Les miracles de la magie

Disclaimer : Cette fiction est un slash. Et les personnages appartiennent à JK Rowling et à la BBC.

Aye aYe ayE

Chapitre 13

Harry était assis contre le lit, en face d'Arthur, le regardant dans les yeux tandis que le blond faisait de même.

_ Je ne savais pas tout cela, je suis désolé que tout cela te soit imposé, je sais à quel point cela peut être difficile.

_ Comment peux-tu le savoir ? Tu n'as jamais été prince que je sache.

_ Non mais j'étais destiné à changer le monde comme toi. Sauf que moi, je devais tuer quelqu'un pour cela. C'était écrit depuis ma naissance que je devais le tuer. Toi, on t'a juste donné un compagnon pour que vous puissiez écrire l'histoire, pour moi, elle était déjà écrite.

_ Pardon de t'avoir agresser, je ne le voulais pas, je suis juste à cran à cause de toutes ces choses.

_ Moi aussi, n'en doutes pas, mais je savais que je devais trouver mon âme-soeur et la tienne pour changer l'histoire.

_ Changer l'histoire ?

_ Je te raconterai cette histoire un autre soir devant la lune, lui sourit Harry.

Arthur lui rendit son sourire avant de lui prendre la main.

_ Harry, je ressens déjà quelque chose pour toi, voyant sa bouche s'ouvrir pour riposter, il y posa sa main avec délicatesse. Ce n'est pas la prophétie qui a fait cela. Ne ressens-tu pas cette intimité entre nous ? Je pense à toi depuis le premier jour où tu m'es rentré dedans puis après lorsque l'on s'est parlé, ces sentiments se sont développés. Harry, vraiment, crois en les sentiments que j'ai pour toi.

_ J'y crois, mon Prince. Mais je pense à l'avenir d'abord.

_ Ne te forces pas à être avec moi pour cette satané prophétie, si tu n'en as pas envie, jamais je ne te forcerai, je t'aime trop pour cela !

_ Tu m'aimes...

_ Pardonnes-moi, Harry, dit-t-il en prenant ses mains. En plus, à cause de cela, tu n'auras sans doute jamais la famille que tu veux.

_ Que racontes-tu là ! Dans tes bras, je me sens tellement bien et être avec toi me rend bêtement heureux. Maintenant, je me sens bête de n'avoir vu cela. Mon Prince, moi aussi je t'aime et ce n'est pas le fait que tu sois un homme qui nous empêchera d'avoir des enfants. Je ne suis pas humain, ne l'oublie pas et tout est possible avec la magie.

Ils se regardèrent avec amour avant d'échanger un baiser d'abord timide puis plein d'amour. Pour l'instant, aucune attirance ne venait toucher la pureté de cette amour magique. Les deux s'endormirent l'un contre l'autre, enfin complet.

Aye aYe ayE

Dans l'immense salle à manger du château, Uther se leva en regardant attentivement son fils et réfléchissant rapidement.

_ Tu as donné ta parole à cette femme ?

_ Oui, Père.

_ Du plus profond de mon coeur, je souhaiterai te retenir mais en tant que futur Roi, tu dois honorer ta parole. Je t'autorise à y aller mais que ce soit la dernière fois que tu fais quelque chose d'aussi dangereux, la parole est l'honneur des chevaliers et nombre de gens en abuse, "comme moi maintenant" fut la pensée d'Uther. Tu es trop naïf, Fils, que ce soit la dernière fois.

_ Père, pourrais-je emmener Morgane avec moi, elle ne sort presque pas du château et m'a fait part de son ennui.

Surpris, Uther acquiesça et laissa partir son fils. Heureux que son père accepte son excursion, il partit en le remerciant chaudement et bénit le ciel pour avoir un père roi aussi compréhensif.

Ce qu'il ne vit pas, c'est le regard calculateur du Roi. L'absence de son fils et de sa pupille lui laissait le champ libre. Ni Arthur, ni le frère et encore moins la servante de Morgane, l'amie de son trésor ne seront là pour l'empêcher de le voir, enfin occupé avec lui, ainsi personne d'autre ne le verra à part lui. Donc pour le mettre en confiance, il le laissera sortir de la chambre puis lui offrira quelques cadeaux sans lui demander sa réponse et, avant le retour de son fils, le prendra avec ou sans son assentiment.

Aye aYe ayE

Quatre chevaux marchaient doucement dans la forêt, un prince et une princesse ainsi que leurs serviteurs. Arthur ouvrait la marche tandis que Merlin la fermait. Malgré la distance, Arthur pouvait entendre les plaintes incessantes de son serviteur qui faisaient pouffer son amante.

_ Arrêtes de parler, tu me fatigues. Nous sommes sur les terres d'Odin, nous pouvons être attaquer d'un instant à l'autre.

Il ne put finir sa phrase que des hommes déboulèrent sur eux, armés jusqu'aux dents. Merlin bascula de son cheval tandis qu'Arthur dégaina son épée pour se battre. Morgane avait dressé un énorme bouclier au dessus d'elle et de sa servante et regardait le combat en criant pour alerter Arthur quand cela était indispensable.

Lorsque tous furent à terre, Arthur se tourna vers son serviteur échevelé.

_ T'inquiètes pas, j'ai la situation bien en main.

_ Oh mais il vous a aidé, lui dit Morgane. C'est grâce à lui que vous n'avez pas reçu une flèche.

Il se tourna vers son serviteur avec un regard sceptique mais hôcha quand même la tête. Ils continuèrent leur chemin sans aucune anicroche cependant. Après une nuit dans la forêt, la première pour Morgane qui sentit réellement le manque de confort, ils arrivèrent enfin en face d'une chute d'eau. Croyant qu'ils étaient perdus, Merlin allait faire un énième commentaire lorsque le cheval d'Arthur s'avança dans l'eau pour disparaître derrière la chute. Les trois autres le suivirent prestement, ne voulant le perdre pour rien au monde. Ils débouchèrent alors sur un château non caché dans la roche mais sous un ciel terne et chaud.

Aye aYe ayE

Uther se trouvait dans l'immense salle à manger du château et dînait seul, son fils et sa pupille étant absents. Gaius rentra et les mots qu'il prononça réussirent à le mettre dans une rage folle.

_ J'ai été amené à croire comme vous le savez que l'enfant était décédée, le ton calme de sa voix n'était qu'apparent, ses yeux, eux, lançaient des éclairs.

_ L'enfant a survécu, Monseigneur, le mal-être de Gaius était palpable, le Roi le regardait avec une telle colère qu'il sentait son coeur se briser. Elle est sortie clandestinement de Camelot après sa venue au monde.

_ Qui vous a dit cela ?

_ Je suis celui qui a confié l'enfant aux Grandes Prêtresses de l'Ancienne Religion.

Le Roi s'était approché du vieil homme, son regard s'adoucit.

_ Vous auriez dû me le dire, Gaius.

_ J'avais fait le serment de me taire, Majesté. Serment que je viens de rompre pour vous.

Il leva son regard brillant vers le Roi qui lui caressa la tête comme on câlinerait un animal. Puis le repoussant, il sortit de la salle.

_ Partez en quête de mon fils et de ma pupille, retrouvez-les et ramenez-les à Camelot.

Gaius baissa la tête en soumission et s'en fut vers ses appartements, une immense tristesse ayant gelé son coeur. Jamais son amour n'aurait de retour, depuis bien longtemps il avait cessé d'espérer mais le Roi lui-même entretenait cette flamme.

Aye aYe ayE

Ils marchaient en direction du château et regardaient autour d'eux avec fascination.

_ Nous ne savions pas si Morgause pouvait être une sorcière mais maintenant nous en sommes sûrs.

_ C'est certainement en utilisant ses pouvoirs magiques qu'elle m'a vaincu.

Morgane et Gwen pouffèrent sous le commentaire macho du prince qui voulait justifier sa défaite face à une fille.

_ Hum, elle n'a pas dû s'en servir ce jour-là.

Arthur arrêta son cheval pour regarder son serviteur qui ne lui laissait aucune chance.

_ Ce commentaire, Merlin, n'était pas attendu et est même rejeté.

Les deux filles explosèrent de rire tandis que Merlin ricanait et Arthur s'avança vexé jusqu'à l'entrée du château pour s'y engouffrer sans attendre personne. Son égo avait pris un immense coup et s'en remettait difficilement. En plus, Harry lui manquait, déjà deux jours sans lui et son besoin de le voir se faisait déjà sentir.

_ Et maintenant ? demanda Arthur en se tournant vers son ami.

_ On a qu'à demander au cheval.

Les filles pouffèrent et Morgause fit son entrée, vêtue d'une robe bordeau qui lui allait divinement bien. Merlin écarquilla les yeux lorsqu'il la vit et se prit un coup de Morgane qui s'avança aux côtés de son frère.

_ Vous avez respecté votre promesse.

_ Quelle est la nature du défi que vous proposez ?

_ Posez la tête sur ce billot.

Arthur regarda la femme comme une folle mais posa sa tête quand même. Morgane retint son bras, ses yeux brillant d'une lumière dorée. Guenièvre, qui était en retrait, s'avança et prit la main de Morgane tandis que Merlin refusait à son tour.

_ Il a promis et a accepté le défi.

_ S'il lui arrive quelque chose, Harry..., commença Morgane.

_ Un défi est un défi.

Ils se reculèrent et laissèrent les deux blonds, un sort sur le bout des lèvres pour les deux sorciers. Gwen et Morgause étaient tranquilles et le Prince tremblait quelque peu. Elle leva la hâche pour l'asséner au Prince puis la déposa comme si de rien était.

_ Vous avez prouvé que vous êtes un homme de parole, Arthur Pendragon, et grâce à cela, j'exaucerai l'un de vos voeux. Quel est votre plus grand désir, dites-le moi sans crainte.

_ Vous disiez avoir connu ma mère, racontez-moi ce que vous savez d'elle.

_ Mais peut-être voulez-vous la voir ?

_ C'est mon voeu le plus cher.

_ Qu'il soit exaucé.

Elle se retourna, les incitant tacitement à la suivre.

Aye aYe ayE

Le Roi était dans la salle du trône avec les chevaliers devant lui. Dardant sur eux un regard sévère. Puis, se tournant vers les nouveaux chevaliers, il appela Lancelot qui s'agenouilla devant lui.

_ Votre père doit être fier de vous, commença le Roi.

_ Oui, Sire.

Le Roi se leva et se tourna vers l'archiviste royal ( n.a : je savais pas trop ce qu'était ce vieux mais je peux dire que je l'aime pas) et le fit s'avancer pour qu'il parle devant la Cour.

_ Ce titre est un faux, sa voix claqua dans la salle silencieuse, brisant le rêve de Lancelot et choquant toute l'assemblée. Le sceau lui-même est sans défaut, une contrefaçon de grande qualité mais cela ne peut être qu'une contrefaçon, il n'y a aucune trace d'un cinquième fils de Lord Elred de Northonbruit, Lancelot baissa la tête, une tristesse sans nom emplissant son coeur. En conséquence, il a...

_ Menti, la voix d'Uther fut tel un couperet qui fit relever la tête de Lancelot d'un coup. Vous le niez ?

Le garçon hocha négativement la tête, cela ne servait à rien de mentir, il était découvert. Qu'importe, il avait réalisé son rêve et Gwen et lui s'aimaient, son seul regret était qu'elle ne soit pas là avec lui.

_ Non, Sire.

_ Vous avez enfreint la première loi de Camelot, vous vous êtes déshonnoré et vous nous avez déshonnoré. Vous n'êtes pas digne du titre de chevalier qui vous a été conféré, chaque parole du Roi le blessait et s'imprégnait dans sa chair comme une vérité, Lancelot acquiesçait à chaque phrase du Roi, meurtri en son coeur que son rêve soit piétiné de la sorte. Vous n'en avez jamais été digne et vous ne le serez jamais ! Hors de ma vue !

Aye aYe ayE

La blonde s'avança vers un autel et tendit la main pour que Morgane vienne avec elle, Merlin voulut la retenir mais fut lui-même retenu par Gwen.

_ Penses-tu qu'Harry nous aurait envoyé si cela avait été dangereux ?

Merlin grogna mais laissa son amour suivire la sorcière. Ensemble, elles allumèrent des bougies. Arthur s'avança jusqu'à elles. Morgause lui demanda de fermer les yeux et donna une formule à Morgane qu'elles récitèrent ensemble, les mains liées. Les flammes s'élevèrent, le vent souffla et plus rien. C'était comme si le temps s'était arrêté puis une voix inconnue se fit entendre.

" Arthur "

_ Mère ?

_ Arthur, mon enfant.

La femme s'avança et serra le Prince étroitement avec amour. Ce dernier ne savait pas s'il devait rire ou pleurer et rendait l'étreinte à la magnifique femme dans ses bras.

_ Tu n'étais qu'un bébé la dernière fois que je t'ai serré dans mes bras, sanglota-t-elle. Je me souviens de tes yeux. Tu me regardais intensément, ses quelques secondes ont été les plus précieuses de ma vie.

_ Je suis désolé, les larmes aux yeux, il parlait avec sincérité.

_ Tu n'as aucune raison de l'être, Arthur.

_ Vous avez perdu la vie à cause de ma naissance.

_ Non ! Tu n'es pas responsable !

_ Je ne supporte pas l'idée que vous soyez morte à cause de moi !

_ Ne penses pas cela, c'est ton père qui devrait se sentir responsable de mon décès.

_ Que voulez-vous dire ?

_ Cela n'a plus d'importance, dit-elle en le reprenant dans ses bras.

_ De quoi mon père devrait-il se sentir fautif ?

_ Mieux vaut laisser cela dans le passé.

_ Vous ne sauriez me laisser avec davantage de questions. Je vous en supplie, demanda-t-il en la relâchant.

_ Ton père attendait désespérément un héritier, sans un fils, la dynastie des Pendragon allait s'éteindre mais je ne pouvais concevoir.

_ Alors comment suis-je né ?

Ygraine ne pouvait répondre, son coeur battait la chamade, elle ne pouvait clore cette rencontre avec son fils sur une note triste. Elle lui lança un regard suppliant.

_ Dites-le moi, insista-t-il sans répondre à sa supplication tacite, son regard lui-même suppliant.

_ Ton père m'a dupé. Il est parti voir la sorcière Nimueh et lui a demandé son aide pour que je puisse engendrer un enfant. Tu es venu au monde grâce à la magie.

_ Non, c'est faux, il secouait la tête désespérément.

Morgause serra la main de Morgane à lui faire mal.

_ Il s'est joué de toi comme il s'est joué de moi. Une vie est conçue lorsqu'une autre est prise. Ton père savait cela, Arthur secouait la tête, disant des "non" en litanie, si sa mère ne tenait pas ses bras, il aurait bouché ses oreilles. Il a sacrifié ma vie. La dynastie des Pendragon grâce à ce sacrifice ne s'est pas éteinte. Cela ne change pas le fait que tu sois mon fils et que je sois fière de toi. Mais maintenant que je te vois, je donnerai mille fois ma vie, puis prenant un visage sévère, elle continua. Que cela ne te change en aucun cas, Arthur.

Le vent réapparut et Arthur ne la vit même pas disparaître.

_ Non, ramenez-là, Morgause !

_ Je suis désolée mais une fois que la porte se referme, elle se referme à tout jamais. Je suis sincèrement navrée que le destin de votre mère vous soit révélé comme cela mais je n'en ai pas fini.

Elle se tourna vers Morgane et l'approcha d'Arthur.

_ La même année que vous est né l'enfant de Nimueh et savez-vous comment passe-t-on un pacte aussi important avec une fée ?

Merlin et Guenièvre regardaient la scène de loin et savaient que ce qu'allait révéler cette femme serait pire.

_ Un acte sexuel, conclut-elle. Morgane est le fruit de ce pacte et vous le résultat.

La respiration des deux se coupa et des larmes coulaient de leurs yeux.

_ Je suis aussi un fruit du pacte et j'étais venue me venger mais j'ai rencontré l'Améthyste.

Tous se tournèrent vers elle.

_ Il savait ? demandèrent-ils.

_ Oui comme beaucoup de choses sur l'avenir. Je ne me mettrai pas en travers de votre route, Nimueh est morte et n'avait jamais été une bonne personne. Cependant, Uther est aussi malsain qu'elle alors je vous demande, princesse et prince de Camelot, dit-elle en s'agenouillant. Justice pour le peuple magique et ma soeur, dit-elle en levant les yeux vers Morgane. Je te demande de venir à mes côtés lorsque tu le peux pour développer tes dons, je l'exige même, ta magie est puissante, tu es une La Fay.

Morgane acquiesça et ils se tournèrent pour partir mais elle les retint.

_ Une dernière chose, Nimueh donne un dernier cadeau empoisonné à ses amants, une certaine addiction pour les créatures magiques mais, malgré sa mort, sa malédiction reste. L'addiction ne s'est pas évanouie mais sûrement modifiée et pas en bien.

Merlin blanchit subitement et se dépêcha de sortir du château. Voilà deux jours qu'Harry était à Camelot sans eux, heureusement que Lancelot était resté.

Aye aYe ayE

Voilà le treizième chapitre, j'espère que vous vous êtes régalé. Les dialogues et actions appartiennent majoritairement à la série cependant je les ai arrangé à ma sauce merci.

Je crains de ne pas pouvoir poster avant longtemps car je passe le BAC le mois prochain, je passerai donc mon temps libre à réviser. Alors à la prochaine et bonne lecture et attente.

Voici le lien pour le blog de mes amies : jeu-d-ecriture . skyrock