Hello,
Allez un petit chapitre tristounet ! Zoubi zoubi !
Enjoy.
Folité O.o
Deviens la méchante.
Deviens la sauveuse.
Deviens l'inconnue.
« -I… (cléa)
-Tic et tac. (amélie)
-Nee… (cléa)
-Splash ! (amélie)
-d… You. (cléa)
-I hate. (anita)
Si ma vie change, promets-moi de me suivre ?
Cléa se glaça.
« -Je n'y crois pas. Toi ? Enceinte ? La bonne blague ! »
Il éclata de rire. Cléa se figea encore plus, passant de livide à presque translucide.
« -Tu ne vas pas faire de bêtise Cléa… Hein que tu ne vas pas en faire ? »
Que voulait-il dire par « des bêtises » ? Pourquoi en ferait-elle ?
« -Tu vas rester de notre côté hein ? »
Sa voix était presque suppliante à présent.
« -Tu vas rester avec moi ? »
Un murmure, un simple souffle.
« -Ce n'était qu'un baiser… S'exclama Cléa d'une voix calme et posée, tout le contraire de son agitation intérieure.
-Et alors ? Ne me dis pas que tu l'aimes, lui ? »
Sa voix était moqueuse. Cléa se retourna. Ses yeux lançaient des éclairs.
« -Et alors ?! Lui comme tu dis, il est le père de cet enfant !
-Et alors, tu ne l'aimes pas ! S'exclama Quinn.
-Si, je l'aime. Pas comme toi. »
C'était perdu. C'était déjà perdu d'avance. Kiki se liquéfia. Cléa n'était pas dans leur camp. Mais la question résidait encore, elle n'avait pas encore choisis. Si ?
Cléa dépassa Kiki. Ses épaules tremblaient et son corps semblait prit de léger tressautement. Quinn se retourna.
« -Il faut que tu choisisses Cléa ! Hurla-t-il. »
La jeune fille se retourna. Elle toisa l'adolescent d'un regard froid.
« -Choisir quoi ?! Cracha-t-elle.
-Ton camp. »
Cléa resta silencieuse.
« -Deviens qui tu veux Cléa. Méchante ou sauveuse. Avec lui ou avec nous. »
Cléa sentit une larme traverser sa peau.
« -Qui ça nous ?! Anita et toi ? Moi ? Etre avec un sale pervers qui avait choisis d'être avec Anita avant moi ? Puis qui a changé d'avis devant son refus, choisissant de séduire une autre fille ! Son amie qui plus est ! Tu dis qu'Amélie est horrible avec son plan ! Je t'ai entendu te geindre pendant des heures ! Certes, les façons d'Amélie étaient moins discrètes que les tiennes ! Mas c'est exactement pareil ! Tu as voulu être avec moi pour rendre jalouse Anita ! Et bingo ! Ça a marché ! Edilio a fait pareil ! Vous avez tous fait pareil ! Ou encore être avec Anita ? Anita, qui a refusé de nous dire son passé ! D'avouer la vérité ! Anita qu'on depuis, un mois on ne voit plus ! Anita qui n'a pas bronché une seule seconde lorsqu'Amélie lui a dévoilé son plan. Anita qui n'a rien fait pour t'aider ! Oh mais suis-je bête ! Je pourrais être avec Amélie ! Mais bien sûr ! C'est tellement évident ! Je ne vais pas aller avec celle qui vient tout juste de dévoiler à toute la Zone que j'étais enceinte ! Je ne vais pas être dans le camp d'une psychopathe sadique ! Franchement, Pete vaut dix fois mieux que vous ! Parce que lui au moins, il ne m'a jamais trahi. Vous me dégoutez tous. »
C'était dit. Hurlé. Craché.
« -Tu mens ! Il t'a quitté ! Et ça se voit ! Il t'aime pas, t'as pas arrêté de te plaindre, tu te réveillais toutes les nuits en hurlant ! Je t'entendais dans ton sommeil ! Tu mens, t'es triste et il est pire que nous ! »
Cléa tourna la tête, ravalant ses larmes. Il avait raison. Pete l'avait fait souffrir. Mais il l'aimait, et de cela elle était certaine.
« -Et puis tu crois que t'es meilleure que nous ! Que t'es supérieure peut-être ! Oh mais oui bien sûr ! Cléa est meilleure que tout le monde !
-Je n'ai jamais dit ça ! S'égosilla-t-elle.
-Oh, mais tu le penses. Tellement fort que tout le monde l'entend ! Mais t'es pitoyable ! Tu te morfonds sur ton sort croyant tous savoir, mais en fait tu ne sais rien ! Tu regardes la vie comme si elle t'avait fait aucun cadeau, mais t'oublis les gens qui ont été là pour toi ! Tu crois tout connaitre mais tu regardes que ce qui t'intéresse et le reste passe derrière. Tu t'occupes de toi et après les tâches nulles tu les passes après. Sérieux, si nous on te dégoute, tu devrais penser à te regarder ! Parce que t'en vomirais ! »
Quinn avait le visage déformé par la fureur.
« -Tu oublis que t'es une fille comme les autres ! Voir tu vaux moins que nous. T'es pas Dieu, t'es qu'une sale gamine pourrie gâtée par la vie et qui croit avoir une vie horrible alors qu'en fait, elle ne connait rien de la vie, la vraie !
-Parce que toi t'en connais quelque chose peut-être ?!
-Oui. »
Cléa s'étrangla dans ses mots et eut un cri de rage en se retournant.
« -Vas-y fuis ! Tu ne sais faire que ça de toute façon, fuir, fuir et fuir !, Affronter la réalité, la douleur, le silence,… Non ! C'est bien trop dur Mademoiselle Cléa ! Elle préfère fuir, au-dessus de toutes craintes ! Parce qu'on lui passera tous !
-Je ne fuis pas, je m'en vais de cette discussion puérile.
-Puérile parce que tu en as décidé ainsi ! Parce que tu n'affrontes pas la réalité en face ! Il ne t'aime pas putain ! Et tu tournes le dos à tous tes amis, pour un gars qui préfère le pouvoir à l'amour ! Il ne t'a jamais aimé ! Il joue avec toi ! Et toi, tu te laisses faire ! Ne deviens pas la méchante Clé…
-Je t'interdis de me nommer Clé. Et je suis assez grande pour faire ce que je veux !
-Non, tu n'es pas grande ! Tu es tout ce qu'il y a de plus enfantin. Tu vas quitter tes amis pour lui ? »
Cléa se retourna, les yeux noyés de larmes.
« -Mais quels amis putain ? Mais quels amis ! S'écria-t-elle au bord de la crise de larmes. Des amis qui ne comprennent pas lorsque ça va mal ! Des amis qui ne voient même pas lorsqu'on a envie de pleurer ! Des amis qui ne voient pas lorsqu'on a envie d'être seul ! Des amis à qui on est obligés de tout expliquer ?! Des amis qui nous regardent bizarrement !? Des amis qui ne voient pas lorsqu'on va mal ! Des amis qui trouvent, lorsqu'on leurs avoue que ça ne va pas du tout, que c'est NORMAL ! Mais normal quoi ! Il n'y a rien de ce que je pourrais nommé normal dans le fait que ça aille mal ! J'ai plutôt l'impression tu vois, que mes amis comme tu dis et ben, ils ne voient que le côté qui les intéresse en moi ! Que je ne suis qu'une pauvre gamine noyé dans la dure vérité de la vie et qui refuse de voir ! »
Cléa reprit son souffle. Elle se perdait dans ses mots. Ils ne voulaient plus vraiment dire quelque chose. Alors elle respira et reprit le fil de ses pensées.
« -C'est fini Quinn. Fini tu m'entends. Je ne me laisserais plus faire. Moi, ce que je veux. C'est des amis qui voient. Voient lorsqu'on a besoin d'eux sans qu'on est besoin de leur dire. »
Kiki ouvrit la bouche mais Cléa l'interrompit :
« -Oh mais je sais ce que tu vas dire ! Que j'exige trop de chose ! Que je ne vois pas ce qu'il y a de bien dans la vie ! Mais j'en suis parfaitement consciente mon gars, mais moi, je veux croire en Pete. Parce que jusqu'à maintenant, lui, il était là ! Alors tu m'excuseras auprès de mes amies mais personnellement, je préfère être avec le père de mon enfant, que d'être avec des amis incapables de vous aider et de vous consoler ! »
Cléa claqua des talons et s'en alla. Quinn resta bouche-bée. Ne comprenant pas tellement, qu'il venait de perdre à jamais, sa seule chance de ramener Cléa du côté lumineux de la force. (un air de ressemblance avec Star Wars nan ?) Oh mon Dieu ! Pete avait contaminé Cléa ! Alerte rouge ! Alerte rouge ! Nan mais sérieux, qu'il se réveille le Kiki là, elle n'était pas conne non plus Cléa. Cinglée, Timbrée, Folle, Hystérique, Pathétique, Niaise, Stupide, Arrogante, Vantarde, Comestible, Hypocrite, Stupide certes. Mais pas conne. Ne faut pas pousser mémé dans les orties… Surtout quand elle est en short !
Quoiqu'en fait, ce qui le choquer le plus, c'est que Cléa est découvert sa manigance. Sale conne idiote va ! Non pas conne, cinglée.
« -Vas-y, pars. De toute façon tu sais faire que ça. Fuir ! Cracha Kiki. »
Quinn s'en alla, il passa par une ruelle où il croisa un ivre. Il lui confisqua sa bouteille et la bue. Il commença à s'en aller lorsqu'un jeune homme brun s'approcha.
« -Alors, comme ça, c'est toi Quinn ?! Cracha le brun.
-Ouais. Qu'est-ce que tu m'veux ? S'exclama Kiki un peu sur la défensive.
-Parait que t'as embrassé Cléa ! »
Il avait un ton admiratif. C'est louche. Mais Quinn ne réagit pas.
« -Ouais ! La saloperie là, pour essayer de rendre jalouse Anita ! »
Quinn était saoul. Complétement bourré. Le brun s'approcha. Il lui mit un coup de poing dans la tronche. Outch ! Kiki tomba à terre.
« -Ça c'était pour l'avoir traité de saloperie. »
Coup de pied dans le ventre.
« -C'était pour avoir trahie sa confiance »
Il le renouvela son dernier geste.
« -Et ça, c'était pour avoir embrassé ma p'tite amie ! »
Quinn se releva, un filet de sang coulant sur son menton, avec un beau cocard et pliait en deux.
« -J'imagine que t'es Pete ?! Railla Kiki. »
Ce-dernier fit volte-face.
« -Tu l'aimes même pas ! Comment peux-tu m'en vouloir alors que tu ne l'aimes même pas ! »
Pete se retourna.
« -Qu'est-ce que t'en sais !?
-Les méchants n'aiment pas.
-Stéréotypes.
-Bah dis le si tu l'aimes ! Elle me l'a dit, elle. Elle l'a même hurlé.
-C'est vrai ?
-Bien sûr que c'est vrai ! Alors dis-le-toi ! »
Pete lui foutu un coup de poing sur son autre œil.
« -Finalement, t'avais raison. Les méchants sont des enfoirés, t'en sait quelque chose Quinn. T'es qu'un salopard ! »
Quinn se retourna. Trop tard. Pete avait disparu. Kiki éclata de rire. Effet de l'alcool ou d'une réelle joie ? Nul ne le saura jamais.
*Cléanitamélie*
Une jeune fille blonde regardait à la fenêtre. Elle était dans une salle de classe, enfin, une ancienne salle de classe. Un sourire trônait en chef sur son visage radieux. Elle ne pouvait qu'être heureuse, la Zone était partagée en trois camps encore indistinct. Elle n'aurait pu rêver mieux. En fait, actuellement il y avait quatre camps : Les sans-camps, c'est-à-dire 90% des habitants de la Zone. Puis Kiki et Anita. Amélie. Et enfin Astrid et Pete. Des camps encore trop approximatifs. En tout cas, ce qui était certains. C'est que trois camps se formeraient bientôt. Et ce ferait la guerre. Pour l'instant, les enfants n'avaient pas tellement compris que la dissolution du Trio, entrainerait une guerre atroce. Non, pas encore. Pas tout de suite. Mais la jeune fille blonde savait comment les faire bouger, cela faisait partie du plan. Tout avait toujours faire partie du plan.
Un homme brun entra dans la salle. Il maugréa quelque chose à propos de Kiki et de sang. Son regard océan se leva sur la jeune fille blonde qui s'était tournés vers lui. Il ferma la porte.
« -Astrid. Dit-il poliment.
-Pete. Répondit-elle en se tournant vers la fenêtre à nouveau. On doit la faire exploser.
-Je sais. J'ai placé les explosifs non loin de là.
-Bien. Je le fais ?
-Bien sûr. A toi l'honneur. »
Astrid se décala à droite, laissant Pete voir lui aussi.
« -A trois. S'exclama Pete. Un… Deux… Tr-BOUM ! »
Il y eut un souffle d'air chaud qui traversa toute la Zone. Les vitres explosèrent, et les quelques enfants dehors se retrouvèrent à terre, quelques mètres plus loin. Les plus près de l'explosion se retrouvèrent blessés. Pete et Astrid tombèrent contre la porte.
« -Outch ! Ça fait mal. S'exclama Astrid en se relevant. »
Il n'y avait pas eu beaucoup d'explosif dans la salle, mais cela avait suffi pour provoquer l'écroulement de la façade et un incendie, dans la cible.
« -Je ne comprends toujours pas, pourquoi tu n'as pas voulu faire exploser directement la cible. S'exclama Astrid.
-Pour pas qu'on sache, que c'était elle qu'on voulait faire exploser. Et puis-je… »
Mais Pete ne termina jamais sa phrase, un hurlement terrifiant le coupa net. Hurlement qui retentit un peu partout en fait.
« -Oh putain, c'est quelqu'un qui hurle ! S'exclama Astrid. »
Pete utilisa ses pouvoirs et ouvrit les yeux d'un air affolé.
« -Oh merde, oh merde de merde ! C'est dans la cible… S'affola-t-il en faisant les cents pas. Il ne devait pas y avoir de mort… Pas au niveau 1… Pas là… Non… Non. Non. Pas tout de suite.
-C'est qui ? S'exclama la blonde d'un ton suraigüe.
-J'en sais r-BAM ! »
Un choc sourd signala à Pete et Astrid, que la cible venait entièrement de s'écrouler. Il y eut un nouveau hurlement, puis un autre. Des appels à l'aide. Des mots sans queue ni tête. Des insultes étranges.
« -NON ! »
*Cléanitamélie*
Anita soupira. Elle venait de trouver Quinn allongé et en sang sur le sol, elle venait tout juste de le poser sur son lit. Elle se servit un verre d'eau et rejoignit Kiki. Il avait deux cocards mais Anita lui avait mis des compresses, elle avait essuyé le sang. Il n'avait rien de grave. Juste une sacrée gueule de bois.
« -C'était qui ? Soupira Anita.
-Ce taré de Pete. Maugréa Quinn. »
Anita resta silencieuse. Elle ne parvenait pas à se faire à l'idée, que le Trio n'était plus. Seul lot de consolation, elle, elle n'était pas seule. Elle… Ce n'était pas vraiment ça en fait. Elle était seule. Quinn était certes un ami, mais il ne remplacerait jamais Cléa ou Amélie ? Comment avaient-elles pu changer à ce point-là ? C'était terrifiant. Elles étaient passées de la franche rigolade avec Ali baba-fantôme-génie ou avec la porte-crocodile-libellule à se détester. Se trahir. Se haïr. Anita ne voulait pas penser au futur. Au lendemain. Elle était déjà persuadées que demain serait étrange, mais au moins se disait-elle, elle aurait au moins deux heures de paix.
Naïve. Naïve Anita. Tu n'as pas l'habitude de La Zone. Tu ne peux pas savoir. Tu ne veux pas voir. De la paix ? Crois-tu vraiment qu'elle est là ? La calme avant la tempête, que tu crois. Que tu crois. La calme c'était avant, place à la tempête. Deux heures que tu veux. Deux heures que tu crois.
« -Tu vas bien ? »
Aller bien… Comment pourrait-elle aller bien ? Alors que son ventre se tord, qu'elle refoule ses larmes et qu'elle vient de perdre son petit ami et ses deux amies, le tout en 48h. Que son monde vient de s'écrouler autour d'elle, comme-si tout n'avait été que mensonge. Plus rien n'était là, elle n'était plus sûre de rien et pire, elle n'avait plus rien. Elle se sentait seule et avait envie de hurler. Elle regrettait d'avoir trouvé cette pierre –quoiqu'elle, elle n'y était pour rien- et voulait que tout redevienne comme avant. Malgré tout, elle savait que s'était ainsi et qu'il ne servait à rien de s'apitoyer. Mais elle devait aussi en vouloir à quelqu'un. Et cela tombait sur ses deux anciennes amies, qu'elle détestait pour tant de raison qu'il ne servait à rien de les énumérer.
« -Oui. Ca… »
Une explosion et un hurlement la coupa. Un hurlement déchirant. Puis une autre explosion, et une série d'insultes étranges et de mots sans queue ni tête.
« -La paix… Est-ce trop demander ? Soupira Anita. »
Oui. En tant de guerre. Oui.
Anita sortit de la pièce suivie de près par Quinn, qui affiché un sourire démesuré.
*Cléanitamélie*
Amélie soupira. Elle tenait un livre à la main. Elle arriva en courant face à un lieu en flamme. Etrangement, lesdites flammes n'atteignaient pas les autres bâtiments. Amélie tourna la tête et vit Anita qui rassemblait l'incendie sur le bâtiment. Un autre hurlement. Encore un et un. Amélie mit ses mains sur ses oreilles, refusant d'entendre les appels à l'aide. Elle tomba à genoux. Elle ne voulait pas entendre. Anita elle, pleurait. Elle savait que la personne qui hurlé, allait mourir. Elle ne pouvait rien y faire. C'était trop tard. Quinn la tirait. De toute ses forces. Parce que les flammes semblaient fondre sur eux. Amélie se mit à courir, aider par Sam. Deux autres silhouettes plus petit couraient devant elle. Elle pleurait toujours. Mais soudain, une silhouette plongea dans les flammes. Amélie se stoppa net. Que… ?
*Cléanitamélie*
Cléa ouvrit la porte de la bibliothèque d'un air rageur. Elle se précipita dans une section vide et s'y mit en boule. Les hurlements de Quinn résonnaient à ses oreilles. Soudain, elle entendit un énorme choc. Elle se retrouva propulsée plus loin. Elle grimaça, son dos la faisait souffrir. Elle tenta de bouger. Et réussit tant bien que mal, à bouger ses bras. Mais son pied droit était bloqué. Soudain elle sentit de la chaleur derrière elle. Elle se mit à tousser. Sa gorge la brûlait et des larmes pointaient. Ses yeux étaient plissés. Des flammes arrivaient droit sur elle. L'entouraient. Une des flammes arriva sur le meuble qui retenait son pied. Cléa paniqua et tenta de partir. Mais les flammes fondirent sur son pied. Cléa hurla. Puis il y eut un bruit sourd, et le plafond s'écroula. Cléa hurla de nouveau. Et se mit à crier à l'aide et toutes sortes d'autres mots qu'elle n'entendait même pas. Elle ne réfléchissait plus. La douleur était trop forte. Elle pleurait, hurlait. Elle ne voyait plus autour d'elle. Plus rien. Elle hurlait. Soudain, elle vit une sorte de rayon passer au-dessus d'elle. Les planches qui la couvraient et les décombres s'en allèrent d'eux-mêmes. En temps normal, cela aurait ébahie Cléa. Mais là, elle se contenta de hurler. Elle réussit au prix d'un effort suprême, a regardé devant elle. Entre les décombres et les flammes, Cléa put apercevoir une silhouette qui s'avançait vers elle. L'ombre semblait protégé par une sphère car les flammes ne l'atteignaient pas. D'ailleurs les flammes ne semblaient plus fondre sur Cléa non plus. Cette-dernière regarda plus attentivement son sauveur.
Il était en face de moi. Ma tête me tournait. Je ne voyais plus très bien. Mais lorsque mon regard plongea dans le sien, plus rien n'avait d'importance. Je ne le connaissais pas. Je devrais la haïr, je le sentais. Mais une chaleur m'emplie de bien être, mon mal de tête et le sang passant au second plan. Je m'avançais vers lui et m'agenouillai face à lui. Sa voix n'avait rien de craquante mais elle me plongeait dans une intense satisfaction. La haïr… Comment haïr cette personne ? Même si elle fait du mal à vos amis, on ne peut la haïr. Son doigt qui frôle ma joue pour remettre une mèche folle, l'océan derrière. Moi à ses pieds. Mon cœur qui s'affole. Il va me tuer.
Pete. Son regard océan semblait être soulagé de voir qu'elle était en vie. Il s'approcha et la prit dans ses bras. Il finit par la lâcher et la regarda. Elle pleurait, des mots incompréhensibles sortaient de sa bouche. Son regard se dirigea vers son pied. Il était entièrement calciné. La douleur faisait perdre la tête à Cléa, qui ne comprenait absolument plus rien.
« -J'ai mal… Murmura-t-elle entre deux sanglots. »
« -Je ne t'aime pas Cléa. »
Douleur, c'est le seul mot qui vous vient à l'esprit. Le sol s'effondre sous vous, l'envie de disparaitre. De se réveiller. Ceci n'est qu'un cauchemar, ceci ne peut être qu'un cauchemar. Votre cœur qui s'arrête. Votre cœur qui se brise. Vos genoux qui tremblent. Mais vous tentez quand même de savoir pourquoi. Pourquoi tu t'es servi de moi ? Pourquoi tu ne m'aimes pas ? Pourquoi es-tu là ? Pourquoi suis-je vivante alors que j'ai l'impression de mourir ? Cette envie de vouloir partir. Vous avez l'impression que les événements vous dépassent. C'est impossible. Vous allez vous réveiller, car vous ne pouvez que vous réveillez, n'est-ce pas ?
Il passa sa main au-dessus de la jambe, la douleur s'atténua. Sur une échelle de 1 à 10 ? Passant de 15 à 7. Exploit ! Pete la prit dans ses bras.
« -Je ne peux rien y faire. Rien d'autre. Allez viens, on sort. »
Il l'a traina. Il y eut un murmure qui semblait traverser les murs. Loin très loin. Une voix extérieure. Loin très loin. Pete frissonna malgré lui.
« -Qu'est-ce que tu dis ? Demanda-t-il. »
« -Rien, j'ai rien dis ».
Une conversation. Pas comme les autres. Pas amoureuse, pas amicale. Pas normale. Pas ennuyante. Pas directe. Pas simple. Pas entre deux ennemis. Pas détestable. Pas une remise au point. Non, juste une conversation. Parce qu'on ne les sépare pas, elle et lui, comme ça. Parce que même si ils n'ont jamais été amis, ça ne les empêche pas de parler tout en ignorant la vérité. A deux, c'est toujours plus simple.
« -Rien, j'ai rien dit. Répondit Cléa.
-Je croyais avoir entendu…
-Entendu quoi ?
-Une voix.
-Personne n'a parlé, alors… »
« -La ferme espèce de sale petit citron au camembert aromatisé aux chaussettes de Merlin! »
Pete rigolait. C'était de ses expressions qu'elle sortait elle alors. Mais elle, elle ne rigolait pas. Elle ne l'aimait pas, elle la haïssait. Elle le haïssait car l'amour propre de Cléa, n'était pas une chose à prendre à la légère, et il venait de l'entailler à coup de hache.
« -La ferme espèce de sale petit citron au camembert aromatisé aux chaussettes de Merlin ! Je souffre là.
-C'est flagrant ! Ria Pete en évitant une poutre calcinés. »
Pauvre poutre, Après les portes ils font souffrir les poutres. Ah… Pauvre Tous…
Cléa lui jeta un regard noir. Puis tout se précipité. Un morceau de mur tomba entre eux deux, les projetant plus loin.
« -Pete ? Pete ? »
« -T'es où ? »
J'arrivai en courant à la plage. A cause de cette foutue réunion, j'avais raté Pete. Encore. Je me sentais seule. J'avais besoin de lui. Plus que n'importe qui. Je m'assis sur le banc. Notre banc. T'es où ?
Il arriva, derrière moi.
« -Désolé du retard. Souffla-t-il.
-T'inquiètes pas. »
Parce qu'il était toujours là.
«-PETE ?! Cria-t-elle. »
Elle rampa, les flammes dansaient autour d'elle. Mais malgré tout elle se fraya un chemin. Elle arriva alors près de Pete. Il avait les yeux fermés et avait une position étrange.
« -Pete ! Pete répond-moi ! PETE ! S'affola Cléa. »
Pete ouvrit les yeux.
« -Clé… »
Cléa se mit à sangloter. Elle fixa son regard océan.
« -Embrasse-moi… »
« -Embrasse-moi. »
La tentation. Non. La fierté prend le dessus. Tentation. Non, non je ne peux pas faire ça ! Tentation. Il est attirant pourtant. Tentation. Et puis c'est pour Amélie et Anita. Non, non je ne peux pas. C'est un monstre se gars ! Et puis je ne l'aime même pas ! Tentation. Mais… Y a pas de mais, je peux pas ! Tentation.
Cléa se pencha en avant et posa ses lèvres sur celle de Pete. Puis elle roula sur la côté, roulée en boule à ses côtés.
« -Pete…
-Je t'aime Cléa je…
-Pete. Pete ? Pete ?! PETE !? »
Cléa se releva. Pete avait le regard dans le vide. Elle le prit sur ses épaules, et le traina en dehors de la bibliothèque. L'incendie s'était calmé. La douleur de son pied reprenait le dessus.
« -PETE ! S'il te plait réponds ! Pete ! »
Elle pleurait à présent. Elle entendit des pas et des appels. Elle n'était pas la bienvenue ici. Elle le savait. Mais elle s'en fichait. Le corps de Pete reposait à ses pieds. Elle l'embrassa une dernière fois, juste avant de s'en aller à cloche pied et pleine de suie. Le corps de Pete disparut. Cléa retomba en sanglot sur la plage.
« -Pete… »
La colère et le chagrin s'emparait de son cœur. Elle s'enfonça dans l'eau en hurlant de douleur. Plus à cause de Pete que de son pied.
Pete était mort. Pete n'était plus. Et Cléa non plus. Parce qu'elle avait choisis son camp. Et que les méchants, ne gagnaient jamais. Elle avait beau le savoir, elle venait de tout perdre. Ses amies. Et Pete. Parce que la chaleur de ses bras lui manqueraient, ses cris, sa voix, son odeur, ses lèvres, lui. Lui et c'est tout. Lui il lui manquerait.
Cléa venait de mourir en même temps que Pete: il n'y a pas Lui sans Elle.
Voilà, c'était un chapitre spécial Pete et Cléa j'en suis désolée mais c'est parce qu'après ils n'apparaissent plus !
N'oubliez pas le cadeau de noël !
Banzai !
Folité O.o
