Chapitre 13

Lily venait de sortir du train, pour ne pas attirer des problèmes à Scorpius vis-à-vis de sa mère. Ils s'étaient embrassés puis la rouquine était retournée auprès de ses amis. Le blond allait passer deux jours chez sa mère avant de rentrer chez son père.

La jeune fille courut dans les bras de sa mère, puis de James et enfin de son père. Même si elle l'avait vu quelques jours auparavant, elle était contente de le retrouver puis de rentrer chez elle ! Ils échangèrent quelques mots puis partirent pour Godric's Hollow, car c'est là que les Potter vivaient. La maison qu'avait habité Harry durant son enfance avait été refaite, probablement très différente mais ce n'était pas plus mal.

- Ma chérie, il y a une surprise qui t'attend dans ta chambre, dit Ginny en souriant à sa fille.

Lily sourit puis monta les marches en courant. Elle ouvrit la porte puis balaya la pièce des yeux avant de découvrir un perchoir où une petite chouette blanche aux yeux bleu dormait tranquillement.

- Ah ! Elle est trop belle ! s'écria Lily en courant vers la chouette qui s'était réveillé d'un air mécontent.

Ginny et Harry étaient à l'entrée de la chambre, heureux de voir la joie de leur petite dernière.

- Papa ? demanda Lily au bout de quelques minutes, la chouette perché à présent sur son bras.

- Oui mon ange ?

- Vu qu'elle est blanche… Elle me fait un peu penser à Hedwige, la chouette que tu avais quand tu étais à Poudlard, même si la couleur des yeux est différente. Tu serais d'accord pour que j'appelle ma chouette Hedwige ?

Harry entra dans la chambre et caressa la chouette puis passa son bras autour des épaules de Lily.

- Non seulement je suis d'accord mais en plus, ça me fait plaisir, répondit Harry.

- Alors ce sera Hedwige, dit Lily en caressant sa chouette.

Elle la reposa sur son perchoir, ouvrit la boîte de Miamhibou que ses parents avaient pris puis lui en donna un. Elle se retourna ensuite vers Ginny et Harry.

- Mais pourquoi vous me l'avez offerte avant Noël ? demanda-t-elle.

- Parce que ce n'est pas ton cadeau de Noël, c'est pour te féliciter pour ta victoire du début d'année mais aussi pour tes résultats scolaires, qui, dans l'ensemble, sont très bon, expliqua Ginny.

- Puis on sait que tu empruntes sans arrêts le hibou de Al, alors, on s'est dit que : puisqu'il va terminer ses études en juin, ce ne serait pas mal que tu es la tienne, ajouta Harry.

Se rappeler de la fin des études de son frère lui fit inévitablement penser à la fin des études de Scorpius. Bien sûr, elle était triste de savoir qu'elle n'aurait plus aucun de ses frères à partir de Septembre prochain mais ce qu'elle ressentait à l'idée de ne plus voir Scorpius tous les jours ressemblait à autre chose. Il y avait la tristesse mais aussi la peur et s'il rencontrait quelqu'un d'autre à l'Université Magique ? Une fille plus âgée, plus belle, plus à son goût ou qui était simplement prête pour aller plus loin… Faire ce que Lily ne se sentait pas encore prête à faire.

Bien sûr, Scorpius n'avait jamais abordé le sujet, la jeune fille n'était même pas sûre que ce genre de sujet s'aborde ! Mais elle avait entendu mainte fois ses frères parler de leurs conquêtes et certaines avaient le même âge qu'elle à présent. Elle avait peur qu'un jour, il le veuille et qu'elle, elle ne soit pas prête. Serait-il patient ?

- Un problème chérie ? demanda Harry en remarquant l'air troublé de sa fille.

Lily secoua la tête pour remettre ses idées en place. Si elle était en mal de quelqu'un à qui parler, elle n'en parlerait certainement pas à son père ! L'horreur ! Il péterait certainement les plombs et l'enfermerait dans la cave jusqu'à ses 25 ans !

- Non papa… je me demandais juste si tu me laisserais aller voir Scorpius pendant les vacances, demanda la jeune fille.

Elle fit les yeux les plus doux qu'elle pouvait pour attendrir son père, sachant très bien comment parvenir à le faire plier

- Je préfère te savoir en sécurité, tu n'as qu'à le faire venir ici, proposa Harry.

- Avec James dans les parages ! Je suis sûr qu'il fera tout pour le mettre mal à l'aise !

- Moi ! s'exclama l'intéressé en montrant le bout de son nez à la porte.

- Non, Merlin, triple bouse ! répondit Lily.

- Surveille ton langage Potterette si tu ne veux pas que je te fasse bouffer tes cheveux ! menaça James rieur.

- Faudrait-il encore que tu m'attrape ! s'exclama la jeune fille rieuse aussi.

- Je te signale que je suis devant la porte !

- Bon, de toute façon, j'avais autre chose à faire ! Alors papa… dis oui… s'il te plait… supplia Lily en reprenant un air doux et innocent.

- Ma princesse…

Puis il échangea un regard avec sa femme pour avoir son avis.

- Si Lily va voir Scorpius chez lui, ce sera donc chez Mione, je pense que nous pouvons avoir confiance, dit Ginny en haussant les épaules.

Lily eut un sourire radieux et embrassa sa mère.

- Je n'ai pas dit oui ! s'exclama Harry.

- Papa… supplia une fois de plus Lily.

Harry la regarda une fois de plus. Comme l'avait souligné Ginny, il y aurait Hermione et il ne pouvait jamais refuser quelque chose à sa fille lorsqu'elle le regardait comme ça.

- D'accord, mais je t'y emmènerais et je t'y récupérerais, prévint le papa.

- Oh papa, tu es le meilleur ! dit-elle en se jetant à son cou.

- Bon, moi j'y vais, j'ai un entraînement, prévint James.

- Oh ! Je peux venir ? demanda la jeune fille.

- Ça ne me gêne pas, dit James en regardant son père.

- Tu ne pourrais pas rester sagement ici ? soupira Harry.

- Je serais sur un stade de Quidditch entourée de plein de joueur ! dit Lily.

- Ok, ok ! James, tu fais bien attention, dit Harry.

- Oui papa… enfin, sauf si elle m'ennuie, auquel cas je l'enterrerais proprement !

- Souviens-toi, pas de sang, pas de preuve ! s'exclama Albus qui passait par là.

Lily lança une peluche sur son frère puis suivit James en riant tandis qu'Albus la poursuivait en hurlant.

- Tu te souviens de l'époque où nous étions au calme, s'amusa Harry.

- Non, c'est trop lointain ! répondit Ginny en l'enlaçant.

Du côté de Scorpius, l'ambiance était tout autre. Finalement, c'était son père qui l'avait récupéré à la gare. Apparemment, Astoria ne se sentait pas assez bien pour sortir du manoir mais Scorpius savait très bien que c'était faux. Elle voulait seulement forcer Drago à venir jusqu'à elle et le père de famille n'était pas dupe mais il le faisait pour son fils.

- Alors, Lily Potter ! railla Drago alors qu'ils quittaient la gare.

- Papa… râla Scorpius.

- Quoi ? J'ai bien le droit de m'intéresser à la vie de mon fils ?

- Oui, Lily Potter, répondit alors le jeune homme.

- Je suppose que tu ne veux pas le dire à ta mère ?

- Elle est déjà assez chiante sans ça !

- Scorpius !

- Pardon papa.

Ils rigolèrent jusqu'à arriver au manoir puis l'ambiance changea tout à coup, une fois devant la grille.

- Tu sais, je peux faire le reste du chemin seul, dit Scorpius.

- Non, ça va aller, puis ton grand-père n'est pas là, je vais pouvoir en profiter pour voir ma mère.

Scorpius hocha la tête puis ensemble, ils franchirent les grilles. Narcissa fut celle qui ouvrit à leur arrivée. Elle se jeta littéralement sur son fils qui l'étreignit à son tour.

- Mon chéri, tu m'as tellement manqué !

- Toi aussi maman.

Narcissa le relâcha puis le regarda avant d'avoir un sourire radieux. Elle sortit du manoir puis ferma derrière elle, probablement pour ne pas prendre le risque d'être entendu par son ex belle-fille.

- Tu as l'air de bien te porter, tu es radieux !

- Je suis très heureux, confirma Drago.

Narcissa se tourna vers son petit-fils puis l'étreignit à son tour. Le garçon embrassa sa grand-mère, la personne qu'il préférait dans cette grande maison.

- Drago, est-ce que tu aurais des photos de Léo et Meredith ? demanda-t-elle avec un sourire.

- Tu sais très bien qu'à chaque fois que je sais que je vais venir ici, je prévois, dit-il en fouillant dans ses poches.

Il tendit les clichés les plus récents qu'il avait trouvés à sa mère qui les regarda, émue.

- Ils sont magnifiques ! Je vois qu'ils ont tous les deux hérités de tes yeux ! dit la grand-mère aux anges.

- Oui, puis Mery a mes cheveux, Hermione remercie Merlin à chaque fois qu'elle la coiffe ! s'amusa le blond.

Oui, apparemment, la mère d'Hermione avait pas mal galéré avec les cheveux de sa fille lorsqu'elle était enfant. Un problème que ne connaîtrait jamais Hermione avec Meredith puisque la petite fille avait les cheveux aussi lisses que ceux de son père, sans parler de la même blondeur. Tandis que Léo était brun comme sa mère.

- J'aimerais tellement les voir ! s'exclama tristement Narcissa.

- Ça ne tient qu'à toi, je te l'ai dit. Notre porte reste ouverte pour toi, toujours, répondit Drago.

- Je le sais mon fils… mais ton père…

- Je sais, coupa Drago peu désireux de rentrer dans cette discussion.

Narcissa lui tendit les clichés qu'il reprit, sauf un.

- Garde cette photo-là, elle est affichée à la maison, je pourrais en refaire un double, expliqua Drago.

Narcissa rangea le cliché dans sa robe, au bon moment puisque Astoria choisit ce moment-là pour les rejoindre, l'air en parfaite santé.

- Drago, dit-elle froidement.

- Bonjour Astoria, dit-il sur le même ton.

- Je ne pensais pas que tu viendrais jusqu'ici.

- Je ne pensais pas que tu serais en mesure de te lever, répliqua-t-il.

- Finalement, je me sens beaucoup mieux.

- Parfait.

Il embrassa sa mère qui le serra contre lui, il embrassa son fils en lui disant qu'il l'attendrait devant les grilles dans deux jours, puis s'apprêta à partir. Alors qu'il allait atteindre les grilles, il entendit Astoria l'appeler. Il stoppa puis se retourna vers son ex-femme.

- Pour le bien de notre fils, je pense qu'il faudrait que nous nous voyions plus souvent, peut-être que nous fassions des sorties tous les trois, comme une famille.

- La seule chose qui fasse souffrir notre fils, c'est ton comportement. Puis, nous ne sommes plus une famille Astoria, le jour où tu t'en rendras compte, tu iras beaucoup mieux.

- Qu'a-t-elle de plus que moi ?

- Ce n'est pas une question de ce qu'elle a de plus… Je l'aime, c'est comme ça. Je n'ai jamais voulu te faire de mal…

- Mis tu m'en as fait.

- Je sais. Notre mariage n'a été qu'un arrangement, j'avais toujours pensé que tu ne m'aimais pas réellement, tout comme moi, je ne t'ai jamais aimé. J'avais beaucoup de respect pour toi, mais pas d'amour, jamais.

- Si vos routes ne s'étaient pas recroisés, nous serions encore mariés…

- Oui, toujours à vivre dans le mensonge… Astoria, cette discussion ne nous mènera à rien. Tu voudrais que je regrette mon choix mais je ne pourrais jamais regretter. Je suis vraiment heureux et j'espère qu'un jour, toi aussi tu connaîtras ça.

Puis il n'attendit pas de réponse, il partit, simplement.