Bonjour, bonsoir !
J'ai jeté un oeil aux statistiques de cette fanfiction, et elle a passé la barre des 160 reviews !
Merciiiiiiiiii !
Je n'ai pas eu le temps récemment de vous répondre, mais je vous lis, bien sûr, et je suis toujours positivement ravie de voir que cette histoire vous plaît :D
Je vous laisse avec la suite !
Chapitre 14 :
Les choses allèrent globalement mieux. Heimdall et Tony avaient enterré la hache de guerre pour aider Loki, lorsque celui-ci n'allait visiblement pas bien. Le reste de la maisonnée faisait attention à leur comportement quand ils étaient nombreux. Loki verbalisait, un peu, ses ressentis.
Globalement les choses allaient mieux, donc.
Il y avait tout de même de meilleurs jours que d'autres. Il n'était pas rare que Loki se montre agressif sans réellement savoir pourquoi. Il n'était pas rare qu'il se sente lui-même agressé par de toutes petites choses. Il n'était pas rare qu'il s'enferme sans un mot dans sa chambre, le seul lieu du Manoir où il était sûr de n'être pas dérangé.
Un matin, Loki refusa de sortir purement et simplement de sa chambre, et tous purent comprendre pourquoi. L'odeur des chaleurs, encore faible, passait sous la porte. Avec autant d'alphas dans la maison, Loki devait être terrorisé. C'est ce que supposa Tony, quand, avec Heimdall, il frappa à la porte de la chambre. L'odeur à l'intérieur était encore plus forte, faisant tressaillir les alphas.
Allongé sur son lit, dos au mur, face à la porte, à demi replié sur lui-même, Loki tremblait de la fièvre du besoin. Heimdall s'assit au bord du lit, et l'oméga souffrant se rapprocha instinctivement, se gorgeant de l'odeur âpre de l'alpha qu'il connaissait si bien. Tony lui tendit un verre à l'eau troublée par les médicaments.
« Ca va te faire dormir, rappela-t-il. »
Loki hésita un instant avant de prendre le verre. Son regard était incertain et passait de Tony à Heimdall, puis au verre. Tony comprit vite ce qui inquiétait le Prince. Il retira ses chaussures et monta sur le lit, s'allongeant d'un côté, tandis qu'Heimdall, futé, faisait de même de l'autre côté.
« On veille sur toi, promit Tony. »
Alors seulement, Loki avala le contenu du verre, et seul le sommeil parvint à le détendre.
Au fil des heures, ils avaient peu bougé. Heimdall et lui avait entamé une conversation sur la rapidité à laquelle Thor s'était rangé à l'avis des autres Avengers à propos des omégas. Heimdall expliqua que le Prince héritier avait cette fâcheuse tendance à rejeter l'avis de son frère, persuadé qu'étant l'aîné, il savait mieux que lui ce qui était bon, mais qu'il écoutait toujours d'une oreille attentive ceux qu'il appelait ses amis.
Ils furent interrompus par l'arrivée de Steve qui avait des nouvelles importantes.
« Le SHIELD a appelé. Ils ont trouvé un oméga errant avec son bébé, qui dit être un Ase venant chercher asile sur Midgard, annonça-t-il. »
Tony fronça les sourcils.
« Qu'est-ce que Thor a trafiqué ?
- Apparemment, Thor et la Reine ont accepté de faire passer les omégas en danger sur Terre pour les protéger. Je ne sais pas comment ils font ça sans le Bifröst.
- Il existe d'autres chemins, cachés et souvent dangereux. Mais la Reine est une magicienne de talent, elle aura trouvé un moyen pour rendre la traversée plus facile, dit Heimdall à voix basse. »
Loki remua un peu dans son sommeil.
« Comment va-t-il ? demanda Steve.
- Il nous laisse rester avec lui, c'est un putain de progrès. Il devrait se réveiller d'ici une heure ou deux, on verra à ce moment-là où en est le besoin. »
Steve acquiesça et sortit de la chambre.
« Tu crois que Thor est vraiment en train d'exfiltrer des omégas d'Asgard ?
- Je doute que ma Vue puisse nous renseigner en quelques minutes.
- Quel revirement, si c'est vrai.
- Il est certain que rien ne présageait que le Prince Thor se positionne aussi durement en faveur des omégas. La tentative de Loki d'échapper à son destin lui aura remis les idées en place. Et à moi aussi, je l'admets.
- Le principal c'est de se rendre compte de ses erreurs. Ce que tu fais maintenant, ça les répare pas, mais ça ne peut jouer qu'en ta faveur. »
Loki remua à nouveau. Tony passa une main légère dans ses cheveux.
« A un certain moment, j'ai cru que vous, les midgardiens, allaient ne jamais accepter ma présence, admit Heimdall.
- Tant que tu as violé personne, on peut faire des efforts. Tout le monde peut se tromper, et être éduqué avec des valeurs oppressives n'aide pas c'est sûr. Mais je suis certain que tu veux changer, t'améliorer. Et Loki a pas l'air de t'en vouloir à mort.
- Loki a toujours vécu avec les mêmes lois, et les mêmes mœurs que moi. Il aurait été plus que surprenant qu'il ne me pardonne pas.
- Je pense que Loki avait parfaitement conscience que ce qu'il vivait était intolérable. Il n'avait juste rien à quoi s'accrocher pour le montrer. Le problème avec le 'on a toujours fait comme ça' est que le changement est par avance écarté, même quand la situation est problématique. »
Comme prédit par Tony, Loki se réveilla un peu plus d'une heure plus tard.
« Hey, tu passes de Prince Philippe à Belle au bois Dormant. Rassure-moi, tu ne vas pas être Maléfique ?
- Je n'ai aucune idée de quoi tu parles Tony, combien de temps ai-je dormi ?
- Il est l'heure du déjeuner, répondit Heimdall. Avez-vous faim ?
- Un peu. Le besoin n'est pas tombé, mais la médecine humaine fait son effet. Merci pour ça.
- A table donc. Tu veux manger ici ?
- Si cela ne vous dérange pas. Je ne me sens pas capable d'affronter l'extérieur aujourd'hui.
- Pas de problème. Je vais chercher le repas. Pendant ce temps, Heimdall n'a qu'à te mettre au courant à propos de l'oméga trouvé en Angleterre.
- Quel oméga ? »
Tony n'entendit pas les explications, qu'il savait par avance succinctes. Il se dépêcha de rejoindre la cuisine pour y trouver de quoi faire des sandwichs pour eux trois, mais il fut intercepté par Maria.
« Stark, un mot s'il vous plaît. »
Cela faisait des mois que Maria Hill travaillait pour les Avengers, directement, mais elle s'obstinait à tous les vouvoyer et à refuser d'emménager au Manoir.
« Comment va-t-il ? demanda-t-elle.
- Pas trop mal. Les médicaments le font dormir, plus que la normale, mais Bruce n'est pas inquiet.
- Bien. Quand ses chaleurs seront finies, nous aimerions qu'il rencontre Olan, l'oméga qui est arrivé en Grande-Bretagne. »
Tony s'apprêtait à répondre quand, soudain, une puissante odeur lui hérissa tous les poils du corps. Même s'il ne l'avait jamais sentie, il la reconnaissait d'instinct : un oméga était en détresse. Il n'y avait qu'un seul oméga au Manoir.
Tony fit demi-tour et retourna le plus vite possible vers la chambre de Loki, suivi de Steve, non loin derrière, et même de Maria.
Loki faisait une crise d'angoisse. Il exhalait littéralement de détresse, recroquevillé sur lui-même, respirant fort et vite, les yeux crispés, les poings serrés. Pour éviter que tous les Avengers et assimilés ne se précipitent dans la chambre, Tony referma derrière lui, avant de jeter un œil interrogatif à Heimdall, qui semblait totalement démuni.
« Loki ? appela le milliardaire. »
Il s'agenouilla à côté de lui, et tenta d'établir un contact physique en lui prenant la main. Le Prince prit une inspiration violente et ouvrit les yeux.
« Pourquoi aide-t-il toujours les autres ? Pourquoi toujours les autres ? Pourquoi ne m'a-t-il pas aidé quand j'en avais besoin ? »
Pendant de longs instants, Heimdall et Tony tentèrent tant bien que mal de soutenir un Loki qui exprimait clairement pour la première fois le drame de sa vie : ce frère qu'il aimait et avait toujours soutenu et qui ne l'avait jamais appuyé en retour, mais qui ne comptait pas ses efforts pour les autres. 'Connais ta place mon frère', cette phrase insoutenable avait été dite trop souvent. Son sens était odieux. Ne me fais pas d'ombre. Comme si l'oméga était une menace pour lui, brillant alpha. Mais les autres, Thor les écoutait, les soutenait, sans sourciller.
Thor n'était pas mauvais, mais il avait le sentiment que son frère et son soutien lui était acquis sans limite. Or, les événements avaient montré que Loki aussi avait des limites à sa patience. Thor était la personne avec laquelle il avait été le plus patient, attendant vainement que celui-ci s'aperçoive du désespoir de son cadet.
« Tu es soutenu cette fois, promit Tony en prenant dans ses bras le Prince qui reprenait doucement une respiration normale. Tu vas t'en sortir. Tu as du monde de ton côté maintenant. »
Sont-ils pas mignons ?
Est-ce que je vous avoue que ça ne va pas durer ?
Non.
J'ai rien dit.
Oubliez.
Tout va bien aller.
*Sourit de manière inquiétante*
