EDIT : Je m'excuse vraiment pour la notification du chapitre 14... J'ai effectivement publié ce chapitre quelques heures plus tôt, mais j'ai complètement oublié de répondre aux reviews, donc je l'ai supprimé, et réuploadé ensuite... Désolée pour la fausse joie ^^"
Mais le voilà, tout prêt, tout chaud! ^^
Encore désolée, et bonne lecture! J'essaierai de faire plus attention la prochaine fois...


Et un autre chapiiiiitre!
Voyez, et admirez ma manière de réguler mes chapitres... XD Nous sommes à la fin du mois, donc je poste x) *même si ça ne s'applique pas quand j'ai mes heures d'inspirations, où là, je posterai plus souvent (logique XD )*

J'ai assez peur de ce chapitre, disons... Probablement au niveau de la manière dont les événements se suivent... Je ne sais pas, vraiment XD J'espère simplement que ça ira, et que ce ne sera pas dur de voir ce qui s'est déjà passé, ou non... Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser en commentaire, j'y répondrai le plus vite possible! (ah, et si vous n'avez rien à dire... Commentez quand même, ça me fera écrire plus vite XD *eh oui, ça s'appelle de la motivation =D * )
Plus sérieusement, si vous avez des remarques (ou tout simplement vos pensées, hein :3 Ca me fera tout autant plaisir), n'hésitez surtout pas à les mettre, j'ai vraiiiiiment envie de lire vos impressions! (comme d'habitude, vous me direz XD )
Juste que ça me donne plus d'inspiration, si j'ai des avis... Je dis ça comme ça, hein :3 *okjesors*

Sinon... Ben écoutez...
Je vous demande de sortir vos pierres à l'avance. Nan, parce qu'ENCORE UNE FOIS, je vous ai trollé à la fin... Ah, vous m'aimez, hein? *s'enfuit*
Bon, c'est pas AUTANT que le troll du chapitre 11, mais bon... C'est quand même quelque chose, surtout que c'est un GRAAAAAND pas dans la fanfiction, alors... J'en dis pas plus, je vous laisse lire, hein =D
En attendant, laissez moi trouver une cachette '.' Je ne veux pas mourir si jeune, voyons...

Bref, bonne lecture! ^^
N'oubliez pas de me laisser vos impressions! (surtout sur UN CERTAIN PASSAGE, que vous reconnaîtrez immédiatement, si vous avez déjà lu certaines de mes "authors notes"... Mais chut, hein :3 Je suis limite en train de vous spoiler, là, du calme, Katia...)

Donc voilà voilà, bavez bien sur le nouveau chapitre!
(comme d'habitude, les réponses aux reviews sont à la fin :3 )

Katia


Chapitre 14

Misaki Takahashi

La nuit était arrivée plus vite que chacun ne le pensait. De toute la journée, l'étudiant avait pu voir et sentir l'ambiance noire qui s'était installée peu avant son retour de sa seconde séance d'hypnose.
Pour autant, ce dernier n'était pas stupide et avait rapidement compris qu'il était plus qu'impliqué dans l'inquiétude que recevait chacune des personnes qui l'entouraient : à croire qu'il était le seul non informé! Bien qu'évidemment, la raison à cela était le fait que personne ne voulait l'inquiéter. C'était un fait, certes. Cependant, ledit fait ne faisait qu'empirer la situation, et de manière singulière.
Misaki savait au plus haut point ce que signifiait un second message de la part de son kidnappeur, et celui-ci était incroyablement clair, si bien qu'il ne pouvait donc pas lui échapper.

"Il ne me laissera jamais…" avait-il pensé, en se retournant dans son lit, submergé par la pénombre, comme il avait pu longtemps la subir. Néanmoins, cette fois, il pouvait percevoir un rayon de lumière à travers le dessous de sa porte, ainsi que le bruit de pas des infirmières, et leurs discussions qu'il entendait, mais ne pouvait comprendre.
Pour une fois, depuis ces six longs mois, la pénombre lui semblait agréable. Et Dieu qu'il ne pensait pas retrouver ce genre de sensation un jour. Auparavant, le noir était synonyme de répit avant la prochaine torture, et donc une peur continuelle de savoir si l'autre se trouvait dans la pièce ou non.

Mais à ce moment là… A ce moment là, seul l'écrivain était dans la chambre, à ses côtés, sur le lit qui avait été installé plus d'une semaine auparavant.
C'était une nouvelle raison pour se sentir davantage en sécurité, même si bien évidemment, cela ne restait qu'une maigre illusion. A combien s'estimaient ses chances d'échapper de nouveau à ce psychopathe, même avec l'auteur à côté de lui? Bien sûr que ce n'était qu'une maigre illusion : il suffisait simplement qu'il soit attiré dehors et il se trouverait alors en position de faiblesse, lui qui ne pouvait presque plus tenir debout. De plus, il fallait se rendre à l'évidence : il avait perdu sa capacité à marcher correctement. Cela venait principalement du fait qu'il avait cessé de marcher au bout d'un moment, quand il avait compris qu'espérer un jour sortir ne servirait à rien.
Quelle utilité, lorsqu'on était cloîtré dans une salle minuscule? Aucune.
Non, il ne marchait que lorsqu'il se faisait emmener dans une autre salle. Et pas à d'autres occasions, si bien qu'il avait perdu l'habitude de tenir sur ses jambes.
Son kidnappeur n'avait pas dû rêver mieux… Mais il avait déjà abandonné l'espoir de sortir cet enfer. Alors pourquoi marcher?

Et pourtant, il était vraiment sorti. Il s'était enfui, alors qu'il ne se souvenait même pas comment. Tout ce qu'il voyait était de simples taches colorées, et terriblement floues… Il ne parvenait pas à comprendre le sens de ces images et il doutait d'avoir été totalement conscient lors de son énième échappée.
Parce qu'il n'y en avait pas eu qu'une seule… Non, il avait dû essayer une bonne dizaine de fois, avant d'y parvenir réellement.
Et même en prenant un chemin différent à chaque fois, il n'était jamais parvenu à trouver la sortie… Et l'autre l'avait toujours coincé quelque part. Soit en l'enfermant dans une salle, comme la première fois, avant de venir le chercher, soit en le coinçant dans un cul de sac… Non, il n'y était jamais parvenu, et la seule fois où il avait véritablement réussi était sortie de son esprit, chose pourtant si importante…

Misaki serra les dents. Comment était-il censé s'en sortir, sans se rappeler de quoi que ce soit, si ce n'est que son incessante torture? Il ne savait plus quoi faire.
Il y avait bien ces séances d'hypnose, mais… Combien de temps serait nécessaire, avant de trouver, enfin, le bon souvenir? Celui qui gardait sa voix coincée à l'intérieur de sa gorge? Celui qui avait dû le traumatiser à un point inimaginable…?

"Je veux rentrer…" Et encore une fois, une nouvelle question s'ajoutait à celles qu'il se posait déjà.

Chez qui, exactement, rentrerait-il?
Il savait que son grand frère avait accepté leur relation, certes… Mais serait-il capable de le laisser repartir avec Usagi, comme auparavant? Le brun en doutait sérieusement… Au contraire, il était sûr que ce dernier le reprendrait sans laisser le choix à quiconque de venir protester.
Même si tout était meilleur que de rester dans cet hôpital… Non, après ces six douloureux mois de captivité… Tout ce qu'il souhaitait était de retourner chez l'écrivain. C'était bien sûr quelque chose qu'il ne se serait jamais permis de penser avant, mais en ces circonstances, il avait toutes ses raisons pour le faire et il ne pouvait pas se blâmer pour ça…

"En parlant de lui…" Le brun tourna sa tête dans sa direction, bien que l'obscurité l'empêchait de distinguer l'auteur correctement. Il pouvait néanmoins distinguer une forme parmi le noir qui les entourait tous deux.

Le plus jeune était sûr que celui-ci ne dormait pas. Il en aurait mis sa main à couper! Il lui suffisait d'écouter sa respiration pour le savoir : elle n'était pas assez calme pour quelqu'un qui dormait. Simplement. De plus, il avait tellement dormi avec l'écrivain qu'il connaissait assez les cadences et le son de ses respirations.
Il n'y avait pas de doutes à avoir, et cela, même avec tout ce temps passé avec ce psychopathe.
Le brun n'avait… Rien oublié de ce qu'il avait vécu avec son amant. Bien au contraire.
Il se l'était rappelé chaque jour, chaque heure, chaque minute… Chaque seconde, passés aux côtés de ce malade qui l'avait kidnappé.
Ô combien avait-il rêvé de ce moment… C'était presque un miracle!
Miracle… Qui était proche de tourner au cauchemar, s'il ne trouvait pas rapidement un moyen de se sauver lui-même de ce fou, sans mettre qui que ce soit en danger…

Silencieusement, il se redressa, et toujours d'un regard triste, continua à fixer le plus vieux.
Il était évident qu'il mettait un nombre incalculable de gens en danger, juste par sa présence… Que ferait-il, si Vladlen se mettait à le menacer…? Il n'aurait pas le choix… Non, pas le choix…
Il n'était pas malheureux d'être sorti, bien sûr que non!
Mais savoir cela lui faisait un mal incroyable.

Lentement, il enfouit sa tête entre ses jambes, ne sachant plus quoi penser : il était devenu un réel danger. Il l'avait compris lorsque le second message - du moins, il le soupçonnait comme tel, puisque l'on ne lui avait rien dit - : On aurait beau le protéger, il resterait une cible de choix et il ne pourrait rien faire contre cela… Se cacher ne servirait à rien!
L'autre ne l'avait-il pas appelé sur le téléphone de sa chambre? N'était-ce pas une preuve suffisante?

"Qu'est-ce que je ferai, s'il se déplace jusqu'ici…?" Il n'osait pas imaginer ce qu'il se passerait si l'auteur tombait nez à nez avec ce malade…
Même si ce dernier semblait vouloir se venger au plus haut point… Il n'avait strictement aucune idée de QUI il avait affaire… Non, strictement aucune…
Et ô combien l'étudiant savait, lui.

-"Misaki…?" Le son d'une voix interrompit le brun dans ses rêveries, le faisant tourner la tête vers la source de celle-ci, avant d'apercevoir la forme de l'écrivain, visiblement levé, et bien réveillé, comme il le pensait auparavant.

Le plus vieux sembla s'approcher de lui, si bien que Misaki pu distinguer les traits du visage de son amant, chose qui serait impossible sans le petit rayon de lumière qui s'infiltrait au dessous de la porte de sa chambre.
L'inquiétude était parfaitement visible sur le visage de l'auteur : il n'avait pas réellement besoin de ça, à ce moment précis…

-"Qu'est-ce qui ne va pas? Tu n'arrives pas à dormir…?"

Que pouvait-il répondre?
Que pouvait-il répondre à celui qui semblait prêt à tout pour lui? A celui qui semblait s'inquiéter à un point inimaginable pour lui…?
Rien, justement.
Il ne POUVAIT PAS répondre. Il ne pouvait pas lui dire de ne pas s'inquiéter, que tout allait bien. Même si tout cela n'était que de simples mensonges…
Mais il ne voulait plus inquiéter qui que ce soit… Il le fallait bien, non…?

Parce que sinon, il se montrerait encore égoïste, et ça… Il ne pourrait pas le supporter.
Combien de personnes avaient souffert, ou même, avaient été tuées par sa faute…?

Quant à sa perte de voix, elle ne lui permettait pas de s'exprimer aux autres, et cela, c'était déjà un élément d'inquiétude pour ses proches.
Inquiétude que le brun souhaitait ne pas donner, et surtout pas à l'homme qui se trouvait en face de lui. Il voulait juste que tout redevienne comme avant.
Mais COMMENT tout cela pourrait redevenir comme avant? Avec tout ce qu'il avait pu subir…?
Avec… Tout ce qu'il avait fait subir aux autres, par sa lâcheté…?
Jamais cela ne pourrait arriver… Et il le savait pertinemment. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'y croire, tout de même conscient que c'était un espoir ridicule, principalement quand on réunissait les deux messages. Messages qui étaient signes de ses chaînes, ces chaînes qui le retenaient lié et prisonnier de ce psychopathe sans pitié.

Mais ça… Il ne pouvait tout simplement pas leur dire…
Parce qu'il ne fallait pas les inquiéter… Non…
Tout allait bien. Il ne fallait pas leur montrer quoi que ce soit.
Leur montrer qu'il savait très bien dans quelle position il se trouvait. Qu'il était terriblement en danger.
Qu'il n'allait pas pouvoir tenir longtemps avant de craquer devant eux.
Seulement, aurait-il assez de larmes pour pleurer son malheur…? Ou les avait-il toutes perdues lors de sa captivité…? A pleurer sur son sort, et celui des autres, qui se faisaient parfois tuer devant lui?
Il ne savait pas.
Il ne savait plus. Il avait, durant tout ce temps, oublié ce qu'était la vie en elle-même, et pourquoi elle valait la peine d'être vécue. A quoi bon se souvenir de ça, quand on était la victime, parmi tant d'autres, d'un homme ayant depuis longtemps perdu toute notion de raison?
Il ne pouvait leur dire. Non, ce n'était pas possible, pas pour lui.

Alors il exécuta un simple geste. Un geste qu'il savait facile à comprendre pour son amant. Pour lui faire comprendre que tout allait bien.
L'étudiant approcha, de manière hésitante et tremblante de faiblesse, sa main près du bras de l'écrivain, qu'il toucha pour retenir son attention, avant de secouer doucement la tête.
L'autre avait suivi son regard, mais alors qu'il s'apprêtait à répondre, Misaki esquissa un faible sourire triste que son amant ne pouvait voir, et se recoucha lentement, en faisant bien soin d'être dos à lui.
Même avec la parole, jamais il ne pourrait lui dire tout ce qu'il ressentait, et précisément à ce moment.
Non, il garderait tout pour lui, cela avait toujours marché… Alors pourquoi cesser…?

Il allait pousser un soupir silencieux, lorsqu'il sentit l'autre côté de son lit être abaissé par un poids. Alerté, et pour le moins surpris, il se retourna, s'appuyant sur ses faibles bras qui peinaient déjà à le soutenir.

"Qu… Hein?" Il écarquilla ses yeux fatigués : l'écrivain s'était assis sur le bord de son lit, et commençait déjà à s'allonger à côté de lui, ne se préoccupant pas le moins du monde qu'il s'agissait d'un lit une place et qu'il ne parviendrait sûrement pas à loger confortablement les deux amants.

Le brun ouvrit la bouche pour l'interroger et pour lui demander de retourner là où il était supposé dormir, mais sans surprise, comme depuis plusieurs semaines, aucun son, si ce n'est que celui de l'air, passa ses lèvres.
Cependant, malgré que l'auteur l'ait parfaitement entendu, il ignora royalement sa demande silencieuse et se coucha après du corps frêle et faible de l'étudiant, passant sous les couvertures et se blottissant contre lui, passant ses bras autour de lui, tout en lui donnant toute sa chaleur. Il n'avait toutefois pas la force de le repousser, comme il l'avait longuement fait, lorsque tout était normal.

"Mais qu'est-ce qu'il…" Il n'eut pas le temps de penser davantage, que son amant le coupa dans ses pensées :

-"Ne bouge pas, juste… Essaie de dormir. Ne pense plus à rien, détends toi… Je suis là. Ça va aller, je suis là…"

A ces mots murmurés près de son oreille, il sentit presque ses larmes remonter.
Depuis combien de temps n'avaient-ils pas dormi l'un contre l'autre…? Combien de temps avait-il rêvé d'entendre ces mots à nouveau…?
Combien de temps… Avait-il espéré être sauvé et enfin être dans les bras de son bien aimé…?

Avec lenteur, il leva ses bras, qui se trouvaient auparavant le long de son corps, et avec douceur, il tenta tant bien que mal, malgré sa faiblesse, de répondre à l'étreinte de l'écrivain, en attrapant les manches de pyjama de l'auteur, qui l'enlaçait.
Et simplement par cette étreinte semblait déborder tout l'amour que l'autre éprouvait pour lui.
C'était… Incroyablement agréable.

"Pourquoi…?"

Pourquoi avait-il dû subir tout ça…?
Pourquoi… Fallait-il que cela passe ensuite sur les autres?

"Je ne veux blesser personne…"

Et pourtant… Il avait cessé de compter le nombre de personnes qui avaient souffert par sa faute…
Trop de sang avait coulé à cause de lui… A cause de son égoïsme…
Il ne devait pas faire la même erreur ici.
Alors tout allait bien… N'est-ce pas?

Mais au moins…
Il était en sécurité… Pour un moment indéterminé, certes… Mais il était en sécurité, maintenant. Dans les bras d'Usagi.
Il ne pourrait jamais rien lui arriver.
Ou du moins, c'était l'impression que cela lui donnait.

"Si seulement cela pouvait durer toujours…"

Pourtant, il était bien le mieux placé pour savoir que le bonheur avait forcément une fin, un jour ou l'autre…


Akihiko Usami

Depuis combien de temps n'avait-il pas pu sentir la présence de son cher amant à ses côtés, blotti contre lui…?
C'était justement la question que se posait l'écrivain, tout en tenant son précieux protégé entre ses bras, faisant ainsi face à son dos. Dos qu'il se rappelait encore couvert de centaines et de centaines de cicatrices.
Et tout ça, par la faute d'un psychopathe. D'un homme qui avait séquestré celui qu'il aimait en lui faisant subir les pires supplices possibles…
D'un homme qui avait osé, sans honte et sans regrets, se présenter devant lui, comme s'il était simplement venu pour le narguer.
Sur le moment, il lui avait fallu quelques secondes pour réaliser ce qu'il s'était passé, et ce qu'il avait compris à propos de l'homme qui s'était trouvé en face de lui quelques heures auparavant. Et ô combien il s'en voulait à propos de cette perte de temps, perte de temps qui aurait peut-être pu sauver Misaki par une quelconque arrestation… Et il n'avait pas été assez rapide.
A quelques secondes près!
Il avait été si près de sauver Misaki, d'enfin trouver ce malade qui l'avait gardé si longtemps… Mais il n'avait pas pu.
Encore une fois… Il n'avait pas pu le sauver!

"Je suis si pathétique…"

Alors qu'il s'était autoproclamé comme celui qui tuerait l'homme qui avait osé faire tout cela, qui était le responsable des malheurs de Misaki… Qu'avait-il fait, lorsque ce dernier s'était retrouvé en face de lui?
Il avait discuté. Discuté comme si de rien n'était, alors que l'autre était probablement en train de se jouer de lui. Comme il avait été naïf!
Il avait pourtant bien vu que quelque chose n'allait pas chez cette personne… Personne qui s'était révélée être un véritable monstre! Ses yeux, en tout cas, n'avaient plus rien d'une personne un tant soit peu normale. Néanmoins, il n'avait pas porté attention à un détail aussi crucial.
Quant au ton que l'autre avait employé, il était clair qu'il n'était pas naturel…
Mais malgré tous ces détails pourtant si voyants, il n'avait rien fait… Et c'était bien le plus dur à supporter, quand la victime de tout cela était allongée contre lui, blottie dans ses bras…
Non, on ne pouvait pas faire pire, comme sensation.

Quant à ce qu'il s'était passé un peu après le retour de Misaki dans sa chambre, suivant sa séance d'hypnose… Personne, non, personne au monde, ne pourrait comprendre sa frustration.
Parce qu'en sortant de la pièce… Il était hors de lui. Hors de lui, si bien que sa colère avait pris le dessus sur sa conscience : il n'avait pu se contrôler et avait agi sans réfléchir.
Cependant, il le regrettait amèrement, à présent… Il avait pensé triompher, en exécutant ce geste, mais tout ce qu'il avait obtenu en tentant cette veine tentative, ce fut des moqueries supplémentaires.
Des moqueries… Amères, piquantes… Comme si tout avait été prévu pour le toucher, principalement là où ça faisait très mal.
Comme il avait été stupide d'espérer faire quoi que ce soit, sous l'emprise de la colère! Et surtout avec cet homme! Maintenant qu'il était redevenu calme, il comprenait son erreur… Mais il n'y avait pas pensé, sur le moment : il avait été trop impulsif, et avec toutes les émotions qu'il avait accumulées durant ces six mois… Il n'avait pas pu se défendre contre ces sentiments. Ces sentiments qui lui criaient d'exploser.
Qu'aurait-il pu faire, face à cette vague noire de colère qui s'était emparée de son esprit?
Rien… Et il payait le prix fort, à présent, il s'en voulait atrocement.

Parce qu'il l'avait appelé. L'auteur avait appelé ce monstre au visage humain, ce monstre caché derrière un masque.
Il était sorti de la chambre de son amant et avait sorti son téléphone portable pour l'appeler. Il n'arrivait pas à se contrôler et la seule chose qu'il fit, fut de sortir cette fameuse carte que l'autre lui avait donnée un peu plus tôt.
Comment ce numéro pouvait être faux, après toute cette mascarade?! Il était bien évident que ce démon avait prévu de recevoir un appel… Mais il ne parvenait pas à se concentrer sur ce genre d'éléments et il continua, en tapant avec force sur les touches de son portable, observant avec une fureur sans nom s'afficher peu à peu les numéros sur l'écran, alignés.
Le voilà. Voilà le numéro du Diable. Le numéro à ne pas composer.
Mais à quel point s'en fichait-il, dans un instant aussi critique que celui-ci!

Puis après le terrible appui sur la touche d'appel, il avait senti son sang battre à toute allure dans ses veines, frappant l'intérieur de son corps, résonnant avec ses battements de cœurs, et par précaution par rapport à sa proximité de la chambre du plus jeune, il avait préféré s'éloigner davantage.
La meilleure chose à faire, c'était de lui cacher tout ce qui était en rapport, de près ou de loin, à ce psychopathe. Alors il ne pouvait tout simplement pas rester si proche, et donc prendre le risque d'inquiéter davantage l'étudiant. C'était bien ce qu'il fallait éviter, avec ses maigres chances de sortie de l'hôpital, sans passer dans un établissement psychiatrique!

Alors qu'il se demandait s'il se trouvait assez éloigné, le bruit annonçant la sonnerie chez l'interlocuteur avait retenti dans ses oreilles, prouvant qu'il ne s'agissait pas là d'un faux numéro.
Restait maintenant à savoir s'il s'agissait bien du même démon qu'il avait rencontré le jour même…

"Réponds, espèce d'enfoiré!" avait-il pensé, submergé par la colère.

Il avait continué à entendre les sonneries, encore, encore… Il n'avait pas pu s'empêcher de serrer ses poings, avec la simple pensée de ce fou qui devait se délecter de voir son téléphone sonner, se demandant probablement s'il devait décrocher, ou faire durer le supplice encore un peu plus longtemps…
Ou du moins, cette théorie ne s'appliquait que s'il s'agissait de son numéro à lui : ce dernier aurait très bien pu lui donner un numéro anonyme… Dans ce cas, cela aurait été bien plus compliqué.

Mais ce ne fut pas le cas. Même si cela avait été très probable…
Ce ne fut pas le cas.

Alors que l'écrivain avait pensé raccrocher, supposant qu'il perdait son temps avec un faux numéro, il entendit le bruit singulier de quelqu'un décrochant son téléphone à l'autre bout du fil.
Il n'avait pas pu s'empêcher de retenir sa respiration, les muscles contractés, et ses ongles s'enfonçant dans la peau de sa main libre.

Puis c'était arrivé.

-"Allô?"

Il avait cru que son cœur allait s'arrêter : Cette voix… Cette voix…
C'était lui! La même voix et le même accent!
Et cette intonation ironique qui semblait s'échapper de chacune de ses paroles…!

A cette pensée, sa main s'était resserrée sur l'appareil, au fur et à mesure qu'il comprenait qu'il était bel et bien en communication avec le sadique qui lui avait enlevé l'amour de sa vie.
Et qu'il pouvait à présent lui lancer toute sa haine, cette haine qu'il avait longtemps ressentie à son égard…

-"Espèce… ESPECE D'ENFOIRE!" L'écrivain n'avait pas pu contrôler sa voix, cette dernière s'étant mise à résonner à travers les murs de l'hôpital. Il était évident que quelqu'un viendrait le calmer, à la vue des malades aux alentours…
Mais il n'avait pas pu se retenir.
Pas avec un assassin au téléphone : comment aurait-il pu, alors que les images du corps mutilé de Misaki ne pouvaient pas s'empêcher de lui revenir en mémoire?
Mais la réponse ne s'était pas fait attendre, comme il s'y était attendu, avant même de commencer son appel :

-"Aaah, monsieur Usami… Quel plaisir de vous entendre!"

L'auteur aurait été prêt à tuer quelqu'un, à l'entente de cette phrase, sa colère ayant monté un cran de plus, dépassant la limite du supportable : la peau de sa paume était passée à une couleur rougie, ses ongles continuant de s'enfoncer encore un peu plus, créant une douleur qu'il ne pouvait pas sentir.
L'autre se moquait simplement de lui, sans même avoir l'air de le regretter une seule seconde!
Il avait serré les dents, fixant un point invisible sur le sol.
Comment avait-il pu laisser Misaki entre les mains de ce monstre?!

-"COMMENT?! Comment est-ce que vous avez pu faire ça?!"

Cette question lui avait longtemps brûlé les lèvres… Pourquoi Misaki parmi des millions d'autres étudiants japonais? C'était une ignoble pensée, certes…
Mais pourquoi lui? Il n'avait pas pu s'empêcher de se le demander pour lui-même.

-"Qu'est-ce qu'il vous avait fait?! HEIN?!" avait-il rajouté, d'une voix forte, néanmoins conscient qu'il ne lui restait peu de temps avant que quelqu'un lui demande de raccrocher.
Mais il devait savoir…!

-"Aaah~… Vous parlez d'une manière si malpolie… Et vous qui me parliez si bien avant!
-ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE, ESPECE DE MALADE!"

Il avait eu énormément de mal à se contrôler, à ce moment précis, tourmenté par le désir de jeter son téléphone contre le mur qui lui faisait face, ou continuer de parler avec ce psychopathe, dans l'espoir de trouver une quelconque information…
Cependant, il n'avait pas pu se résoudre à fracasser l'appareil, sachant très bien qu'il fallait tout faire, même l'insupportable, pour avoir une chance d'attraper ce malade.
Alors il avait continué, à son plus grand malheur.

-"Allons, allons… Vous devriez vous calmer. Ainsi, nous pourrons parler autant que vous voudrez, hm?"

Ce ton…
Ô combien il avait dû se contrôler pour ne pas crier davantage! Et toutes ces moqueries, ces allusions…!
Il ne fallait pas qu'il perde face à lui!

-"Arrêtez de vous moquer de moi et répondez à mes questions!
-Quelle impatience…

-REPONDEZ. A. MES. QUESTIONS!"

Il y avait eu un silence, à travers l'appareil, comme si l'autre semblait hésiter sur la réponse.
Puis après quelques instants, semblant durer des heures pour l'écrivain, la voix avait repris, d'un ton sérieux, contrastant ainsi avec toutes ses précédentes paroles :

-"Non… Non, je n'ai aucune raison précise. Quand bien même j'en aurais eu une, qu'est-ce que cela changerait pour vous, dites-moi?"

"Aucune… Aucune raison…?" avait aussitôt pensé l'écrivain en réponse.

Il ne l'avait kidnappé… Que pour le plaisir de le faire?
Il avait kidnappé le premier étudiant qui lui passait sous les yeux, sans aucune raison?!

"C'est pas possible…" Il n'arrivait pas à y croire… Un homme qui ne faisait du mal que pour le plaisir… Est-ce qu'il était possible que cela existe réellement?
Bien sûr qu'il savait que son interlocuteur était fou et probablement d'un sadisme sans pareil… Mais au moins pensait-il qu'il y avait une vraie raison!
Et cette fois… Rien!
Misaki avait été kidnappé… Torturé, mentalement et physiquement… Et tout ça, pour rien?!

-"VOUS VOUS MOQUEZ DE MOI?!
-Oooh, désolé, je vous ai énervé, peut-être?" la réponse avait été immédiate, déstabilisant légèrement l'écrivain : il n'éprouvait décidément aucun regret pour ses actes!

-"Comment avez-vous pu faire ça, SANS AUCUNE RAISON?!
-Quoi, vous ne le savez pas, monsieur Usami?
-Savoir QUOI?"

Il ne demandait que ça! SAVOIR!
Savoir pourquoi Misaki avait été kidnappé! Savoir pourquoi il avait été autant torturé et savoir pourquoi il était encore ciblé!
Qu'avait-il fait pour mériter tout ça?!

-"N'avez-vous jamais remarqué les expressions si mignonnes que Misaki était capable de donner…?"

Il n'en pouvait presque plus… Il allait éclater!
Une aura noire semblait se dégager de son corps, au fur et à mesure que les secondes passaient en compagnie de cet homme monstrueux.
Quel droit avait-il, pour faire ça?
Pour… Avoir fait autant de mal à son amant?!
Qui était-il, pour n'avoir jamais été attrapé? Pour avoir toujours échappé à la police?
Pour… N'avoir jamais laissé aucune trace?!

-"Vous auriez dû le voir, quand il rampait à mes pieds pour me supplier de le tuer… Pour me supplier de tout arrêter…
-… Espèce de…" Il n'avait pas eu le temps de continuer sa phrase que l'autre enchaîna de nouveau : il ne voulait plus en entendre plus!

-"Ou quand il se sacrifiait pour tous les autres… Un vrai petit héros, n'est-ce pas?
-Les autres…?" Il bouillonnait de colère, à cet instant.

Misaki n'avait jamais été le seul… Il n'était qu'un jouet parmi tant d'autres…
Alors pourquoi ne le laissait-il pas tranquille?!
Combien d'autres étudiants comme lui avaient été pris au piège de ce malade?! Combien avaient subi le même sort que Misaki?
Combien… Etaient morts entre ses mains?

-"Oh, il ne vous a pas dit?"

"S'il pouvait au moins DIRE quelque chose…!" C'était bien le plus grave, dans tout ça! Il était pour le moment incapable d'expliquer quoi que ce soit! De plus, il était encore bien trop choqué pour révéler le moindre détail… Bien qu'il était convenu, avec la police, que les interrogatoires commenceraient lorsque le brun serait capable de parler plus ou moins correctement. En attendait, il subissait ses séances d'hypnose et ses rééducations pour marcher… Même si cela s'était plutôt amélioré, il n'en restait pas moins faible sur ses jambes.
Alors pour parler de sa captivité… L'auteur restait extrêmement patient dans ce domaine…

Remarquant toutefois l'absence de réponse, la voix avait repris calmement, non sans se priver d'un ton on ne peut plus amusé par la situation actuelle :

-"Non…? Il ne vous a pas dit qu'il était devenu le petit saint-bernard de ses compagnons de cellule…? Quel dommage. Vous avez pourtant sans doute remarqué qu'il aimait aider son prochain, n'est-ce pas? Si vous saviez le nombre de fois où il a accepté de porter la punition d'un autre, juste pour le sauver… C'était tellement adorable de sa part!
-Vous êtes malade… Vous êtes vraiment malade!
-… Malade, moi?"

Il y avait eu un nouveau silence, beaucoup plus pesant, entre eux.
A cet instant, il avait clairement pu sentir la colère de son interlocuteur, à travers le portable, passant la longue distance qui les séparait.
A croire qu'il n'aimait pas cette insulte… A son tour, d'être enfin touché là où ça faisait mal!

-"Qui êtes vous, pour me traiter de fou…?" avait-il finalement entendu, au bout d'une trentaine de seconde sans paroles, et cette fois, contenant un message plein de haine à son égard.

-"Et vous? Qui êtes vous, pour avoir osé toucher Misaki?!" avait aussitôt répondu l'auteur, répliquant de suite avec la question qui lui avait été posée.

Le romancier avait senti un sentiment plein de fierté grimper dans son corps, signe qu'il avait tout de même gagné la partie. Même si cette dernière avait très mal commencé pour lui… Peut-être avait-il gagné la première manche cette fois.
Il allait tout faire pour protéger Misaki de ce fou, à nouveau…

-"Cette conversation ne mène décidément à rien." Avait simplement répondu l'autre, visiblement énervé par la réponse de l'écrivain.
Avait-il trouvé un point sensible…?
Cependant, il ne n'y était pas attardé et avait répliqué de nouveau, pour enfin lui dire ce qu'il souhait depuis longtemps :

-"Vous ne le toucherez plus jamais…

- … C'est un défi…?
-Non…"

Non, c'était loin d'être un défi…
C'était une promesse!
Et une promesse qu'il allait tenir, quel qu'en soit le coût!

-"Je vous aurais tué avant!" avait-il continué, toujours sous l'emprise de la colère.
Il était sûr, néanmoins, de remporter la victoire : il comptait bien protéger Misaki jusqu'à la mort et il ferait tout dans ce but!

-"Hm… Nous verrons cela…"

Alors qu'il avait prévu de répondre une nouvelle fois, il fut interrompu par le bruit de tonalité, annonçant que l'autre avait raccroché juste après avoir fini sa phrase.
Et c'était donc à partir de cet instant qu'il avait réalisé l'erreur qu'il venait de commettre : il avait provoqué un psychopathe, une personne instable…
A quel point les chances que ce dernier prenne ce défi sérieusement étaient élevées?
Il venait de faire une énorme erreur…

Alors le voilà, plusieurs heures plus tard, blotti contre son amant, repensant à cette conversation…
Il n'aurait pas pu faire mieux, dans le domaine de l'erreur! C'était comme s'il avait déjà mis en vente Misaki!
Il avait été stupide de croire qu'il avait une chance de faire quelque chose, alors qu'il était dans une colère sans nom! Tout ce que cela avait provoqué, était une impulsivité qu'il n'avait su contrôler, et voilà où cela l'avait mené!
Il avait fait, sans s'en rendre compte au premier abord, un pari avec cet homme. Un dangereux pari…
Il n'avait juste pas accepté le fait d'avoir été nargué par le ravisseur qui avait kidnappé Misaki, et cela, sans l'avoir remarqué. Et le plus frustrant, c'est qu'il avait été à quelques secondes de l'attraper, et de le livrer à la police… Ou même de le tuer!
Comment ne pas être aussi énervé, après ça?!

Il serra davantage son amant contre lui, tentant de donner un maximum de chaleur à ce corps si frêle qu'il sentait dans ses bras.
Ce dernier frissonna, tout pendant que le plus vieux passait lentement et doucement ses doigts sur ses bras, passant de cicatrices en cicatrices, comme pour se persuader qu'elles n'étaient plus là, et qu'il ne s'agissait que d'un mauvais rêve, où tous deux allaient finalement se réveiller, dans cette chambre remplie de jouets en tout genre.
Toutefois, ses doigts ne firent que rencontrer une suite de lignes, prouvant bel et bien qu'il ne s'agissait en rien d'un cauchemar… Il avait beau remonter et remonter la peau de l'étudiant, c'était à croire qu'elles ne s'arrêtaient jamais, comme si elles avaient été faite précisément, et d'une manière atrocement lente.
Le brun n'avait toujours pas réagi au contact, mais était pourtant bien réveillé. Il restait néanmoins figé, attendant la suite, et ne pouvant pas répliquer, que ce soit par son manque de force, ou la disparition soudaine de sa voix.
Misaki aurait beau écrire et dire tout ce qu'il voudrait… Rien ne l'empêcherait de croire que tout cela, toutes ces blessures, et toutes ces tortures que le brun avait subies… Non, tout était réellement de sa faute, et ce qui s'était passé le jour même en était, une fois de plus, la preuve évidente.
S'il voulait, un jour, se faire pardonner… La seule chose qu'il pourrait faire, était d'attraper ce malade qui avait fait tout ça…
Et pour son compte personnel, essayer de trouver pourquoi : c'était impossible que Misaki ait été kidnappé sans raison valable! Il y avait obligatoirement quelque chose… Même un élément minime!
Peut-être pourrait-il, grâce à ça, faire avancer l'enquête… Ou essayer de comprendre, simplement.

A ces pensées, il avança son visage près du cou de son amant et murmura doucement, toujours en le maintenant près de lui :

-"Je suis désolé… Je ferai tout ce que je pourrai pour l'empêcher de te toucher à nouveau…"

En réponse à cela, il sentit celui qu'il aimait frémir contre lui, et avant que celui-ci se retourne dans sa direction pour voir son visage, il continua à avancer sa tête contre la peau du brun, et avec la plus grande douceur possible, posa ses lèvres contre son cou, simplement par frôlement, comme s'il avait peur de le briser en mille morceaux.
Encouragé par la non-résistance de l'étudiant, il posa un nouveau baiser sur cette douce peau qu'il n'avait pas vue et sentie depuis si longtemps. Lentement, il laissa ses mains passer sous le haut du pyjama du plus jeune, rentrant immédiatement en contact avec son ventre, qui se soulevait et se baissait au rythme de ses respirations, celles-ci s'étant légèrement accélérées, accompagnées des soupirs poussés par Misaki, qui n'avait toujours pas répliqué. L'écrivain attendit un instant, cherchant une quelconque raison de s'arrêter : peut-être fallait-il encore attendre un peu avant d'aller plus loin que de simples étreintes…?
Il se redressa et observa l'expression présente sur le visage du brun : ses yeux étaient fermés, et malgré la pénombre, il était possible de distinguer une certaine rougeur présente sur ses joues, signe de son embarras – le même que six mois auparavant -.
Il se rabaissa à nouveau, pour mettre son visage au niveau de celui de Misaki, ce dernier n'osant pas le regarder. Le plus vieux libéra une de ses mains, et toujours de manière affectueuse, la passa entre les mèches brunes de son amant, entremêlant ses doigts dans ses cheveux, sans le quitter une seule fois de ses yeux amoureux.
Il se pencha un peu plus vers lui, et chuchota, à l'intérieur de son oreille :

-"Si jamais… Si jamais je vais trop loin… Alors… Alors tu n'auras qu'à me faire signe." A cette demande, il aperçut le brun tourner la tête dans sa direction, l'observant d'un regard hébété : il ne s'attendait probablement pas à ça.

D'un autre côté, il ne pourrait pas supporter de faire, lui-même, du mal à son cher bien aimé…
C'était bien mieux s'il prenait dès le début des précautions… Même s'il pouvait tout simplement ne rien faire du tout.
Toutefois, il ne souhaitait que pouvoir serrer l'étudiant dans ses bras, et l'embrasser autant qu'il le pouvait, jusqu'à ce que le jour se lève, et plus encore! Il voulait profiter de le revoir à nouveau, de pouvoir sentir sa chaleur, de pouvoir entendre ses soupirs, et sentir ses bras l'enlacer à son tour…
Comment avait-il pu survivre tout ce temps sans sa lumière, sans la personne qui l'avait éclairé…!
C'était tout simplement impossible!

L'auteur, d'un geste attentionné, posa sa main sur l'épaule du plus jeune, avant de le tourner sur le dos, afin de le voir correctement.
De se persuader que tout cela n'était pas qu'un rêve. Un merveilleux rêve, comme il en avait fait des millions durant sa disparition…

Il se déplaça au-dessus de lui, sans pour autant appuyer sur ses jambes, qu'il savait très douloureuses et très faibles, avant de lentement, se rapprocher des lèvres de celui qu'il aimait tant, afin de poser les siennes, dans un baiser très simple et très pur. Il releva ses bras et les passa derrière le crâne de son amant, continuant de caresser les mèches de cheveux de ce dernier.
Les mains de Misaki, elles, restaient à leur place, comme s'il ne savait pas quoi faire, agrippant les draps, pendant que l'auteur continuait de l'embrasser, avant de descendre avec lenteur vers son cou, qu'il ne s'empêchait pas de parsemer de milliers de baisers, et de petites morsures non douloureuses.
Il voulait le marquer à nouveau, lui montrer qu'il était à lui, et à personne d'autre.
Et surtout pas à ce psychopathe!

Les mains expertes du plus vieux, tout pendant qu'il continuait à embrasser la peau tendre de ce cou qui lui était exposé, commencèrent doucement à lever le haut de pyjama de l'étudiant, rendant visible toute la peau de son pâle et maigre ventre.
Il passa longuement sa langue le long de la clavicule de son amant, avant de murmurer, presque silencieusement, un "Je t'aime…" qui était rempli de tout son amour pour lui.
Le plus jeune redressa la tête à ces mots doux qu'il voulait depuis si longtemps entendre, son visage rougi par l'embarras, tout en fixant l'auteur de ses yeux presque larmoyants d'émotions.

Avec la plus grande délicatesse du monde, il commença à passer ses mains sur la peau exposée du ventre devant lui, caressant doucement chaque parcelle du corps qui lui avait été miraculeusement rendu.
Jamais il ne pourrait assez remercier le sort pour avoir exaucé ses prières désespérées…

Il descendit davantage son visage vers le ventre découvert de Misaki, posant ses lèvres sur la peau blanche de ce dernier, avant de descendre lentement vers son nombril.
L'écrivain recommença alors à laisser des marques rougies en mordillant la peau, et passa ses mains le long de ses côtes, faisant frissonner son compagnon, qu'il sentait devenir impatient, pendant que ses doigts effleuraient sa peau nue.
Il laissa habilement ses mains s'aventurer sur le haut du pantalon, qui semblait déjà devenir un peu trop serré pour Misaki, avant de doucement le baisser, exerçant un frottement atrocement lent, et sensuel sur les cuisses de ce dernier, qui laissa un long soupir s'échapper de ses lèvres.

Il continua à enlever ledit vêtement, révélant ainsi le membre dressé de l'étudiant, qui avait tourné son visage sur le côté dans la honte.
Pourtant, ce-dernier ne l'avait toujours pas interrompu.
Devait-il comprendre, par ce fait, qu'il ne comptait pas l'empêcher de poursuivre…?

Il ressentit alors un merveilleux sentiment de bonheur l'envahir, à cette constatation.
Misaki… Avait lui aussi attendu ce moment avec impatience.
Le moment où ils pourraient enfin, de nouveau, être ensemble… Où ils pourraient s'embrasser et se toucher à nouveau, prouver leur amour l'un à l'autre.
Et savoir que le brun l'avait également souhaité… Cela le rendait extrêmement heureux.
Le moment de leurs retrouvailles étaient bien évidemment très marquant, et miraculeux (principalement quand on connaissait le profil du fou qui l'avait retenu prisonnier aussi longtemps…), mais cet instant était devenu presque magique.
Comme si presque tout était redevenu comme avant…
Avant… Avant ça.

Tout en continuant ses réflexions, il enleva enfin, avec une douceur infinie, le pantalon du plus jeune, lui permettant de voir tout son corps, en entier : il n'en avait pas encore eu l'occasion, depuis son échappée de cet enfer.

Et malgré ce moment presque onirique, comme il l'avait pensé quelques secondes auparavant, il ne put s'empêcher de froncer les sourcils à la vue des nouvelles cicatrices présentes sur les jambes de l'étudiant. Celles-ci s'arrêtaient toujours avant d'arriver au niveau des mollets, comme si la personne qui avait fait ça savait très bien ce qu'elle faisait.
""Ou quand il se sacrifiait pour tous les autres…""
Les paroles du kidnappeur lui revinrent donc en mémoire, tout pendant qu'il s'était arrêté dans ses mouvement, fixant les marques d'atrocité que le jeune avait pu subir.
Combien de fois Misaki avait-il dû se sacrifier, pour sauver d'autres garçons dans le même cas que lui…? Est-ce que toutes ces cicatrices étaient le résultat de sa bonté…?

"C'est pas vrai…"

Le brun… Avait accepté de porter le fardeau de certains de ses camarades… Pour les sauver…
Avait-il, une seule seconde, imaginé à quel point Misaki était devenu bien plus courageux que celui qu'il avait autrefois connu…?
Il le savait très sensible, en ce qui concernait l'avis et le sort des autres… Mais de-là à imaginer qu'un jour il déciderait de prendre la douleur, même insupportable soit-elle, de quelqu'un d'autre, dans le but de le sauver… C'était un acte terriblement bienveillant, ainsi qu'héroïque.
S'il avait su… Quelles horreurs avait-il pu voir…?
Au point que sa voix disparaisse…?

"Comment j'ai pu le laisser vivre tout ça…" Il sentit une émotion de tristesse se créer dans son cœur, son regard toujours posé sur les marques de ses jambes.

Tandis qu'il ne pouvait détourner le regard, choqué par ce qu'il venait de réaliser, il sentit une pression sur ses cheveux, le faisant sortir de sa rêverie.
Surpris, il leva les yeux, pour découvrir Misaki, la main posée dans ses cheveux, une expression totalement indéchiffrable peinte sur le visage. Celui-ci semblait faire un effort colossal pour s'être redressé, afin de pouvoir atteindre sa tête.
L'écrivain se recula, interloqué, avant de sentir la main de son amant se dégager de ses mèches grises, pour se poser sur ses jambes, comme pour cacher ce qui avait maintenant été imprimé dans sa peau.
Et c'est par ce geste que l'auteur comprit sa grande stupidité.

"Mais quel imbécile!"

Comment ne l'avait-il pas compris plus tôt?! Il était évident que Misaki n'allait pas se sentir à l'aise avec une paire d'yeux posée sur ses blessures! Comment avait-il pu être aussi stupide!
Il sentit ses épaules s'abaisser, le regard toujours porté sur son bien aimé, qui avait depuis quelques secondes détourné les yeux.
Le plus vieux serra les dents, en colère à la fois contre lui-même, et à la fois contre le malade qui avait causé cette peur continuelle que ressentait le brun. Sans répit.

"Pourquoi…? Pourquoi lui…?" Il jeta un nouveau regard vers le visage de son amant, avant de se rabaisser, s'approchant de plus en plus de cette main qui couvrait lesdites cicatrices. Il avait fermé les yeux, sans pour autant s'arrêter de descendre lentement, avant de toucher des lèvres les doigts de l'étudiant. Ce dernier réagit presque imperceptiblement au contact, et l'écrivain put sentir ses muscles se durcir à son contact, montrant la tension que le plus jeune venait d'accumuler à l'instant.

-"Misaki…" C'était un faible murmure, mais pourtant, il était certain d'avoir été entendu. Il posa un doux baiser sur la peau de ses doigts, avant de continuer, moins fort, presque comme un chuchotement : "Je suis désolé… Je te promets que je ne laisserai pas ça arriver à nouveau…" Et d'un geste lent, il attrapa, avec sa main libre, le poignet de du brun, qu'il tenta d'éloigner le plus délicatement possible.
Il n'eut cependant pas de difficulté à le faire, car l'étudiant avait perdu toute sa force de combativité, et laissa faiblement sa main se diriger hors de sa jambe. Celui-ci baissa les yeux, probablement honteux de son apparence actuelle : il était clair que de telles blessures étaient difficiles à croire, du moins, pas avant de les avoir réellement vues. Cela restait impressionnant, et aucun des deux ne pouvait estimer combien de temps prendraient ces lignes pour disparaître… Si du moins, cela disparaissait un jour.

L'écrivain commença alors à laisser de nouveaux baisers, toujours de manière douce, sur l'une des cuisses de son amant, remontant de plus en plus vers l'endroit qui semblait demander le plus d'attention, parsemant la peau de petites marques rouges, provoquant de nouveaux soupirs chez Misaki, de plus en plus forts, à mesure que les lèvres se rapprochaient de son entre-jambe. Il était évident que le brun était sur le point d'exploser, tellement son excitation était grande. Le plus vieux laissa sa langue courir le long de l'intérieur de ses jambes, se rapprochant de plus en plus de son sexe, déjà fuyant. Comme il s'y attendait, il n'avait pas oublié les zones érogènes de son bien aimé, et même à un moment comme celui-ci, il ne comptait pas les négliger… Misaki continuait de laisser échapper des soupirs de plaisir, affichant, sans aucun doute, un visage des plus rouges.
Sans regarder, l'auteur savait que l'autre commençait à se montrer plus qu'impatient, et qu'il était probablement en train de déchirer les draps, à force de les tirer. Il esquissa un petit sourire, content de réactions obtenues. Il avait également envie d'entendre sa voix, mais il jugea rapidement que tant que ce moment était réel… Il pouvait bien attendre le temps nécessaire!

Réagissant cependant aux demandes silencieuses du plus jeune, il décida finalement d'accepter ses supplications muettes, et d'un geste rapide, empoigna, d'une de ses mains libre, le membre dressé de son bien aimé, qui frémit de volupté à ce contact si soudain.
De nouveau satisfait de l'effet produit, il laissa ses doigts glisser sur le liquide pré-éjaculatoire, avant de commencer des mouvements de va-et vient, tout d'abord lents, puis prenant rapidement de la vitesse, s'accordant aux respirations affolées du brun. Encouragé par ces-dernières, il passa un de ses doigts sur le bout, qu'il connaissait très sensible, produisant des frissons chez son bien-aimé, comparables à de petites décharges électriques.

Il n'avait rien oublié du tout…
Non, il avait toujours gardé cela en mémoire, précieusement, comme tous les autres moments passés aux côtés de celui qu'il aimait plus que tout au monde.

A cette pensée, il eut une nouvelle poussée de bonheur, et sans prévenir son compagnon, approcha son visage du membre de ce dernier et passa y un coup de langue, qui produit un effet presque immédiat chez le plus jeune, qui recommença ses gémissements silencieux.
De sa main restante, le romancier écarta les jambes tremblantes de son amant, qui ne demandait qu'à être libéré. Le contact de ses doigts fit frissonner ce dernier à nouveau, ses zones érogènes stimulées encore une fois. Il sentait les couvertures être tirées de plus en plus, montrant l'impatience extrême ressentie par son petit protégé.
Mais il comptait bien répondre à ses désirs… Il ne risquait pas de s'en priver lui-même!

Sans laisser le temps à l'étudiant de reprendre son souffle, il s'approcha davantage de l'organe excité qui se trouvait en face de lui, et tout aussi rapidement, passa un nouveau coup de langue sur ce membre qui semblait prêt à exploser. Il sentit le corps frêle de son amant réagir immédiatement, et les mains de ce dernier avaient lâché les draps, pour finalement s'aventurer dans ses mèches grises, lui demandant un dur effort pour se redresser. Il n'en pouvait plus, et l'écrivain le sentait sans même le voir : la chaleur que l'autre libérait était impressionnante, ses respirations n'avaient plus aucun rythme, et même d'où il se trouvait, il parvenait, en tendant l'oreille, à entendre les battements de cœur de son bien aimé.
Il sourit une nouvelle fois : N'y avait-il pas de plus grande récompense que d'être aimé de cette manière, aussi fort? D'être amoureux, l'un comme l'autre?
C'était presque impossible… Même son bonheur ne pouvait être plus haut! C'était comme une explosion intérieure, tout ce temps passé sans l'amour de sa vie -parce que oui, malgré avoir été amoureux de Takahiro, c'était à présent totalement différent- … Combien de temps avait-il attendu cet instant merveilleux ?
Il aurait tout sonné pour que cette étreinte, ce moment si doux et passionné, dure toujours.
Qu'ils puissent rester ensemble pour toujours.
Cela semblait si simple, à ce moment… !

Il laissa un souffle chaud s'échapper de ses lèvres, ce dernier s'aventurant sur le sexe levé du brun, qui réagit de manière immédiate en augmentant la pression sur sa tête, continuant de passer ses doigts entre ses mèches de cheveux.
Le simple fait que l'étudiant ne pourrait pas se retenir davantage était à présent plus qu'une évidence, et à la vue de son amour et de ses respirations incontrôlables, il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire.
Bien sûr qu'il n'allait pas le laisser ainsi… Mais savoir qu'il était à ce point désiré le rendait extrêmement heureux…

Tout pendant que le plus jeune tentait de prendre une grande inspiration, probablement pour essayer de contrôler ces vagues de plaisir qui parcouraient chaque parcelle de son corps, il posa ses mains sur l'intérieur de ses cuisses, et d'une douceur sans pareille, s'occupa d'écarter ses jambes, lui donnant une vue des plus élargies, à la grande honte de son bien aimé.
Bien que de toute façon, la honte n'avait plus rien à faire ici : Non, rien que l'amour, et seulement l'amour, avait sa place. Le reste n'était rien. Rien que de la poussière sans importance.
Le monde n'existait plus : à présent, ils n'étaient que deux. Et juste deux. Ensemble.
Et c'était ça le plus important.

Alors qu'il sentait l'autre frémir à son contact, il abaissa sa tête de nouveau, d'une manière sensuelle, frôlant de ses lèvres l'organe fuyant de son amant, et cela, tout en plongeant son regard empli de luxure dans celui de l'étudiant, larmoyant. Larmoyant d'émotion. Et malgré l'obscurité omniprésente dans la chambre, il n'avait aucun mal à distinguer les pupilles vertes de celui qu'il aimait.
Que vouloir de plus… ?

Il cessa soudainement de réfléchir, et tout aussi doucement, il entrouvrit ses lèvres, avant de laisser glisser le membre dressé de son amant dans sa bouche, enroulant sa langue autour de celui-ci.
La réaction ne se fit pas attendre, comme il l'avait prévu, et il put clairement entendre une respiration plus forte que toutes les autres, comme un cri silencieux.
Il sentit son bien aimé retirer ses mains de son cuir chevelu, avant de tomber sur le matelas, visiblement à bout de force. Evidemment, s'il pouvait à peine tenir debout… Comment pourrait-il bien se tenir redressé de cette manière… ? Il n'était même pas proche d'une quelconque position assise : il n'était donc pas étonnant de voir l'autre se laisser tomber avec ce trop plein de plaisir qui circulait le long de sa peau, son sang martelant son cœur sans pitié.
Non, la libération du brun ne pouvait tout simplement pas être plus proche !

Une nouvelle fois, il remarqua la manière presque sauvage dont les couvertures étaient tirées, c'était on ne peut plus notable.
Le plus jeune ne risquait pas de tenir plus longtemps… De plus, il était sûr que la simple vision du mouvement de sa tête autour du sexe de l'étudiant était déjà plus qu'excitante pour se dernier, qui même avec l'absence de sa voix, ne pouvait décidément pas s'empêcher de se mordre la lèvre.
C'en était devenu incroyablement mignon, et le visage rougi de son bien-aimé ne faisait que confirmer ses pensées… C'était un élément indéniable.
Toujours occupé à donner du plaisir à son amant, il sentit les muscles de celui-ci se durcir, signe de son apogée presque imminente, accompagnés par une respiration anarchique, sans aucun contrôle. Entendre son cœur était à présent une chose parfaitement aisée, et le silence causé par son manque de voix ne faisait que mettre en évidence les sons les plus honteux possibles. Mais le plus jeune avait depuis longtemps arrêté d'y faire attention, au vu de l'expression qu'il affichait clairement à l'écrivain, ses yeux améthyste posés sur lui.

D'une lenteur impitoyable, il laissa le bout de sa langue s'aventurer le long de la fente du membre présent dans sa bouche, endroit ô combien sensible chez le brun.
Il n'eut pas le temps de recommencer, qu'il sentit l'autre se cambrer en poussant un cri inaudible, tous ses muscles contractés par le plaisir, avant de déverser sa jouissance dans la bouche de son amant, ce dernier accueillant cette dernière sans problème, savourant le goût si particulier de ce merveilleux liquide qui se déversait dans sa gorge.
Comment aurait-il pu oublier ce genre de moment érotique, passé en compagne du brun… ? C'était définitivement impossible !

Tout pendant que l'étudiant reprenait sa respiration, il se détacha du sexe de ce dernier, se redressant, avant de poser un regard amoureux sur celui qui se trouvait en dessous de lui.
Le simple fait de voir son amant à bout de souffle, les joues rouges… Il n'allait plus tenir.

Il posa un simple baiser sur le ventre de son amant, avant d'enfin laisser sa main s'aventurer de plus en plus bas, lentement. La chaleur dégagée par le corps de son amant était impressionnante, ceci étant probablement une preuve indéniable de la puissance de son précédent orgasme…

Alors qu'il avait laissé un de ses doigts frôler l'intimité de son petit protégé, il fut soudainement repoussé en arrière.
Repoussé avec une force remarquable, par une main qui s'était posée sur son torse nu.

-"Non…!"

Il n'avait pas eu le temps de réagir et fixait maintenant le brun d'une manière interloquée.
Il venait de se faire repousser… Mais il ne parvenait pas à croire ce qu'il venait de se passer après. Après que cette main l'ait poussé.
Misaki avait-il… Parlé…? Avait-il… Prononcé le mot "non"…?

-"Misaki…?" Il ne parvenait pas à y croire.

Le plus vieux ne savait même plus comment réagir : non seulement il avait été trop loin… Mais de plus…
Misaki lui avait parlé! Sa voix était sortie!
Ceci n'empêchait pas le premier fait d'être douloureux : bien sûr qu'il aurait dû attendre! Comment avait-il pu être aussi stupide?! Il s'était simplement basé sur l'étudiant… Mais ce dernier aurait-il été capable de le repousser, seulement…?!
Il serra les dents, toujours avec son regard posé sur le brun, qui ne pouvait pas s'empêcher de regarder vers le bas.

-"Non… Non…" C'étaient les seuls sons qui sortaient de ses lèvres, murmurés et entrecoupés par de courtes respirations affolées.

A cet instant, la réalité lui avait brusquement sauté au visage : Misaki… S'était sûrement fait violé. Et cela, un nombre incalculable de fois : c'était devenu une évidence, à l'expression traumatisée qu'affichait le plus jeune.
Bien sûr… Il avait déjà imaginé que… Cela soit arrivé, mais…
L'apprendre de cette manière…

"Oh pourquoi…?"

Il serra davantage ses dents, une fois de plus, dans une frustration infinie : pourquoi ne s'était-il pas retenu…! C'était trop tôt… Bien trop tôt!
Ses sourcils se froncèrent d'eux-mêmes, pendant qu'il observait, impuissant, le plus jeune se recroqueviller contre lui-même.
Mais pourquoi n'avait-il pas compris avant?!

-"Oh, Misaki…" Pourquoi avait-il été aussi stupide?!

Il aurait dû se retenir, ou tout au moins s'arrêter avant… Mais il avait continué, sans réfléchir!

"Mais quel imbécile!"

Mais que pouvait-il faire, exactement…? Que pouvait-il faire, pour se faire pardonner?
Il n'y avait rien… Et tout ce que le brun avait vécu était de sa faute, et de la sienne uniquement…
Alors lui rappeler de mauvais souvenirs… Il était probablement un des monstres de l'histoire…

Le romancier approcha doucement sa main de celle de l'étudiant, qui contrastait avec la température de la sienne, comme toujours. Cependant, le contexte en était bien différent…
Il passa avec la plus grande prudence du monde ses doigts sur les siens, s'approchant lentement de celui qui tremblait sous les yeux, le visage baissé et le regard fuyant.

-"Misaki… Je suis désolé… Je suis désolé."

Que pouvait-il dire d'autre…? Rien. Non, il n'y avait rien.
Parce qu'il était coupable, et qu'ainsi, la défense serait inutile, tout comme le fait de nier son statut.
Non… Il ne pouvait rien dire.

Pourtant, avec force, il ne put s'empêcher d'étreindre le jeune garçon, qui cessa presque tous tremblements à son contact, comme subitement réveillé. Ses mains s'étaient d'elles-mêmes entourées sur le dos de ce dernier, tapotant avec douceur son corps faible, tentant vainement de le rassurer.

-"Misaki… Ça va aller. Je suis là… Je suis là."

Oui, il était là. Certes, il le protégeait autant qu'il le pouvait…
Mais cela… Pour combien de temps…?
Et bien sûr…
Combien de fois blesserait-il son amant durant toute cette période de paix, et de tension à la fois…?


Alors là... Qu'on me donne une corde pour que j'aille me pendre... XD
Depuis combien de temps j'ai pas écrit de lemon...? (je ne sais même pas si je peux l'appeler comme tel, vu mon troll, et vu ma manière de l'écrire T-T ) Oh mon Dieu, si vous saviez comment j'ai galéré à TOUT détaillé, à TOUT décrire, plus que d'habitude, pour que vous puissiez, ENFIN, avoir quelque chose sur lequel baver XD Et encore, vu mon troll, je ne sais pas si vous allez me remercier, ou me frapper... Je ne sais pas, ça dépendra si vous êtes optimistes ou non x)
Là, je crois que je pourrais me mettre à genoux, pour savoir ce que vous en pensez... Nan, mais genre... VRAIMENT, quoi XD
Ca faisait un moment, et puis bon... Avec la voix de Misaki qui n'était pas présente, c'était un peu plus dur de décrire son "plaisir" (depuis quand j'ai arrêté d'être soft dans mes propos, moi...? o.o). Alors si vous avez des remarques, ou des impressions à me donner, elles sont largement bienvenues!

Pour continuer sur mes impressions personnelles sur mon chapitre, je dirais qu'il fait parti de ceux les moins travaillés... Je ne sais pas : peut-être la manière dont j'ai raconté la conversation de Vladlen et Usagi? (ALLEZ, AVOUEZ QUE VOUS L'ATTENDIEZ, HEIN XD )
Sinon... J'ai beaucoup aimé la façon dont j'ai écris, au niveau de Misaki et de son héroïsme. Pour moi, il était évident qu'il s'était sacrifié plus d'une fois, pour sauver d'autres garçons dans le même cas que lui. Il m'avait déjà fait de la peine, dans le chapitre 12 (quand il a tenté de défoncer la porte de la chambre froide), mais là, c'est pareil, voir pire... Imaginez la manière dont Vladlen s'est amusé, après avoir compris le caractère de Misaki... Je suis vraiment un monstre... XD

Enfin voilà, je n'ai pas grand chose à dire, après ça... Comme toujours, j'attends vos impressions avec impatience, et idem si vous avez des hypothèses sur la suite des événements ^^ (comme je l'ai dis, ça me motive plus pour écrire XD *chantage MODE ON* )
En bref, si vous avez aimé, faites le moi savoir! ^^ (surtout pour le lemoooon x_x PAR PITIÉ!)

Sinon, j'espère que ce chapitre vous a plu quand même, malgré qu'il ne soit pas aussi développé les autres...
Merci de m'avoir lu, et à plus tard, pour le prochain chapitre!

Pour les nouveaux, n'oubliez pas d'aller voir la bande annonce!
Elle se trouve sur ma chaîne youtube, CeliaCP17! Je ne peux pas mettre de lien, car le site censure (RAAAAAAH! OAO ), mais elle est MEGA simple à trouver, alors allez y jeter un oeil! ^^


PS : S'il y a des gens qui savent faire des "croquis" de pièces/de lieux (mais SURTOUT pièces XD ), un peu comme s'ils étaient fait avec du crayons de bois/fusain, etc... J'aurais surement besoin de vos services pour un prochain chapitre... '.' Bien sûr, vous n'êtes pas obligé, mais...
Si vous avez envie (petit-petit-petit-petit spoil) de voir certaines pièces de chez Vladlen... Ca pourra servir pour un prochain chapitre...
Perso, je demande pour illustrer, mais c'est pas obligatoire x)


Rumi : Hellow =D
Je sais, la rencontre entre Usagi et Vladlen était... Plus ou moins électrique, je dirais XD J'imagine que LA, tu l'as mérité aussi, ton attente, non? x)
OUI 8D Je suis cruelle, je sais. C'est drôle, après tout, hein? 83
Et est-ce que ça compte comme lemon, ça...? Je suis vraiment obligée d'en refaire un -plusieurs XD- ...? /SBAF/ Okay, okay, j'en referais, j'en referais x) Par contre, laissez moi réfléchir pour le happy end :3 (remarque... C'est vrai qu'une fin triste ne colle pas, tu as raison...)
HEHEHEHEEEE, bah il est là, le chapitre 14, non? =D Ca met son temps, mais ça vient, hein x) (j'ai déjà fait 7 pages pour le chapitre 17... C'est déjà pas mal x_x Surtout qu'il pourrait être assez long, et BORDELIQUE, mais... A MORT...)
Euh... Je sais pas comment je dois le prendre, là... Plus il y a de chapitres, plus tu t'embêtes à lire...? XD Nan, parce que va y en avoir au moins plus d'une trentaine, ET ENCORE...
Sinon, ça a été, le Petit Chaperon Rouge? ^^
Oui, ben il vient, il vient, hein XD

Okami Shiroi : Salut! ^^
Je suis contente que ma fanfiction t'ai tenu jusqu'au 13eme chapitre (eh non, faut pas être superstitieux, avec moi...)!
Ahaha~, je ne peux rien dire! Sinon, trop de spoil, top de spoil... Sinon, il y a beaucoup de méthode que Vladlen aurait pu utiliser... Des très simple, d'ailleurs, mais est-ce que j'en ai utilisé une...? Qui sait...
En effet, le psychologue parait si innocent... Mais qui sait, qui sait...
Je prends mon temps pour ça, je prends mon temps, faut pas s'inquiéter XD Concernant le nom de Vladlen, il ne l'a tout simplement pas fait car, en premier lieu, il est bien trop choqué pour le faire. En second lieu, c'est une période où il suit des rééducations, les interrogatoires suivront après que Misaki ai retrouvé sa voix, donc bon... Pour le moment, on peut dire (même si je ne l'ai pas trop mentionné) que Misaki essaie de ne pas y penser, même si c'est plutôt difficile...
J'avais pensé à faire ça! Le problème, c'est que l'esprit de Misaki (comme ma bêta me l'a dit) était trop fragile pour supporter le choc, si bien que je n'ai pas pu le faire... Mais qui sait, qui saiiit...
En réalité, c'est ma fanfiction la plus travaillée... Mais bon, je sais bien que ce n'est pas encore parfait x) Malheureusement, d'ailleurs! Mais bon, j'essaie de m'améliorer, ça avance, doucement, mais ça avance... Ce sont des questions (surtout la dernière) qui cogite, et j'essaie d'adapter ma fin en fonction, donc elle n'est pas "spécialement finie", mais en grande partie, tout est décidé. Elle devrait être assez surprenante, j'imagine...
Eh bien... J'espère que tu n'as pas trop attendu ^^" Je poste souvent en fin de moi, c'est ma date de rendu, comme ça, je traînasse pas trop XD
En tout cas, merci de m'avoir lu! Je suis contente que ma fanfiction te plaise!

Saliannas : Je suis vraiment contente que ma fanfiction t'ai plu! Merci beaucoup pour les commentaires que tu as laissé sur les autres chapitres! Je regrette de ne pouvoir y répondre que maintenant, mais bon, le système de ce site est bizarre XD Mais merci beaucoup!
Sinon, pour les contacts entre Misaki et Akihiko... Je pense que la raison de l'éloignement est assez explicite dans le lemon... x) Usagi avait lui-même mit de la distance pour éviter ce problème, sauf que là... C'est un peu mort x) Du coup, oui, il continue de cracher sa colère sur Vladlen... Les pauvres, hein x_x
Oh, non, tu ne t'en doutes pas une seule seconde... Vraiment, j'ai été VRAIMENT monstrueuse... Y a des trucs super dégueulasses... J'espère que vous avez tous l'estomac bien accroché x) *mais oui, c'est mieux quand c'est explicite, on est bien d'accord toutes les deux :3 *
Oh my gawd, je suis super contente qu'elle te plaise à ce point! Merci, merci, merciiii ! Je suis vraiment flattée qu'elle fasse partie de tes préférées! J'essaie vraiment de m'appliquer dessus, alors c'est une bonne récompense, pour moi *^*
Encore merci de m'avoir lu, et d'avoir commenté, ça m'a fait vraiment plaisir!

Matt : Hellow! ^^
Moi aussi XD Moi aussi, je suis contente de voir que j'ai réussi à avancer *^* (mais je suis aussi contente de voir que tu attendais la suite avec impatience! xD )
Ah, j'imagine que la rencontre Usagi-Vladlen était plutôt une bonne idée... C'était une bombe, aussi... Sinon, niveau PDV, c'est vrai que j'ai pas mal réfléchi, même si le changement de PDV me sert principalement de moyen d'avancer, en faisant une ellipse... Mais ça, c'est un secret de production XD Ca doit pas se savoir x)
Merci beaucoup du compliment, au moins, je sais que j'ai un talent pour quelque chose, c'est déjà très bien XD En fait, les répétitions, c'est vraiment un truc qui me terrifie, un truc de malade... C'est pour ça que ma bêta m'aide beaucoup sur ce point! (en plus, elle est vraiment pas mauvaise, hein, au contraire... Elle m'aide beaucoup, et corrige toutes mes fautes que je vois pas, elle est vraiment super!) Heureusement que je l'ai, ma bêta, sinon, j'ose pas imaginer la t^te de ma fanfic, vu qu'elle m'a un peu aidé sur le scénar...
Tu sais... Fic anglaises, fic anglaises... Je passe tout sur google traduction, et je convertis ça en français plus ou moins correct XD (en fait, je fais google trad 3eme langue xD Du genre "aller po" veut dire "rentrer dans une pièce"... Ou *dans le cadre plus pervers :3 * "joue" = "fesse"... C'est fou comme je m'amuse, à force...
Yep, j'ai réussi! En moyenne, je dois avoir une moyenne entre 12 et 13... Je brille pas, mais bon, c'est toujours mieux qu'en dessous de 10, surtout pour le bac de 1ere! Merci de t'en être soucié, c'est vraiment gentil de ta part! Maintenant, il me reste plus que la seconde partie du bac... Oh God, why T-T
Mais ça me fait toujours plaisir de savoir ça! *^* Tu ne peux pas savoir! C'est pas du tout répétitif, don't worry, je suis toujours aussi contente en lisant ça! Encore merci!
De rien, ça me fait toujours aussi plaisir de recevoir des commentaires, donc je ne devrais pas tarder à publier le chapitre 15! *dans la limite, tu es sûr que ce sera le mois prochain x) *
Encore merci, et à plus tard pour le prochain chapitre! (ou la prochaine review, à voir XD )

Miyabie-Chan : Salut! =D
Ne t'inquiètes pas, ce n'est pas grave, je peux sans problème attendre ^^ (Vacance o^o Dieu que oui, ça fait du bien... J'étais moi aussi en vacance chez ma cousine XD *et j'ai quand même avancé le chapitre 17! Je suis à la 7eme page! =D Voyez comme je bosse...* )
Tu m'étonnes que Vladlen a frappé TRES fort, cette fois... Pourtant, c'est clairement pas le pire de ce qu'il va faire, tenez vous préparé, et achetez de nouveaux estomacs, au cas où... [Mais vous avez quoi avec Vladlen? OAO Je l'aime bien, moi!]
Comme tu dis, je crois que c'est mort, Misaki s'imagine déjà assez de choses comme ça XD (mais quand même, vaut mieux pas qu'il sache ce qu'il s'est réellement passé...)
Je suis super contente que ça te plaise autant! Encore merci, ça me fait super plaisir! J'essaierai de continuer mes "bons chapitres"! (mais avec le 14, là, c'pas gagné e.e )
Bisous! ^^ Encore merci de m'avoir lu, et d'avoir commenté! =D

Esu-chan : Coucou! :3
Oooh, je suis méga contente qu'elle te plaise à ce point! *sautille partout* Niveau fautes, faut remercier ma merveilleuse bêta, parce que je dois faire entre 10 et 20 fautes (plus ou moins d'inattention, ou par doute d'écriture)... XD Sinon, ça serait surement pas beau à voir... Sinon, on a le même sentiment concernant les personnes qui font plus de milles fautes par lignes... ALLEZ ACHETER UN BESCHERELLE! ヽ(`Д´)ノ
Merci, merci, merciii! TwT Je suis trop heureuse qu'elle te plaise! (en plus, de toutes celles que j'ai écrite, c'est bien celle qui est la plus travaillée, surtout pour que je la poste ici...) Ah, et dire que je peux rien diiiire! XD Comme j'ai envie de spoiler, mais c'est pas bien, faut que je me retienne :3
Encore merci, d'avoir lu et commenté! Et oui, j'irai jusqu'au bout, surtout avec le succès qu'elle a! Je poste toutes les fin de mois (voir plus, si je suis inspirée), donc la suite ne devrait pas trop tarder, que que je suis en vacances... Ou pas, je verrais XD Mais c'est sûr, le mois prochain, y aura la suite, faut pas s'en faire!
Again, thank you very much!