Je suis de retour ! Avec le chapitre 13 !

Bonne lecture !

Stel (Oui, j'ai changé de pseudo)


Loi de Lieberman

Tout le monde ment ;
mais cela n'a aucune importance car personne n'écoute.


Un frisson remonta le long de l'échine du Duc Malfoy. Il savait que le jeune Valerius serait bon, mais pas aussi...effrayant.

Lucius n'aurait pas eu peur: ce n'était pas la première fois que l'on menaçait son fils. Des adultes plus puissants, plus expérimentés et probablement plus compétents que Lucifer l'avaient fait.

Lucius les avait détruit, eux, leurs familles, leurs amis, leurs noms et même leur trace dans la mémoire des gens. Il les avait totalement éradiqué.

Cependant, il ne se sentait pas confiant. IL savait que les Valerius jouaient toujours finement, et ce Lucifer...c'était le Maître des Ombres. Ceux qu'on appelait les "Seigneurs de la manipulation", les "Marionnettistes infernaux". Et cette menace était beaucoup trop...grossière.

Ensuite...impossible de savoir si c'était délibéré, afin que Lucius ne considère pas la menace du jeune Valerius comme sérieuse.

Lucius se décida de continuer sa lecture.

"Je sais ce que vous vous dite. Une menace absurde, grossière...inutile ? Nous savons tout deux que je ne peux pas me permettre de vous affronter directement: vous êtes influent, je suis inconnu. Vous êtes riche, je ne peux utiliser mon argent sans éveiller l'attention de Dumbledore. Vous êtes savant, je ne suis pas encore entré à Poudlard.

Cependant, j'ai plusieurs choses que vous n'avez pas. Des informations dont vous rêvez, un potentiel que vous ne pouvez imaginer".

Lucius trouvait Lucifer extrêmement arrogant. Un potentiel inimaginable...? Mais il ne pouvait même pas le démentir. Lord Voldemort n'avait pas acquis le titre de Seigneur des Ténèbres avant ses trente ans, et l'avait éveillé à ses quarante. Le jeune Valerius, quant à lui, l'avait acquis avant d'entrer à Poudlard. Même s'il ne l'avait pas encore éveillé, même s'il n'avait pas encore pris conscience de son pouvoir..son talent était indéniable.

Et des informations dont il rêverait ? Il n'en doutait pas: c'était un garçon...un homme capable d'entrer dans la tête de Severus pour lui soutirer ses secrets qui s'exprimait.

Il exposait ce qui lui manquait, et exposait ce qu'il avait: Lucifer jouait cartes sur table. Il était évident qu'il faisait allait proposer un marché, ou un échange de quelque sorte.

"Comme vous l'avez probablement déduit au vu mon statut de mineur émancipé, je suis le Maître des Ombres. Si vous avez pu le faire, Dumbledore le pourra. Et j'ai besoin de ne pas avoir à cacher ce statut si je ne veut pas être entravé dans l'exécution de mes plans."

Lucius était sûr que le jeune Maître des Ombres allait lui proposer une combine des plus intéressantes. Qu'il allait se devoir d'accepter. La liberté de Valerius, contre la santé de Draco. Le deal était correct, et Lucius était conscient que menacer de Draco était plus pour la forme d'autre chose. Il aurait exécuté le plan de Valerius tout de même: il ne pouvait pas se permettre de perdre un allié avec autant de potentiel que Lucifer.

IL allait en avoir besoin pour compenser le boost en popularité que le jeune Potter allait apporter à Dumbledore. Il allait d'ailleurs devoir commencer à réfléchir à un moyen de régler le problème posé par le Survivant. De façon définitive. Harry Potter n'allait pas être un problème pour lui.

Il ouvrit un tiroir de son bureau, se saisit d'un morceau de parchemin et d'une plume. Dix minutes plus tard, une chouette volait en direction de Poudlard, destinée à un certain "Lucifer Valerius".

Il espérait juste que Draco ne ferait rien de plus pour s'attirer l'ire du Maître des âmes.

Pour s'en assurer, il décida d'écrire une deuxième lettre.


'Cavalier H4'

Light était tranquillement assis dans un des compartiments du train, son lien avec Harry (qui, lui aussi était seul dans un autre compartiment) ouvert à son maximum. Leurs pensées et leurs sentiments s'entremêlaient tandis qu'ils jouaient une énième partie d'échecs mentaux. Après avoir relatés leurs aventures respectives, ils avaient décidés de simplement de relaxer en attendant d'arriver à Poudlard.

Même s'ils étaient parfaitement conscients qu'ils n'allaient pas rester seuls très longtemps.

Par un étrange concours de circonstances, les portes des deux compartiments s'ouvrirent simultanément.

Une tête rousse pénétra dans celui de Harry, tandis qu'une blonde, suivie de deux protubérances graisseuses entrèrent dans celui de Lucifer.
Les deux frères sentirent le sourire mental de leur autre moitié.


Ron Weasley se jeta dans le compartiment où se trouvait celui qui l'avait sauvé du méchant professeur Rogue.

"Harry ! Je t'ai cherché dans tout le train ! Je suis même passé dans le compartiment d'une drôle de châtain qui parlait tout seul à propos d'échec et de fanatique de sucreries et"

Le jeune brun dut se retenir de lancer la glace qu'il était en train de manger sur le jeune troll à l'haleine aussi forte que le son de sa voix.

"Ron. Tais-toi."

Les yeux du roux s'écarquillèrent, et commencèrent à s'emplir de larmes.

"Mais...mais..."

L secoua la tête. Il avait prévu de transformer le jeune Weasley en larbin, mais il commençait à se demander si cela allait vraiment en valoir la peine.

"Réfléchis. Je ne dis jamais rien sans raison. Tu es pitoyable."

Et Ron, pour la première fois de sa vie entière, se sentit véritablement stupide. Pas comme quand ses grands-frères parlaient de Poudlard. Ces fois là, il s'était senti ignare. Mais le regard que Harry lui avait lancé...Ron en avait presque peur. Il le voyait dans les flaques d'eau les jours de pluie où il observait les escargots...les moments où il se disait " Mais qu'est-ce qu'ils sont insignifiants...si stupides." Et, au fond de lui, il sentait qu'il méritait ce regard. Dès la première fois qu'ils s'étaient vus, Harry avait agi, et Ron, qui n'avait pas compris, avait ouvert la bouche avant de réfléchir. Et maintenant que la situation se reproduisait...il faisait exactement la même chose.

Il resta les yeux grand ouvert, la bouche béante; à réfléchir, tandis que Harry supprimait discrètement les modifications que Dumbledore avait apporté à l'esprit du jeune Weasley, pour le rendre plus "docile".

Harry fit la moue devant la facilité du travail. Il n'avait même pas du demander à Lucifer de l'aider. Dumbledore avait clairement bâclé le travail, le laissant fragile et facilement modifiable. Comme s'il était convaincu que personne ne s'opposerait à son règne de puissance...que personne n'oserait toucher le rejeton d'une des familles qui le soutenait le plus.

Ron reprit un semblant de contenance, et demanda:

"Pour...pourquoi ?"

"Avant de parler, demande toi si ce que tu va dire est mieux que le silence. Un silence éloquent vaut toujours mieux que des mots insensés."

Ron se contenta d'afficher un regard perplexe, et Harry soupira, avant de continuer.

" Est-ce que ce que tu m'a dit m'a apporté une information utile ?"

"Euh...Non"

"Est-ce qu'il était essentiel pour toi de le transmettre ?"

"Non...non plus."

"Est-ce que cela va modifier d'une façon quelconque mes actions futures ?"

"Non..."

"Alors tu as ta réponse. Réveille-moi quand la dame vient vendre les sucreries."

Harry s'endormit paisiblement, sous les yeux médusés d'un Ron songeur; et commença rêver d'un monde peuplé de gâteaux au chocolat, où habitait un jeune châtain du nom de Lucifer...


Lucifer secoua la tête, un sourire au lèvre, en percevant l'étrange rêve de son frère.

"Alors, on ne salue pas les plus nobles que soit ?"

Le sourire qu'affichait Lucifer disparut instantanément. De quel droit cet insignifiant blondinet était plus arrogant que lui ? Et dire qu'il ne pouvait pas prendre le risque de l'abîmer avant de recevoir la réponse du Duc Malfoy... Il ne pouvait pas prendre le risque de transformer les trois élèves en pions comme il l'avait fait avec Mondingus Fletcher: il était sûr que le professeur Rogue n'aurait aucune scrupule à inspecter de façon aléatoire les esprits de ses élèves...et il ferait particulièrement attention à son neveu, Draco.

D'un autre côté, il ne pouvait pas se permettre de se laisser marcher sur les pieds. Il savait pertinemment qu'il pouvait totalement détruire Draco, mais il commençait à se demander si le jeun en valait la chandelle. Il ne pouvait pas se permettre d'antagoniser Lucius plus que de nécessaire. Il aurait besoin de la coopération du Duc pour la suite de ses plans. Il était face à un dilemme, et Lucifer n'aimait pas être bloqué.

La raison lui dictait de prendre les insultes et les brimades, jusqu'à ce qu'il reçoive la lettre de Lucius, et qu'il puisse se venger. Cependant, sa fierté, l'arrogance contre laquelle L le mettait en garde, refusait de courber l'échine devant cette petite merde.
Light prit une inspiration. Il ne devait pas se mettre en colère.

Ne pas laisser ses sentiments prendre le contrôle. Il devait rester impassible. Rester comme L.

Penser à L et se détendre.

"Je suis désolé de mon manque de respect, Monsieur Malfoy."

Light serra des dents si fort que L, via leur lien mental, cru qu'elles allaient exploser.

'Je suis fier de toi, Light'

'Merci...'

'Mais plus que de la fierté, j'ai hâte. Hâte que tu ne sois plus limité par la réponse de Lucius pour voir ce que tu va faire...'


Une fois que Draco fut sorti du compartiment, les fenêtres explosèrent.

L'aura magique de Light s'échappait, et il peinait à la remettre sous contrôle. Pourquoi cela le touchait tant ? Ce n'était qu'une étape insignifiante, une humiliation qu'il savait que Draco paierait au centuple.

'C'est par ce que j'y ai assisté.'

Light ne répondit pas à son frère. La vérité était, étrangement, à la fois réconfortante et gênante.


La porte du compartiment de Harry s'ouvrit violemment, sur une jeune fille brune et un garçon en léger surpoids à l'air timide.

L leva la tête, intéressé. Au vu des habits que la jeune fille portait sous sa robe, elle était inévitablement né-moldu. C'était probablement la première fois qu'elle pénétrait dans le monde magique, si l'on ne prenait pas en compte la visite au chemin de traverse. Cependant, elle se plaçait en figure d'autorité, et le garçon qui l'accompagnait avait un langage non-verbal traduisant la soumission à l'égard de la jeune fille. Ce qui était étrange par ce qu'il était évidemment un sang-pur. Et, à en croire la qualité de ses vêtements, et l'armoirie sur sa boucle de ceinture, un futur Duc. Avec un complexe d'infériorité évident. Intéressant...

La jeune brune ouvrit la bouche et, au vu de la tonalité de voix qui en sortit, L sut qu'il aurait du apporter des bouchons d'oreille.
"Est-ce que l'un d'entre vous a vu un crapaud ? J'ai fait, avec Neville, tout les compartiments, mais je ne l'ai pas vu. Nous sommes même allés demander au cheminot et..."

Harry et Ron échangèrent un regard. Elle n'avait décidément jamais été éduquée vis à vis des bienfaits du silence.

"Bonjour."

La voix étonnamment grave de L résonna dans le compartiment. Hermione se tut instantanément. Elle n'avait pas été impolie et oubliée de dire bonjour, quand même ? Si ?

Contre toute attente, Neville fut le premier à briser le silence, qui commençait à devenir gênant.

"Euh...Bonjour ?"

L soupira, et commença à déballer le premier des quatre cent-cinquante paquets de choco-grenouille qu'il avait acheté.

"C'est une question ?"

Hermione se ressaisit assez rapidement:

"C'est bon, il a dit bonjour ! C'est plutôt impoli d'agresser les gens comme ça ! Et puis ce n'est pas une façon correcte de s'asseoir !"

Ron la regarda comme si elle était stupide.

Ron regarda Hermione Granger comme si elle était stupide. SI seulement J.K Rowling savait.

Puis il se tourna vers L, comme s'il attendait quelque chose en particulier.

Les deux enfants qui venaient d'arriver suivirent donc son regard...pour contempler le jeune brun dont ils ne connaissaient pas l'identité en train de manger une grenouille en chocolat dans un position extrêmement bizarre.
Il était évidemment assis de la façon que Hermione qualifiait "d'incorrecte": les genoux ramenés contre le torse, les pieds sur la banquette du compartiment. Il avait la tête basculée en arrière, la bouche grande ouverte, et tenait la friandise du bout des doigts, comme si elle était dangereuse. Il ramena doucement sa main prêt de sa bouche, et goba la pauvre grenouille. En voyant cette scène, Ron sut que dans les prochaines années, elles allaient devenir une espèce en voie de disparition.

"Oui, Hermione-san. Je suis très impoli."

"Comment connais-tu mon nom ?"

"Tu ne te souviens pas ? Quand tu es rentrée dans le compartiment, tu as dit bonjour, et tu t'es présentée, comme une personne très polie."

"Mais...c'est...c'est faux !"

"Je vois. Tu n'es pas une personne polie."

Ron sourit. Il aimait bien ne pas être, pour une fois, la cible de la langue acérée de son nouvel ami.

Hermione, elle, semblait beaucoup moins s'amuser.

" Non. En fin, si, mais non; je ne parlais pas de cela ?"

"Je vois. Hermione-san parlait de la façon dont elle est rentrée dans le compartiment sans frapper, avant de parler d'une voix extrêmement aiguë sans prendre la peine de nous saluer, ni de se présenter, ni de s'excuser du dérangement. Avant de m'accuser d'être impoli. Je m'en excuse, mais je pensais que cela n'importait pas à Hermione-san. c'était une conclusion logique, après tout."

La jeune brune eut la décence de rougir.

"Mais..alors, comment connais-tu mon nom ?"

L sortit un carré brun de sa poche, et l'agita devant le nez de ses futurs camarades de classe.

"C'est marqué sur ton portefeuille."

Les yeux de Hermione s'écarquillèrent tandis qu'elle inspectait ses poches, pour se rendre compte que son portefeuille avait...disparu !

"Comment... ce n'est pas possible ! Tu ne t'es pas levé depuis que je suis rentrée ? Comment as-tu fait ?"

L se contenta de remettre le portefeuille dans sa poche, et d'ouvrir une autre Choco-grenouille.

"Magie."

Hermione devint aussi rouge que les cheveux de Ron.

Il sentait qu'il allait adorer cette année, si tous se vexaient pour si peu.


Light s'était calmé, et pensait à ce qu'il allait faire au jeune blondinet, lorsque la porte de son compartiment s'ouvrit. Il sourit en reconnaissant l'étrange couple. L venait de lui raconter la façon dont il les avait rencontré: la fille semblait être une sorte de mademoiselle je-sais-tout, et le garçon un futur Duc incroyablement timide.

"Euh...Bonjour...Je ne te dérange pas ?"

Light sourit. Elle semblait avoir retenu la leçon que son frère lui avait donné.


Hermione ouvrit la porte d'un des dernier compartiments du train. Elle venait juste de se remettre de la confrontation avec l'étrange brun aux yeux cernés. Elle ne lui dirait jamais en face (pas qu'elle était un peu intimidée...Non non, pas du tout...), mais il lui faisait penser à un panda.

Elle avait récupéré son portefeuille, et s'était juré de ne plus antagoniser d'étranger inutilement. Après tout, ce n'était pas tout les jours qu'elle se faisait avoir dans une joute verbale...

Au vu des robes de sorciers vierge de tout insigne d'une des maison, elle en avait déduit que le jeune brun était un premier année. Et il maîtrisait déjà de la magie.

Et elle avait une idée...un soupçon... Elle savait qu'il n'avait pas utilisé de baguette, ni prononcé de formules magiques..et pourtant, il avait réussi à utiliser de la magie ! Si les cheveux de Panda-man n'avaient pas été rabattus; elle aurait pu confirmer son hypothèse: c'était Harry Potter. Elle frémit en pensant qu'elle avait été rude avec son héros !

D'accord, elle avait été surprise de découvrir qu'il était aussi...particulier (Bon, d'accord. Il était franchement bizarre. Qui s'asseyait comme cela ?), mais après réflexion, il venait de lui apprendre une grande leçon; à propos de politesse. Elle devait se rappeler qu'elle n'était plus dans son école, où tout le monde savait qu'elle était la meilleure. Les gens ici l'ignoraient, et elle devait se montrer prudente.

Elle ouvrit la porte, et aperçut un jeune garçon aux cheveux châtain, qui regardait le paysage. Son menton reposait dans sa main, et il lui tournait le dos. A l'entent du bruit de la porte qui coulissait, et de la voix d'Hermione, il se retourna.

Hermione dut retenir son souffle: il était jeune, mais il était déjà incroyablement beau ! Et ce sourire, si charmant !

Light dut se retenir d'afficher un rictus en lisant les pensées de la jeune fille. Peut-être qu'elle saurait tromper son ennui quelques temps. Et le garçon avait l'air intéressant. Quoique...ils n'étaient pas très intelligents s'ils n'arrivaient pas à déterminer que son sourire était forcé.

"Hermione, Neville, je vous attendais. Je suis désolé, mais je n'ai pas trouvé de crapaud."

Les nouveaux arrivant manquèrent de s'étrangler. N'y avait-il pas une personne normale qui allait à Poudlard ?


Le train va bientôt arriver en gare

Harry se leva à l'entente de l'enregistrement, faisant craquer les muscles de son dos. Il y avait plus de 96% de chances que le voyage vers l'école soit inconfortable. A partir du moment où ceux qui l'avaient mis en place étaient les mêmes qui avaient eu l'idée d'utiliser un train...

Il sortit et commença à marcher dans les couloirs, suivi d'un Ron rouge comme une tomate, d'un Neville bredouillant et d'une Hermione qui lui lançait des regards mi-désapprobateurs, mi-amusés.

Il savait déjà que Ron irait à Gryffondor avec lui. Hermione et Neville, en revanche, correspondaient à Serdaigle et à Poufsouffle, mais il avait déduit de leur conversation, lorsqu'ils étaient revenus dans son compartiment après avoir rencontré "un ange châtain qui savait tout", que les deux avaient pour désir d'aller à Gryffondor. Il ne savait pas comment les élèves étaient décrété comme "plus aptes" à une maison qu'une autre, mais il y avait plus de 78.31% de chances de la volonté et le désir soit essentiel pour rejoindre une maison.

L était sûr que son arrivée à Gryffondor n'allait pas être très amusante, mais il se consola en se disant qu'il allait pouvoir vivre celle de son frère en direct. Et avec un peu de chance, lui aussi pourrait rendre miséreux Draco Malfoy.


Le train va bientôt arriver en gare

Light se leva en soupirant, avant d'épousseter une poussière imaginaire sur le col de ses robes de sorcier. Il savait déjà que sa beauté et la qualité de ses robes, qui mettaient en exergue sa fortune, allaient lui attirer autant de regards que L allait en avoir. Il était sûr que son frère n'avait pas prit la peine d'enfiler son uniforme, et était encore une fois un sarouel trop grand, et en T-shirt blanc.

Un rapide coup d'œil à la fenêtre, où le quai était visible, lui apprit que son hypothèse était fondée. L'obscurité qui commençait à envelopper doucement le paysage faisait ressortir le haut clair de son jumeau.

Il rangea le couteau de lancer avec lequel il jouait dans sa poche. Ce n'était pas par ce qu'il ne pouvait pas prendre le risque d'amener ses couteaux enchantés, qu'il allait venir désarmé. Il trouvait d'ailleurs que les robes de sorciers étaient idéales pour camoufler des armes de petites tailles. Il n'en avait actuellement qu'une sur lui, cachée derrière la boucle de sa ceinture, mais il en avait emporté une dizaine de plus, qui attendaient patiemment dans son sac. Il s'était même muni d'un tessen aux armoiries des Valerius. Ces derniers étaient les armes que possédaient les samurai lorsque le port d'armes était interdits: ils ressemblaient à des éventails, mais en lieu et place des baguettes de bois qui tenaient les pales de papier, se trouvaient d'épaisses lames d'acier. Il en avait d'ailleurs acheté un pour L lors de leur dernier anniversaire, et les deux étaient assortis: leur design noir et blanc était identique, et seul le blason différait.

Il sortit du train, marchant avec la grâce et la noblesse qui le caractérisaient. Il lança un coup d'œil rapide à un élève de deuxième année, et pénétra dans son esprit afin de s'informer sur le temps que la lettre de Lucius mettrait à arriver. Il grinça des dents en apprenant qu'elle ne serait pas là avant le lendemain matin. Il devrait attendre demain soir avant de s'occuper de Draco. De toute manière, il serait bien trop occupé ce soir: si la moitié de ce qu'on disait sur Serpentard était vraie, les autres première année et lui auraient le droit à un accueil plus ou moins "musclé". Il essaierait cependant de rester discret les trois ou quatre premier mois, afin d'analyser plus en profondeur la psychologie de chacun de ses camarades de maison, mais ce n'était pas essentiel. S'il était menacé directement, il répondrait promptement, et violemment. Lucifer esperait que les elfes de maison n'auraient pas de problème à laver le sang qui allait éclater sur les tapis de la salle commune.

Un frisson d'excitation remonta le long de son échine. Il allait beaucoup s'amuser.

'Lucifer. Tu m'inquiètes.'


Daphné frissonna en montant dans le bateau. Le vent froid qui venait lui mordre la peau n'était pas la raison de cette appréhension qui lui serrait les tripes. Dans quelques heures, elle serait dans le nid de serpent. Elle avait qu'elle avait beaucoup de potentiel, mais elle était trop faible pour se protéger seule des sixièmes et septièmes années. Elle devait trouver un soutien politique, qui soit à la fois brillant, puissant, et politiquement influent.

Cependant, elle n'avait que onze ans, et ne pouvait pas encore utiliser ses charmes pour s'attirer les bonnes grâces d'un protecteur puissant.

Elle leva la tête lorsque le bateau tangua: quelqu'un d'autre venait d'y mettre pied. C'était un jeune châtain, un des garçons les plus beau qu'elle n'ai jamais vu. Plutôt grand pour son âge, sa silhouette longiligne mettait en avant la grâce naturelle qu'il semblait posséder. Ses cheveux châtains retombaient sur son front, faussement décoiffés, ce qui lui donnait une apparence espiègle. Ses lèvres étaient plutôt fines, et son teint d'une douce pâleur lui conférait un air aristocratique. Bien sûr, Daphné savait qu'il n'en avait pas besoin pour paraître noble: sa posture dégageait, non pas une arrogance comme le faisait le jeune Draco Malfoy, qu'elle avait croisé dans le train, mais une confiance en soi inébranlable. Ses doigts étaient fins, et semblaient posséder une habileté extrême. Deux fines bagues noires ornaient l'index et l'annuaire gauche. Les leçons de "bienséance" de sa mère lui apprirent qu'ils étaient forgés dans un métal magique assez rare; et cela la surprenait beaucoup: quel garçon de onze ans portait des artefacts magiques ? Sa robe était d'excellent facture, et Daphné reconnut de la soie d'acromantula dans les doublures du manteau. Seuls les nobles pouvaient se permettre d'en acheter.

Daphné leva la tête, et leurs regards se croisèrent. Soudain, tout disparut. Il ne restait que ses deux yeux marrons, apparemment banals, qui la fixaient, amusés. Daphné, pour la première fois de son existence, se sentit totalement impuissante. Nue devant se regard qui semblait lire ses peurs, connaitre ses plus grands secrets. Elle cligna des yeux, et tout réapparut. Les yeux étaient redevenus normaux, de simples globes oculaires bruns.

Le brun sourit, et Daphné sut qu'elle venait de rencontrer celui qui deviendrait son protecteur.

Elle ne savait juste pas quel prix elle devrait payer. Et ce démon dans un corps d'ange demanderait sûrement bien plus que de simples plaisirs charnels.
Ses frissons redoublèrent, tandis que les bateaux s'éloignèrent du quai.


Et voilà pour le chapitre N°13 !

La prochaine fois:

Cérémonie du choix & Arrivée dans la maison.