Tadaaa

Hé oui, après des jours et des jours à réfléchir comment tourner ce chapitre, j'ai enfin réussit à finir de l'écrire. Alors, par contre, ce ne sera pas le dernier chapitre, puisque j'en ferais un dernier, qui se passera quelques années plus tard. Mais je le trouvait suffisamment long comme ça. Allez, bonne lecture


Le jour qui suivit le départ de Simon fut une torture pour Clary. Lorsqu'Octavia entra à la maison, après avoir passé la journée avec Luke, elle réclama immédiatement son père, tapant du pied quand Clary lui avoua qu'il avait dû partir, sans entrer dans les détails. Luke lui lança un regard surpris mais connaissait suffisamment sa belle-fille pour savoir qu'elle n'avait pas du tout envie d'en parler. Il quitta donc l'hôtel, la serrant contre lui un peu plus longuement que dans son habitude.

La soirée fut difficile, Octavia, exténuée par sa journée, fut grognon et refusa d'aller se coucher, s'énervant à un tel point que Clary lui cria dessus, sentant son calme disparaître aussi rapidement que neige au soleil. La fillette se mit à pleurer toutes les larmes de son corps, ce qui fit naître un immense sentiment de culpabilité dans le cœur de Clary, qui finit par prendre sa fille dans ses bras, laissant finalement ses larmes sortir. Elle n'en pouvait simplement plus, l'épuisement mental ayant pris le dessus. Mais les tensions et le stress étaient tellement forts qu'elle ne put trouver le sommeil, alors qu'Octavia dormait à point fermé dans ses bras.

Ressassant sans cesse les dernières heures, Clary revoyait encore et encore les visages meurtris de Jace et Simon. Elle les avait tant blessés ! Et Octavia allait en payer le prix. Pourquoi avait-elle pris cette décision de la garder, tant d'années auparavant ? Si elle l'avait placée à l'adoption, la petite fille aurait eu une vie de bien meilleure qualité, elle n'aurait jamais rencontré Simon qui aurait pu trouver une femme à sa juste valeur. Quant à Jace, il l'aurait plus facilement oubliée, n'aurait jamais eu à souffrir de ses mensonges, tout comme sa mère ou Luke, qui avaient dû mentir à tellement de monde. Oui, les gens se porteraient tous tellement mieux si elle n'était pas là !

Les pensées tournoyaient dans sa tête à une vitesse telle qu'elle ne pouvait à peine reprendre sa respiration, le cœur gonflant petit à petit. Octavia gémit dans son sommeil et se redit, contre le corps de sa mère. Clary la regarda, elle était si petite, si fragile encore. Mais avait-elle vraiment besoin d'elle ? Non, même Simon était un meilleur parent qu'elle, elle le savait.

Disparaître, s'enterrer quelque part. À qui manquerait-elle ? Octavia ? Elle l'oublierait mois après mois. Tous les autres la détestaient !

Plus rien ne la retenait sur cette terre, elle avait tout perdu, tout. Plus rien ne lui restait, personne qui ne l'aimait. Avant, Octavia avait été cette corde, mais Clary le savait à présent, jamais sa fille ne lui pardonnerait de lui avoir menti quant à l'identité de son père.

Clary serra sa petite fille plus fort contre elle, pleurant désormais de plus en plus fort, en silence afin de ne pas la réveiller. Elle l'aimait tellement, ce serait un service à lui rendre !

Le jour se pointa lentement, et lorsqu'Octavia ouvrit les yeux, Clary lui lança un sourire, puis plongea son nez dans les cheveux blonds.

- Tu sais quoi ma chérie ? Aujourd'hui, je vais te faire rencontrer quelqu'un de très important.

Elle habilla Octavia à toute vitesse, puis partit à pied, jusqu'à chez Isabelle.

Celle-ci ouvrit la porte, toujours en pyjama, les cheveux en bataille. Elle ouvrit de grand yeux en voyant Clary, puis ouvrit la bouche en remarquant la petite fille qui se cachait derrière sa mère.

- Clary ? Mais, il n'est même pas 9 heures ?

- je sais. J'ai des choses à régler. Tu peux me la garder ?

Le ton était si pressé qu'Isabelle ne put qu'acquiescer.

Clary s'accroupit face à Octavia, et la regarda tendrement.

- Ma chérie, maman à beaucoup de chose à faire, tu vas rester avec Isabelle, c'est une très bonne amie à moi. Et si tu es sage, elle te donnera pleins de bonbons, ça te va ?

La petite hocha la tête, intimidée par la voix de sa mère.

- Octavia, écoute-moi attentivement. N'oublie jamais que je t'aime de tout mon cœur, ne l'oublie pas ! Tu me le promets ?

Elle serra son enfant contre son cœur, incapable de la lâcher. Mais il le fallait, alors elle s'éloigna de la petite fille, complétement déboussolée.

Isabelle attrapa alors le bras de Clary et la força à la regarder.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Elle avait l'air très inquiète, mais ses yeux étaient scrutateurs.

- Rien, dit Clary en tentant un sourire. Promet moi simplement de bien t'en occuper.

Puis elle partit, ignorant Isabelle qui l'appelait au loin.

Le chemin jusqu'à l'hôtel sembla plus court qu'à l'aller, comme si le temps se distendait. Tout semblait différent, des gens qui marchaient dans la rue, à la chambre d'hôtel qui semblait bien plus étouffante que dans le souvenir de Clary.

Il fallait en finir, d'une façon ou d'une autre, Clary le savait, et son subconscient avait pris le contrôle de son esprit, elle évoluait à présent dans un nuage constant, toute sa vision brouillée. Elle reverrait sa mère, bientôt !

Sans même en avoir donné l'ordre, elle marcha jusqu'à la salle de bain, où était posée la trousse qui contenait des médicaments. Elle savait parfaitement que dans la poche de gauche, se trouvait une petite boîte bleue, contenant encore 8 somnifères. Elle n'avait qu'à les avaler, et ce ne serait ensuite que comme une simple habitude : s'endormir, sans la crainte paralysante de devoir se réveiller le lendemain.

Sans pleurer, sans même voir sa main trembler, Clary ouvrit la boîte et sortit les cachets roses pâles de leur emballage, les observa une minute avant de les mettre d'un seul geste dans sa bouche. Puis elle se dirigea, complètement déconnectée de tout ce qu'elle faisait, vers le lavabo, fit couler un mince filet d'eau qu'elle avala, gobant par la même occasion les somnifères.

Elle eut le temps de se déplacer jusqu'à son lit, sortit son téléphone et appuya sur le dossier nommée « Octavia », regardant les photos de sa fille, un sourire sur les lèvres.

L'effet arriva d'un seul coup, alors que ses yeux commencèrent à se fermer sans même pouvoir l'en empêcher. Elle tenta de lutter, sentant son cœur s'accélérer, comprenant enfin ce qu'elle avait osé faire ! Sa fille, elle l'abandonnait, elle n'en avait pas le droit ! S'accrochant désespérément à l'image de la petite fille blonde sur son téléphone, Clary garda comme dernier souvenir, le sourire d'Octavia, avant que ses yeux ne se ferment définitivement.

Ça ne pouvait arriver qu'à lui. Bien-sûr. S'il y avait un seul train qui devait ne pas venir du tout, c'était celui qui allait jusqu'à New-York. Forcément. Et il n'avait aucun moyen de rentrer, n'ayant pas de voiture et n'ayant pas de quoi se payer un taxi. Simon devait donc attendre qu'un second train arrive dans cette gare complétement paumée… et pour couronner le tout, le prochain départ n'était prévu qu'à 7 heures le lendemain pour « cause de problèmes techniques »…

Obligé d'attendre sur ce quai de gare venteux et désert, Simon alla s'assoir sur un banc et ferma les yeux. Le fait de devoir simplement imaginer que sa vie s'était écroulée en l'espace de 5 jours était simplement impossible à se représenter.

Au fil des mois, juste après sa rencontre avec Clary, il avait compris qu'un autre homme peuplait ses nuits et ses cauchemars, mais il avait tenté de passer outre, simplement être présent pour elle, puis lorsqu'ils s'étaient mis en couple, tenter de ne surtout pas y penser, car après tout, cet homme n'était jamais revenus, alors à quoi bon s'inquiéter. Et tout allait si bien entre eux, entre lui et Octavia. Ils formaient une famille comme toutes les autres, malgré leur jeune âge, mais ils étaient heureux et s'était tout ce qui comptait. Jusqu'à cet appel.

Quand il avait vu Jace, Simon avait immédiatement compris qu'il était le père d'Octavia, leur ressemblance était si frappante, et cette proximité distante qu'il partageait avec Clary ne laissait aucun doute. Alors les dernières pièces du puzzle s'étaient mises en place. Il avait compris qu'elle ne lui avait jamais dit, ce qui changeait tout.

Car dans tous les scénarios qu'il avait imaginé, jamais il n'aurait pensé qu'elle avait caché l'existence d'Octavia à son père !

Il fut réveillé en sursaut lorsqu'il entendit quelqu'un l'appeler.

À en juger par l'agitation qui régnait dans la gare, il avait dormi longtemps, bien plus qu'il n'y avait pensé. Complétement désorienté, Simon regarda de tous les côtés pour voir qui l'appelait, certain qu'il s'agissait de Clary. Mais son cœur s'immobilisa lorsqu'il vit qui venait vers lui.

Jace.

Plusieurs émotions le transpercèrent, la colère, la tristesse, l'incompréhension. Mais ce fut l'inquiétude qui prit le dessus lorsqu'il vit la tête que faisait Jace en s'approchant de lui.

- Simon ! Où est-Clary ?

Simon fronça les sourcils et se leva du banc où il avait dormi pour se rapprocher du blond.

- Je ne sais pas, la dernière fois que je l'ai vue, elle était à l'hôtel. Comment veux-tu que je le sache ? Pourquoi tu me demandes ça ? Et comment tu as su où me trouver.

Tandis qu'il lui lançait ces questions avec une antipathie non dissimulée, il sentait l'inquiétude monter en lui.

- Alec travaille à côté, c'est lui qui m'a dit que tu étais là, répondit Jace en répondant à la dernière question. Isabelle m'a appelé il y a 20 minutes, complétement paniquée. Apparemment Clary est passée chez elle pour lui laisser Octavia, mais elle avait un comportement trop bizarre. D'habitude je ne m'inquiète pas trop quand il s'agit des inquiétudes d'Isabelle, qui a tendance à s'inquiéter vraiment trop rapidement, mais là, ce que Clary a dit à Octavia avant de partir m'inquiète quand même. Je veux juste m'assurer qu'elle va bien. Sauf qu'elle ne voudra sûrement pas me parler.

Simon le regarda une seconde et pensa intérieurement qu'il n'avait pas à aider cet homme, ni même Clary. Mais il y avait quelqu'un d'autre qu'il devait aider, Octavia. Ce n'était pas dans les habitudes de Clary de laisser Octavia, surtout après la journée qu'elle avait vécue. Il aurait plutôt pensé qu'elle l'aurait gardée près d'elle. Avec un soupir, Simon sortit son téléphone et appuya sur le numéro de Clary pour l'appeler.

- Son téléphone est éteint.

Là, Simon s'inquiétait vraiment. Clary n'éteignait jamais son téléphone, surtout quand Octavia n'était pas avec elle, pour être joignable s'il se passait quelque chose. Oui, quelque chose clochait.

- Je vais voir à l'hôtel, dit Simon. Il y a d'autre endroit où elle pourrait être ?

Jace le regarda bizarrement et Simon comprit qu'il pensait à la cabane où il les avait surpris…

- Vas-y, dit-il simplement

Il vit Jace qui prit une grande respiration, puis ses épaules se détendre. Il devait sûrement appréhender la réaction du brun.

- Ok, répondit simplement le blond. Mais, dit-moi si tu la retrouves, ok ?

Simon hocha la tête. Les deux hommes échangèrent leur numéro de téléphone, comme si la situation était tout à fait normale. Ce qui n'était pas le cas !

L'inquiétude prit le dessus tandis qu'il marchait rapidement, presque en courant à l'hôtel. Il devait avouer que Clary avait reçu plus de coup dur que n'importe qui aurait pu en supporter. Et il avait peur de ce qu'elle pouvait faire !

Il arriva en trombe dans la chambre, après avoir demandé la clé à la réceptionniste, lui expliquant qu'il y avait une urgence. Il avait dû lui faire peur car elle avait reculé et lui avait donné la clé presque en tremblant. Les escaliers lui avaient semblé bien plus long à monter que d'habitude. Une fois arrivé devant la porte, il ne sut que faire. Devait-il toquer ? Car après tout, ce n'était pas sa chambre, il l'avait quittée plusieurs heures auparavant. Mais son instinct lui dictait de rentrer le plus rapidement possible, quelque chose ne fonctionnait pas dans les actes de Clary, cela faisait suffisamment longtemps qu'il la connaissait pour en être sûr à présent.

Il pénétra donc dans la chambre, sans pour autant se préparer à trouver ce qui l'attendait…

Jace avait quitté Simon encore plus alarmé qu'il ne l'était déjà. L'attitude du brun confirmait les craintes d'Isabelle, que quelque chose n'allait pas. La cabane n'était qu'à quelques mètres de lui, mais sans trop savoir comment, Jace savait déjà qu'il ne trouverait personne. Pourquoi irait-elle dans cet endroit si symbolique pour eux après ce qui s'était passé ? Mais en même temps, il n'aurait pas pensé que Simon et elle se quitterait, pourtant il devait bien s'être produit quelque chose pour que le jeune homme attende à la gare pendant autant d'heure, une valise à la main.

Lorsqu'Alec avait aperçu Simon, il avait immédiatement appelé Jace, qui lui avait tout raconté. Mais il ne ressentit pas ce qu'il aurait dû, de la joie ou du soulagement, plutôt une sorte de haine envers lui-même. Ces histoires avaient détruit tant de monde !

Comme il s'y attendait, la cabane était vide. Jace surveilla son téléphone, attendant le coup de fil de Simon pour qu'il le prévienne que tout allait bien. Mon dieu, faites que tout aille bien !

Ne supportant pas de rester dans cet endroit, Jace quitta la cabane et marcha jusqu'à sa voiture, sans trop se presser. Une fois au volant, il resta une minute sans mettre le contact, tout simplement incapable de pouvoir esquisser le moindre geste. Qu'allait-il faire ensuite ? Retourner chez lui sans savoir si Clary allait bien ? Mais c'était tout bonnement impossible à imaginer !

Il se résolut à faire un tour de quartier, histoire de se donner bonne conscience. Mais alors qu'il arrivait vers la plage, il sentit son téléphone vibrer. En regardant le message, Jace sentit tout son sang se retirer de son visage. Son cœur cessa de battre. Sans faire attention à la circulation, il fit demi-tour, poussant les gaz à fond !

Simon faisait les 100 pas, incapable de pouvoir rester immobile, traversant le couloir blanc de l'hôpital, puis redressa les yeux en voyant Jace accourir vers lui, le visage complètement paniqué.

- Simon, cria ce dernier. Où est-elle ? Comment va-t-elle ?

Simon s'avança vers lui, en trainant des pieds, incapable de pouvoir lui annoncer ce que les médecins avaient avoué à grande peine. Lui-même avait de la peine à y croire ! Mais il devait la vérité à Jace.

- Elle est dans la chambre, ils lui font un lavage d'estomac. Elle devrait s'en sortir. Elle a pris plusieurs somnifères apparemment.

-Devrait ? S'exclama Jace, se prenant la tête entre ses mains.

Sans trop savoir quoi faire, Simon posa une main qu'il espérait rassurante, sur l'épaule de l'autre.

- Ils ne veulent pas se prononcer si tôt. Mais j'ai bon espoir, je suis sûr que tout se passera bien.

Mais ses paroles n'eurent pas l'effet escompté puisque Jace s'écarta et le regarda avec toute la haine possible, contenue dans un seul regard.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ? Je te rappelle qu'elle a essayé de se suicider ! À cause de nous, de moi !

Sans pouvoir y faire quelque chose, Simon regarda Jace s'écrouler en larme à terre, secoué de sanglot incontrôlable. Il s'assit à ses côtés, réfléchissant quoi dire à celui dont la femme qu'il aimait n'avait jamais pu oublier.

- Elle ne l'a pas fait à cause de toi. Elle l'a fait pour toi. C'était tout simplement un appel à l'aide, pour nous faire comprendre à quel point elle aussi, est malheureuse.

Il sentait à quel point ses paroles étaient vraies, et à côté de lui, les sanglots commencèrent à ralentir.

- J'ai toujours su qu'il y en avait un autre et je crois qu'au fond de moi, je l'acceptais. J'ai toujours su qu'elle ne m'aimait pas. Et tu sais, quand je l'ai vue allongée sur ce lit, quand j'ai cru qu'elle était morte, la première chose à laquelle j'ai pu penser, c'était que je voulais qu'elle vive, peu importe que ce soit avec moi ou avec un autre. Je l'aime, oui. Mais peut-être que ce que j'ai cru être un amour fou entre nous, n'était que de l'amitié, avec de mon côté, quelques sentiments, mais rien qui ne soit oubliable. Je l'aime mais tout ce que je veux, c'est qu'elle soit heureuse, que ce soit avec toi ou avec un autre, qu'elle m'inclut dans sa vie ou non. Mais un monde sans Clary ? Non, ce n'est tout simplement pas imaginable.

Simon tourna la tête et vit que Jace le regardait, un sentiment de surprise planant sur ses yeux.

- Tu es sérieux ? demanda-il finalement. Si Clary finissait par me choisir, tu l'accepterais ?

Simon prit un instant pour réfléchir.

- Oui, dit-il finalement. C'est le destin, vous deviez vous retrouver. Et après tout, tu es le père d'Octavia, tu mérites largement ta place à leur côté. La seule chose que je vous demanderais, c'est de ne pas complètement m'exclure de la vie d'Octavia. Ça, je ne pourrais tout simplement pas m'en remettre, je veux encore pouvoir la voir, même lorsqu'elle apprendra la vérité de concernant.

Un silence accueillit ses paroles. Jace regardait droit face à lui, sans presque cligner des yeux.

- Elle m'accepterait, tu crois ?

Cette question, presque timide, fit sourire Simon. Cette situation aurait pu être comique si elle ne se passait pas dans des circonstances pareilles.

- J'en suis sûr, laisse lui simplement le temps de pouvoir s'y habituer. Tu verras, c'est une gamine absolument géniale.

Un « papa » assourdissant résonna d'un coup dans le couloir et fit tourner la tête des deux hommes. Octavia courrait vers eux.

Cette vision de l'enfant qui courrait face à son père biologique et celui qu'elle considérait comme son papa, lança une pique à travers le cœur de Simon, qui se demanda si c'était la dernière fois qu'il verrait la petite l'appeler papa. Il l'accueillit toutefois dans ses bras et mit sa tête dans ses cheveux, respirant son odeur de tout son saoul. Il n'allait pas mentir, elle lui avait manqué !

Lorsqu'il avait entendu une petite fille crier papa, Jace avait tout de suite reconnut Octavia et tourna automatiquement la tête, comme un automatisme. La petite se précipita vers Simon, qui la prit dans ses bras. Jace se redressa et avança ver Isabelle qui l'accompagnait. Elle le serra contre elle, simple présence réconfortante.

- Comment vas-tu ? Demanda-t-elle en le tenant à bout de bras pour pouvoir l'observer.

- Pas terrible, répondit-il en haussant les épaules. Mais elle est en vie, c'est le plus important.

Un raclement de gorge lui fit tourner la tête et il vit Simon, tenant Octavia dans les bras, qui lui offrit un faible sourire, quelque peu forcé, mais qui restait naturel malgré tout.

- Octavia, dit-il en s'adressant à l'enfant. Je voudrais te présenter quelqu'un. Il s'appelle Jace, tu vas passer un peu de temps avec lui, d'accord. Tu me promets que tu seras gentille ?

Jace regarda la petite acquiescer, complètement abasourdi. Jamais il n'aurait pensé que Simon ferait une chose pareille, qui devait lui crever le cœur ! Mais incapable de pouvoir se concentrer plus sur les sentiments des autres, il se baissa face à la petite et lui offrit un grand sourire, se sentant bizarrement bien, comme s'il trouvait enfin la place qu'il devait occuper.

- Salut Octavia. On s'est déjà rencontré, tu t'en souviens ?

Avant que la petite puisse répondre, la porte s'ouvrit avec fracas et un grand médecin sortit de la pièce, un petit sourire aux lèvres.

- Elle est réveillée, vous pouvez la voire.

Entrecroisant du regard Simon, Jace ne fit pas le moindre geste, presque bloqué sur place. Mais le brun lui sourit et souffla doucement :

- Tu devrais y aller, je reste avec Octavia.

Hochant la tête, Jace entra à l'intérieur, le cœur battant.

Clary attendait, les yeux fixés sur le mur en face d'elle, vidée de toute énergie. En entendant du bruit elle tourna la tête et offrit un sourire à Jace qui pénétrait doucement dans la pièce. Il avait mauvaise mine mais ne semblait pas fâché contre elle.

- Salut, dit-elle timidement.

- Salut.

Il se rapprocha d'elle et s'assit sur le lit, à distance suffisante d'elle.

- Tu m'as fait une belle peur tu sais ?

Clary baissa la tête, bien consciente de ses fautes.

- J'en suis désolée, dit-elle le plus doucement possible. Sur le moment, ça m'a semblé la meilleure solution.

- As-tu seulement pensé à moi ? À Simon ? À Octavia ?

Fermant les yeux, Clary rentra les épaules, envahie par une immense culpabilité.

- Justement, je me suis dit que vous seriez mieux sans moi. Regarde ce que je t'ai fait ! Ce que j'ai fait à Simon !

Une main s'empara de la sienne et la serra suffisamment fort pour lui transmettre autant d'amour que possible.

- Clary, tu crois vraiment que nous préférions vivre dans un monde où tu ne serais pas ? Je préfère mille fois vivre sans toi, te regardant de loin être heureuse que de te perdre pour toujours. Et c'est pareil pour Simon. Qu'elle que soit ta décision, nous t'aimons tous les deux, et aucun de nous ne veux te perdre !

Clary le regarda dans les yeux, simplement pour le bonheur de pouvoir les voir encore une fois. Elle l'aimait, elle le savait à présent, et elle était sûre désormais que lui aussi n'avait jamais cessé de l'aimer. Bien-sûr, toutes les douleurs du passé n'étaient pas effacées, mais avoir failli le perdre rendait cet amour si important aux yeux de Clary qu'elle savait d'ores et déjà qu'elle lui pardonnerait tout s'il acceptait de lui pardonner aussi.

- Je t'aime Jace, avoua-t-elle finalement, je t'ai toujours aimé, tu n'as jamais quitté mon esprit. Et même si tu décides de ne jamais me pardonner ce que je t'ai fait, je voulais simplement que tu le saches.

Une larme s'échappa des yeux de Jace et coula directement sur la main de Clary. Il la regarda une seconde et elle vit toutes la souffrance qu'elle lui avait infligée disparaître à mesure que les gouttes salées coulaient.

- je n'ai jamais cessé de t'aimer, Clary. Chaque respiration, chaque mouvement, tout était pour toi, tu n'as jamais quitté une seule seconde mes pensées.

Sentant que désormais les barrières venaient de tomber entre eux, Clary se redressa et le prit dans ses bras, éclatant par la même occasion en sanglot. Elle venait enfin de retrouver sa moitié. Son cœur était à nouveau entier !

- Je t'aime Clary, pardonne moi tout ce que j'ai pu te faire. Je t'en supplie, je ne veux plus jamais te perdre.

Jace écarta son corps du sien pour plonger son regard dans le sien. Tout son amour se reflétait dans ses propres yeux.

- Je te pardonne tout, Jace. C'est à toi désormais de me pardonner. Il n'est plus question que je m'en aille à présent, je n'en ai plus la force, ma place est à tes côtés.

- Je n'ai rien à te pardonner, tu es là à présent, en vie à mes côtés et c'est toute ce qui compte !

- Je t'aime Jace, murmura-elle, ses lèvres si proche des siennes qu'elle sentait son souffle chaud.

- Je t'aime.

Il clôtura sa tirade en plaquant sa bouche sur celle de Clary, et celle-ci sentit que les blessures de son cœur se refermaient enfin, et qu'elle reprenait vie dans les bras de Jace.

Elle savait désormais que sa vie était liée à celle de Jace, et que plus jamais elle ne ferait l'erreur de tenter de s'enfuir. Ensemble, ils pourraient tout affronter !


Voilà !

Je suis encore assez contente d'avoir pu trouver une solution pour les réunir, parce que franchement, j'ai eu de la peine. Après, je ne suis pas tout à fait contente de se chapitre, mais je n'ai pas la force de le changer pour le moment.

Une chose à clarifier : Je vous ai parlé dans mon chapitre précédant de mon idée de faire finir Clary et Simon ensemble. Vous êtes pour le moment trois, encore deux et j'écris ce chapitre bonus. Il sera bien entendu une fin alternative à ce chapitre.

J'espère pouvoir publier le dernier chapitre la semaine prochaine, Secret Défense touche donc presque à sa fin. J'espère que tout cela vous aura plu :)

Un énorme merci pour les reviews que vous me laissez, sachez que je vais y répondre dans le dernier chapitre. Mais n'oubliez pas que je vous adore, et que c'est vraiment une énorme récompense pour moi de savoir que mon histoire plait .

Je vous embrasse et j'espère pouvoir vous retrouver tout bientôt.

Bisous !