Hello les gens!
Ca faisait un moment dites donc! Et j'en suis désolée, mais mon pc portable a rendu l'âme il n'y a pas longtemps et il fut difficile de récupérer quelques élèments genre chapitre et tout ça quoi (non en fait je les avait sur clef USB qui avait disparu je ne sais trop où et que je viens de retrouver, je suis géniale hein xD *sors*)
Bref, merci de vos reviews et je vous laisse à ce chapitre.
Chapitre 14
Karin n'en pouvait plus d'attendre. Elle voulait voir Juliet maintenant, pouvoir la prendre dans ses bras et la sauver des griffes de sa mégère de mère. Mais elle avait promis à son frère d'attendre, et elle tenait toujours ses promesses quand elle les faisait à Tom, surtout que dans le cas présent elle ne pouvait pas faire grand chose. Le jeune homme était parti se renseigner sur la famille Ashford pour sa soeur avant que celle-ci ne décide de se lancer dans une mission suicide pour aller sauver sa petite amie. Aussi Karin essayait-elle de ne pas penser à ce qui s'était passé la veille, mais il s'agissait d'un exercice difficile. Finalement, elle se laissa porter par le souvenir.
Le son produit par la main frappant le visage de Juliet avait retentit dans toute la gare et des têtes se tournèrent pour regarder les Ashford. Karin avait bien essayé de calmer la situation, mais sans succès et s'était joliment fait remballé pour finalement voir la Serdaigle disparaître sous ses yeux. Elle avait faillit exploser de rage sur le coup mais s'était finalement parfaitement contrôlée tandis que ses propres parents s'étaient approchés d'elle, un journal à la main. Elle avait bien évidemment dû répondre à leurs questions sur Juliet avant de leur expliquer ce qui venait de se passer. La jeune fille savait parfaitement que ses parents allaient bien réagir au fait qu'elle sorte avec une fille.
-Kariiiiiin, fit sa mère en lui sautant presque dans les bras. Tu nous as tellement manquéééééée!
A voir sa mère, on pouvait se demander s'il s'agissait vraiment de sa génitrice. Petite et blonde, elle avait des yeux d'un bleu limpide façon barbie, bien qu'elle ne s'habillait pas en rose flashie. Néanmoins il se dégageait d'elle quelque chose d'assez similaire à Karin, peut-être dans sa façon de captiver l'attention des gens qui l'entouraient, bien que ce ne fut pas vraiment pour les même raisons.
-J'ai vu l'article dans la gazette! Je suis si heureeeeeeeeeuse pour toi! Il faut a tout prix que tu nous présente cette charmaaaaaaaaante jeune fille!
La mère de la jeune fille avait aussi une manière assez particulière de parler qui au début pouvait surprendre, puis finalement on s'y faisait, un peu comme avec les Bulgares. Puis ce fut au père de Karin de prendre la parole. Celui-ci n'était pas particulièrement plus grand que sa fille, plutôt mince avec des cheveux d'une couleur similaire à celle de sa progéniture et qui ondulaient de la même façon, bien qu'ils étaient coupés plus courts. Ils avaient aussi les même yeux, et si Karin n'avait pas été une fille, cela aurait sans doute pu semer la confusion dans leur entourage.
-Laisse donc un peu respirer Karin, la pauvre a déjà assez vécu d'agitation sans que tu en rajoutes, réprimanda gentiment le mari. Alors, où est cette fameuse Juliet Ashford?
Il avait beau dire, au final il agissait exactement de la même façon que sa femme, mais avec un peu plus de tact. Aussi Karin pris un air consterné, se demandant ce qu'elle pouvait bien faire ici.
-Et bien en fait il vient d'y avoir un léger problème...
La vert et argent leur raconta alors ce qu'il venait de passer sous l'oeil grave de ses parents qui échangèrent un regard à la fin du récit de la jeune fille, tandis que la gare commençait à se vider progressivement, les sorciers repartant à l'aide de divers moyens. Les trois personnes semblaient réfléchir à la nouvelle, cherchant un moyen de résoudre le problème qui se posait à eux.
-Rentrons, décréta finalement la père de Karin, nous trouverons peut-être une solution entre temps.
A vrai dire la jeune fille aurait bien aimé pouvoir résoudre ce problème toute seule en fonçant directement chez les Ashford, mais premièrement elle ignorait où sa petite amie habitait, et ensuite elle ne pouvait pas enlever Juliet comme ça, sans l'accord des parents de celle-ci, quoique l'idée fut tentante. Une fois rentrés, ils s'installèrent dans le salon, expposant à nouveau les faits avant de commencer à réfléchir sur la situations et les solutions qui s'offraient à eux. Evidemment, la première et la plus logique, s'imposant d'elle-même, fut de rendre visite aux Ashford pour essayer d'en parler aux parents de Juliet. Ils envoyèrent donc un hibou où ils proposaient de se rencontrer mais devant l'absence de réponse au bout de deux jours, ils durent se rendre à l'évidence: il allait falloir trouver une autre solution. Et celle qui s'imposa à eux fut de faire appel à Tom. Le frère de Karin travaillait au ministère, dans la section juridique, et bien qu'il n'avait pratiquement jamais eu affaire à ce genre de cas, il avoua qu'il était rare que cela se termine bien pour l'enfant. On ne pouvait pas interdire aux parents de refuser à leurs enfants de sortir, c'était leur droit le plus stricte.
-Ce n'est écrit nul part qu'interdire à son enfant de sortir ou de voir des gens lui est interdit. Pas tant qu'il est à sa charge. Après il existe des cas particulier, comme celui-ci mais elle a bien meilleur temps d'attendre d'être majeur pour que ça soit réglé, car les procédure peuvent durer un long moment. Bref, de ce côté là il n'y a pas grand chose à attendre. Il va fallloir que vous vous armiez de patience l'une comme l'autre.
A cette nouvelle, Karin avait serré les dents, gardant son calme. Elle refusait de laisser tomber Juliet sous prétexte qu'elle ne pouvait rien faire, car ce n'était pas vrai, il lui restait toujours un dernier moyen, certes pas très légal, mais elle préférait ça plutôt que de devoir attendre comme une petite fille bien sage.
-Hm... Laisse moi deviner petite soeur, tu vas me demander l'adresse d'Ashford? lui avait demandé Tom.
-Tu pourrais me la trouver?
-Oui, sans doute, mais après je ne pourrais plus faire grand chose pour toi malheureusement...
-Ce n'est pas bien grave, je peux me débrouiller seule...
-Bien, attend moi ici alors...
-Attends, je peux te demander autre chose?
-Quoi donc?
-Et bien...
Puis il était parti, et depuis Karin attendait qu'il revienne, fébrile. Lorsqu'enfin elle entendit le son caractéristique du Transplanage, elle faillit sauter de joie mais s'en abstint. Tom venait d'apparaître devant elle, un sourire aux lèvres. Il tendit un bout de parchemin à sa soeur qui le saisit rapidement, le lisant rapidement avant de le ranger dans sa poche. Elle regarda ensuite son frère, reconnaissante.
-Et concernant ce que tu m'as demandé, c'est bon normalement. Bon, je vais rentrer chez moi... Je te souhaite donc une bonne fin de journée et bonne chance pour ce soir.
-Merci, mais ne t'en fais pas, tout devrait bien se passer!
Le nuit était tombée depuis deux bonnes heures maintenant lorsque Margaret Ashford se laissa tomber dans le fauteuil du salon lourdement. Ces derniers jours avaient été fatiguant pour elle, luttant contre Juliet pour que celle-ci ne se sauve pas pour aller retrouver cet... cet... Margaret n'arrivait même pas à la définir. Elle soupira. Elle avait toujours voulut le meilleur pour sa fille, se montrant sévère lorsqu'il le fallait, essayant de lui faire prendre exemple sur sa soeur qui avait si bien réussit. Qu'avait-elle fait pour que celle-ci la trahisse ainsi, en devenant... Quelque chose de tellement différent que ce qu'elle avait souhaité. Où avait-elle bien pu échouer? Elle poussa un nouveau soupir à fendre l'âme lorsqu'on frappa à la porte. La femme se demanda qui cela pouvait bien être à cette heure-ci et aurait bien aimé ne pas aller ouvrir, mais elle le devait. Aussi se leva-t-elle du confortable fauteuil et se dirigea vers la porte d'entrée qu'elle ouvrit pour tomber nez à nez avec un groupe de six jeunes, un garçon mince dont la couleur de cheveux était actuellement bleu sombre, les yeux oscillant entre le doré et le rouge, une fille brune semblant très intéressé par la plante de l'allée menant à la maison, une autre blonde qui s'ennuyait ferme apparemment tout comme son voisin brun au regard dur, une fille lui tournant le dos, en train de parler à un jeune homme grand, aux yeux bleus.
-... Et non Henry, on ne défoncera pas la porte...
-Euh... Karin, désolée de t'interrompre mais...
La fille se retourna et Margaret resta bloqué un instant, reconnaissant la Serpentard qu'elle avait vu quelques jours plus tôt avec sa fille. Un silence pensant s'installa avant que la jeune fille ne prenne la parole.
-Bon, je vais me représenter... Je suis Karin MacFusty et je sors avec votre fille, que cela vous plaise ou non, et nous avions prévu de passer le nouvel an ensemble, aussi je suis venue la chercher, fit-elle après s'être éclairci la voix.
Devant le peu de réaction de la femme, les six Serpentard commencèrent à s'agiter un peu, puis Karin commença à perdre patience.
-Moi je dis, qui ne dit mot conscent, tu devrais entrer et récupérer Ashford, je parle de Juliet hein, et on pourrait partir.
Karin leva les yeux au ciel devant l'idée plus que brillante d'Ashley. Décidément, ses lumières l'illumineraient toujours.
-On ne peut pas faire ça Ashley... Ca serait une violation de domicile.
-Mais non, elle nous a ouvert la porte, ce qui signifie qu'elle conscent à nous laisser entrer, poursuivit la joueuse de quidditch. Regarde, moi je vais rentrer!
Et elle le fit, elle passa devant Karin et Margaret Ashford pour entrer dans la maison.
-Voilà, tu vois, y'a pas mort d'homme!
Karin eu un air consterné devant la stupidité du résonement de son amie, qui était un peu simpliste. La mère de Juliet finit tout de même par se réveiller.
-Sortez... Sortez tout de suite de chez moi, bande de petit crétin!
-De un, seul Ashley est entrer, et de deux, je comprend que vous ne vouliez pas que...
-Taisez-vous, vous ne pouvez pas comprendre! Mes enfants sont ma fierté, je refuse qu'ils deviennent des dépraver! Partez!
Karin poussa un soupir. Elle qui avait espéré que ça se passerait tranquillement, c'était peine perdue. Aussi la jeune fille sortie sa baguette de sa poche pour la pointer sur la mère de Juliet, qui recula, tandis que Karin avançait vers elle.
-Ecoutez-moi bien, madame, je ne voulais pas en arriver là, mais ça suffit. Vous ne faites que penser à vous, mais en tant que parents, vous devriez la soutenir. Pensez-vous vraiment qu'en agissant ainsi vous êtes mieux que nous? Pensez-vous que c'est ainsi que nous allons vous respecter? Il serait peut-être temps de revoir votre façon de voir les choses.
-La soutenir dans une voix où elle va devenir la cible des collibets, où elle va salir le nom des Ashford? Il en est hors de question que ma fille soit lesbienne! Je préférerais encore apprendre qu'elle est une mangemort!
Le regard de Karin était glacial. Elle ne comprenait pas comment des gens pouvaient se comporter de façon aussi stupide. Elle avait très envie de lancer un sort à la mère de Juliet mais s'en abstint. Déjà que sa situation actuelle était assez limite, si en plus elle commençait à lancer des sorts à tout va, ça serait pire que tout. Elle fit un mouvement de tête en direction d'Unae et d'Anthony qui lui répondirent positivement avant de monter les escaliers situés sur leur droite. Le silence s'installa suite à ça et dix minutes après ils réapparurent, Juliet avec eux ainsi que la valise servant habituellement aux voyages entre Poudlard et la maison de l'élève.
-Karin! Fit la blonde en se jetant dans les bras de la Serpentard qui l'accueillit volontier sous les yeux accusateurs de sa mère.
-Juliet... Je suis si contente... Tu n'as rien? Demanda Karin, serrant Juliet contre elle, respirant son odeur, lui caressant les cheveux.
Elle en oublia presque la présence des autres tellement la Serdaigle lui avait manqué. Elle avait envie de la toucher, de la caresser, de l'embrasser, de la sentir encore plus près d'elle, elle lui avait tellement manqué! Ne plus l'avoir avec elle avait été horrible, encore pire que lorsqu'elle s'était imposé de ne pas la regarder avant qu'elles ne sortent ensemble. Mais ce n'était pas vraiment le moment. Elle se sépara de Juliet à regret et la regarda.
-Bon, allons-y, inutile de rester ici plus longtemps.
-Attendez, vous n'avez pas le droit de partir, c'est un enlèvement!
Karin ricana.
-Un enlèvement? Je trouve Juliet bien consentante pour un enlèvement!
-Vous ne pouvez pas... Juliet, tu vas vraiment partir avec cette Serpentard? Et vous, vous n'avez pas pensé à la déception de votre famille lorsqu'elle avait appris que vous étiez...
-Oui, sans hésiter, répondit la blonde.
-Ma famille se porte très bien, ne vous inquiétez pas. Et puis je ne suis pas lesbienne, j'aime Juliet, c'est différent.
Le blanc qui suivit cette annonce fut mis à profit par la brune pour partir tranquillement. Tout s'était bien passé finalement, bien qu'elle doutait que tout se poursuivrait aussi facilement... La mère de sa petite amie allait sans doute vouloir la récupérer, et pour ça elle n'hésiterait sans doute pas à faire appelle au département de la justice magique... Bref, des complications en perspectives, mais la vert et argent s'en fichait. Tout ce qui comptait pour elle était la sécurité de Juliet.
La mère de Karin servit une tasse de thé à la Serdaigle avec un sourire avant de s'installer dans l'un des fauteuils en face. Le père de la Serpentard était dans celui d'à côté tandis que les deux jeunes filles se trouvaient assisent sur le canapé, se tenant la main. Juliet baissait les yeux vers le sol, toute rouge, n'osant pas bouger, tandis que Karin était plus détendue, appuyée contre le dossier. Un silence assez gpenant régnait, que le père de la vert et argent se décida à briser.
-Alors comme ça tu es à Serdaigle?
-Oui, c'est ça...
-En sixième année si je ne me trompe pas, fit la femme.
-En effet...
Juliet ne se sentait visiblement pas à l'aise, et les parents de Karin échangèrent un regard un peu amusé. Il n'était pas utile d'insister ce soir, elle avait déjà dû subir bien des choses ces trois derniers jours. Concernant les autres Serpentard, ils étaient repartis presque tout de suite après la fin de ce qu'Henry avait appelé avec amusement "l'opération serpentage abusé", ce qui n'avait fait rigoler personne. Ashley avait dû utiliser le réseau de cheminée pour retourner aux Etats-unis où elle passait ses vacances avec sa famille éloignée, Anthony l'avait raccompagné en bon chevalier servant, Henry avait eu un grand rire tronituant avant de déclarer habituer à deux pas d'ici et qu'il allait rentrer à pied, Unae disparu sans mot dire et Raven haussa les épaules avant de déclarer qu'il allait profiter de l'occasion pour rendre visite à de la famille n'habitant pas très loin, ainsi les deux jeunes filles suivirent Henry pour utiliser le réseau de cheminée et gagner la demeure des MacFusty.
-Bon, vous devriez aller vous coucher toutes les deux... vous devez être fatiguées, dit la mère de Karin avec bienveillance.
Les deux jeunes filles acquiescèrent et après avoir insisté pour faire un bisou sur le front de sa fille qui ne semblait pas d'accord avec cette idée, elles montèrent dans la chambre de Karin. Celle-ci était grande, à l'image de la demeure à vrai dire, et si les murs étaient de couleur clair, on peinait à les voirs derrière la bibliothèque qui occupait tout un mur, le bureau se trouvant à côté de la porte avec au dessus une écharpe aux couleurs des Serpentard, sans oublier le lit contre le mur du fond, sous la fenêtre, ainsi que les cadres photos et les plantes. Bien heureusement, la pièce était spacieuse et malgré l'encombrement il restait beaucoup de place.
-Voilà, bienvenue dans ma chambre... Même si je vais bientôt en changer pour déménager dans l'aile Ouest.
Juliet lui lança un regard interrogateur. Elle avait bien entendu remarqué que la maison de Karin était grande, mais là elle venait seulement de se demander à quel point. La Serpentard fit signe à la jeune fille de s'installer sur son lit et elle se mit à côté d'elle.
-Bon, je recommence, bienvenue sur l'île de Northmind, propriété des MacFusty depuis quelques siècles maintenant. Nous nous trouvons au Nord-Ouest de l'Ecosse en pleine mer sur une île isolée où il n'y a que nous, quelques animaux et nous. Elle est complètement innaccessible pour des moldus normalement car il n'y a rien d'aménagé pour y venir autrement que grâce au réseau de cheminée ou au transplanage.
-Attends... Ta famille possède une île?!
-C'est ce que je viens de te dire... fit Karin, amusée devant l'air étonné que prenait la Serdaigle. Et là nous sommes dans le château qui servait par le passé au seigneur de l'île, bien qu'il ne reste de l'ancien village que des ruines où la nature à repris ses droits. En fait, il court tout un tas d'histoire sur cet endroit, mais impossible de démêler le vrai du faux, alors je n'y ai jamais vraiment prêté attention... Mais bon.
Juliet était complètement figé. Comment pouvait-on être assez riche pour posséder une île avec le château qui allait avec? C'était tout simplement impossible! Et surtout comment Karin avait pu oublier de lui en parler? Bon, certes ce n'était pas ce qui l'intéressait dans la jeune fille, mais c'était tout de même un détail important qu'elle aurait pu lui signaler avant. Elle savait plus ou moins que de manière générale les Serpentard étaient des gosses de riche, mais il y avait tout de même une limite. Pendant que Juliet réfléchissait, Karin en profita pour se rapprocher d'elle et l'embrasser, un air malicieux sur le visage lorsque leurs lèvres se séparèrent.
-Bien, nous devrions dormir, je suis fatiguée! Déclara finalement la Serpentard. Nous pourrons reparler de ça demain, si tu veux.
-Attends un peu!
Juliet l'attrapa par le bras alors que Karin se levait, la fit se rassoir et la fixa dans les yeux.
-Je voulais savoir, tout à l'heure, tu as dit que tu m'aimais, tu étais sincère? Demanda la Serdaigle, assez peu sûre d'elle.
-Question stupide, je refuse de répondre, mais tant qu'on est dans les questions bêtes, on dort dans le même lit? Retorqua Karin, rougissant légèrement à l'évocation de ce qu'elle avait dit plus tôt dans la soirée.
Elle tenta à nouveau de se lever mais Juliet l'en empêcha, et afin de prévenir tout tentative de fuite, elle se mit à cheval au dessus de la Serpentard, la plaquant sur le lit et la fixant droit dans les yeux, ses cheveux tombant autour de son visage, attendant visiblement une autre réponse que celle obtenue. Karin rougissait à vu d'oeil devant l'air sérieux de la Serdaigle.
-Alors, tu m'aimes? Insista Juliet.
Karin décida que cette position n'était pas vraiment à son goût et embrassa sa petite amie, profitant de l'effet de surprise pour reprendre le dessus.
-C'est de la triche, fit Juliet, boudeuse.
-He, je suis à Serpentard, tu t'attendais à quoi?
-A une réponse plus sincère?
Karin leva les yeux au ciel avant de fixer à nouveau ceux de sa petite amie, prenant un air plus sérieux que celui amusé qu'elle affichait juste après avoir retourné la situation à son avantage.
-J'y réfléchirais.
Karin était bien trop fière pour répéter clairement qu'elle aimait Juliet. Elle n'était pas du genre à mettre des mots sur ce qu'elle ressentait, mais il était vrai que la demande de Juliet était légitime. La vert et argent libéra la Serdaigle et se mit debout. A vrai dire, sa propre réponse ne la satisfaisait pas, elle avait envie de dire à Juliet qu'elle l'aimait, mais les mots ne voulaient pas franchir ses lèvres à nouveau, sans qu'elle comprenne pourquoi. Elles se préparèrent pour se coucher dans le silence. La journée avait été éprouvante pour les deux jeunes filles finalement. Elles se mirent au lit, se partageant celui de Karin qui, sans être un lit deux place, était tout de même plus large qu'un lit classique. Juliet tournait le dos à la Serpentard, aucune des deux ne dormant. Karin sentait son coeur battre et l'envie irrépressible de toucher la bleu et bronze, mais elle hésitait, ne sachant pas très bien comment agir dans la situation présente, bien consciente qu'elle avait été froide.
-Juliet, tu dors? Demanda-t-elle.
-Oui, répondit froidement la jeune fille.
-Juliet... Fit Karin, hésitante.
-Quoi?
-Je t'aime.
Juliet se releva immédiatement, se tenant à l'aide d'un bras assise. Son visage se tourna vers Karin qui se redressa à son tour et fixa dans les yeux sa petite amie. Devant son regard incompréhensif, la Serpentard reprit.
-Je t'aime, Juliet Ashford, comme ma propre vie, et plus encore. Et ne me demande pas de le répéter encore une fois...
-Que tu peux être bête parfois! Fit Juliet en rigolant.
-Pfff... Fit simplement Karin en détournant le regard.
Karin avait les joues légèrement rouges et Juliet affichait maintenant un grand sourire niais. Elle attira la Serpentard contre elle, celle-ci passant également ses bras autour de sa petite amie, cachant sa gêne en allant trouver refuge dans le cou de celle-ci. Il était assez étrange de voir les rôle s'inverser ainsi, d'habitude c'était plutôt Karin qui était sûre d'elle, mais pas ce soir. Pas après avoir eu peur de ne pas réussir à ramener Juliet avec elle. Elles se laissèrent tomber sur le lit pour finalement s'endormir dans les bras l'une de l'autre.
Karin fut la première à se réveiller, et ne pouvant pas bouger sans risquer de réveiller Juliet, elle décida de simplement l'observer, attendant que sa belle se décide à ouvrir les yeux. Elle n'eut pas à attendre longtemps, la Serdaigle ouvrant les paupières avant de sourire en voyant Karin. La jeune fille rendit son sourire à sa petite amie en lui replaçant quelques mèches de cheveux. En cet instant elle se sentait particulièrement bien et aurait tout donné pour que ça continue encore longtemps, mais ce n'était pas possible car quelques minutes après, alors qu'elles s'observaient toujours, la mère de Karin vint frapper à la porte pour leur dire que le petit déjeuner les attendait. Se fut Karin qui répondit et la première à réussir à se lever, rapidement suivit par Juliet. Les deux jeunes filles se préparèrent rapidement avant de descendre. Le père de la brune était parti travailler et sa mère s'était isolée dans son bureau pour faire de même, aussi Karin et Juliet purent-elles déjeuner en paix, discutant de choses sans importance.
-Ah au fait, ça te tente une visite de l'île cet après-midi? Proposa Karin.
-Oui, ça serait géniale! Répondit Juliet, aussi enthousiaste que pourrait l'être une enfant. On pourrait commencer ce matin même, non?
-Oui, tu as raison, fit Karin en hochant la tête. Bien... Je te conseil de t'attacher les cheveux par contre.
-Pourquoi?
-La végétation est assez dense, nous ne prenons pas vraiment la peine de nous occuper de toute l'île.
Acquiesçant, elles remontèrent pour passer une tenue plus adéquate. Juliet fouilla dans ses bagages pour voir si elle avait de quoi s'attacher les cheveux, mais ne trouvant rien, elle se tourna vers Karin.
-Dis, tu aurais un élastique à me prêter? Demanda la jeune fille.
-Hm... Non, en revanche je dois avoir un ruban dans le tiroir de ma commode, ça devrait aller. Je te laisse le prendre.
Karin était en effet occupée à chercher ce qu'elle avait fait de la carte de l'île, car bien que celle-ci ne fut pas immense, elle n'en restait pas moins assez grande et s'y perdre était facile. La Serpentard se tourna vers sa petite amie pour voir si elle avait bien trouver le ruban et s'immobilisa lorsqu'elle vit qu'elle tenait entre ses mains un cadre. Elle s'approcha de Juliet, récupéra le cadre sans un regard pour la photo qu'il contenait et le remis dans la commode, fermant le tiroir.
-Bien, tu as trouvé le ruban? Je vais te le mettre, fit la jeune fille comme si de rien était.
-Ah, oui... Merci.
Juliet passa le tissus à la vert et argent qui attacha les cheveux de sa petite amie qui lui tournait le dos, qu'elle entoura finalement de ses bras.
-Ca te va bien aussi, les cheveux attachés finalement! Fit en rigolant la Serpentard.
-Ca veut dire quoi ce finalement? Retorqua Juliet avec un sourire.
-Rien rien, on devrait y aller...
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Voilà, qu'est-ce que vous en avez pensé? Pensez à laisser une review pour me le dire =)
A bientôt pour un nouveau chapitre!
