C'était la fin de semaine, il ne restait plus que les potions à passer pour Ambre. La seule matière où elle avait plus que des difficultés mais carrément des crevasses d'incompréhension c'était la divination. Troll, voilà ce qu'elle aurait dû avoir dans cette matière. Toute la journée elle avait regardé Harry inquiète en lui demandant « cette matière sert vraiment à quelque chose » ou «j'ai beau essayer je n'ai toujours rien compris à ce que je devais faire ». Ce n'est pas lui qui allait l'en blâmer, la divination avait toujours était nébuleuse à ses yeux. Elle avait eu un acceptable en étude des moldus, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, elle n'avait vécu qu'avec des sorciers. Sinon elle s'en était sorti avec des optimal partout, DCFM, métamorphose, sortilège, astrologie, histoire de la magie, runes, arithmancie, botanique et surtout vol. Elle ne passerait certainement pas à côté des sélections de Quidditch peu importe la maison où elle irait. Enfin de quoi rendre Hermione folle de jalousie. Harry lui-même n'arrivait pas à comprendre comment elle avait fait pour savoir autant de chose, il s'était même demandé si elle n'avait pas eu un retourneur de temps, l'intelligence d'accord, mais là c'était du bourrage de crâne.

- Je n'arrive pas à y croire, s'exclama Harry ahuri. Même Hermione n'y arriverait pas.

- J'avais des nuits sans sommeil à combler, ricana-t-elle en sautant sur le dos de son ami se qui le fit rire. Il faut dire que la bibliothèque d'Albus regorge de toute sorte de bouquins fabuleux. En bref je ne faisait que ça, étudier. Pas de contrôle écrit, juste oral. Ca donne du temps pour faire ce que l'on veut. Et puis toi et Hermione vous avez commencé à étudier à l'âge où vous êtes arrivé à Poudlard, moi j'étudie la magie depuis l'âge de 5ans. D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours adoré ça.

Elle descendit du dos d'Harry et marcha avec lui jusqu'aux cachots, pour l'épreuve de potion.

- Je suppose que tu es également incollable en potion ? demanda-t-il en riant de bon cœur.

- Cela va s'en dire. Les seules choses que l'ont ne m'a jamais apprise c'est comment être une vraie fille, puisque je n'ai vécu qu'avec des hommes toutes ma vie, comment on s'occupe d'une maison parce que l'elfe de maison le faisait toujours à ma place et comment on devient sociable.

- Tu apprends vite pour ce qui est du dernier point, s'amusa Harry. Mais ce que je n'arrive pas à comprendre c'est comment tu faisais pour rester tout le temps le nez dans les bouquins, ça doit être barbant à la fin.

- Parfois oui et d'autre fois non, lui dit-elle le regard dans le vide, quand on aime on en compte pas, mais je crois surtout que par esprit de vengeance on est vraiment capable d'aller au plus profond de soi même.

- Vengeance ? l'interrogea Harry surpris. De qui souhaites-tu te venger ?

- Qui te dis que je parlais de moi…

- Ah ! s'exclama Mc Gonagall. Vous voilà enfin. Le professeur Slughorn à tout préparé.

Le jeune homme tapa dans le mur à coup de pied. Pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait quelqu'un pour les interrompre quand il met enfin le doigt sur quelque chose d'important. Ils entrèrent enfin dans la salle qui sentait déjà des centaines de parfum différent. Bien le professeur de potion n'avait pas lésiné sur le boulot à accomplir. Bien entendu il félicita Ambre pendant cinq bonnes minutes avant d'attaquer enfin l'examen. Il posa des questions comme savoir qu'elle était la potion qui se trouvait dans tel ou tel chaudron, elle ne se trompa une seule fois, Harry avait peut être des difficultés en potion mais il savait comme même en reconnaitre quelques unes depuis l'année dernière. Quand Slughorn lui demanda enfin de faire une potion elle accepta aussitôt. Il lui demanda un philtre de Mort Vivante. Slughorn fit un clin d'œil à Harry. Oui effectivement celle là il la connaissait, parce que c'était grâce à elle qu'il avait gagné un flacon de Felix Felicis l'année précédente. Le professeur posa un livre à côté d'Ambre et lui ouvrit à la page concernée. Elle la regarda et se mit à sourire. Elle commença la potion, mais chose qui choqua une fois de plus et cette fois ci, pas seulement Harry, elle ne regardait presque pas le livre, comme ci elle la connaissait pas cœur.

- Excusez moi, intervint Slughorn. Vous ne faite pas ce qui est écrit sur le livre.

- Le résultat en est-il différent, lui demanda-t-elle toujours concentrée.

- Et bien non en effet, dit-il en vérifiant. Qui vous a donc appris ça ?

- Mon parrain, répondit-elle nonchalamment en réfléchissant.

Elle continua ainsi sans se préoccuper des personnes qui l'entouraient. Elle attrapa une fève soporifique pour en extraire le jus. Harry se souvenait très bien de ce passage. Il riait déjà intérieurement en imaginant Ambre se battant pour couper la fève alors qu'il fallait….bon sang elle était entrain de l'écraser. Le brun ne pût s'empêcher de s'approcher du livre que Slughorn avait sorti. Il n'y avait rien d'écrit. Pourtant elle faisait exactement comme le prince de sang mêlé, elle ne suivait pas les indications du livre et elle écrasait ces maudites fèves. Harry essayait de réfléchir, essayait de comprendre. Moi une seule réponse lui venait à l'esprit et il ne voulait pas se l'admettre. Qu'Ambre soit la petite nièce cachée de Dumbledore passait encore, qu'elle soit la fille de Mangemort passait déjà moins bien, mais la dernière découverte qui venait de comprendre ne passait pas. Il s'excusa et s'éclipsa de la salle. Une heure plus tard Ambre sorti de la salle en compagnie des professeurs.

- Encore un Optimal, ricana-t-elle en s'approchant de lui tout sourire.

- Viens avec moi il faut qu'on parle, s'exclama Harry sévèrement.

Ils s'éloignèrent donc assez pour ne plus être vu des professeurs, ni même entendu. Elle le regarda surprise de son changement d'humeur. Mais elle frissonna quand elle croisa son regard, ça ne présageait rien de bon.

- Qui t'a appris à faire des potions comme ça ? lui demanda Harry froidement.

- Mon parrain, dit-elle en haussant les épaules, je vous l'ai dit tout à l'heure.

- Et qui est-il ? s'énerva Harry.

- Je ne vois pas en quoi ça peut être intéressant, cela n'a aucun intérêt.

- Ca en a pour moi, cria-t-il en l'attrapant par le bras. Tu es très fourbe parfois Ambre.

- Tu ne m'en laisse pas le choix, sourit-elle faussement. Je suis obligé d'être fourbe puisque tu es curieux et surprotecteur.

- Ne retourne pas la situation. Ton parrain ne serait pas un génie des potions par hasard, un Mangemort doublé d'un assassin. Ne serais ce pas dans SON bureau que tu es allé pour récupérer ceci, s'enflamma-t-il en arrachant le collier qui était au cou d'Ambre.

- Rends-moi ça Harry, dit-elle calmement.

- Réponds-moi d'abord.

Elle ne laissa pas démonter et essaya d'attraper le collier. Mais Harry avait la vitesse d'un attrapeur et il n'était pas enclin à la laisser gagner la partie. Il vit les larmes de rage pointaient au coin des yeux de sa pupille.

- DONNE LE MOI ! hurla-t-elle folle de rage, c'est tout ce qu'il me reste de lui.

C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Harry explosa et la repoussa contre un mur.

- Il a tué ton oncle et tu souhaite encore récupérer un souvenir de lui ?

- Tu ne comprends pas, cria-t-elle, tu ne peux pas comprendre…

- TAIS-TOI ! hurla Harry. Il la tué devant moi, sous mes yeux. Alors je comprends mieux que quiconque.

- Tu te trompe sur un point Harry, dit-elle acide, c'est moi qui l'ai vu mourir sous mes yeux. Je le voyais jour après jour dépérir. Cherchant déjà qu'elle serait sa fin. Il l'a trouvé voilà tout. C'est Albus qui a demandé à Severus d'en finir.

- Arrête de défendre Rogue ! Il n'y avait aucune pitié dans ses yeux lorsqu'il la jeté du haut de la tour d'astronomie…

- ET TU N'EN AS AUCUNE POUR MOI NON PLUS ! hurla-t-elle à son tour. Tu me balance ça à la figure comme ci ça pouvait m'ouvrir les yeux sur un truc que je ne sais pas déjà, mais ça me fait mal. Tu vois je te l'ai caché ce collier parce que je sais que tu détestes Severus et rassure toi c'était tout à fait réciproque. Mais il a toujours fait ce qu'Albus lui ordonnait. Comme ci il était sa marionnette. Tout comme moi je l'étais. Il m'aimait ça je n'ai aucun doute là-dessus, mais il a vu en moi plus qu'une simple orpheline de sa famille. Il a vu une personne malléable à souhait, qui pourrait l'aider dans sa quête. Ce que j'essaye vainement de faire. Mais quand je lui donnais mon avis, il n'écoutait que lui, toujours lui. Severus disait que je devais venir étudier ici, mais Albus n'a jamais voulu. J'étais le joyau de sa couronne. Son modèle miniature en féminin, quelqu'un de dangereux, à surveiller. Parce que oui je suis dangereuse si l'on m'énerve.

Harry était trop secoué par ce qu'il venait d'apprendre. Il en laissa tomber le collier à terre et celui-ci s'ouvrit sur une photo de Rogue avec une petite blonde sur le genou. Il avait un sourire sur les lèvres, Rogue, sourire, ce n'était pas deux mots qui allaient ensemble selon Harry. Une écriture en dessous avait gravé un S et un A entrelacé. Ambre s'empara du collier et s'éloigna à grande enjambée sans dire un mot. Harry essayait de se relever et de s'excuser, mais il en était incapable, il était bien trop en colère. Contre Rogue, contre Dumbledore mais surtout contre Ambre. Elle lui mentait constamment il le savait, mais dans la conversation qu'ils venaient d'avoir il savait qu'elle n'avait pas proféré le moindre mensonge et c'est ce qui le mettait hors de lui. C'était toujours en trois temps entre eux, le mensonge, la prise de tête et la vérité. Harry monta dans la salle commune des Gryffondor et n'en sorti pas. Il n'avait même pas faim. Il resta donc devant le cheminé inutile par cette chaleur, assis par terre. « C'est Albus qui a demandé à Severus d'en finir », cette phrase n'arrêtait pas de lui revenir en tête. Pourquoi toute cette mascarade alors ? Pourquoi ne pas l'avoir prévenu avant ? Harry avait la réponse mais refusait de se l'admettre. Dumbledore était vraiment un malin. Il voulait que se soit Harry qui le dise devant tout le monde, que son émotion de soit pas feinte, pour que dans l'autre camp il n'est aucun soupçon sur la loyauté de Rogue. Ambre c'était qualifiée elle-même de marionnette, c'est ce qu'il avait l'impression d'être à l'instant présent. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, deux bras l'encerclèrent par derrière à la taille en le faisant sursauter et une tête se posa sur l'une de ses épaules. Des petites mèches blonde lui chatouillèrent le visage, ils les auraient reconnu entre mille ces cheveux là. Il posa donc lui aussi sa tête sur celle d'Ambre et ses mains sur les bras de son ami.

- Comment es-tu rentré ici, soupira-t-il alors qu'elle s'asseyait derrière lui toujours sans changer le lâcher.

- Je ne t'avais pas dit que j'avais un ami qui est un esprit frappeur et qui a écouté le mot de passe de cette salle commune quand tu es entré pour venir me le dire juste après ? demanda-t-elle ironiquement.

- Peeves, je ne l'avais pas prit en compte celui là. Pourquoi es-tu là après ce que j'ai fait et surtout ce que j'ai dit tu devrais être entrain de m'arracher les yeux au lieu de me faire un câlin.

- Si tu étais le seul fautif peut être que tu serais aveugle, ricana-t-elle. Mais c'est de ma faute si tu t'es mis en colère. J'ai ce besoin en moi de cacher tout de ma vie. Je ne veux pas que tu connaisses mon passé et encore moins ma famille. J'ai déjà une mère et un parrain Mangemort alors je n'ose même pas te laisser imaginer le reste de la famille. Une vraie catastrophe. Je suis une menteuse et une manipulatrice, malheureusement quoique tu fasses je crois bien que je vais le rester. Surtout s'il s'agit de cacher mon passé. Albus m'a laissé deux directives avant que je le revois plus, « fait en sorte de détruire tout les Horcruxes en aidant Harry dans cette tache » et l'autre c'était « Harry est d'une grande curiosité, ne le laisse pas trop chercher dans ton passé nous savons tout les deux qu'il n'est pas bon de sortir les cadavres du placard ». J'admets qu'Albus était plus subtil d'habitude, mais je crois qu'il était prit par le temps pour une fois. Je me suis fais une promesse à moi-même quand je t'ai vu pour la première fois, cette fois où tu m'as défendu devant le ministre alors que tu ne me connaissais même pas. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais te voir souffrir, pour qu'il ne t'arrive jamais malheur. Voilà pourquoi je t'ai caché que Severus est mon parrain, parce que tu souffres en le sachant car tu le déteste.

- C'est à moi de faire en sorte que tu ne souffre pas Ambre pas le contraire, l'interrompit Harry en s'arrachant à son étreinte pour lui faire face.

Elle était en pyjama, en bref elle avait un tee-shirt rouge de garçon pas du tout à sa taille et un short blanc. Ses cheveux étaient détachés, et des longues mèches ondulées lui tombaient sur le visage. Son regard était pourtant ce qu'Harry voyait le mieux. Il était triste avec des larmes refusant de coulaient. Il attrapa le visage de la blonde et accrocha son regard.

- Pour moi il existe deux sortes de famille, lui dit gentiment le brun en s'approchant d'elle. Celle qu'on ne choisit pas, celle où l'on né, celle qu'on doit accepter même si on la haie. Puis il y a celle que l'on créer. Celle où l'on rajoute des amis, celle où l'on choisit une femme et que l'on créer sa propre famille, avec ses enfants. Je n'ai plus de première famille à part les Dursley, ce qui me fait une belle jambe. Mais j'ai une deuxième famille avec les Weasley, Hermione, les membres de l'ordre, avec toi. Mais il n'empêche que je ne suis pas que ton ami je suis aussi ton tuteur. C'est à moi qu'appartient la responsabilité de te surveiller, de veiller sur toi, de faire en sorte que tu sois heureuse. Mais c'est aussi à moi de te faire la morale quand tu t'écartes du droit chemin, mais ça je risque d'être incapable de la faire impartialement en sachant que je ne suis pas un ange. Voilà pourquoi je dois te dire que le collier que tu as volé tu dois le remettre à sa place, nous n'avons pas le droit de voler à Poudlard.

- Soyons clair sur une chose, souffla-t-elle gêné. Que tu me dises que j'ai tort passe encore, mais quand ce n'est pas justifié tu risques de te retrouver entrain de parler à un mur. Tu es peut être têtu mais j'ai un très mauvais caractère si je m'y mets. Je n'ai pas volé ce collier puisque qu'à l'origine il m'appartient. Il a une grande valeur sentimentale pour moi, tout comme les objets que ton parrain à pût te donner j'en suis sur. Ne me prive pas du peu de chose qu'il me reste de mon parrain, je n'ai plus que lui comme première famille. Je n'ai rien ayant appartenu à ma marraine tout comme toi…

Elle s'était tût aussitôt en sachant qu'elle allait dire une bétise.

- D'accord, répondit-il en la prenant dans ses bras. Je suis comme même désolé pour ce que j'ai dit tout à l'heure.

- Je ne t'en blâmerais pas j'ai horreur de me faire mener en bateau moi aussi. Bien je vais y aller, parce que malgré tout je ne suis pas une Gryffondor je suis encore indéterminé. Bonne nuit Harry.

- Bonne nuit.

Elle déposa un baiser sur la joue de son ami et se leva.

- Ambre ? s'écria Harry.

- Oui.

- Qui est ta marraine ?

- Tu es vraiment incorrigible…

- Tu as dit qu'il ne te restait plus que ton parrain donc je m'interroge sur ta marraine voilà tout.

- Si je te le dit tu vas souffrir et je trouve cela inutile, protesta-t-elle.

- S'il te plait, la supplia-t-il. La souffrance je m'en chargerais.

Elle resta silencieuse pendant une bonne minute avant de répondre.

- C'était ta mère.

Pourquoi s'en était-il douté, il n'en avait pas la moindre idée. Il avait beau être un homme les larmes lui montèrent aux yeux. Il s'effondra aussitôt sur le canapé.

- Tu t'en chargeras hein ! maugréa-t-elle en revenant vers lui et en le serrant le plus fort qu'elle pût. Allez vas-y, pleure un bon coup, ça fait du bien crois moi.

Il lui obéit, même s'il le faisait en silence. Ils restèrent ainsi, l'un contre l'autre, toute la nuit, en dormant peu. Le souvenir des gens qu'ils aiment et qui n'étaient pas là les empêchèrent de dormir. Mais au moins ils s'entraidaient l'un l'autre. C'est ça l'amitié.