Coucou les Chats !

Alors avant toute chose, je tenais à vous dire MERCI ! Parce qu'UMPECUA a dépassé la barre des 100 reviews et... Hiiiii c'trop bieeeen ! :D Merci de me lire, merci de laisser vos impressions, vous êtes géniales. *coeurs, coeurs, coeurs*

Ensuite, je suis désolée pour l'heure à laquelle je poste le chapitre, mais disons qu'en plus de mon Ancêtre qui m'a définitivement lâché, j'ai eu quelques contretemps. ^^

Enfin, je ne sais pas si cela vous intéresse de le savoir, mais pour écrire cette fic (et un peu tout ce que j'écris en général) j'écoute parfois une même playlist. En voici le lien:
www. youtube watch?v=_0dpRJ2KNnI (il vous suffit d'enlever les espaces entre les ".") :)

Facebook: NathanaelleS

Réponses aux reviews anonymes
Berenice: C'est vrai, elle aurait dû lui faire face, on pense toutes que c'est ce qu'il faudrait qu'on fasse. Mais quand tu es amoureuse, c'est une toute autre histoire...

[Édit. Chapitre corrigé après la publication de toute la fic. S'il reste des fautes, accusez le correcteur. xD]

Bonne lecture. :)


Chapitre XIII

- Tu te sens mieux ?

La voix de Charlie fit sursauter Hermione qui commençait à somnoler, épuisée qu'elle était d'avoir encore tant pleuré. En levant les yeux, elle put constater la position dans laquelle elle se trouvait et se mit aussitôt à rougir. Dans l'espace des bras de Charlie, les mains de celui-ci passant et glissant dans ses cheveux à elle, elle s'était sentie tellement bien, tellement en sécurité, qu'elle s'était totalement laissé aller contre lui. Un peu gênée, Hermione se racla la gorge, et acquiesça.

Elle amorça un geste pour se redresser, et se retrouva assise, épaule contre épaule, le dos contre la tête de lit. Elle tourna ensuite la tête vers lui.

- Oui, beaucoup mieux, chuchota-t-elle

Le visage d'Hermione était si proche du sien que Charlie sentit son souffle s'écraser sur sa joue. Il tourna également la tête et son regard tomba aussitôt dans celui chocolat de la sorcière. Ce fut alors comme si le temps se suspendait. Chez l'un comme chez l'autre le cœur se mit à battre plus vite, la respiration se coupa et le cerveau se déconnecta. Envolées les peines de cœur, envolées les larmes, les trahisons et la douleur. Envolé, tout ce qui n'était pas le regard de l'autre. Et lorsque leurs lèvres se rencontrèrent, sans qu'ils n'aient eu conscience de s'être encore rapproché, une bouffée de chaleur les envahi tous les deux. Se laissant guider par ce flot d'émotions, Charlie encadra le visage d'Hermione entre ses mains et la rapprocha pour approfondir leur baiser.² La sorcière gémit alors et ce fut ce qui fit éclater leur bulle.

Simultanément, ils ouvrirent grands les yeux et se reculèrent vivement sans se quitter du regard. Si Hermione devenait rouge de honte et de gêne, Charlie virait au blanc de la stupeur. Qu'était-il en train de faire au juste !?

- Je suis désolé ! Dirent-ils d'une seule voix avant de virer au rouge pivoine tous les deux cette fois.

Monstrueusement mal à l'aise, Charlie finit par se lever du lit en passant nerveusement ses mains dans ses cheveux.

- Je... Je ne sais pas ce qui m'a pris, s'excusa-t-il sans oser regarder la jeune fille

Hermione non plus ne savait pas ce qui lui était passé par la tête. Rien probablement, et c'était bien là le problème. Elle venait de pleurer la fin du couple qu'elle formait avec Ron pendant des heures et voilà qu'elle embrassait un autre homme ! Décidément, quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez elle aujourd'hui. Troublée, elle sortit du lit et se dirigea vers la salle de bain.

Une fois à l'intérieur, elle verrouilla la porte et se précipita vers le lavabo pour se passer de l'eau froide sur le visage. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Sa vie actuelle était certes déjà un concentré de catastrophes, ce n'était pas pour autant qu'elle devait se laisser aller de la sorte. Elle était Hermione Granger, par Merlin ! Levant les yeux, elle croisa son propre regard dans le miroir et sa bouche s'ouvrit en cri muet. Pitoyable, c'était le mot. Avec ses cheveux broussailleux, ses yeux rouges, gonflés, cernés et son teint pâle, elle avait vraiment très mauvaise mine. Elle soupira, lasse. Honnêtement, elle ne se reconnaissait plus elle-même. Elle qui était venue ici pour se retrouver, elle s'était un peu plus perdue encore. D'ailleurs, heureusement que Charlie était arrivé tout à l'heure, parce que cela aurait pu être bien pire encore. Le discours de son père l'avait vraiment choquée.

À la pensée de ses parents, une sourde angoisse lui étreignit le cœur. Que pouvait-elle bien faire à présent ? Devait-elle leur rendre la mémoire ou leur effacer le souvenir de cette visite et les laisser continuer leur vie sans elle ? En vérité, l'idée même de devoir, retourner les voir faisait monter en elle un sentiment de panique. Avec toute la meilleure volonté du monde, elle ne se sentait pas le courage de les affronter une fois encore. La tristesse et la colère qu'elle avait pu lire dans les yeux de son père... Non, elle ne pourrait pas y retourner seule. Godric Gryffondor serait fier de toi ma grande ! Ironisa-t-elle.

Mais si elle ne pouvait y aller seule, à qui demander ? Elle n'avait pas encore envie de voir Harry. Elle aurait tellement aimé l'avoir à ses côtés, mais la situation étant ce qu'elle était, elle préférait régler l'histoire de ses parents avant de revenir sur son histoire avec Ron et donc discuter de tout cela avec Harry. Ginny n'était plus un choix envisageable, Lavande encore moins. Restait donc Charlie. Charlie qui ne l'avait pas quitté de la journée. Charlie qui l'avait pris dans ses bras jusqu'à ce qu'elle se calme. Charlie qu'elle avait embrassé...

Dans le miroir, Hermione vit le rouge teindre ses joues pâles. Le baiser avait été doux, sensuel. Si elle était honnête avec elle-même, elle avouerait avoir particulièrement aimé cet instant hors du temps. Mais elle ne devait pas y penser pour le moment.

En fait, elle ne devait plus y penser du tout. Elle l'avait embrassé parce qu'elle était épuisée émotionnellement et physiquement. De plus, elle somnolait encore quelques secondes avant, elle s'était tout simplement laissé porter par ses émotions. Cela ne se reproduirait plus. Cela ne devait plus se reproduire. Qui sait ce qu'il arriverait sinon... Surtout s'il apparaissait encore comme il l'avait fait ce matin. Elle avait, imprimé dans ses rétines, l'image de Charlie à peine éveillé, le torse nu et le pantalon tombant sur les hanches. En cet instant, il n'en avait certainement pas eu conscience, mais tout en lui était sexy.

Le rouge s'intensifia sur son visage. Merlin, mais à quoi pensait-elle !

Deux coups à la porte la firent sursauter.

- Hermione ? Tout va bien ? Demanda Charlie, une certaine inquiétude dans la voix

- Oui ! Oui, oui, ça va. Je me rafraîchis, je... J'arrive !

La sorcière se passa les mains sur le visage puis dans les cheveux. Lorsque ses doigts restèrent bloqués par la tonne de nœuds que ceux-ci comportaient, elle grogna. Elle le regretterait plus tard, mais elle n'avait pas le temps de les démêler, c'est pourquoi elle se contenta de les attacher en un chignon lâche. Elle se rinça ensuite une fois de plus le visage à l'eau froide et se maquilla légèrement pour se donner une meilleure mine. Après avoir pris plusieurs inspirations profondes, elle attrapa ce qu'il lui restait de dignité, son maigre courage et sortit de la salle de bain.

Charlie était posté devant la fenêtre, les mains dans le dos, les jambes légèrement écartées. Cette position rappela à Hermione celle des militaires moldus. Ne manquait plus que l'uniforme pour finaliser l'image. Ainsi posté, en t-shirt de surcroît, ses larges épaules semblaient plus puissantes encore. C'était un homme qui en imposait, c'était un fait. Lorsqu'il l'avait serré contre lui plutôt, elle s'était vraiment sentie en sécurité, protégée. C'était comme si rien ne pouvait plus l'atteindre tant qu'elle était dans le creux de ses bras. Un sentiment particulièrement plaisant, il fallait l'avouer.

- Hermione ?

Une fois de plus, la sorcière sursauta. Honteuse de s'être fait prendre en flagrant délit de matage en règle, elle rougit de nouveau. Et se fut pire encore lorsqu'un petit sourire moqueur et timide à la fois étira les lèvres de Charlie.

- Je... Euh... Hum. Je suis désolée, balbutia-t-elle. Pour tantôt également.

Le sourire de Charlie fana instantanément et son regard se fit plus intense.

- C'est moi qui suis désolé, cela n'aurait jamais dû arriver.

Un silence étrange s'installa entre eux alors qu'ils se fixaient l'un et l'autre. Lorsqu'elle sentit son cœur battre de plus en plus vite, Hermione coupa le contact visuel, se racla la gorge et demanda au dragonnier s'il souhaitait boire ou manger quelque chose.

- Je dois t'avouer que je ferais bien les deux... Dit-il en riant alors que son estomac émettait quelques grondements.

Hermione attrapa alors le menu disposé sur le guéridon à l'entrée de la chambre et le lui tendit. Lorsqu'ils eurent choisi chacun, ce qu'ils souhaitaient manger, Hermione envoya une note de commande aux cuisines et, quelques minutes plus tard, leur repas apparut sur la table. Merci les elfes de maison. Ils s'installèrent face à face et mangèrent en silence. Jusqu'à ce que Charlie le brise.

- Dis-moi, Hermione, je me pose une question depuis tout à l'heure...

- Je t'écoute.

- Qu'est-ce qui t'a mis dans un état pareil ce matin ? Je ne te croirais pas si tu me disais que c'était à cause de toute cette histoire avec Ron, tu étais clairement paniquée et... Enfin voilà.

Mal à l'aise, Hermione baissa les yeux sur son assiette, déposa ses couverts, but une gorgée d'eau et s'essuya la bouche avant de répondre.

- En fait, je suis venue ici, en Australie, pour retrouver mes parents.

- Tes parents !? S'exclama Charlie qui, visiblement, avait oublié qu'Hermione avait eu un jour une famille autre que celle des Weasley.

- Eh bien oui, mes parents. Lorsque Ron, Harry et moi sommes partis en mission pendant notre dernière année, je me suis effacé des souvenirs de mes parents. Je leur ai également insufflé une nouvelle identité et l'idée de partir en Australie, ils en avaient toujours rêvé. Je pensais à l'époque que c'était la meilleure chose à faire pour qu'ils soient en sécurité. Aujourd'hui, je sais que c'était une erreur, expliqua-t-elle tristement

- Comment ça une erreur ?

Hermione remua sur sa chaise, les larmes lui montaient aux yeux. Elle voulut continuer, mais une boule douloureuse s'était formée dans sa gorge.

- Hey, calme-toi, respires. Fit Charlie en lui attrapant la main. Regarde-moi.

La sorcière croisa alors son regard bleu et le calme qu'elle y lut la rassura. Elle inspira profondément en fermant les yeux et reprit.

- Ils sont en vie, mais... Ils ont voulu avoir un enfant. Comme ma mère ne parvenait pas à tomber enceinte, ils sont allé voir des médecins. Le problème avec le sortilège d'Oubliettes, c'est que s'il enlève les souvenirs de l'esprit, il n'enlève pas pour autant ceux du corps. Ma mère a déjà eu un enfant, moi. Et même si elle ne s'en souvient pas, son corps, lui, en garde les traces. En résumé, on l'a prise pour une folle et, vu tout ce qu'il se passe ces derniers temps, avec les abandons d'enfants entre autres, une enquête a été ouverte. Les autorités soupçonnaient qu'elle ait fait une sorte de déni sur sa première grossesse et s'était débarrassé du bébé. Comme il n'y avait des preuves de rien du tout, les charges ont été abandonnées, mais... Mes parents ont beaucoup souffert de cette situation.

Un silence suivit les explications d'Hermione. Charlie était sous le choc, elle pouvait le voir à ses yeux écarquillés et sa bouche légèrement ouverte.

- Par Merlin et les Fondateurs, je suis vraiment désolé Hermione ! S'exclama-t-il lorsqu'il sortit de son état de stupeur.

La jeune femme haussa les épaules et baissa les yeux.

- Tu n'as pas à l'être. Tout est de ma faute et je dois en assumer les conséquences. Seulement... Je ne sais plus quoi faire à présent. Tout à l'heure, je... Tout à l'heure, j'ai paniqué quand mon père m'a raconté tout ça. À la base, le plan était que je les retrouve, que je leur explique la situation puis que je leur rende la mémoire. En réalité, c'est ma mère qui est venue me trouver parce que cela faisait une semaine que je les suivais parce que je ne trouvais pas le courage de les aborder. Ensuite, mon père m'a expliqué toute cette histoire après que j'ai débité la mienne. Rien ne s'était passé comme prévu, j'ai paniqué et transplané ici, expliqua Hermione d'une voix faible

Après un instant, Charlie demanda.

- Et maintenant, que comptes-tu faire ?

Hermione releva la tête en grimaçant.

- Je n'en ai pas la moindre idée. Soit je leur rends la mémoire et les affronte, soit j'efface le souvenir de ma visite et je tire définitivement un trait sur eux. Dans tous les cas, je serais obligée de leur faire de nouveau face et, franchement Charlie, j'en suis terrifiée... Avoua-t-elle, honteuse.

Le dragonnier, qui n'avait toujours pas relâcher sa main, la serra un peu plus.

- Et si on y allait tous les deux ? Je sais que je ne suis pas Harry ou Ginny, mais je pourrais te soutenir quand même... Enfin, si tu le souhaites. Je veux dire, je te propose de t'aider. Tu n'es pas obligée d'accepter, bégaya-t-il nerveusement

Hermione sourit. Qu'est-ce qu'il était mignon à tenter de se dépatouiller de la sorte. Il était tout de même paradoxal, pour un homme de cette envergure, d'être autant timide en présence d'une femme en étant assez courageux et aventureux pour travailler avec des dragons ! Une chose était certaine, elle lui était reconnaissante de lui proposer de lui-même son aide. Parce qu'elle aurait sans doute été elle-même trop gênée pour le lui demander.

- Je veux bien.

Face à elle, Charlie se détendit instantanément et son visage, qui avait passablement rougit, reprit doucement une teinte plus claire. Il hocha de la tête puis bu une gorgée dans son verre.

- Par contre, si ça ne te dérange pas, nous devrions y aller maintenant, annonça-t-il. Parce que je ne peux pas prendre congé comme je le souhaite vu le manque d'effectif et je ne sais pas quand l'occasion se représentera.

Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent. Maintenant ? Mais... Elle n'était pas prête !

- Hermione, tu recommences ! Fit Charlie en lui serrant à nouveau la main. Tout va bien se passer.

La sorcière plongea une fois encore son regard dans celui du dragonnier et, une fois encore, se calma assez vite. Il disait vrai, avec lui à ses côtés, il lui semblait que tout irait bien. C'était à la fois merveilleux et terrifiant de constater qu'en si peu de temps, elle puisse se sentir aussi bien en sa présence.

Une fois le repas terminé, pendant qu'Hermione rangeait la table, Charlie repassa chez lui pour aller chercher une veste. Ensuite, ils quittèrent l'hôtel en silence. Hermione préféra marcher pour se rendre à l'adresse de ses parents. Elle voulait rassembler ses idées et, soyons honnêtes, prendre un peu l'air. Cette journée, qui était encore loin d'être terminée, avait déjà eu plusieurs fois raison de ses nerfs et le vent frais lui fit du bien.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la maison des Wilkins, elle s'arrêta net. Charlie lui attrapa la main et lui releva le menton d'avec son index, la forçant ainsi à le regarder dans les yeux.

- Tout va bien se passer, répéta-t-il

Le cœur battant, Hermione acquiesça, la bouche soudainement trop sèche pour parler. Il lui sourit ensuite et une bouffée de chaleur la surprit. Lorsque tout ceci serait terminé, elle rentrerait prendre une douche bien froide. Glaciale même !

- Je ne pensais pas vous revoir un jour, claqua soudainement une voix masculine sur le côté.

Finalement, plus besoin de douche froide.

Tout va bien se passer, c'était vite dit quand même...


Et voilà ! Qu'en pensez-vous ?

² Vous allez rire, mais en me relisant, je viens de réaliser un truc : la façon dont je décris ce premier baiser entre Hermione et Charlie... C'est comme ça que s'est passé notre premier baiser entre mon amoureux chéri et moi ! C'est un signe vous croyez ? Hahahah :p En tout cas, c'est bien la preuve, qu'inconsciemment, notre vécu influence nos écrits :p
Je suis vraiment désolée pour l'heure !

Des bisous, à dimanche !