transporter.
- Hum…
Harry s'assit sur le lit et Drago vint le rejoindre. Il lui embrassa le cou avant de le serrer dans ses bras.
- Tu vas me manquer Dray.
Drago soupira. Il le relâcha et le regarda longuement. Il l'embrassa de nouveau, caressant ses lèvres d'un long baiser, éveillant ses sens, emballant son cœur. Ils n'allèrent pas plus loin, mais restèrent jusqu'au bout enlacés. Lorsque l'heure fatidique arriva, Harry embrassa lentement Drago.
- Je t'appelle ce soir.
Il lui fit un dernier sourire et quitta le dortoir avec son sac. Dumbledore l'accueillit avec un grand sourire. Il sortit une amulette et la posa sur la table.
- C'est un portoloin. C'est bientôt l'heure. Approche-toi.
Le survivant saisit l'amulette et après quelques secondes, il se sentit aspiré par le nombril vers un autre lieu, haut en couleur. Il toucha le sol et s'écroula. Il détestait ce genre de voyage et rumina en se relevant, nettoyant son pantalon. Ils étaient arrivés dans le salon du manoir. Tout était calme et beaucoup de choses avaient changé depuis son dernier séjour. Harry regarda la pièce avec étonnement.
- C'est très joli.
- Molly a fait des merveilles. Reste ici, je vais chercher ton cadeau.
Harry posa son sac et s'installa dans un fauteuil près du feu. Il soupira. Sans savoir pourquoi, son cœur battait la chamade. Il avait les mains moites et du mal à respirer. Cette maison lui rappelait trop de souvenirs et il commençait à regretter d'avoir accepté de venir. Il entendit des pas dans les escaliers puis dans le couloir. Dumbledore entra. Il n'était pas seul apparemment. Harry se leva. Il vit Remus, un grand sourire aux lèvres. Quelqu'un était derrière lui. Il s'écarta. Les yeux de Harry s'agrandir. Son cœur s'affola dans sa poitrine, avant de se resserrer brutalement. Il inspira et expira plusieurs fois. Il était pris d'une crise de panique et sans savoir pourquoi, il se mit à reculer jusqu'à être arrêté par le mur derrière lui. Sa vue devint floue. Il pleurait. La gorge sèche, tremblant, il ne pouvait dire un mot. Tout se bousculait dans sa tête. Il voulait crier, parler, se jeter sur lui, crier encore et encore son nom, mais rien ne sortait.
Sirius sourit. Les larmes aux yeux, il s'approcha. Pas après pas, doucement, il avança. Il s'arrêta à quelques centimètres et pleura.
- Harry, dit-il d'une voix incertaine.
- Sirius… répondit-il difficilement.
Il le prit dans ses bras et éclata en sanglots.
voila fini!!!
encore merci à yupenda pour sa correction!!!!
a bientot pour le chapitre 15 !
bizz demone
