Titre : Le piège
Auteur : Akiko Koori
Traductrice : Shali Maxwell
Couple : C'est un HPSS
Disclaimer: Harry Potter et tous ses personnages sont la propriété de J.K.Rowling. et l'histoire en elle-même (de cette fic) appartient à Akiko.
Avertissements: Ceci est un slash... pour ceux qui ne savent pas ce qu'est cela, c'est une histoire qui traite de relations homosexuelles, donc si vous n'aimez pas, mieux vaut que vous le lisiez pas. Maintenant que ceci est clarifié, entamons l'histoire.
Merci pour vos reviews à Elise ; jenni944 ; oOoO Black siri OoOoO et onarluca.
Le piège
Chapitre final : Folie et amour ; raison et douleur.
Harry fut très surpris et obligea son cerveau à se répéter les récents mots dit par son professeur. Incapable de les comprendre, il les répétait à nouveau... et encore une fois... Il était finalement obligé de fermer la bouche avec l'espoir de ne pas être stupide, mais la tension lui fit trop serrer la mâchoire jusqu'à ce que les mots qui étaient obstrués dans sa gorge se battent pour sortir.
« - C'est ce qui est nécessaire pour tous les deux. » Continua Severus sans enlever son expression froide et odieuse qui lui faisait paraître avoir une tranquillité absolue et le contrôle de cette situation.
« - Mais vous m'avez sauvé ! » Protesta Harry.
C'est évident qu'il l'avait sauvé. Son cousin avait essayé d'attenter à son bien-être, et bien que le danger était éminent et que ça a été une chance inutile que Black soit intervenu accompagné de Lupin pour le ramener avant que les choses s'aggravent, il l'aurait sauvait dans tout autre circonstance.
« - Potter c'était mon devoir de m'assurer de votre bien-être. »
« - C'était aussi de votre devoir de vous assurer de mon plaisir ? »
Severus serra les lèvres, c'était une des choses qu'il ne voulait pas se rappeler. Pas que ça ne le satisfaisait pas... il avait passé des nuits blanches à se rappeler chaque geste, chaque son... et la chaleur de cette peau. Mais il était obligé aussi de l'oublier... ou au minimum de montrer de la maturité devant cela.
« - Je n'avais pas encore récupéré mon âme. » Répliqua-t-il.
« - Arrêtez de penser que je ne comprends pas ce qu'il s'est passé, professeur. Streng lui-même me l'a expliqué. Vous m'avez aimé à travers son corps. »
Severus se sentit alors gêné.
« - Et cela doit gonfler votre ego, non, Monsieur Potter ? »
« - Je veux seulement de la franchise ! Ne me mentez pas !! »
C'était une demande raisonnable, pensa Severus. Une à laquelle il ne devait pas accéder ou ses barrières (récemment mises)s'effondreraient comme du sable.
« - Et c'est tout ce que vous aurez de moi, Potter. Vous n'aurez rien de plus parce que je ne veux pas vous donner plus... Après tout l'un de nous devait obéir aux normes. »
Harry sut qu'il était mis en échec quand il entendit ces mots. Son professeur de potions était très strict au sujet des normes dont il parlait et il le savait depuis qu'il avait admis cet amour infirme, mais il avait propagé l'espoir qu'il serait méritant d'une exception.
Il savait maintenant que non, le grand Harry Potter n'était pas méritant d'une exception par Severus Snape et quelque chose lui serra le cœur en lui faisant monter des larmes dans les yeux.
Non !
Il ne pleurerait pas !
Il avait imaginé ce moment mainte et mainte fois avant l'incident avec le professeur Streng, donc il était préparé à être rejeté. Une partie de sa mémoire lui rappela aussi qu'on le lui avait signalé : Streng lui-même sur son lit de mort le lui avait signalé. Et avant de disparaître avec son parrain et Remus du château, il lui avait demandé d'être fort.
Sans doute Ernst savait ce qui passerait, après tout il avait était celui qui avait la précieuse âme dans son corps et il l'avait préparé pour le coup.
... Mais...
... ça faisait mal...
« - Puis-je... au moins... l'entendre une seule fois ? » Demanda-t-il avec une voix faible.
Snape haussa un sourcil sans comprendre.
« - Pouvez-vous me dire : je t'aime… une seule fois ? » Clarifia Harry « - Avec votre voix... avec vos lèvres. »
« - Le meilleur serait de partir, Harry. »
Harry. De nouveau son nom sur les lèvres de l'homme. De nouveau avec ce timbre presque impossible d'associer à Snape... Lui causait maintenant davantage de douleur.
« - Sale égoïste !! » Cria le garçon en relevant un visage en larme et se tourna brusquement pour sortir de la pièce.
Severus soupira. Avec douceur, il marcha jusqu'à la fenêtre et montra un peu ses sentiments.
Il avait mal, c'était certain, mais maintenant les choses étaient comme elles devaient l'être.
L'homme posa ses yeux noirs sur l'ombre isolée qui était à l'extérieur et il fronça les sourcils en étant conscient de la seule larme qui glissait sur la joue de la belle créature.
Déborah pleurait pour lui... Elle versait tous les pleurs que Severus ne se permettait pas de verser et sanglota une chanson d'amour pour compenser le mot qu'il niait, bien qu'il souhaitait le prononcer.
La blancheur surprit le collège le lendemain. La belle neige recouvrait tout sans laisser voir le peu de végétation qui devait maintenant mourir lentement.
La neige était comme lui : son amour.
Harry soupira en serrant sa robe contre son corps en même temps qu'il dissimulait son nez dans l'écharpe bicolore, mais ne put pas accumuler de chaleur suffisante pour le protéger de la brise soudaine qui souffla sur ses cheveux en les dépeignant encore plus et lui refroidissait les joues.
C'était une mise en échec, n'est-ce pas ?
Il était comme cette herbe dont la seule erreur était de naître hors du temps et maintenant devait mourir sous la neige.
Il n'existait pas de façon de renverser l'effet, mais il était sûr que ce n'était pas une situation qu'il souhaiterait éviter. Malgré tout, il était heureux d'avoir déballé ce qu'il pensait puisque, pendant un moment, il lui avait paru voir la même vulnérabilité dans les profonds yeux noirs de Snape. Et il était sûr que l'amour était partagé ; davantage de mots existaient dans le dictionnaire pour nier cet amour, et serait plus acceptable que cette manière subtile et presque imperceptible du mensonge qui avait émané de ces lèvres chaudes.
Et très malgré la douleur qu'il ressentait dans son cœur, il pouvait affirmer que c'était mieux que l'ignorance.
Même si la mémoire le brûlait sans pitié. Sur la tristesse dans laquelle il se trouvait encore maintenant et il ne pensait pas l'oublier un jour. Parce que s'il oubliait…
…Il tomberait dans le désespoir.
« - Hey, Harry ! Tu peux me prêter ton balai ? »
Le garçon aux cheveux noir leva le regard pour voir son ami Ron et se força un sourire avec un peu d'envie puisque lui, il n'avait pas de déception amoureuse par celle qu'il aimait.
« - Je peux voler aussi ? » Demanda Harry en se levant.
« - Bien sûr ! »
« - C'est absurde » protesta la femme sans cesser de tourner en rond dans le bureau « - Tu n'as pas accepté mon aide pour réduire ton âge, mais tu la veux pour effacer tes sentiments. La vérité est que tu es un lâche, Severus. »
Déborah avait dit des choses dans ce style depuis que Severus lui avait fait savoir la raison pour laquelle il l'avait appelée. Quand elle avait passé la porte, elle paraissait être très satisfaite, elle pensait probablement qu'il avait accepté sa proposition, mais depuis qu'il lui avait précisément dit ce qu'il voulait, elle s'était mise à marcher comme elle le faisait généralement avant de commencer à crier hystériquement. Pourvu qu'elle ne le fasse pas. Severus ne connaissait qu'une seule personne capable de la contrôler... et il ne voulait pas que Black foule son bureau à cet instant.
« - Je veux seulement être raisonnable. »
« - La raison est la meilleure alliée de ce que nous appelons vulgairement de l'amour, mon ami... Si j'effectue ce sortilège tu ne pourras pas aimer de nouveau cette personne même si tu le souhaites. »
« - C'est parfait. »
Déborah fit un geste négatif devant cette réponse.
« - Cela nécessite une potion et je ne sais pas la faire. »
« - Je la ferais. » Décida Severus.
« - Tu es malade ! Tu vas le blesser !! »
« - J'ai admis mon amour pour lui, Déborah... et c'est réciproque. Cela implique qu'il embrasse des espoirs et il existe le risque qu'il abandonne tout sans mesurer les conséquences. J'ai besoin de lui sauver la vie sans amour ou je ne supporterai pas d'être présent quand ils annonceront son décès. »
Très raisonnable.
Déborah soupira et croisa les bras en s'humidifiant les lèvres.
« - Mais il le verra... Il fait partie de l'objet de ce sort. »
« - Bien... Je ne devrai pas ainsi lui faire savoir la disparition de cette émotion. »
« - Tu es cruel, Severus... Je remercie le ciel de ne pas être amoureuse de toi. »
« - Et tu as préféré aimer un idiot complet » Commenta-t-il avec un rire dédaigneux.
« - Au moins ne l'insulte pas face à moi. » Soupira-t-elle.
« - Mais se ne serait pas intéressant. »
Déborah lui lança un regard noir.
Ses pieds nus marchèrent dans la neige au fur et à mesure qu'il avançait jusqu'au bord du lac.
Un groupe de lucioles l'avait amené jusque là. Belles et tremblantes comme des étoiles... Chacune d'elles émettait une lumière délicate qui avait illuminé ses pas depuis sa chambre jusqu'à la sortie du château où des milliers de lumières s'étaient unis à l'extérieur comme si elles dansaient avec bonheur.
Tellement beau. Tellement irréel.
« - Un rêve. » Décida Harry en levant la main vers le groupe d'insectes qui se dispersa pour ne pas être touché.
Ses pieds ne sentaient pas le froid.
L'air n'était pas froid sous son pyjama.
L'atmosphère n'était pas bien définie.
Mais il pouvait au loin voir le bord du lac. Plus illuminée que jamais par les insectes agiles qui se déplaçaient avec insistance sur le bord de l'eau et sur la surface.
Là, il en était loin.
Il avait le cœur brisait dans sa poitrine et courut jusqu'à l'emplacement illuminé. Quand il arriva, il fut conscient du chaudron qui y avait été placé de manière provisoire et du liquide transparent qui bouillonnait à l'intérieur. Un peu plus loin, il y avait une figure totalement encapuchonnée de noir avec un gobelet fumeux dans les mains.
Harry s'approcha de son professeur et il l'enlaça en frottant la joue contre la robe de son amour.
"Je t'aime"Harry clignota et se sépara un peu de lui.
« - Professeur ? »
"Je t'aime, Harry. Mon amour pour toi est si fort que je serais capable de tout... Y compris renoncer à toi ".
Les lucioles se mirent à danser autour de l'être encapuchonné en dessinant un symbole magique et des mots doux commencèrent à émaner.
Un sortilège.
« - Professeur ? » Harry le regarda avec crainte. Avec un soupçon clair que quelque chose de terrible était en train de se passer bien que ça ne le menace pas du tout.
Des mots dans une autre langue flottèrent dans l'air... les lumières pénétrèrent dans l'eau et le silence de la forêt parut s'accentuer de manière horrible. La nuit devint plus sombre et Harry se sentit frissonner pour la première fois au moment ou il vit quelque chose sortir de l'eau et entourer le professeur Snape avant de pénétrant dans sa peau... en combattant pour extraire quelque chose !
Harry cria.
Il le fit plusieurs fois, mais il ne fut pas capable de faire entendre sa voix et pas plus qu'il ne put toucher l'homme.
Il ne pouvait pas avoir fait ça...
... et il pleura...
Il pleura en voyant que son seul réconfort venait de mourir face à ses yeux.
Harry ouvrit les yeux de manière brusque et tendit la main vers la table de nuit pour prendre ses lunettes et les mit sur son nez. Sans faire attention aux paroles de Ron qu'il avait aussi réveillé, il prit sa cape d'invisibilité et sortit du dortoir en traversant le portrait de la dame grasse pour examiner le couloir qui menait à la salle commune des Serpentard.
Mais il s'arrêta quand il comprit qu'il agissait précipitamment.
Il avait seulement eu un rêve.
Ça avait seulement été un rêve.
N'est-ce pas ?
Il se tourna pour revenir sur ses pas pour retourner dans son dortoir, mais un bruit l'alerta, il était dissimulé entre les ombres bien qu'étant protégé par la cape et surveilla les personnes qui marchaient vers la salle commune des Serpentard. À l'avant marchait sa tante avec une cape noire et plus mince que dans les souvenirs de Harry. Derrière elle marchait Severus Snape avec une expression d'ennui et il s'avança jusqu'à être à côté d'elle.
Ils parlèrent à voix basse, mais ce ne fut pas ce qui attira l'attention de Harry. Il concentra sur le regard du professeur et il n'y trouva qu'un vide horrible qui lui serra le cœur de manière pénible.
Il l'avait fait.
D'une certaine manière il avait extrait ce qui le rendait vulnérable.
Et tout ça pourquoi ?
Parce qu'il présentait des normes qui ne devaient pas comporter ce genre de sentiment qui lui avait tant coûté d'accepter. Un millier de gens attendaient seulement des héros irréels pour couvrir leurs propres manques...
... tout ça pour...
... rien...
Severus avait tout laissé en arrière... Il avait laissé Harry Potter en arrière... Il avait préféré tuer son amour plutôt que de risquer de le voir réellement mort.
Le garçon attendit que les adultes se soient retirés et il retourna à son dortoir.
Il ne pouvait pas accepter cela.
« - Tu n'as pas bien dormi ? » Demanda Hermione dès qu'elle le vit le lendemain matin, dans la Grande Salle.
« - J'ai fais un cauchemar. » Lui répondit Harry avec un sourire en voyant que son amie avait un air inquiet « - En outre, j'étais un peu malade à cause de quelque chose que j'ai mangé. » Ajouta-t-il rapidement en espérant qu'elle croit ce mensonge.
« - Tu devrais manger plus lentement. » Lui conseilla-t-elle et Harry se remercia intérieurement d'avoir dîné en sa compagnie après avoir s'être convaincu qu'il avait besoin de manger un peu... Bien sûr, il était très gêner après avoir parlé avec Snape.
« - Hey, Harry ! » Ron arriva et s'assit à ses côtés « - où es-tu allé hier soir ? J'étais très inquiet. »
Tellement inquiet qu'il s'était rendormi presque aussitôt, pensa Harry avec amertume en se rappelant qu'en revenant dans le dortoir, il l'avait trouvé empêtré dans les couvertures, et dans un profond sommeil.
« - Quelque chose que j'ai mangé et qui m'a rendu malade. » Dit-il avec tranquillité en voyant que son ami paraissait compréhensif en ce qui concernait cela et il soupira.
Bien, il ne donnerait plus dorénavant de motifs pour inquiéter ses amis inutilement.
La vérité était que Harry détestait quand les choses n'allaient pas comme il le voulait. Il était conscient des obstacles qui lui ferait face, c'est pourquoi il n'osait pas faire le premier pas, mais quelque chose était arrivé et il l'avait approché à l'amour de sa vie d'une manière tellement mystérieuse qu'il souhaitait que cela continue.
Il souhaitait continuer à encore aimer cette personne avec les préjugés de l'âge... Le statut social, économique et sexuel.
Toutefois il comprenait maintenant que Harry Potter lui-même ne pouvait sauter une règle telle de base.
Ni même l'Enfant qui vivait en lui pouvait aimer une personne plus âgée même s'il n'avait pas sauvé la Communauté Magique et pas de Lord Voldemort une fois.
Et il était simplement ce que les gens attendaient de lui.
Mais Harry s'était cru capable de sauter cette barrière.
Il s'était senti capable de supporter les critiques et les barrières... De combattre pour celui qu'il aimait et de le rendre heureux.
Toutefois...
…il y avait eut une barrière qu'il n'avait pas pu sauter...
Un empêchement qu'il ne pourrait plus vaincre à présent, même s'il était possesseur de pouvoirs admirables.
Harry soupira en picotant la salade dans son assiette. Il y avait beaucoup de mouvement dans la Grande Salle, mais il n'y en avait pas assez pour lui occuper l'esprit et ne plus penser à cette étude pénible dont il ne pouvait pas se détacher.
Parfois il pensait que le poids serait moins lourd s'il le partageait avec ses amis, mais la situation paraissait tellement absurde (encore maintenant) qu'il n'avait le courage pour le faire et la vérité commençait à faire de lui une victime de son malheur d'être seul.
Il voulait parler avec ses amis... leur raconter tout ce qu'il lui faisait mal... Être consolé un peu... Mais... il n'était pas senti prêt pour faire face aux questions auxquelles lui-même ne pouvait répondre.
Donc il se contenta de rester silencieux.
« - Harry ? »
Le garçon leva le regard vers Ron et rencontra un regard inquiet qu'il ne sut pas comment esquiver.
« - Pardon, que disais-tu ? » Demanda-t-il avec tout le naturel qu'il lui était possible de réunir.
« - Je te demandais si tu avais été informé du changement d'horaire du match.
Naturellement non, mais Harry ne répondit pas dû au fait que quelqu'un s'avançait vers lui.
« - Il est clair que Potter n'a pas toute sa tête pour s'occuper de beaucoup de choses. » Dit une voix dédaigneuse.
« - N'avais-tu pas un rendez-vous avec le Calmar Géant, Malfoy ? » Demanda Ron, contrarié.
« - J'ai des choses plus importantes à faire, donc je ne ferais pas cas de ce commentaire insignifiant, Weasley... Et puisque Potter ne s'est pas entraîné pour le match d'après-demain je vous conseille de prier pour un miracle... Vous allez en avoir besoin. »
« - Nous allons gagner !! »
Harry remercia la confiance de son ami... et jusqu'à un certain sens, son intervention aussi.
« - Nous le verrons pendant le match. » Fit le brun avec un air assuré en fixant les pupilles grises.
Il y avait quelque chose d'étrange dans le regard de Malfoy. Quelque chose que Harry ne comprit pas.
« - Nous verrons. » Fit le blond avec supériorité en souriant narquoisement et il se tourna pour sortir de la Grande Salle, accompagné de ses gardes du corps « - Probablement, alors, que tu pourrais essayer d'être plus attentif Potter... Ce n'est pas amusant de te vexer si tu penses à autre chose. »
Harry fronça les sourcils et regarda disparaître le blond par la porte principale.
« - Nous gagnerons !! » Insista Ron avec un poing serré.
« -Sûrement. » Le soutint Harry en se levant. « -Je n'ai pas terminé mon travail d'hier soir... Je ne vais pas aller au premier cours comme ça, je le finirais. »
« - Je peux te passer quelques notes du mien. » Lui dit Ron encouragé à l'idée de donner une leçon aux Serpentards lors du prochain match.
« - Ron !! » S'exclama Hermione.
« - Maintenant que tu le mentionnes, ça m'aiderait un peu. » Fit Harry ayant peur de recevoir un regard noir de la jeune fille.
« - Je ne le permettrai pas. » S'exclama-t-elle et elle fouilla dans son sac pour en sortir un parchemin « - Sûrement que le travail de Ron n'a pas de données suffisantes... utilise le mien. »
« - Hey ! Tu n'as pas voulu me laisser copier !! » Protesta Ron.
« - Toi, tu n'as pas eut une retenue. » Dit-elle avec beaucoup de logique et elle regarda Harry « - Nous dirons au professeur que tu n'as pas pu venir, nous te verrons dans le cours suivant. »
Bien. C'était juste ce dont il avait besoin. Un peu de compréhension et d'aide.
Harry travailla dans la bibliothèque déserte pendant une demi-heure et trouva hautement recommandable de se plonger dans ses études et ses devoirs pour oublier un peu ce qui le blessait.
Toutefois quand il termina, il trouva cela encore plus difficile qu'avant et alla se réfugier dans une salles de classe abandonné en essayant de se contrôler.
Ca faisait mal.
Une douleur bien plus pire qu'une blessure qu'il avait le malheur d'éprouver et le pire était que celle-ci ne guérirait pas grâce à la miraculeuse intervention de Madame Pomfrey.
Il souffrait tant que seul la saveur salée de ses larmes paraissait être capable d'alléger un peu la charge avec laquelle il continuait sa vie et commençait à sentir une pression dans la gorge qui l'empêchait presque de respirer convenablement.
Mais ça n'atténuait pas la douleur de son cœur.
Harry se replia sur lui-même en continuant à pleurer doucement jusqu'à ce qu'il sente une pression dans son dos.
Dérangé et honteux à l'idée qu'il puisse s'agir de Hermione ou de Ron, il leva la tête, pour être seulement étreint et ses yeux verts se heurtèrent avec une chevelure argentés et doux qui lui chatouillait le nez, en même temps qu'elle faisait glisser ses lunettes.
Non. Ce n'était pas le corps de Hermione... Même s'il y avait une certaine douceur dans les gestes, il sentait également un peu de dureté... des bras mince, mais plus fort.
Ce n'était pas Ron non plus. La tendresse presque impossible que ces bras étaient capables de transmettre n'étaient pas propres à son ami et l'odeur... L'odeur enivrante qui lui remplissait les poumons en desserrant le nœud de sa gorge et allégeait la douleur.
«- Malfoy ? » Murmura Harry.
Tout cela était tellement déconcertant qu'il crut qu'il faisait un autre rêve. Toutefois la chaleur était réelle... La sensation de libération était réelle...
... le réconfort...
... En vérité cela se produisait bel et bien...
« - Pourquoi ? »
« - Tu n'es pas une personne qui doit vivre dans la solitude bien que tu penses que tu es habitué à vivre seul. » Murmura Draco avec un ton de voix que Harry ne lui avait jamais entendu. « - Mais tu n'es pas non plus une personne qui demande un peu de réconfort... Et si tu ne veux pas compter sur tes amis... au moins... tu peux le faire avec moi... Tu peux pleurer dans mes bras... »
« -Mais, pourquoi ? »
« - Ne t'y habitue pas, Potter. Je ne tiens pas à être ton mouchoir pour un temps indéfini... C'est seulement parce que celle-ci était une exception. »
Harry renifla rageusement.
«- Laisse-moi deviner... "Ne le souhaites pas à ton pire ennemi même si c'est le superbe Harry Potter", non ? »
« - Plus ou moins. » Rit Draco et encadra son visage entre ses mains « - Mais ta sottise incroyable de croire que tu n'avais besoin de personne, m'a fait comprendre que tu avais besoin de moi. »
« - Je n'ai pas besoin de toi ! » Protesta Harry sans se séparer de lui.
« - Alors, ne t'y habitue pas... Je ne serai pas là à chaque fois que ça se passera. »
Draco serra à nouveau son rival en sentant une nouvelle montée de sanglots de sa part et soupira en surveillant la porte qu'il avait laissé entrouverte.
Pour calmer un peu ses pleurs, il se mit à le bercer comme un enfant et lui embrassa les cheveux avec douceur.
En définitive ils n'assisteraient pas au cours suivant...
Fin
Et voilà, c'est ici que s'achève cette fic, une suite a été écrite mais je ne sais pas encore si je vais la traduire, parce que j'ai de moins en moins de temps et d'autres projets, enfin seul le temps nous le diras.
Pour ceux que ça interesse de lire (elle est en espagnol, je le rappelle) elle se nomme "Tan solo un momento" et voici le lien :
http // www. fanfiction. net/s/ 1607704 /1/ (sans les espaces et en espérant qu'il apparait)
En ce qui concerne la prochaine fic qui la remplacera dans deux semaines, ça sera aussi une traduction espagnole, mais cette fois, dans la catégorie GW et elle s'appellera "Moi quoi ?!" en espérant qu'elle vous plaira.
Bisous
Shali Maxwell
