Forbidden love
Blabla de l'auteur bidon : et oui, c'est la fin de chez la fin. Espérons que ça ne vous laisse pas sur votre fin. Hahahaha que je suis drôle. (Se fait taper par un lecteur agacé) Pardon, oui pardon, je me tais.
Voili voilà, ce fut une belle aventure que d'écrire cette fic, ça aura duré plus de six mois… je remercie encore une dernière fois tous mes lecteurs, et tous mes reviewers, ainsi que ma bêta qui m'a rejoint en cours de route. J'espère que ceux qui auront suivis toute la fic sans jamais laisser de reviews lors des chaps précédents me diront au moins ce qu'ils ont pensé de l'histoire en général… Je dis ça, je dis rien…
En espérant que ces douze pages Word vous plaisent : Bonne lecture.
Chapitre quatorzième : Oh, volontiers !
- Ca va bientôt faire une semaine que je réclame la libération de mon père !
Je suis debout, les poings sur le bureau du Ministre, qui me regarde avec insistance.
- Calmez vous, Monsieur Malfoy, je ne…
- Pourquoi est-ce que personne ne consent à m'écouter ? Je coupe.
- Monsieur Malfoy. Votre cas est compliqué. Nous allons déjà devoir vous reloger, alors pourquoi venir nous embêter avec votre père ?
- Mais vous allez m'écouter ?
- Monsieur Malfoy. Avant d'envisager une libération fictive de votre père, il faut déjà faire un procès ! En attendant, Azkaban ! Vous, Poudlard !
Il est vraiment très, très niais ce Ministre ! Quel enfer. Ca fait six jours que j'envoi des lettres de partout, et que je tente vainement d'obtenir ce que je veux. Mais, personne ne m'écoute. Même pas lui, le Ministre.
- Votre père nous a trahi ! N'en rajoutez pas, Draco ! s'écrie Fudge.
- Mon père ne vous a pas trahi ! Je me tue à vous le dire !
- Quand bien même cela serait vrai, nous réclamons des preuves ! Et ces preuves seront exposées le jour du procès, point final !
- Mais pourquoi ne voudriez-vous pas voir les preuves vous-même, dans la journée, là ?
- Parce que cela devra se faire pendant le procès ! PROCES ! Estimez-vous heureux que je lui ai accordé un procès, en plus ! Pour de telles ordures, il n'y en a qu'un seul, et expéditif !
Mais je vais lui faire bouffer son procès, moi !
- Et QUAND aura lieu le procès ?
- Après demain ! Vous pouvez bien attendre quarante huit heures, Monsieur Malfoy !
- Non, je ne peux pas !
C'est vrai quoi, demain, ça fera plus d'une semaine, et ça veut dire que… non, je n'ose même pas imaginer… je ne VEUX PAS apprendre mon manuel d'Histoire de la Magie par cœur. Et surtout pas le réciter devant Potter.
Je serre les dents, lui lançant des regards haineux.
- Et bien vous attendrez quand même ! Fichez-moi le camp du Ministère ! Allez, ouste ! Vous reviendrez dans deux jours. Le procès aura lieu à quatorze heures. Maintenant, allez vous-en !
Et merde ! Je vais avoir le droit aux railleries de Potter ! Déjà que ça fait une semaine qu'il vient me voir tous les jours, en riant, et en me lançant : « Alors, il va sortir ? ». Je vais le tuer ! Je vais l'apprendre, mon manuel, puis après, je vais lui faire manger ! Je vais arracher les pages une par une, lui ouvrir la bouche, lui fourrer les pages dans la gorge, lui sauter dessus à pieds joints et… oui, bon… Il est temps que je sorte du bureau, sinon je vais me faire trucider sur place, avant d'avoir pu assouvir ma vengeance sur Potter.
Une fois de retour à Poudlard, je cherche Hermione. Vu que c'est mon jour de chance (…), à coup sûr, elle est encore avec Potter et Weasley. Je regrette amèrement que l'année ne soit pas encore totalement terminée. Mais, d'un côté… où serais-je allé ? Jamais le Ministère ne m'aurait laissé vivre seul au Manoir, en attendant la libération de mon père. J'aurais pu leur expliquer que je n'étais pas seul, mais… non, pas maintenant.
Je trouve enfin Hermione. Elle est dans le parc, avec ses amis. Ils profitent des derniers jours à Poudlard, au soleil. J'approche par derrière, sans être vu, et écoute de loin la conversation.
- … s'il te plait !
- Non, Ron, non ! Pas maintenant !
- Mais ça fait une semaine que tu ne veux rien nous expliquer ! On veut savoir pourquoi tu as fraternisé avec Malfoy !
- Fraternisé ! Fraternisé, c'est le bon mot, je dis en m'asseyant à côté d'Hermione, sous les regards éberlués des deux autres.
- Malfoy, dégage ! lance Potter.
- Harry, arrête ! lance Hermione.
- Hermione, mais EXPLIQUE-NOUS ! se plaignent ses deux amis d'une même voix.
- PLUS TARD ! Combien de fois devrais-je vous le dire ?
Elle se tourne vers moi, et me demande :
- Alors, ton père ?
- Et bien…
- Et bien rien de rien, je parie ? lance Potter qui vient de retrouver le sourire.
- Oh, toi, ça va ! je rétorque.
- Je sens que ça va être exaltant ! continue-t-il. C'est aujourd'hui le dernier jour… demain, je sens qu'on va bien rire.
- Potter… ferme-la…
- Draco ! Harry ! Vous allez cesser de vous chamailler comme des enfants ?
- Mais je le déteste ! nous écrions-nous en même temps, Potter et moi.
Hermione soupire.
- Donc, Draco, tu n'as pas réussi à faire bouger les choses ?
- Non. Rien de rien. Procès dans deux jours.
- Espérons que cela se passe bien… de toute façon, avec ma mère, la preuve sera suffisante, non ?
- Oui, il n'y a pas de raison ! je réponds.
- Hermione, je veux bien comprendre que tu ne veuilles pas nous dire pourquoi tu as sympathisé avec Malfoy, dit Weasley, mais te demander ce qu'à à voir ta mère dans l'affaire, c'est légitime, comme question ?
- Oui, marmonne Hermione en se tournant vers lui. Mais, tu sauras ça en même temps que tout le monde.
- Tout le monde ? s'étonne Weasley en fronçant les sourcils.
- Oui… le jour du procès, tu sauras tout…
Weasley pose son coude sur l'épaule de Potter, et ils se mettent à bavarder tout bas, complètement dépassés par la situation. Je peux comprendre Potter, son parrain est mort, mais ce n'est pas la faute de mon père ! C'est Tatie Bella Foldingue la responsable…
- On n'a pas d'autre choix que celui d'attendre après demain… ce n'est pas très grave, me dit Hermione.
- A part que j'ai fait un foutu pari avec Potter…
Moi et ma grande gueule !
- Un pari ? Tu ne m'as rien dit.
- Rien… il m'a provoqué, et j'ai juré d'apprendre mon livre d'Histoire de la Magie sur le bout des doigts et de le réciter à la table des Gryffondor si mon père n'était pas libéré dans une semaine.
Je vois ses lèvres s'étirer dans un grand sourire malicieux. Cela n'annonce rien de bon augure…
- Et tu as fait ce pari quand ?
- Il y a une semaine, je réponds, complètement abattu.
A peine ai-je terminé ma phrase, qu'elle se met à rire, sans s'arrêter. D'un rire sonore, qui, en temps normal, me fait sourire, mais à présent, là, il me donne envie de la gifler.
- Hermione ! Il n'y a rien de drôle.
Mais, elle continue, tout en se tenant les côtes. Potter et Weasley la regardent, haussant un sourcil. Puis, ils se mettent à rire à leur tour.
- Malfoy… qui va réciter… son livre…
- Quel idiot, qu'est-ce que tu es idiot, dit-elle entre deux éclats de rire.
Non mais, que Potter se paye ma tête, c'est pas très étonnant, mais qu'Hermione se moque ouvertement de moi, rien ne va plus ! Je bouillonne de rage. Si elle ne s'arrête pas, je vais devenir violent, et me voir forcé à recourir à la brutalité pour qu'elle cesse ! Je déteste quand une personne que j'aime se fout de moi ! Mais où va le monde ?
- HERMIONE !
Je viens de l'attraper par les bras. Je la plaque contre le sol, et utilise tout mon poids pour l'immobiliser.
- Arrête, maintenant !
- Draco ? Pourquoi tu es si brutal ? demande-t-elle, tout sourire ayant disparu de son visage, le fou rire disparu.
- Malfoy, lâche-la tout de suite ! ordonne Weasley, tandis que Potter tente de me relever.
Mais qu'est-ce qu'ils sont barbants ! Je repousse Potter d'un grand coup de coude, et fixe Hermione, droit dans les yeux.
- Pourquoi est-ce que tu te ris de moi ?
- Mais, Draco… il n'y a rien de méchant… c'est juste le simple fait de t'imaginer faire cela qui me fait rire… et avoue que tu as été bête de répondre aux provocations de Harry… autant qu'il est bête de répondre aux tiennes…
- Et bien, je ne trouve pas ça drôle !
- Je sais, pour toi, ce n'est pas drôle, mais pour les spectateurs, ça le sera.
- Tu pourrais au moins prendre mon parti ! Me défendre !
- Mais, Draco, on a bien le droit de rigoler !
- Il n'y a rien de marrant !
Je la lâche, et me relève. Je lui tourne le dos, en colère. Quelle superbe journée ! Puis je la sens qui s'approche de moi. Elle pose une main sur mon épaule.
- Draco, je suis désolée, je ne pensais pas que tu le prendrais mal, ce n'était pas le but…
Je me retourne vers elle, et lui lance un regard foudroyant. Je l'entends gémir tout doucement. Aurait-elle peur que je la quitte ? Que c'est mignon…
- Je suis désolée, pardonne-moi, mille excuses, ça te va ? demande-t-elle.
Je hausse un sourcil, à la manière de ses deux idiots d'amis, et dis, dans un soupir :
- Oui, ça va, tu es pardonnée… Mais à l'avenir, évite de te moquer de moi de la sorte !
- Quel rabat-joie ! dit-elle en levant les yeux au ciel. Je peux faire quelque chose pour te calmer et me faire totalement pardonner ?
- Oui. Embrasse-moi.
Weasley qui était en train d'avaler une friandise se met à la recracher, tout en s'étouffant. Potter se met à lui taper dans le dos.
- Ron, Ron, tout va bien ?
Au bout d'une quinzaine de secondes, il s'arrête de tousser, et, me lançant un regard dégoûté, répond à Potter d'une voix plaintive :
- On ne pourrait pas aller mieux…
- Hermione, pourquoi est-ce qu'il te demande ça ? demande Potter.
Je ne prends pas compte de la question du pauvre balafré, et plonge mon regard dans celui d'Hermione.
- Alors, tu me le donnes, ce baiser ? je demande d'une voix redevenue douce. En plus, ils auront la réponse à une de leur question…
- Oh, volontiers !
Je ne sais pas vraiment si c'est au moment où elle a répondu « volontiers » ou si c'est quand elle a déposé ses lèvres sur les miennes, ou encore si c'est au moment où j'ai passé ma main dans ses cheveux, que Ron Weasley a rendu son dernier souffle, sous les lamentations du Survivant. Non, bien sûr, il n'est pas réellement mort, mais il a quand même terminé à l'infirmerie. Raison ? Etat de choc. On va encore en rire pendant des générations et des générations.
C'est si bon, de pouvoir se montrer sans crainte aux yeux des gens. Pourquoi, me direz-vous ? Parce que cela ne sert plus à rien de se cacher. Mon père va bientôt être officialisé comme non-Mangemort. Bien sûr, on va devoir déménager du Manoir, car Le Grand Manitou Suprême des Fêlés va vouloir nous tuer. On a cherché à éviter cela le plus longtemps possible, mais, nous n'avons plus le choix : c'est ça, ou mon père croupit en prison pour le restant de ses jours. De plus, cette fois-ci, nous serons protégés par le Ministère. Car, si l'affaire d'Aline ou de moi et Hermione avait débordé avant, le Ministère ne se serait pas trempé là-dedans, puisque mon père n'était pas censé être un Mangemort ! Donc, il se serait fait simplement tuer, sans que Fudge ne sache quoique ce soit – du moins, pas avant de voir le cadavre.
Enfin, nous serons vraiment protégés quand mon père aura été innocenté…
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Je suis assis dans une pièce minuscule, attendant que le procès débute. On m'a mis là, en tant que témoin. Il y en a d'autres. Tous me jettent des regards furieux. Parmi eux, Ron Weasley, Harry Potter, bien sûr. Je crois qu'ils ne se sont toujours pas remis du choc que je leur ai causé l'avant-veille… et pauvre Hermione ! Elle a du subir les lamentations de Weasley du genre « Pourquoi luiiii ??? » et des tas de questions…
Il y a aussi des adultes, qui étaient là lors de la bataille du Ministère. Des membres de l'Ordre. L'Ordre du Phénix… ; Bizarrement, je ne vois ni Hermione ni Aline. Mais qu'est-ce qu'elles foutent ? Elles m'ont dit qu'elles seraient là ! Bon, elles vont arriver… allez, je vais me replonger dans le livre d'Histoire de la Magie. C'est atroce, je ne vais jamais pouvoir le réciter en entier. En plus, je n'en peux plus des sourires en coin que me lancent Potter et Weasley ! Ainsi que tous les Gryffondor, en fait… Potter a eu la bonne idée de répandre la nouvelle ! Je suis le dernier des malchanceux.
Un homme barbu ouvre la porte de la petite pièce, et dit à tous les témoins :
- Le procès commence dans une minute. Entrez, suivez-moi.
Nous suivons le type. Potter passe à côté de moi, me murmurant un « Alors, l'heure de vérité est là… ». Je lui lance un regard de braise, et entre dans l'immense salle d'audience. Tous les membres du Magenmagot sont déjà présents, et une petite foule de personnes est venue assister au procès. Un procès public, j'y crois pas ! D'un côté, tant mieux… ainsi, ça sera bien clair pour tout le monde, l'innocence de mon père ! J'observe les membres du Magenmagot, et remarque qu'Ombrage n'est pas là. Peut-être encore traumatisé par les centaures ? D'après Hermione, ça a été de l'ordre du comique ! Je remarque également que Dumbledore n'est pas encore revenu. Pourtant, il est bien le président du Magenmagot, non ? Il devrait être réhabilité, vu que le retour du Taré de Service a été reconnu par le Ministre… peut-être une question de paperasse, ou qu'il a la flemme, ou que…
Me coupant dans ma réflexion, on nous fait nous asseoir dans l'endroit réservé aux témoins, et Fudge, assis au centre, dit d'une voix forte :
- Silence ! Bien. Le Magenmagot a eu la bonne grâce d'accorder à Lucius Malfoy un procès personnel, sur la demande de son fils, qui clame son innocence.
Des sifflements se font entendre dans la salle.
- Silence, silence ! Faites entrer l'accusé !
Et là, vision d'horreur, je vois une sorte de… cage de fer sortir du sol. A l'intérieur, mon père, l'air hautain, jetant des regards méprisant sur l'assemblée qui l'insulte.
- SILENCE ! tonne encore une fois Fudge.
Il n'a pas l'air content, papy Fudge ! Serait-ce parce que je lui ai cassé les pieds toute la semaine ? Ou parce qu'il sent qu'il va se faire virer ?
- Très bien ! Lucius Malfoy, vous êtes accusé de traîtrise envers le Ministère, d'avoir collaboré avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom de votre plein gré, d'avoir participé à l'attaque du Ministère, enfin, d'être un fervent Mangemort.
Et bien, la liste est très charmante ! C'est fou ce que c'est rempli de compliments !
- Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- Et bien, répond mon père d'un ton fier, il est vrai que j'étais un Mangem…
- Très bien ! Vous plaidez donc coupable ? s'enquit Fudge.
- Mais laissez-le parler ! je crie.
Non mais il se croit où, ce Ministre à deux mornilles ?
- Draco Malfoy, vous n'avez pas été autorisé à prendre la parole ! Lucius Malfoy, poursuivez.
- Et donc, je disais, que j'étais un vrai Mangemort, il est vrai que je cachais mes véritables opinions, que j'étais là lors du retour du Seign…
- Monsieur Potter, l'interrompt Fudge, pouvez-vous confirmer sa présence lors du retour de Vous-Savez-Qui ?
- Oui, il était bien là, répond Harry, ravi d'être enfin cru par le Ministère.
- Parfait, parfait, les preuves envers vous sont accablantes ! dit le Ministre.
Ca tourne mal, ça tourne mal… mais que foutent Hermione et Aline ? Notre preuve… c'est Aline !
- MAIS, gronde mon père pour se faire entendre, j'ai changé.
- Ah, vraiment ? ricane Fudge, aussitôt rejoint par les témoins et les autres membres du Magenmagot. Et, en quoi ?
- J'étais Mangemort contre ma volonté depuis plus d'un an et demi… j'aurais volontiers été espion, mais, si je révélais ma condition de Mangemort, je pense que personne n'aurait cru à mon « repentir »…
- Et vous espérez qu'on va vous croire maintenant ?
Mon père attrape les barreaux entre ses mains, et colle sa tête entre deux barreau, regardant Fudge droit dans les yeux.
- J'ai changé grâce à une femme.
Un lourd silence se fait dans tout le tribunal, avant que Fudge ne se mette à rire. Ce qu'il m'agace, à se fendre la poire, celui-là ! Je vais t'l'Avada Kedavriser, ça va pas traîner !
- Vous auriez donc aussi vite fait le deuil de Narcissa… c'est on ne peut plus abracadabrantesque ! Et, quelle femme ? demande Fudge, qui tente de calmer son rire. L'amour aurait-il effleuré votre cœur ? C'est grotesque !
- Elle était censée être là, en tant que témoin, répond mon père, mais, je crains qu'elle ne soit absente…
- Que c'est dommage, répond Fudge, d'un sourire narquois.
Je peux voir clairement la déception sur le visage de mon père. Moi-même, je sens mon cœur battre à la chamade. Pourquoi est-ce qu'Aline est absente ? Pourquoi est-ce qu'elle ne nous a rien dit, ni Hermione ? Elle devrait être là… elle n'aurait pas abandonné mon père, tout de même ?
- Très bien, nous allons pouvoir écouter les derniers témoignages, poursuit Fudge, dans un grand sourire satisfait – peut-être voit-il par là son salut, et qu'il pense préserver son poste s'il emprisonne mon père avec un procès exemplaire ?
- Cela ne sera pas nécessaire.
Une voix féminine. Aline. Tous les yeux se dirigent alors vers l'entrée des témoins. Aline et Hermione sont là, essoufflées.
- Désolée pour le retard, continue Aline. Mais, je ne connais pas le Ministère de la Magie, et ma fille ne savait pas où était cette salle…
Leur ressemblance est tellement frappante qu'Aline ne peut pas renier sa fille… j'espère que la ressemblance a été perçue par tout le monde… faudrait pas qu'il y en ai qui mette en doute le lien maternel entre Aline et Hermione ! Les connaissant, ils seraient capables, ces boulets.
- Je t'avais bien dit de venir avec moi, je réponds à Aline, en la laissant entrer dans le box des témoins.
- Qui êtes-vous ? demande Fudge d'une voix forte pour couvrir les chuchotements qui montent dans la salle.
- Je suis la mère d'Hermione Granger, élève en sixième année à Poudlard dès la rentrée.
- La mère d'Hermione Granger ? s'exclame soudain un rouquin qu'on n'avait pas vu ni entendu depuis le début du procès – le greffier de Fudge.
Roux… tâches de rousseurs… greffier de… MAIS C'EST PERCY WEASLEY ! Bon sang mais c'est bien sûr !
- Cette femme est une Moldue, dit consciencieusement le frère Weasley. Hermione Granger est une Née-de-Moldus.
- Evidemment, lance Ron Weasley vers son frère. Comme si on ne le savait pas !
Les deux Weasley se regardent avec mépris, avant que Percy Weasley ne se remette à l'ignorer. Je ne savais pas qu'il y avait des disputes au sein de cette famille de frappés ! M'étonne pas !
- Très bien, dit Fudge. Et, en quoi êtes vous témoin ? Votre fille, je comprendrais tout à fait, vu qu'elle était présente lors de la bataille, mais vous ?
- La femme qui a changé Lucius Malfoy, c'est moi.
Quelques mâchoires se décrochent – surtout celles des amis d'Hermione – tandis qu'un grand sourire s'affiche sur mon visage. Pendant que Weasley et Potter cherchent leur mâchoire, les yeux de Fudge s'agrandissent d'une manière démentielle.
- Pardon, Madame Granger ?
- Pour votre information, je ne suis plus Madame Granger depuis bientôt deux ans. Et, j'ai espoir de devenir un jour Madame Malfoy…
- Hé, non, pas ça ! je rétorque. Non, juste sa compagne !
- Oui, pardon Draco… corrige Aline.
- Tu vas me faire peur, pas envie de devenir son frè…
- Laissez-la parler, me coupe Fudge. Dooonc, vous, une Moldue, vous allez me faire croire que vous formez un couple avec Lucius Malfoy ? Les Malfoy, vous entendez…
- Impossible, lance une sorcière à lunettes rondes assise à côté de Fudge.
- Impensable, ajoute Percy Weasley.
- Démoralisant, termine Ron Weasley.
- Je vous jure que c'est la stricte vérité ! s'écrie mon père. Je peux témoigner sous Veritaserum ! Mettez la dose, si vous pensez que ce n'est pas assez sûr… Ne comprenez donc vous pas ? Je me suis épris d'une Moldue ! Il est clair que mes idées ne pouvaient qu'être contestées ! Le Seigneur des Ténèbres a horreur des Moldus !
- Nous sommes au courant, dit Fudge d'un ton mielleux.
- Il tuerait n'importe lequel de ses fidèles qui oserait le trahir de cette manière ! ajoute mon père.
- C'était donc ça… murmure Potter.
- Pardon, Monsieur Potter ? demande Fudge.
- Je disais que c'était donc cela… rien, laissez tomber…
- Vous étiez au courant, Monsieur Potter ? continue Fudge.
Potter ouvre la bouche pour répondre, puis la referme. Il se tourne vers moi, et dit :
- Je veux bien y croire. Même si ça me parait complètement… aberrant…
- C'est vrai, chuchote Hermione.
- Allez, tu vas quand même pas ne pas croire ta meilleure amie, je dis.
Hermione regarde Potter dans le blanc des yeux, et dit :
- Je te jure que c'est vrai. D'ailleurs, c'est de cette manière que je me suis rapprochée de Draco, parce qu'on devait être frère et sœur si nos parents se mariaient…
Potter réfléchit un instant, et dit :
- Je crois que je suis obligé de vous croire… Je pourrais témoigner en faveur vers lui… mais, ça te vaudra une déclaration d'amour à McGonagall, Malfoy.
- Mais ça va pas ! je proteste.
Potter, oser me faire du chantage ? Il sait que sa voix sera écoutée entre toute, vu qu'il est « LE SURVIVANT » et il ose faire du chantage, de cette manière ! L'infâme ! L'ordure ! Diantre, sacrebleu ! Il sera châtié de sa témérité.
- Alors, marché conclu ? Dépêche-toi, Fudge ne va pas attendre…
- Grrr…
- Accepte, me pressent Aline et Hermione.
- D'accord, je dis, à voix basse.
Je me suis encore fait roulé. Ô rage, ô désespoir…
- Oui, Hermione m'en avait parlé, ainsi qu'à Ron Weasley, dit alors Potter à voix haute vers Fudge.
- Hein ? dit Ron Weasley.
- La ferme, lui dit Hermione en lui donnant un coup de pied.
- Oui, c'est vrai, car Hermione m'a parlé d'une relation fraternelle avec Draco… je n'ai pas compris tout de suite, mais, maintenant, je sais pourquoi…
Tout le monde est maintenant en train de parler dans un grand brouhaha, j'entends des « C'est merveilleux ! » et des « C'est un gros canular ! » qui fusent dans la salle.
- Je crois que c'est clair, dit alors Jones qui est assise derrière le Ministre.
- C'est démentiel ! s'exclame Fudge.
- Ca vous en bouche un coin, n'est-ce pas, Monsieur le Ministre ? lance mon père avec arrogance.
- Oh, vous, ça va, hein ! Bon, dit-il, vexé, procédons aux votes.
Les sorciers se mettent alors à se dandiner sur leur chaise. L'instant est quasi-historique : "un Malfoy avec une Moldue, Lucius Malfoy qui plus est !"
- Que ceux qui considèrent que Monsieur Lucius Malfoy est coupable de ses actes lèvent la main, lança le Ministre d'un ton sec.
Une, deux, trois, quatre… dix, onze, douze… vingt, vingt-et-un… vingt-deux mains levées ! Non mais je sais que les preuves contre lui sont accablantes, mais celles contre Severus Snape étaient tout aussi fortes ! Juste parce que Dumbledore a assuré que Snape s'était repenti et qu'il jouait l'espion, hop, c'est bon ! Mais mon père, on ramène une Moldue, une vraie (parce qu'il y a des fausses… ?) et non, non, il reste des sceptiques !
- Que ceux qui considèrent que Lucius Malfoy peut être libéré lèvent la main…
Je compte les mains levées… hé, si mes calculs sont bons, le Magenmagot est composé de plus de cinquante membres ! C'est bon, c'est gagné ! Mais, si, par malheur, certains restaient neutres ? Non, pas ça ! Allez, levez vos mains ! … Puis, d'une voix complètement dépitée, Fudge annonce :
- Avec trente voix en votre faveur, Lucius Malfoy, vous êtes déclaré innocent…
Pas un mot. A part les applaudissements d'Aline et d'Hermione, tous les autres n'osent rien dire. La cage s'ouvre et disparaît dans le sol, laissant mon père libre. Toute l'assemblée retient son souffle. Bin quoi ? Ils ont peur que tout ça soit faux ? Attends, j'en reviens pas ? Ils veulent quoi en plus ? Que mon père et Aline se grimpent devant eux pour leur prouver qu'ils s'aiment ? Non mais puis quoi encore !
Aline se dégage du groupe des témoins, et avance vers mon père. Le bruit des pas d'Aline résonne sur le sol dur de la salle d'audience. On entendrait les mouches voler. Elle arrive à sa hauteur, et lui lance un grand sourire. Puis, Lucius ouvre ses bras, et Aline se réfugie contre sa poitrine, pendant qu'il referme son étreinte autour d'elle. Bientôt, on va sortir les violons, je le sens. Cette marque d'amour a pour effet de provoquer les applaudissements de toute l'assemblée. Cette fois-ci, plus personne ne doute, et même les vingt-deux sceptiques du Magenmagot se mettent à applaudir – certes moins fort, mais quand même. Il n'y a que Fudge qui est tellement embarrassé et démoralisé qu'il n'ose pas bouger.
Je me dirige à mon tour vers mon père.
- Bon retour chez nous.
- Merci, Draco. Attention, il y a…
Il n'a pas le temps de terminer sa phrase qu'Hermione se jette sur moi, me faisant m'étaler par terre.
- Mais t'es givrée ? je lance.
- Moi aussi j'ai bien le droit de t'écraser par terre !
- Mais ça fait mal ! je proteste.
- Je sais.
- Bon, les enfants, arrêtez de vous chamailler, on rentre à la maison ! dit joyeusement Aline.
Je vois au loin Potter qui rigole. Bon, d'accord, Aline nous prend encore pour des mioches, mais… pas la peine de rire, le Potter, je suis sûr que si Lily Potter était encore vivante, elle ferait le trajet tous les jours jusqu'à Poudlard pour lui apporter son goûter !
Tout le monde se lève et commence à sortir. Il n'y a que Fudge et Bones qui restent.
- Très bien. Le juge Bones pourra vous aider à régler vos problèmes, car je suppose que Vous-Savez-Qui risque de vous en vouloir pour traîtrise, dit Fudge d'un ton sifflant. Elle vous aidera pour faire une procédure de dissimulation. Vous choisirez votre Gardien du Secret… enfin, vous connaissez la procédure, Lucius. Au revoir.
Nous restons quelques instants au milieu de la salle, à attendre que la foule se fasse moins grosse, tout en regardant le Ministre disparaître. Bones s'approche de la sortie, et nous attend.
- Ne traînons pas trop, des journalistes vont nous prendre d'assaut, désormais, dit mon père. Il faut qu'on se presse de déménager, sinon, nous sommes morts à la première parution du journal. Le manoir va me manquer…
- Moi aussi, je soupire. Mais, c'est mieux que rien. Hermione, je peux me relever ?
- On ira vivre dans l'appartement à Londres ? propose Aline.
- Non, répond mon père. Il nous faudra trouver un endroit encore plus isolé. Que penses-tu des îles Shetlands ?
- Les îles She… d'accord ! répond Aline.
- Oui, oui, dit mon père. Allez, partons rejoindre Bones pour régler le souci.
- Hé, attendez ! s'exclame Potter qui arrive en courant alors que nous nous apprêtons à sortir en compagnie de la juge. Malfoy, t'as du bol, c'est la fin de l'année. Mais à la rentrée, t'y échapperas pas. Histoire de la Magie et McGonagall.
Je sors ma baguette, prêt à tuer Potter sur place.
- Du calme, Draco, du calme ! dit Hermione qui essaye de me maîtriser.
- Je le ferai, Potter ! Un Malfoy tient toujours ses engagements ! Mais je te tuerai après !
- Draco, arrête, on va perdre toute notre crédibilité ! supplie Hermione, qui lance des regards en coin à Bones. C'est rien, c'est habituel, dit-elle dans un faux sourire. C'est une preuve d'affection !
J'allais le tuer ! Mais il s'est déjà barré en riant ! Potter, tu viens de signer ton arrêt de mort ! Je le jure, dès qu'il a réglé son compte au Grand Ténébreux Plus Très Séduisant je le zigouille. Rah, je déteste ce type… il m'a roulé dans la farine… non, je me suis roulé moi-même dans la farine, avec ce pari stupide ! Réciter le bouquin d'His… ô malheur. Tout ça pour deux jour de dépassement… rah. Quelle merde. Tiens, ça me donne envie d'un câlin.
- Hermione ?
- oOo --- oOo -
- C'est ainsi qu'en… 1645… euh non, 1745… les Gobelins… non, c'était 1754… attendez, ça va me revenir…
- Tu peux le faire, Malfoy, allez, je sais que tu peux ! lance Ginny Weasley.
- Non, je sais plus ! je rétorque. Ca me saoule !
- Tu as eu plusieurs semaines pour réviser tout, rétorque la rousse. Avec Hermione, en plus. Allez, récite !
- Non. Et puis avec Hermione, on a mieux à faire que réviser de l'Histoire, je lance d'un air hautain, alors qu'Hermione rougit fortement.
- Malfoy, on avait un accord, dit Potter. J'ai été sympa, je t'ai épargné McGonagall – tu me faisais tellement pitié, le jour de la rentrée. Mais c'était à condition que tu récites le manuel par cœur…
Rah, je vais tous me les faire ! Je vais les tuer, tous, autant qu'ils sont ! La population des Gryffondor va être réduite à un : Hermione !
- Allez, Draco, dit Hermione en m'enlaçant. Fais un effort.
- Non, j'abandonne, je dis avec colère.
- Parfait ! s'exclame alors Potter. Je vais chercher McGonagall. Un Malfoy tient toujours ses engagements, n'est-ce pas ?
- Hé non !
Mais Potter est déjà parti.
- Tu vas le faire ? me dit Hermione, sous les regards intéressés de tous les Gryffondor et des quelques autres élèves qui regardent la scène.
- Parce que j'ai le choix ? je réponds. Ne t'inquiète pas, c'est toujours toi, que j'aime… pas ta vieille directrice !
- Plait-il ?
AAAARG. McGonagall ! DEJA LA !
- Vous disiez, Monsieur Malfoy ?
Ca y est, l'heure de ma mort est arrivée. Non, je ne le sens pas, je ne PEUX PAS faire ça ! Tant pis pour ma fierté de Malfoy !
- Non, rien !
Je me retourne, plante McGonagall, et emmène Hermione avec moi, en courant. Je préfère aller passer du bon temps avec elle que faire une déclaration à McGonagall… !
- Hé, Malfoy, on avait un accord ! Le pari !
Un jour, il va falloir que je songe à sérieusement demander à Hermione s'il n'y a pas moyen que Potter devienne muet. Ou qu'il change d'école. Mieux, qu'il disparaisse. Comme elle veut. Forte comme elle est, je suis persuadé qu'elle trouvera la solution.
Elle trouve toujours la solution à tout. Ca doit être de famille.
FIN
(Se racle la gorge) Hum hum, j'espère vraiment que cette fin vous plait (a peur). J'espère que ma fic aura plu au plus grand nombre durant ces quatorze chapitres. Je remercie d'avance tous mes lecteurs et mes reviewers, merci à tous, de m'avoir suivie, conseillée, soutenue, encouragée, ou même critiquée… sans vous, je ne serais pas grand-chose…
Je vous dis peut-être à bientôt pour une nouvelle fic Draco/Hermione (je suppose que ça vous intéresserait…), je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait, mais, qui sait si je ne vais pas commencer une nouvelle histoire autour de ce pairing ? Un jour, peut-être… (moins longue que celle-là en tout cas !)
Sur ce, il est temps de vous dire au revoir (allez, essuyez vos larmes), et une dernière fois …
… MERCI.
Note de la bêta…. C'est magnifique… vraiment splendide… dommage que ce soit fini, c'est vrai que y a la petite larme à la fin… mais après un fou rire total je pense que ça ne fait pas de mal… Les gens reviewez s'il vous plait ! Franchement, l'histoire et le chapitre en valent la chandelle !
Re-note de l'auteur : moi aussi je t'aime ma bêta. J'espère que ça plaira autant qu'à toi.
