Disclamer : Les personnages et le monde HARRY POTTER sont à J.K. Rowling.
Bêta : Zarbi et Gwenillo pour une deuxième correction. Un grand merci a eux deux.
NdA : Alors, je suis tombé sur la fic d'ANOKADE il y a deux/trois jours de ça et l'idée m'a plu. Comme je trouvais que l'histoire est allée un peu trop vite ainsi que la fin, j'ai eu l'envie de la reprendre. Bien entendu, j'ai demandé l'autorisation de l'auteur avant. Et je la remercie pour ça. Alors, voici ma réécriture du fic Aider pour tout Changer d'ANOKADE. Un lien vers la fic se trouve dans mes favoris pour ceux qui seraient intéressés par elle. N'hésitez pas à me faire part de vos avis.
Mon fils bien aimé
Chapitre 14
Harry était dans son bureau en train de remplir un parchemin dans lequel il détaillait point par point, le nouveau projet qu'il comptait soumettre aux Gobelins, quand Tom pénétra dans la pièce, la tête baissée et en traînant les pieds. Il se dégageait de lui une aura de tant de tristesse qu'Harry s'en alarma immédiatement. Le sorcier posa sans tarder sa plume et quitta sa chaise pour courir vers son fils. Arrivé à sa hauteur, il se baissa et posa ses mains sur épaules.
_ Tom, Tom, qu'est-ce qui ne va pas ? demanda Harry avec inquiétude.
Tom renifla bruyamment, mais garda la tête baissée. Le cœur d'Harry se serra alors que tout un tas de scénarios plus horribles les uns que les autres lui traversait l'esprit. Si quelqu'un avait osé faire du mal à son précieux trésor, cette personne avait tout intérêt à se trouver une cachette encore mieux protégée que Gringotts, pensa vicieusement Harry.
_ Dis-moi Tom, qu'est-ce qui se passe ? Pressa Harry. Tu me fais peur, ajouta-t-il.
_ Dites père… ce n'est pas…, ce n'est pas un mensonge, hein ? finit par dire Tom d'une voix tremblante. Je ne… Je ne suis pas un… un menteur, poursuivit-il en reniflant de plus en plus fort.
_ Bien entendu, tu n'en es pas un, le rassura Harry en se demanda ce qui était à l'origine de cette question.
_ Pourtant, ils… ils disent que… que j'en suis un… un menteur, objecta Tom d'une voix si triste, qu'elle aurait pu briser le plus solide des cœurs de pierre. Ils ont dit que… que je n'étais qu'un sale menteur et… et qu'ils refusaient d'adresser la parole à un… un menteur. Ils… ils ne veulent plus de moi comme… comme ami, finit l'enfant sur un sanglot déchirant, et tout ça, sans jamais relever la tête une seule fois.
_ Dis-moi qui ils sont pour que j'aille leur apprendre à traiter mon fils bien-aimé de menteur, pria Harry avec colère tout en le prenant dans ses bras pour le consoler.
_ Il… il s'agit de Pollux et d'Abraxas, déclara Tom au bout de plusieurs secondes de silence passées à renifler, les bras autour du cou de son père.
_ Hein ! s'étonna Harry. Pourquoi Black et Malfoy juniors t'ont-ils traité de menteur ? questionna ensuite le sorcier furieux contre les deux petites teignes.
_ Parce que je leur ai dit que si tu devais un jour affronter leurs pères sur un balai, c'est toi qui gagnerais à coup sûr, dit Tom d'une voix où il n'y avait plus une seule trace de tremblement ou de sanglot.
_ Et tu as tout à fait raison, approuva Harry toujours furieux de l'attitude ''odieuse'' des deux prétendus amis de son fils chéri. Ces deux snobinards n'auraient aucune chance face à moi ! Ton papa est le meilleur sur n'importe quel balai !
_ Et c'est exactement ce que je leur ai dit, dit Tom avec conviction.
_ Et tu as eu raison, l'approuva Harry qui ne se rendit pas compte que la voix de son fils avait changé, passant de larmoyante et très confiante.
_ Donc, j'ai eu raison de leur dire que tu acceptais d'affronter leurs pères ce week-end lors du match mensuel qu'organise Lord Nott, dit alors Tom d'une voix mielleuse.
_ Oui, tu as tout à fait rais… Hein ! s'écria Harry lorsque le vrai sens des mots parvint à son cerveau. Que viens-tu de dire ?
_ Que j'ai accepté à votre place, l'invitation de Lord Nott à la partie de Quidditch qu'il organise mensuellement chez lui et qui va se dérouler ce week-end, expliqua patiemment Tom. Et aussi, que j'ai pris l'initiative de vous inscrire au tournoi de vol qui suit chaque match. Ainsi, vous allez leur prouver à tous que vous êtes bien meilleur que les Lords Malfoy et Black sur un balai, termina Tom en se détachant de son père, un sourire malicieux aux lèvres.
La seule réaction qu'eut Harry en comprenant finalement qu'il venait de se faire piéger par son adorable et serpentard de fils, fut de cligner plusieurs fois des yeux, bouche ouverte. Et avant qu'il ne lui vienne l'idée de protester ou de faire la leçon à Tom, ce dernier avait déjà quitté la pièce d'un pas joyeux.
_ Je n'arrive pas à croire que je viens de me faire avoir aussi naïvement ! Et moi qui ai tout fait pour éviter ces maudits Lords et leurs congénères ces derniers jours, me voilà forcé à me rendre en un lieu où non seulement je ne pourrais pas les éviter, mais où, à n'en pas douter, sera réuni tous les Lords de ce foutu pays ! Il n'y a pas à dire, je suis vraiment maudit ! pesta Harry en retournant à son travail.
Je devrais vraiment faire attention ou sinon ce petit monstre va me mener par le bout du nez, songea Harry en reprenant sa plume.
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_ Alors, toi aussi tu t'es fait avoir par ton fils ? fut la première chose que dit Brutus Malfoy à l'intention de son ami Cygnus Black.
_ Il semblerait mon ami, répondit Cygnus en allant prendre place auprès de Brutus sur l'un des nombreux bancs dispersés dans le jardin de Lord Nott. Comment ton fils est-il parvenu à te convaincre de participer à un concours de vol auquel tu as juré sur la tête de ton ancêtre de ne jamais participer, questionna-t-il ensuite très curieux.
_ Il m'a pris par les sentiments, soupira Brutus.
_ Oh ! Il a eu l'ingéniosité d'utiliser les précieux principes ancestraux des Malfoy, comprit Cygnus.
_ En effet, acquiesça Brutus. Il m'a sorti la règle numéro cinq, ajouta lord Malfoy.
_ Un Malfoy se doit toujours de relever tous les défis qui lui sont lancés afin de prouver à tous qu'il est le meilleur dans toutes les disciplines, récita Cygnus.
_ Exactement. Et non seulement ce petit serpent m'a jeté à la figure cette règle, mais il a aussi osé ajouter sur un ton rempli d'une fausse compréhension, qu'il comprendrait parfaitement si je venais à privilégier la carte de la prudence et que je que refusais de relever le défi par crainte de me faire battre par toi ou Lord Serpentard. « Vous savez père, savoir éviter les combats perdus d'avance n'est en aucun cas honteux et ne baissera en rien l'immense estime que j'éprouve à votre égard. » Voilà ce qu'il m'a dit avant de quitter mon bureau la tête haute.
Cygnus explosa de rire.
_ Il n'y a pas à dire mon ami, nos fils sont vraiment ingénieux, dit-il après s'être remis de son éclat de rire.
_ Et toi, comment le tien s'y est-il pris pour te convaincre ?
_ Il est allé expliquer à son grand-père que Lord Serpentard et toi-même alliaient concourir à un tournoi qui réunira tous les Lords de notre communauté. Il a ajouté que je serais le seul à ne pas concourir, expliqua Cygnus en soupirant.
_ Aie ! J'image d'ici la réaction de ton père, dit Brutus avec compassion. Cela a dû être un moment très éprouvant.
_ Tu n'imagines même pas. Il a menacé de me retirer le titre de Lord et de s'en prendre à Marius si je ne m'inscrivais pas au tournoi.
_ Je savais ton héritier rusé, mais je ne pensais pas qu'il irait jusque-là, dit Brutus. Cependant, cela prouve qu'il a ce qu'il faut pour te succéder le moment venu. L'avenir de la famille Black est assuré avec lui, encouragea Malfoy.
_ J'aurais aimé qu'il utilise son intelligence sur une autre personne que son père, mais tu as raison. Car, étrangement, même si je suis la victime et que j'ai très peu apprécié la manière dont il s'y est pris pour m'obliger à participer au tournoi, je suis très fier de lui.
_ Il en va de même pour moi, dit à son tour Brutus. À ton avis, poursuivit-il. Va-t-il vraiment venir comme nos fils nous l'ont assuré? demanda-t-il en se saisissant d'un autre verre de jus qu'un elfe de maison faisait léviter devant lui.
_ Il se pourrait, car, du peu que j'ai pu voir de lui, il ne peut rien refuser à son fils, lui dit Cygnus en buvant une gorgée du verre qu'il avait en main à son arrivée auprès de Brutus.
_ Je n'aurais jamais pensé qu'il serait aussi difficile de s'entretenir avec lui après notre dernière discussion. Merlin, ce sorcier est vraiment doué pour disparaître, souffla Brutus avec une pointe de ce que l'on pourrait presque qualifier de respect.
_ J'espère qu'il sera tout aussi doué pour défendre nos traditions, qu'il l'est pour nous esquiver, dit Cygnus.
_ Es-tu parvenu à en apprendre un peu plus de ton frère sur sa relation avec lui ? questionna Brutus après avoir hoché la tête suite à la déclaration de son ami.
_ Il m'a répété la même chose que la dernière fois. D'après lui, il n'est qu'un parent d'élève de son école parmi d'autres.
_ Oh, et depuis quand les directeurs d'école et les parents d'élèves se donnent rendez-vous un dimanche pour manger et faire les boutiques ensemble ? ironisa Brutus. Il doit y avoir autre chose là-dessous. Tu es sûr qu'ils ne sont pas…, commença Brutus sans finir sa phrase.
_ Non. D'après Marius il n'y a rien de la sorte entre eux, détrompa Cygnus. Ce que j'ai tendance à croire, car mon frère ne m'a encore jamais menti en ce qui concerne ses relations amoureuses. En fait, contrairement au reste de la famille Black, il est d'une honnêteté désolante. Souvent, après une de nos discussions, je me dis que s'il n'avait pas été un Cracmol, il aurait sans le moindre doute été réparti à Gryffondor. Imagine la réaction qu'auraient eue nos parents, un Black chez les rouges et ors, confia Cygnus.
_ Les connaissant, ils auraient prié Merlin et Morgane pour que sa magie lui soit enlevée. Ils ont cette maison tellement en horreur, que si on leur donnait le choix, ils préféreraient mille fois avoir un enfant Cracmol que subir un rouge et or sous leur toit, rigola Brutus.
_ C'est malheureux à dire, mais tu as sans doute raison. Leur haine pour cette maison n'a pas d'égale en ce monde, soupira Cygnus.
_Si j'étais toi mon ami, je pousserai Marius à s'approcher de lui, parce que s'il parvient à le prendre dans ses filets, je suis certain que tes parents fermeront les yeux sur son état de Cracmol et le réintégreront à la famille.
_ Jamais je n'obligerais ou ne pousserais mon frère dans les bras de quelqu'un qu'il ne désire pas, aussi avantageuse que puisse être une alliance avec cette personne ! répliqua Cygnus. De plus, rien ne nous dit qu'il partage les mêmes intérêts que Marius, ajouta-t-il.
_ J'espère messieurs, que ce n'est pas de moi que vous parlez ainsi, s'éleva une voix froide venue de derrière une statue représentant une femme au visage disgracieux.
Les Lords Black et Malfoy tournèrent leur regard en direction de la voix. Et dans une même voix, ils dirent calmement.
_ Lord Serpentard.
_ Quelle surprise, que de vous vois ici ! Nous pensions que vous aviez quitté le pays, dit ensuite ironiquement Brutus sans répondre à la remarque d'Harry.
_ Je ne vois pas pourquoi vous dites cela, dit hypocritement Harry en s'avançant vers eux, un balai à la main.
_ Je ne sais pas, peut-être parce que cela fait des jours que plus personne n'a vu le bout de votre nez, répondit Brutus.
_ Alors, vous êtes prêts à recevoir une bonne leçon de vol ? dit Harry au lieu de répondre et en changeant grossièrement de sujet.
_ Si leçon il doit y avoir, c'est moi qui vais vous la donner, répliqua Brutus avec son arrogance habituelle.
_ Tiens donc ! Dans ce cas, nous verrons bientôt qui de nous deux va tenir le rôle d'enseignant, répondit Harry en souriant de toutes ses dents. Au fait, ajouta-t-il en sortant deux balais miniaturisés d'une de ses poches. J'ai un présent pour vous deux, car je ne voudrais pas que l'on vienne m'accuser de triche ou bien que l'on conteste ma prochaine victoire, termina-t-il en leur tendant à chacun un balai flambant neuf.
_ Quel est donc ce balai ? C'est la première fois que j'en vois un de la sorte, dit Cygnus en scrutant le tien.
_ C'est un tout nouveau modèle qui n'est pas encore commercialisé. Il fait partie de la collection de balais que j'ai personnellement aidé à concevoir et qui arrivera sur le marché dans trois mois, lui apprit Harry.
_ Keitch m'a dit que vous étiez devenu associé, déclara négligemment Brutus en détaillant lui aussi son balai.
_ En effet, dit simplement Harry.
_ Il m'a l'air bien plus puissant que les balais habituels, nota Cygnus.
_ Parce que c'est le cas, acquiesça Harry. Il est trois fois plus rapide que le plus rapide des balais connus à ce jour. De plus, il est bien plus léger, plus maniable et plus confortable que tous ceux que vous connaissez, avec des accélérations de 0 à 240 km/h en 10 secondes et un sortilège de freinage d'une fiabilité à toute épreuve. Le vernis qui le recouvre est garanti anti-maléfice. Le balai est également équipé d'un cale-pied antidérapant donnant un équilibre et une précision insurpassables, ainsi que d'une selle, avec ou sans dossier au besoin, qui facilite la manipulation et aide au confort, expliqua Harry avec passion. Et pour finir, contrairement aux autres modèles, celui-ci a été taillé non seulement pour les joueurs de Quidditch professionnels, mais aussi pour un usage au quotidien, car il a été spécialement conçu pour offrir les meilleures performances et les meilleures conditions de sécurité disponibles sur le marché, termina Harry tout sourire.
_ À vous entendre, on dirait le balai rêvé pour tout passionné de Quidditch ou de vol, râla Brutus toutefois impressionné par les énumérations de performance.
_ Parce que c'est le cas ! s'exclama Harry. C'est exactement le balai de mes rêves, ajouta-t-il avec un sourire éblouissant.
La joie et la passion qui émanaient de lui, donnaient envie de sourire aux deux sorciers, mais leur éducation les en empêcha.
_ Vous dites qu'il y a un siège ainsi qu'un dossier incorporé au balai, mais je ne les vois pas, souligna Cygnus.
Harry lui prit le balai des mains et appuya sur un petit dessin en forme de Phœnix qui se trouvait sur le côté de celui-ci à cinq centimètres du bout de la manche. Le balai brilla brièvement, puis, une selle en forme de triangle avec un dossier, apparut sur le balai.
_ Impressionnant, souffla Cygnus. Et c'est vos idées qui sont à l'origine de cette merveille, questionna-t-il ensuite, déjà prêt à enfourcher le balai.
_ Les miennes et celles de ceux qui ont aidé à sa conception, répondit Harry très fier de lui.
Le sorcier n'était pas de ceux qui aimaient se vanter, mais il était vraiment très, très fier de son travail. Harry y avait concentré énormément de son temps. Donc, voir le résultat entre ses mains ainsi que les réactions des autres avaient de quoi lui faire extrêmement plaisir.
_ Nous sommes très honorés de ce fabuleux et inestimable cadeau que vous venez de nous faire, Lord Serpentard, finit par dire Brutus sincèrement touché par le présent d'Harry.
_ Croyez-le, nous le sommes réellement, ajouta Cygnus. Et j'ai grand hâte d'essayer cette merveille.
Harry se contenta de hocher la tête, avant de dire :
_ Sauriez-vous quand va commencer le tournoi de vol ?
_ Habituellement, il a lieu juste après le match de Quidditch, répondit Cygnus les yeux posés sur son balai.
_ Et ce dernier commence quand exactement ? questionna Harry.
_ Dans une trentaine de minutes, lui apprit Lord Malfoy.
_ Et allez-vous participer au match ? interrogea Harry.
_ Non, dirent d'une même voix les Lords Malfoy et Black.
Harry sourit devant cette synchronisation parfaite.
_ Puis-je en connaître la raison ? demanda-t-il ensuite.
_ Médiocre, dit Brutus.
_ Désastreux, lamentable même, dit en même temps Cygnus.
_ Je ne comprends pas, dit Harry en leur jetant des regards remplis d'incompréhension.
_ Le niveau de jeu, éclaira Brutus.
_ Ils sont si mauvais que ça ? s'étonna Harry.
_ Ma grand-mère ferait mieux que cette bande d'incapables, et avec les yeux fermés et volant sur un vieux balai.
_ C'est à ce point ! dit Harry qui avait du mal à les croire.
_ Mon cher Lord Serpentard, nos compères sont tellement incompétents, que si le Quidditch était une personne douée de parole, il les aurait maudit sans la moindre hésitation jusqu'à leur dernière génération, lui expliqua Brutus.
_ Ils sont si désespérément nuls à jouer à ce jeu, que Brutus a juré sur ses ancêtres de ne plus jamais participer à un match organisé par Lord Nott, révéla Cygnus.
_ Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis et fait rompre votre serment, dans ce cas ? questionna Harry en retenant le sourire qui cherchait à s'épanouir sur ses lèvres suite à la confidence de Lord Black.
_ Mais mon cher Lord, c'est que je n'ai pas changé d'avis, ni rompu mon serment, le détrompa Brutus en souriant avec ruse.
_ Sauf erreur de ma part ''mon cher Lord'', vous êtes bien inscrit au concours de vol, répliqua Harry.
_ Justement ! s'exclama le blond. Je suis inscrit au concours de vol, en aucun cas au match de Quidditch, expliqua-t-il. Un Malfoy ne rompt jamais ses engagements et ne revient jamais sur sa parole, ajouta-t-il ensuite le menton haut.
Comme annoncé par Brutus, trente minutes plus tard, le match de Quidditch débuta. Celui-ci ne dura quelques minutes, car à peine les joueurs furent montés sur leur balai que Lord Macmillan attrapait le vif d'or. Harry en remercia Merlin avec ferveur, car il ne pouvait plus supporter le massacre. En effet, entre les Lords très peu sportifs, ayant du mal à se tenir droit sur un balai, et ceux qui ne semblaient pas avoir compris les règles, le jeu qui se déroulait devant ses yeux n'avait du Quidditch que le nom. Le massacre ayant pris fin, il était temps de commencer le concours de vol.
En plus de Brutus, Cygnus et Harry, trois autres Lords participaient à ce dernier : les Lords Goyle, Prince et Parkinson. Lords Nott convia tous les participants à s'avancer, quand un crac sonore se fit entendre. Dobby, tenant fermement Tom d'une main, apparut derrière les Lords. Avant que qui que ce soit n'ait eu le temps de dire un mot, Dobby dit d'une voix très calme à l'intention d'Harry.
_ Le village est attaqué par des sorciers et des géants.
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Marguerite Durant était une sorcière d'origine française qui avait immigré en Angleterre afin de se rapprocher de l'homme qu'elle aimait, un né Moldu fils d'un vieil ami de son père venu leur rendre visite. Malheureusement pour la pauvre jeune fille, il s'est avéré que l'homme lui avait menti et qu'il était déjà en ménage avec une autre femme. Ayant trop peur de mettre au courant ses parents de ses mésaventures, car ces derniers lui avaient déconseillé de suivre le sorcier, elle s'était trouvé un travail dans le monde moldu où elle avait fait la connaissance d'un Cracmol du nom de Henry Gérald.
Marguerite n'était pas la plus heureuse de toutes les femmes, mais elle vivait bien avec son homme. Enfin, elle vivait très bien avec lui, jusqu'à ce que ce dernier fasse la rencontre de deux étranges sorciers qui lui avaient promis de l'aider à réveiller la magie qui dormait en lui, car, comme il était un enfant de deux sorciers de sang pur, il avait de la magie en lui. Henry, obnubilé par l'idée de devenir sorcier, s'était laissé manipuler par les deux individus qui le poussèrent à commettre différents larcins et à effectuer différentes corvées pour eux : Notamment, celui de se rapprocher du dangereux Moldu Adolf Hitler.
Le rapprochement de son mari avec les partisans de cet homme aux idées inquiétantes faisait très peur à Marguerite. Ce fut pourquoi, quand l'un des sorciers qui avaient approché son époux s'était présenté chez eux pour leur apprendre que non seulement son homme n'avait plus à traîner avec les partisans d'Hitler, mais qu'en plus de cela, il lui avait trouvé un poste de concierge, très bien rémunéré, dans une école pour jeunes enfants d'un petit village semi-magique se trouvant dans le Yorkshire, elle avait sauté de joie. Ce fut donc avec une joie toute enfantine qu'elle accepta de déménager à Flagley-le-haut.
Toutefois, sa joie fut de très courte durée quand elle finit par comprendre les raisons qui avaient poussées le mystérieux sorcier à trouver un travail à son homme. Celui-ci, sous les ordres du sorcier, devait s'approcher d'un des enfants de l'école dans un but obscur. Et de ce que Marguerite savait des sorciers de la trempe de ceux qui avaient approché son mari, ils ne devaient certainement pas vouloir du bien à l'enfant. Et que Merlin lui en soit témoin, jamais elle ne laisserait ces derniers faire du mal à un pauvre petit sans défense. Ce fut pourquoi, Marguerite fit tout son possible pour en apprendre un peu plus sur l'enfant afin d'aller avertir les parents de ce dernier du danger qui menaçait leur progéniture.
Marguerite était en chemin pour rendre visite à Harry Smith, quand l'enfer s'abattit sur elle. Des sorciers en compagnie d'une dizaine de géants choisirent ce jour-là pour s'attaquer au petit village. L'attaque ne dura qu'une trentaine de minutes, mais elle fit de nombreuses victimes, dont une quinzaine de morts. Marguerite faisait partie de ces derniers. Le temps que les Aurors arrivent sur les lieux, il n'y avait plus aucune trace des attaquants. Certains des survivants parlèrent d'une centaine de géants et d'une trentaine sorciers, d'autres dirent qu'ils étaient bien moins. Mais tous furent unanimes sur un point : celui qui conduisait l'attaque était le mage noir qui avait déjà commencé à se faire un nom chez les sorciers, le tristement célèbre « Gellert Grindelwald ».
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Dans une autre réalité, une autre dimension parallèle et inconnue des sorciers, celle où Ron a été envoyé par la baguette d'Hermione.
_ Je n'arrive toujours pas à comprendre ton raisonnement, dit un beau jeune homme brun à l'intention de son compagnon.
Celui-ci avait les yeux écarlates avec les iris cerclés de vert. Deux petites cornes presque invisibles se dressaient au sommet de sa tête.
_ Je ne vois pas ce qu'il y a de si difficile à comprendre, dit l'autre avec négligence. Elle m'a demandé de faire en sorte que ce traître souffre perpétuellement afin de lui faire payer sa trahison. Et c'est exactement ce que j'ai fait en leur envoyant, parce qu'entre nous, je ne vois rien de pire que ça.
_ J'ai bien compris cette partie de l'histoire, râla l'autre. Mais ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi tu lui obéis ! Que je sache, c'est toi le maître, pas elle. Et en plus, tu m'as dit qu'il ressemblait trait pour trait à ton ancien meilleur ami. Il porte même son nom. Alors, pourquoi lui faire un truc pareil ? expliqua tout en interrogeant l'autre.
_ Parce que, au cas tu l'aurais oublié, sans son intervention, nous ne serions plus ensemble maintenant. Et puis, comme je te l'ai expliqué, avant mon invocation dans cette dimension, ce petit sorcier et moi n'étions plus très proches. En fait, si je n'étais pas venu ici, j'aurais fini par le haïr à cause de son comportement enfantin et stupide. Donc, c'est presque un plaisir de lui rendre ce petit service, répondit l'autre avec un sourire diabolique. Dommage que l'autre gourde ne soit pas venue avec lui, parce que j'aurais pris un grand plaisir à lui faire subir les pires horreurs, ajouta l'autre en envoyant une boule de feu sur un pauvre démon qui passait par là.
_ Je vois que tu n'as toujours pas digéré son intervention après tout ce temps, dit le premier homme en déposant un doux baiser sur les lèvres de l'autre.
_ Non, et je ne suis pas certain de pouvoir y arriver un jour. À cause d'elle, j'ai failli ne plus jamais te revoir, répondit-il en incitant son compagnon à s'asseoir sur ses genoux.
_ Mais ce n'est pas le cas, l'apaisa le premier homme.
_ Pas grâce à elle ! railla l'autre. J'aurais vraiment dû m'occuper d'elle avant de partir, ajouta-t-il avec haine. Tiens, je devrais peut-être demander à l'autre s'il connaît un moyen de me ramener là-bas pour que je puisse nous venger, suggéra-t-il avec sérieux.
_ T'es vraiment un cas toi, mais je suis curieux de rencontrer cette fameuse Hermione Granger. Donc, s'il y a un moyen pour que tu retournes là-bas quelques heures, je viendrais avec toi.
_ Certainement pas ! refusa l'autre. Avec ma maudite chance, tu finiras par la prendre en pitié et tu m'obligeras à lui laisser la vie. Et le but de cette visite est de la tuer. Et je veux la faire souffrir avant de lui accorder la mort, poursuivit l'autre avec jubilation.
_ Si Albus venait à apprendre ce qu'est devenu son précieux petit sauveur, à n'en pas douter qu'il se retournerait dans sa tombe, dit une voix ironique venant du dos des deux amants.
_ Professeur Snape, que puis-je faire pour vous ?
La question venait de l'homme aux yeux écarlates et aux iris cerclés de vert.
_ Potter, combien de fois dois-je vous dire que je ne suis plus votre professeur et que vous devez m'appeler Snape ? questionna l'autre avec agacement.
_ Je ne sais pas, jusqu'à ce qu'à ma mort certainement, répondit Harry en souriant de toutes ses dents.
Snape soupira en se disant que le garnement ne changerait jamais. Qu'il soit simple sorcier ou roi des démons, il restera toujours à ses yeux, ce foutu gamin à la langue bien pendue et manquant cruellement de politesse. Merlin ! Pourquoi lui avait-on rendu la vie déjà ? soupira le maître des potions devenu un démon supérieur depuis peu. Celui-ci avait dû accepter le changement pour avoir la paix. En effet, après la dernière crise que lui avait faite sa compagne et Harry, Snape avait dû capituler après que Potter l'ait menacé de le maudire s'il venait un jour à mourir bêtement de vieillesse après tout le mal que s'était donné Mort pour le ramener à la vie.
_ Alors, que puis-je faire pour la Pucelle et vous-même, car je suis certain qu'elle est pour quelque chose à votre venue ici ? questionna Harry en empêchant Chris, son compagnon, de quitter ses jambes sur lesquelles il était assis.
Snape poussa un soupir à fendre l'âme sans chercher à démentir. Salazar, pourquoi s'était-il mis dans une telle situation ? La prochaine fois, si prochaine fois il y a, il passerait son chemin. Ou mieux encore, il se crèverait les yeux que de les poser sur une femme. À moins qu'il ne fasse comme Potter et se convertisse aux hommes, songea sérieusement Snape.
_ Elle voudrait savoir si vous verriez un inconvénient, si, malencontreusement, Weasley venait à perdre un ou deux membres durant nos expériences ? répondit finalement le maître des potions.
_ Du moment qu'il reste en vie, je ne vois pas d'inconvénient, dit négligemment Harry.
_ Potter, avez-vous conscience qu'il est question de Ron Weasley, votre ancien meilleur ami ? demanda Snape suite à la réponse désinvolte d'Harry.
_ Non professeur, il s'agit d'une copie du Ron que j'ai connu dans ma dimension d'origine, répliqua Harry.
_ Là n'est pas la question, balaya Snape. Qu'il s'agisse de celui que vous avez connu ou d'une simple copie, il reste tout de même votre ami, celui que vous avez longtemps considéré comme un frère, lui dit Snape. Cela ne vous fait rien de savoir ce qu'il va endurer ? interrogea ensuite Severus
_ Ancien ami comme vous dites. Et n'oubliez pas qu'il est celui qui m'a tourné le dos dès que j'ai mis fin à ma relation avec sa sœur et qu'il a passé son temps à lancer des rumeurs infondées sur moi ainsi qu'à me dénigrer. Et tout ça par simple jalousie, rétorqua Harry. Donc, non, cela ne me fait absolument rien, termina Harry.
_ Vous en êtes certain ? questionna encore Snape.
_ Personnellement, son sort ne me fait ni chaud ni froid, ce qui semble être tout le contraire pour vous, dit Harry en observant étrangement Snape. Ne me dites pas que vous ressentez de la peine ou quelque chose de la sorte pour ce traitre ! s'exclama soudainement Harry avec horreur.
_ Certainement pas ! détrompa Severus en grimaçant de dégoût sous l'accusation. J'ai toujours pensé que ce jeune homme se retournerait un jour contre vous. La jalousie qu'il ressentait à votre encontre était bien trop grande, ajouta-t-il.
_ Eh bien, il semblerait que j'ai été le seul à ne pas voir son vrai visage, soupira Harry. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je voudrais parler de chose très importes avec mon compagnon.
Snape lui jeta un regard lourd de sens. Potter le prenait-il pour un imbécile ? Sachant exactement ce qui allait suivre, Snape fit demi-tour et s'empressa de retourner à son laboratoire. En chemin, il vit un démon de niveau inférieur se diriger en direction de la salle du trône. L'ancien sorcier songea à le déconseiller de déranger la Source, mais se garda de le faire à la dernière seconde. Si cet imbécile était suffisamment idiot pour ne pas se rendre compte du danger, ce n'était pas à lui de l'avertir. Ensuite, son esprit se dirigea en direction du plus jeune des fils Weasley, l'ancien meilleur ami de Potter : Ronald Weasley.
Severus n'arrivait toujours pas à revenir de ce qui s'était passé quelques jours plus tôt. Alors qu'ils se trouvaient dans la salle du trône à discuter de leur prochain combat avec les sœurs Halliwell et leurs enfants, La Faucheuse était apparue devant eux en tenant dans ses bras le jeune Ronald Weasley qui avait perdu connaissance. Et après avoir expliqué que ce dernier avait été envoyé dans son royaume par un être sans manière ni courtoisie suite à une trahison concernant l'un des doubles de son maître, la Faucheuse s'en était allée après leur avoir dit que comme le sorcier n'était pas mort, il ne pouvait pas le garder avec lui. Avant de partir, la Faucheuse avait dit quel que soit le sort qui sera réservé au sorcier, celui-ci devait à tout prix en souffrir afin de payer son crime.
Curieux de nature, Snape n'avait pas hésité une seule seconde à fouiller l'esprit de Ron à son réveil pour comprendre la nature de sa trahison. Ainsi, il avait découvert que comme dans son monde d'origine, dans celui du double de Ronald Weasley qu'il avait connu, ce dernier et Granger avaient été les meilleurs amis d'un autre Harry Potter qu'ils avaient par la suite trahi, guidés par l'avarice. Étrangement, cette version d'histoire n'avait pas vraiment surpris Snape, car cela aurait très bien pu arriver dans sa réalité à lui. ; surtout en ce qui concernait Ronald et Ginevra. Non, ce qui avait étonné Snape, c'était que dans cette réalité, Granger, Molly et Dumbledore avaient eux aussi trahi Potter.
Quand Snape avait fini par quitter l'esprit du traître, celui-ci l'avait copieusement injurié avant de faire de même à l'égard d'Harry en l'accusant d'être à l'origine de la mort de sa mère. Ron, dans sa bêtise, ne s'était pas rendu compte que celui qui se tenait devant lui n'était pas le Harry qu'il connaissait, ni même que celui-ci était légèrement différent du Harry Potter générique. Si Ron était toujours en vie aujourd'hui, c'était uniquement parce que la flèche de Chris qui l'avait blessé à l'épaule et fait se mettre à genoux, avait été bien plus rapide que la boule de feu d'Harry. Ce jour là, quand la Source du mal, Harry Potter, était finalement parvenue à mettre de côté sa colère, il avait fait soigner Ron et l'avait confié à Snape et à sa compagne.
Depuis, le jeune homme servait de cobaye dans leur laboratoire. Parfois, leurs expériences étaient si inhumaines, que Snape en venait à avoir pitié de lui, mais son côté démoniaque prenait rapide le dessus. Et comme Harry voulait qu'il reste en vie, les souffrances de Ronald n'étaient pas prêtes de s'arrêter.
! NdA IMOPORTANTE : la dernière partie du chapitre fait référence à ma fic (La Nouvelle Source) qui est un crossovers Hp/Charmed où Harry est la Source du mal. Et c'est dans cet univers que la baguette de hermione a envoyé Ron quand elle l'a banni . La fic est sur le site ffnet. Donc, si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à aller la lire. Elle vous attend impatiemment. Oui, je me fais de la pub !
