Note pour Tiphaine : LOL Bien dit ! Arf !
Yep ! Roddy le retour ! lol Je désespérais qu'il comprenne enfin celui-là… (Soupire.) Mais je ne pouvais pas faire autrement ! Incompatibilité d'humour pour comparaison. Il faut dire que ce que s'envoient Rayan et Gervis n'est pas dans la même catégorie que Roro et Johnny. Ils… colorent, pimentent leurs propos. D'où la perplexité de Roddy au comportement de Gervis.
MERCI ! Je vais essayer de faire de mon mieux ! Yeah !
Bah ! Moi aussi, je t'adore ! Je suis en manque de superlatifs… lol
Note pour Emmatheancient : Ouaip ! Très amusant à faire ces échanges ! lol Et si c'est drôle à lire, que demander de plus ! ;)
Note de l'auteur : La fin de l'altercation entre McKay et Gervis ! lol
Indications : Les phrases en « italique » indiquent les pensées des personnages. Les phrases en / italique / indiquent une transmission radio reçue. Les phrases en / normal / indiquent une transmission radio envoyée.
- Chapitre 14 -
« Lieutenant… Vous êtes bien impoli avec le chef du département scientifique. » grinça McKay qui n'appréciait pas, mais alors pas du tout , ce que disait ce Gervis.
« Pf ! Je vous rends juste la pareille, Docteur. » contra aussitôt Gervis. « Vous n'aviez qu'à pas commencer. »
« Oui ! Bon ! On a compris ! » intervint Kruck. Il n'avait pas envie d'assister encore à une séance de dispute. « On va chercher Rayan, Gervis ! Aller ! »
Et il entraîna son chef d'équipe par le bras hors du labo, suivi de Bart qui poussait son Lieutenant dans le dos pour faire bonne mesure.
« Hé ! Lâchez-moi ! J'en ai pas fini ! » tempêta Gervis agacé par ses coéquipiers.
« Nan ! Nan ! Hors de question, Gervis ! On y va ! Je croyais que tu voulais retrouver Rayan ? » fit Kruck, une pointe d'énervement dans la voix.
« Mais si ! Je veux retrouver cette folle ! Mais à celui-ci, on doit lui dire ses quatre vérités ! »
« C'est ça ! C'est ça ! Un autre jour, Gervis ! On verra si tu le veux encore demain ! » soliloqua Kruck.
« Tu es bien énervé, là ! » commenta Bart à Gervis. « Rester enfermé à l'infirmerie ne t'a pas réussi ! »
« Et alors ! A qui la faute si j'étais coincé là-bas ! »
« Ben, tu le diras à la personne concernée. » répondit Kruck. « Aller ! Avance ! »
Ils étaient enfin parvenu à la sortie du labo et les deux sergents tiraient à présent leur Lieutenant bougonnant dans le couloir à leur suite. Ce dernier était d'ailleurs bien en peine de se défendre avec une épaule immobilisée !
-ooO-Ooo-
Rodney regarda Zelenka, une réplique mourante sur les lèvres, complètement abasourdi par le comportement de ces trois hurluberlus.
« Je crois que ça se passe de commentaires. » conclut Radek. « N'essayez pas de les comprendre. Ils font bien le quatuor avec Rayan. »
« Mais ! » protesta Rodney.
« Vous comprendrez mieux quand vous rencontrerez et travaillerez surtout avec Rayan. Elle a tendance à faire cet effet sur certaines personnes. »
« Un effet ! Vous rigolez, Zelenka ! »
« Pas du tout. Le Docteur Rayan est un peu… Comment dire ? … Lunatique et fantasque. Mais elle est très appliquée dans son travail. Ça, je peux vous l'affirmer. Cependant… son comportement… déconcerte souvent. »
« Ha bon ? »
« Oui, McKay. Comprenez un peu le lieutenant… Il ne supporte pas que Rayan défie son autorité. Mais aussi, il s'inquiète pour elle. »
« Bizarre comme réaction ! »
« Oui. Je vous l'accorde… Mais c'est ainsi. Le Major Sheppard vous fait bien la même chose, non ? »
« Ça n'a rien à voir ! »
« Si, McKay. C'est encore une histoire de rivalité entre militaires et scientifiques. Et aussi d'amitié. C'est un mélange détonnant parfois… » sourit Zelenka en regardant son collègue.
« Pfff ! » fut la seule réponse de McKay.
Mais Radek savait que ce dernier rechignait à l'admettre ouvertement. Ça ne cadrait pas avec son personnage qu'il avait bâti. Mais ses actions parlaient pour lui.
Il se retourna vers l'ordinateur et cet intriguant de code.
« Hum… Intéressant. Voyons si je peux le décoder ! » pensa avec ravissement Radek, heureux d'avoir cette énigme informatique à se mettre sous la dent.
Il se détendit les doigts tel un pianiste et se mit à l'œuvre. Il entendit vaguement McKay bougonner derrière lui. Mais le scientifique canadien se pencha avec lui sur ce mystère qui l'intriguait tout autant.
Les commentaires ne tardèrent pas à fuser entre les deux scientifiques qui en avaient oublié le but premier de leur visite dans le labo que la jeune scientifique s'était déniché et aménagé.
« Mais ces algorithmes sont faux ! » s'exclama McKay en désignant une portion du code informatique.
« Oui. Si on prend les références habituelles, McKay. » tempera Zelenka. « Mais pas si on considère un autre niveau. Surtout des dimensions multiples. »
« Zelenka… Qui irait s'amuser à employer des algorithmes multidimensionnels dans un code pour simple scientifique en informatique ? » grinça le Canadien.
« Quelqu'un qui ne voudrait pas que n'importe qui trifouille dans ses fichiers. » répliqua le Tchèque avec aplomb. « Et vous savez… Le Docteur Rayan a l'habitude d'utiliser ce types d'équations dans ses calculs. Cela ne m'étonne pas qu'elle les utilise là-dedans. Elle a une conceptualisation intéressante de l'espace. Cela se répercute partout dans son travail. Vous devriez voir les têtes de mon équipe lorsqu'elle me file un coup de main ! Hilarant ! »
« Zelenka… » soupira McKay. « Je me fiche comme de l'an Quarante de ce que cette fille peut faire. »
« Ha bon ! Et pourquoi vous restez là à décrypter ce code avec moi ? » le taquina Radek en lui jetant un regard amusé par-dessus ses lunettes.
« Pour… Pour… » bafouilla McKay pris de court.
« Pour ? »
« Oh ! Et puis zut ! C'est bizarre. Point. » râla McKay.
« Certes. Ce type d'imbrications n'est pas banal. Et les matrices utilisées sont loin d'être banales non plus… » fit Radek en se frottant le menton pensivement. « Nous avons à faire à un code qui n'a rien à envier aux codes du Pentagone ou de la N.S.A. »
« Parce que vous en connaissez ! » s'étonna Rodney.
« Bien sûr ! Il faut savoir s'amuser pour progresser. » fit mystérieusement Radek.
« Ne me dites pas que vous avez essayé d'infiltrer ces réseaux ! »
« Evidemment ! Vous n'avez jamais essayé ! » s'étonna Radek en remontant encore une fois ses lunettes qui glissaient de son nez.
« Ah… Euh… Ça n'a aucune importance. » fit-il par plastronner.
« Hum… » fit dubitativement Radek en le considérant. « Je ne suis pas convaincu. »
« Et alors ! Ce n'est pas le propos. Penchons-nous plutôt sur cette bizarrerie. » essaya de détourner Rodney.
« Ha ! Ha… ! Je vois. Vous vous défilez, McKay. »
« Mais pas du tout ! » protesta-t-il.
« En tout cas, bienvenu dans le cercle fermé des hackers ! »
« Quoi ! » protesta Rodney.
Mais Zelenka savait bien qu'il l'avait déjà fait. On n'atteignait pas un tel niveau en informatique comme McKay sans s'être testé aux défis les plus grands. Il lui adressa donc un petit sourire qui voulait tout dire. Le Canadien se renfrogna en maugréant à demi-mots, mais ne fit rien pour démentir la chose.
-ooO-Ooo-
« Mais bon sang de bon soir ! Vous allez me lâcher, oui ! » tempêta Gervis à ses subordonnés qui n'en faisaient qu'à leur tête.
« Lorsque tu te seras calmé. » fut la réponse de Kruck.
« Et où on va comme ça ? »
« D'après toi ? » ironisa Kruck.
« Là-bas ! Mais on n'a pas de matériel ! » répliqua Gervis.
« Non mais Gervis ! Ton sens de l'orientation fait vraiment peur des fois ! » remarqua Bart en secouant la tête de gauche à droite et en jetant un regard dégoûté au plafond. Une belle imitation de son supérieur, d'ailleurs… « On va chercher du matériel justement. » Bart appuya ses propos en désignant de la main la direction où ils allaient. C'est-à-dire les salles des stocks.
Gervis grommela indistinctement, mais marcha normalement. Les deux autres sergents le relâchèrent alors.
« Je sais où on va ! » protesta-t-il, vexé.
« C'est ça ! C'est ça ! » fit ironiquement Bart. « Et moi je suis Dieu. »
« Bart… ! » gronda Gervis. « L'insubordination a des limites ! »
« Peuh ! Tu es juste dégoûté de ne pas avoir raison ! » répliqua-t-il.
« Et tu n'aimes pas qu'on te le fasse remarquer… » renchérit assez calmement Kruck en devançant ses collègues de quelques pas. « Vous accélérez un peu, oui ? » lança-t-il avec une pointe d'énervement, très claire dans la voix.
« Kruck… » fit avec prudence Gervis.
« Quoi ! » cria presque Kruck.
« Whooooho ! Ho ! Du calme ! » ordonna le lieutenant. « Tu es bien énervé, toi ! C'est rare de te voir comme ça… »
« Et alors ! » grinça l'intéressé. « C'est qui qui est en train de lambiner ? On devrait déjà être à ce foutu niveau ! »
« Kruck… Je crois que tu aurais besoin de décompresser… » fit Bart avec une pointe d'étonnement. Il n'avait jamais vu Kruck se mettre en rogne comme ça. Tempêter, oui. Parfois. Mais manifester autant de colère rentrée et prête à sortir à la moindre excuse, non.
« Oui… En effet. Et dire que je croyais être le plus énervé ! » fit Gervis. « T'emballe pas, Kruck ! » essaya-t-il de le calmer en le voyant s'arrêter et se retourner pour le mitrailler du regard. « On y va. Pas la peine de sortir comme ça de tes gonds. N'oublie pas que j'ai une épaule démise quand même ! »
Kruck plissa des yeux mais essaya apparemment de se détendre. Car il ferma les yeux et respira lentement et profondément.
« Désolé… » lâcha-t-il enfin au bout de cinq bonnes minutes. Il les regarda tour à tour en soupirant. « Ça m'agace de perdre autant de temps en futilités alors que je suis sûr que Rayan est encore en manque de sommeil et de nourriture. J'ai pas envie de la voir faire un séjour à l'infirmerie, moi… Et là… j'ai peur qu'elle ne doive y passer quand même… Ça fait vraiment trop longtemps qu'elle n'a pas été vu au mess. Et vous savez aussi bien que moi qu'elle ne pense pratiquement jamais à prendre à manger avec elle dans ses fameuses excursions. »
Gervis et Bart se regardèrent en soupirant de concert en opinant de la tête.
« Oui. C'est d'ailleurs pour ça que je m'inquiète autant, Kruck. » finit par avouer Gervis. « Cette folle du travail ne sait même pas comment prendre soin d'elle-même ! Pourtant… Manger et dormir… C'est à la portée de tout le monde, non ? »
« Gervis… » fit Bart. « Je crois que chez Rayan c'est comme si elle n'y prêtait pas la moindre attention. »
« Ouais… Ça doit être ça. » renchérit Kruck. « Elle ignore purement et simplement la faim et le sommeil. »
« Et elle nous donne des inquiétudes à faire ça ! » tempêta Gervis. « Cette fille est une aberration humaine ! J'ai jamais vu quelqu'un ne passe rendre compte qu'il avait faim ou sommeil ! »
« Tu crois pas que tu exagères un peu avec ton "aberration humaine", Gervis ? » rétorqua Kruck en grimaçant aux termes employés.
« Oui… » grommela ce dernier. « Mais elle va me rendre cinglé à force… Je suis plus une nounou qu'un chef d'équipe avec elle… »
« Une nounou ! » s'esclaffa Bart.
« Oh ! Bart ! Mets-la en veilleuse ! » le rabroua Gervis. « Tu serais à ma place que tu rirais beaucoup moins ! »
« Ça… je m'en doute. » opina Kruck alors que son camarade essuyait une dernière larme de rire. « Elle m'inquiète à faire ça aussi souvent… »
« Oui. Trop souvent depuis quelques temps. » renchérit Gervis, étonné que Kruck n'en profite pas au contraire pour le taquiner sur le sujet.
Un moment de silence passa avant qu'ils ne se remettent en route sans se concerter nullement.
Chacun savait bien ce qu'ils devaient faire… Ils avaient l'habitude.
Mais l'inquiétude était plus que présente en chacun.
-ooO-Ooo-
- A suivre… -
Propos de l'auteur :
Haaa… Rayan. Rayan… Elle est absente depuis un bon bout de temps, hein ? lol
Moi aussi… elle me manque… Snif ! C'est plus drôle avec elle ! lol Bien que je commence à dévoiler des pans de son histoire plus tôt que je ne le pensais…
Et l'histoire évolue plus vite que je ne pensais ! lol Je me suis fait tapé sur les doigts par mes persos ! Ouin ! Sans rire, vrai. Ils me tarabustent tellement que je finis par aller où ils veulent… Enfin… Pour certains… lol J'appréhende les représailles de certains, mais bon… Je suis l'auteur, hein ? ;)
Bon… Je ne suis pas une informaticienne mais je sais au moins quelques trucs. Même si ça ne m'avance à rien puisque je ne peux pas faire des programmes pareils ! lol Vivent les fics !
Passons ! Je disais… Ha ! Oui ! Donc je sais que dans les programmes de codes informatiques on a différentes méthodes d'encryptage, dont les fameux algorithmes (aléatoires et autre joyeusetés…). Notamment, il y a une méthode complexe qui consiste à utiliser plusieurs matrices en interaction. Une matrice étant là un programme indépendant de calculs. C'est comme si vous utilisiez une grille de valeurs prédéfinies pour attribuer une nouvelle valeur à une lettre ou un chiffre, suivant l'objectif visé.
Vous imaginez donc que cela se complique lorsqu'on combine plusieurs matrices ? Ça, c'est ce qu'on appelle la "clé". Après il faut la "serrure". C'est-à-dire le texte à décrypter.
Pour corser les choses, il peut y avoir plusieurs "clés" et/ou une valeur à ajouter à une "clé", etc.
La méthode la plus simple étant d'avoir la "clé" ou du moins de pouvoir la trouver. La méthode ardue étant de partir d'un texte codé avec sa traduction pour en ressortir la "clé" afin de l'appliquer à d'autres textes encryptés par la même "clé".
Note : Une matrice est utilisée en mathématiques pour réattribuer des valeurs d'une équation dans une autre dimension. La dimension utilisant la base 10 par exemple, nous étant dans la dimension de la base 1. Notre 1 devenant le 10, le 2 le 20, le 3 le 30, etc. Pour la petite info, les Mayas utilisaient une base de 5 dans leurs calculs.
