Pater familias

Chapitre 13

Son petit estomac bien remplit, Shion salua de la main Camus et Milo qui avaient finit par enfiler un peignoir puis continua sa descente vers les arènes.

Il avait décidé qu'il dirait bonjour à tous les chevaliers d'or maintenant qu'il allait mieux.

Sautillant et heureux de vivre comme seul un bambin peut l'être, il prit son temps pour descendre les marches une a une en sautant jusqu'à atterrir devant la dixième maison.

Derrière lui, non loin, Aphrodite et DeathMask ne lâchaient pas l'enfant des yeux, prêt à bondir si le petit glissait, tombait ou se faisait mal.

Non… Les deux sociopathes du Sanctuaire n'étaient pas des parents idéaux comme en auraient rêvés n'importe quel enfant.

Ils étaient juste conscient que leur mini pope était fragile et…et… ho et puis flûte !

Shion toqua à la porte du temple.

Très vite Shura vint lui ouvrir.

"- Bonjour grand petit pope." Sourit le jeune homme.

"- Bonjour Shion !" Salua à son tour Aioros qui buvait une tasse de thé, assit sur le canapé du Capricorne.

L'enfant fronça les sourcils.

Qu'est ce qu'il faisait là, lui ?

Pas qu'il n'aimait pas le grand cheval, simplement, pourquoi il était là de si bon matin ?

"- Bonjour monsieur chèvre ! Bonjour monsieur cheval !"

Aioros gloussa.

Il posa sa tasse sur la table basse pour tendit les bras à l'enfant.

Un peu ronchon, Shion le dédaigna et monta tout seul comme un grand sur le canapé.

"- Pourquoi tu es là, grand cheval ?"

Les deux chevaliers d'or haussèrent un sourcil. Si Shion avait été un peu plus vieux, ils auraient presque pu sentir dans sa voix de la rancœur, voir, de la jalousie.

"- Et bien, Shura m'a prêté un livre il y a quelques jours, je venais le lui rendre et comme il est bien élevé, lui, il m'a proposé une tasse de thé que j'ai accepté."

L'enfant ne prit pas garde au ton ouvertement grondeur d'Aioros.

Il n'y avait guère que lorsque Dm ou Aphro le grondaient qu'il s'en souciait. Mu aussi mais pas pour les mêmes raisons. Shion avait toujours très peur que Mu le tape.

"- Tu m'apprendra à lire, Shura ?" Demanda le bambin en s'agrippant à la taille du capricorne dès qu'il put.

Le mini pope se livra à l'escalade de la face nord de la chèvre dorée pour ne s'arrêter que lorsqu'il fut confortablement installé dans ses bras, son petit visage ouvert niché au creux de son cou.

Aioros gloussa doucement.

Il était tellement mignon ce mini grand pope….

Un énorme soupir de contentement échappa au petit garçon.

"- Tu es bien installé ?" S'amusa Shura, encore un peu renversé d'avoir le pope dans les bras.

Le petit garçon frotta sa joue contre la sienne.

"- Ho oui alors !!! Tu sens bon et tu es tout doux !"

"- Je sens bon ?"

"- Plein !!"

Aioros chatouilla la joue du petit garçon qui gloussa.

"- Mais ! Arrête grand cheval !!! Je fais un câlin à mon Shura !!!"

Le sagittaire rit doucement de voir Shura rougir soudain.

"- TON Shura ?"

"- Voui !" Confirma le petit garçon.

"- Pourquoi ton Shura ?"

"- Parce que quand je serais grand, je me marierais avec lui !"

Aioros hurla de rire à la réponse de l'enfant autant qu'à l'expression d'horreur du capricorne.

"- Et même qu'on jouera au papa et à la maman, comme Camus et Milo ou Aphrodite et DeathMask !" insista l'enfant pendant que Shura servait sa plus belle tête d'homme traqué.

Aioros prit le petit garçon des bras de Shura.

"- Mais il ne faut pas le dire, Shion…"

"- Ho ? Pourquoi ?"

"- Parce que, il ne faudrait pas faire peur à monsieur Chèvre, tu ne crois pas ?"

"- Ha ben non alors ! Je veux pas lui faire peur à mon Shura !"

"- Bon !"

Le Sagittaire reposa l'enfant sur le sol.

"- Je vais aller dire bonjour aux autres grands alors !" Décida Shion. "Au revoir Aioros ! Au revoir Shura !!" Salua encore l'enfant avant de partir en courant.

Aioros se tourna vers le capricorne.

"- Jouer au papa et à la maman hein ?"

Shura grogna.

"- Il sait pas ce qu'il dit !"

"- Je crois qu'il ne le sait que trop plutôt…" Gloussa le Sagittaire.

Sous la fenêtre, Aphrodite retenait un cancer qui n'avait qu'une envie : Aller pèter la gueule à Shura.

Il n'était pas dit qu'un dépravé détournerait le bambin du droit chemin, même quand il serait grand ! S'il le fallait, il ferait comme n'importe quel père, il irait acheter un fusil à pompe pour les 13 ans du gamin ! Non mais !