Bon, ce chapitre est court et brouillon, mais il faut que je vous publie quelque chose :( Désolée de ne pas tenir mes promesses. Je n'ai même pas le temps de toutes vous remercier comme d'habitude, mais sachez que je prends le temps de lire chacune de vos reviews, et que je les relis même régulièrement, qu'elles importent beaucoup pour moi et que votre soutien me va droit au coeur ! Mille mercis ! Si la fiction en est à ce stade, c'est grâce à vous et pour vous !

D'ailleurs, je tiens à préciser qu'à partir de ce chapitre, la fanfiction va passer en M ;)

Encore une fois désolée pour ce chapitre court, sommaire et un peu bancal, mais j'espère que vous saurez tout de même l'apprécier :')


Chapitre 13

"Mon frère m'a filé quelques tuyaux les filles" s'enquit Louis en un léger chuchotement alors que nous prenions tous notre déjeuner.

"A propos de ?" questionna Marie.

"A propos de la deuxième phase d'initiation" déclara-t-il tout doucement, pour ne pas être entendu des autres.

"Roh mais c'est pas vrai, on vient tout juste de terminer la première, on va pas se prendre la tête pour la deuxième dès maintenant ?" râlai-je impulsivement. C'est vrai que la retombée de tension, depuis si longtemps accumulée, m'avait rendue quelque peu grognonne, et j'en avais conscience. Enfin, surtout quand Marie me jetait de ces petits regards noirs réprobateurs dont elle était capable.

"Rendez-vous au dortoir, après manger" nous indiqua-t-il, avant de littéralement sauter le sujet "Et puis, tu vas pouvoir finir de décompresser ce soir Angie !"

"Ce soir ?" demandai-je un peu penaude. Il questionna alors Marie du regard, qui baissa les yeux en se mordillant la lèvre. Elle non plus ne savait visiblement pas de quoi il parlait.

"Ah lala, qu'est-ce que vous feriez sans moi ? Ce soir, il y a une soirée pour fêter la fin de la première phase d'admission" nous informa-t-il "Et nous y sommes bien évidemment tous conviés !"

"Comment peut-on fêter un truc pareil... " continuai-je à marmonner dans ma barbe "Y'en a qui ont quand même fini Sans-Factions... Et on a pris leur place... " Louis me donna alors une grande tape dans le dos qui me fit m'étrangler avec le morceau de pain que je venais d'engloutir.

"Mais tu vas arrêter de geindre, oui ?!" s'énerva-t-il ironiquement "Elle est vraiment pas possible celle-là ! Plains-toi donc d'avoir été reçue pour la deuxième phase !" Je lui adressai alors une sublime grimace. Je ressentis soudainement, l'effet d'un léger blizzard, l'effet d'un glaçon s'écoulant et partant de ma nuque dans une glissade le long de ma colonne vertébrale. Un frisson me parcourut alors. J'eus comme un mauvais pressentiment, et me tournai pour répondre à cette curieuse montée d'adrénaline. Mes yeux rencontrèrent alors immédiatement deux perles couleur acier, deux yeux métalliques, grinçants et sournoisement arqués dans ma direction. Eric.

Qu'est-ce qu'il avait à me soutenir le regard ? Heureusement que je n'aurais plus à supporter sa présence pendant les entraînements maintenant, on raconte que la deuxième phase est beaucoup plus axée sur l'autonomie personnelle des initiés, que les instructeurs ne sont plus que de simples moniteurs qui encadrent les épreuves. Et bien tant mieux. Depuis la fois où, le lendemain de sa réception historique, il m'avait définitivement fait comprendre que je ne comptais pas pour lui, je m'étais complètement braquée et décidée que je ne le laisserai plus avoir aucune incidence sur mes actes, mon comportement, mes sentiments, bref, que je ne voulais plus jamais avoir affaire à lui. Mais bon, pas facile quand il s'agit de son instructeur et du leader de la Faction. Je pouvais encore revivre ladite scène...

Il faisait chaud. Les rayons matinaux d'un soleil estival chauffaient ma peau sous les légers draps satinés d'un grand lit double, alors que j'étais blottie contre le torse puissant d'un homme à la fragrance naturelle si délicieuse. Il semblait dormir, sa respiration lente et reposée en témoignait, mais pourtant il me tenait contre lui, un de ses bras enveloppant mes épaules et m'enlaçant contre lui. Je restai ainsi quelques temps, c'était si agréable et reposant, je m'étais rarement sentie aussi bien, aussi confortée et comme délivrée, apaisée. Rouvrant les yeux, pour me sortir du lit, je réalisai alors que ce torse m'était familier, avec ses tatouages, ses runes antiques, je les connaissais. Je me redressai alors doucement pour ne pas effrayer l'ours endormi, et alors que je m'apprêtais à me lever du lit, une main s'était refermée sur mon poignet, me tirant vers l'homme que j'avais en vain essayé de fuir.

"Reste là, encore un peu" m'avait-il murmuré au creux de l'oreille dans un chuchotement, mon lobe vrombissant agréablement à ces paroles endormies.

"Eric... " demandai-je sans réellement faire de phrase. Il me serra dans ses bras, comme si je n'étais rien que son doudou préféré.

"Qu'est-ce qu'il y a, tu n'es pas contente de la nuit que tu as passé ?" me questionna-t-il, alors que je cherchais à m'écarter doucement de lui, posant mes mains sur sa poitrine pour l'écarter un peu de moi, n'étant que très légèrement habillée...

"Et bien, non" lui répondis-je. Mon attitude avait été tout bonnement ridicule la veille, pourquoi, alors que j'étais encore consciente, est-ce que je lui avais sauté dessus comme ça ? Pourquoi est-ce que je l'avais presque supplié de... de me faire l'amour... Non je n'étais pas contente de moi, comment avais-je pu faire une chose pareille ? Avais-je donc perdu la tête ? Et lui, qu'allait-il penser de moi ? Il devait n'en voir son égo que plus conforté, à l'idée qu'il pouvait faire craquer même une Fraternelle par sa simple présence... Enfin, une ancienne Fraternelle.

"Ah oui ?" s'énerva-t-il presque, soudainement, en me repoussant tout à coup "Tant mieux, je ne savais pas comment te le dire" s'enquit-il d'ajouter. Que... quoi ? Je ne comprenais plus rien... Il dégagea grossièrement le drap qui le recouvrait, et se leva, dos à moi. Il n'était vêtu que d'un simple boxer noir, et je réalisai alors qu'il avait même quelques tatouages dans le dos, dans un dos qu'il avait au combien musclé et magnifiquement bâti. Mais ce n'était pas le moment de détailler son anatomie de rêve. Après tout, il n'avait à part ça, vraiment rien pour lui.

"On va rentrer comme si rien ne s'était passé, parce qu'il ne s'est rien passé. Enfin si, je t'ai à nouveau mise dans mon lit, tu as craqué, je t'ai baisée. Et c'est fini. N'espère pas en tirer un traitement de faveur pour l'évaluation finale de la première phase. Enfin, si tu comptes t'y présenter, car je trouverai moi aussi plus intelligent que tu rejoignes directement les Sans-Factions, après tout, nous savons très bien l'un et l'autre que tu ne réussiras pas"

Ces paroles, ces mots, ces phonèmes acerbes m'avaient fait l'effet d'un poignard dans le coeur, un poignard qu'Eric aurait bien pu se garder de remuer. Je faisais tout pour ne rien laisser paraître, il fallait que j'ai l'air impassible. Il ne pouvait pas m'atteindre, ses remarques cyniques et caustiques ne m'atteindraient pas... Et pourtant je sentais déjà une grosse boule se former au fond de ma gorge, alors que je déglutissais douloureusement. Putain, pourquoi est-ce que j'avais envie de chialer ? Pourquoi est-ce que ça me faisait aussi mal ? Pourquoi est-ce qu'il avait autant de pouvoir sur moi ? J'avais tout fait, tout essayé pour ne pas me brûler en l'approchant, pour ne pas souffrir de sa présence, parce que je savais qu'il allait tôt ou tard me faire du mal. Mais même me conditionner à cette idée n'avait eu aucun effet. Je pâtissais de ma stupidité, et de ma naïveté, c'était bien fait pour moi.

"Très bien" répondis-je simplement en m'efforçant de paraître la plus naturelle possible, alors que j'avais l'impression de m'adresser à un bloc de glace, Eric me tourna toujours le dos. Déçue... En fait, je crois que j'étais déçue, profondément. Et blessée peut-être, mais ça je ne pouvais pas lui en vouloir. Quoiqu'il en soit, je ne verserai plus une seule larme pour lui, c'était fini. Tout était fini.

"Bon on y va, Angie ?" me rappela la voix de Marie "Qu'est-ce que tu regardais ?" continua-t-elle alors que je secouai la tête pour effacer Eric de mon esprit.

"Rien du tout" mentis-je avant de me lever du banc.

"Tu n'oublies rien ?" ironisa Marie me voyant partir sans elle.

"Ah oui, c'est vrai que madame préfère se faire pousser !" plaisantai-je en attrapant les poignets de son fauteuil roulant. Sa jambe allait déjà mieux, les remèdes de Marc étaient des plus efficaces, mais en ce qui concernait mon oeil j'allais être un peu moins chanceuse et apparemment j'allais peut-être même perdre totalement la vue de l'oeil droit. Mais bon, il me restait le gauche, je pouvais relativiser. J'adressai un bref dernier regard dans la direction d'Eric, qui se trouvait désormais être en charmante compagnie - avec deux jolies blondes maquillées comme des voitures volées, roulant un baveux patin à l'une d'entre elle, et caressant la cuisse de l'autre.

Un violent hoquet de dégout me serra la gorge alors que je pouvais sentir les muscles de mon visage se tordre dans une grimace tout aussi repoussante que la scène qu'il m'était donné de voir. Pauvre con va. Ce mec n'a vraiment pas de coeur.

"Putain Angie, je crois que je t'aime" entendais-je encore sa voix résonnant comme un écho au loin dans une vallée rocheuse. Comment avais-je pu croire que... Je secouai à nouveau la tête. Je devais définitivement faire une croix sur lui. Il était le leader de la Faction et examinateur pour les évaluations prochaines, et c'était tout. Son nom était Eric Christiensen, et c'était tout.

"Tu as l'air préoccupée ?" me fit remarquer Marie alors que j'ouvrai la porte du dortoir pour faire de la place pour le fauteuil roulant temporaire de mon amie.

"Ah bon ? Je crois que c'est parce que j'ai trop mangé" mentis-je un peu maladroitement. Peut mieux faire.

"Les filles, venez !" nous appela Louis, allongé grossièrement sur le matelas du bas du lit superposé qu'il partageait avec Patrick. Qu'il avait partagé avec Patrick, devrais-je dire. Il se décala pour me faire une place, alors que je plaçai le fauteuil de Marie face à nous.

"Bon, alors qu'avais-tu de si palpitant à nous raconter ?" l'invitai-je.

"Mon frère m'a un peu causé de la prochaine phase... " commença-t-il comme tout fier des informations qu'il avait pêchées "Elle ne sera pas physique du tout, enfin pas concrètement, mais beaucoup plus psychique. En fait, elle va être axée sur nos peurs"

"Du genre ?" s'étonna Marie, m'ôtant les mots de la bouches.

"Si j'ai bien compris le truc, on va être placés dans des salles et on va être confrontés à nos plus grandes peurs. Au début il va s'agir de n'en affronter que quelques unes, petit à petit, et la dernière étape devrait consister en un 'paysage de peurs' si j'ai bien suivi ce que mon frère m'a expliqué" nous relata-t-il.

"Mais comment ça affronter nos peurs ? Sous quelle forme ?" demandai-je par curiosité.

"Mon frère m'a parlé de simulations... Ce soir il sera là pour la petite fiesta, je vais essayer de le faire boire pour qu'il puisse nous donner un peu plus d'infos, niark"

"Et... combien de peurs est-ce qu'on a en moyenne ?" questionna timidement Marie.

"Ca dépend franchement des gens. Apparemment la moyenne serait à 12, mais les divergents en auraient beaucoup moins, mais ça c'est une autre affaire"

"Les quoi ?" m'étonnai-je. Louis esquissa alors quelques petits coups d'oeil à la dérobée pour vérifier que nous étions bien seuls avant de se pencher un peu plus en avant et chuchoter :

"Les divergents... Tu n'en as jamais entendu parler ?" répondit-il.

"Ca me dit bien quelque chose, mais concrètement... " avouai-je en essayant de me remémorer ce que l'Altruiste m'avait expliqué le jour de mon test d'Aptitude.

"Parlez moins fort... s'il vous plaît" nous indiqua Marie, comme apeurée à l'idée de se faire prendre en train d'avoir cette conversation.

"Les divergents sont des types comme toi et moi, mais qui possèdent des aptitudes pour plusieurs factions différentes" commença-t-il "par exemple, quelqu'un dont le test d'aptitude est admettons Altruiste et Erudit. Ou encore Sincère, Audacieux, Erudit"

"C'est possible ?" m'étonnai-je, stupéfaite et bouche bée.

"C'est extrêmement rare. Ils sont complètement traqués par le système en même temps, alors ils se cachent ou trouvent un moyen de passer incognito"

"Pourquoi le système les traque-t-il ?" questionnai-je, stupéfaite.

"Parce qu'on ne peut pas les ranger dans une case précise, on ne peut pas les prédire ni anticiper leur avenir, leurs actions ou leurs comportements. Ils sont de véritables électrons libres, et ça effraie les grands représentants"

"Je... Je ne soupçonnais rien de leur existence, je n'arrivais même pas à concevoir qu'il était possible d'avoir des aptitudes pour plusieurs factions... " avouai-je.

"C'est parce que leur existence est niée, et que chaque divergent doit vivre dans la clandestinité et le secret le plus total pour survivre" ajouta Marie.

"Si le système les découvre, qu'est-ce qu'il se passe ?" demandai-je.

"Il les élimine" déclara Louis d'un ton funeste "c'est aussi simple que ça"

"Les leaders de Faction cautionnent ce genre de truc ?" m'indignai-je silencieusement.

"Oh que oui... " commença-t-il avant de jeter à nouveau des petits coups d'oeil pour revérifier que personne ne nous écoutait, avant de repartir dans un chuchotement d'explications et d'aveux horrifiants "Jeanine en est un fer de lance. Et notre propre instructeur est un grand partisan de la chasse aux divergents"

"W... Will ?" m'étonnai-je véritablement choquée.

"Non, Eric" décréta-t-il. Bien sûr, c'était évident. Qui d'autre ? Qui dans la Faction était assez impitoyable ou machiavélique pour comploter avec Jeanine et participer à une tacite chasse à l'homme ?

"Et si... S'il y a des divergents parmi nous pendant la deuxième étape ?" me risquai-je à supposer.

"Et bien je prie pour eux et pour qu'ils ne passent pas avec Eric. Autrement dit, je prie pour leur vie"


Alors que j'entrais dans la grande salle souterraine où prenaient régulièrement place les petites soirées des juniors ou initiés, je tombai rapidement sur Will, dont la présence me surprit un peu. Il vint sans se faire trop prier à ma rencontre, souriant de sa belle face angélique et sincèrement bienveillante.

"Hey coucou Angie" me fit-il timidement, s'attendant peut-être à ce que je sois toujours fâchée de notre dernière entrevue, à savoir lorsque je l'avais agoni pour sa responsabilité dans l'éjection de Patrick.

"Coucou" répondis-je alors gentiment, sur un ton doux, pour lui faire comprendre qu'il n'en était plus rien.

"Je savais que je te trouverai là. Dis, est-ce que tu penses que tu pourrais t'éclipser un peu ? J'ai besoin de te parler de quelque chose d'assez sérieux concernant... ton dossier médical" m'annonça-t-il. Je me figeai aussi bien intérieurement que extérieurement. Comment ça, mon dossier médical ?

"Bien sûr, de toute manière ce n'est pas trop mon truc ce genre de soirée" avouai-je "C'est quelque chose de grave ?" m'inquiétai-je.

"Non, non rassure-toi. Enfin, on ne sait pas" répondit-il. Qui ça "on" ?

"On peut en parler tout de suite si ça te va... " tentai-je d'abréger ce moment de stress.

"Bien sûr, allons à l'infirmerie, on t'expliquera tout là-bas"

"Mais qui ça, on ?" me piqua ma curiosité.

"Eric et moi" finit-il.


*Point de vue d'Eric

Angie arriva rapidement avec Will, alors que je terminais les dernières retouches du sérum de déverrouillage que j'avais préparé. Je portais même encore ma blouse blanche par dessus mes vêtements de cuir, et mes lunettes de laboratoire transparentes lorsque je vis la paysanne en petite robe noire très chic, entrer en se rongeant les ongles derrière Will. Lorsqu'elle m'aperçut, elle retira aussitôt ses doigts de sa bouche. Astucieux, elle cache ses micro-expressions maintenant, elle commence à me connaître un peu. Elle releva la tête pour se tenir droite et avoir l'air assurée, mais à sa mâchoire inconsciemment crispée on pouvait pourtant deviner son malaise. Je retirai mes lunettes de protection, et les jetai grossièrement dans un coin de la paillasse de Marc, et dévisageai la petite planteuse de graines. Mais seulement pour une courte durée, car son oeil ne s'était toujours pas remis de son combat d'évaluation, et elle portait toujours un gros pansement grossièrement dissimulé par un cache-oeil noir. Et ça me mettait terriblement mal à l'aise. Lorsque je l'avais trouvée quelques secondes après l'annonce des résultats de la première phase d'initiation, et que je l'avais découverte blessée comme ça... Mon coeur s'était arrêté de battre et j'en avais presque été pris de vertiges. J'aurais voulu inspirer comme après m'être retenu la respiration pendant des heures, j'aurais voulu évacuer tout ce malaise et sentiment instable en martelant un mur à coups de poings, noyer cette réelle culpabilité dans quelques gouttes de spiritueux, mais je ne pouvais que faire face à la paysanne blessée...

"Elle a accepté de venir aussitôt" me réveilla Will de mes réminiscences.

"Ah, ok. Je viens juste de finir" repris-je "Tu lui as expliqué ?"

"Non pas encore, tu veux le faire ?" répondit-il.

"Non, j'te laisse faire" fis-je, l'air inintéressé et complètement lassé.

"Angie. Je vais être très concis, et direct. Tu pourras nous poser toutes les questions possibles, mais avant tu dois m'écouter attentivement. Lors des analyses sanguines effectuées avant les derniers combats d'évaluation, le test a révélé la présence d'un sérum étranger dans ton sang. Et il ne s'agissait ni du sérum blanc, ni de sérum de paix ou d'anti-sérum. Il s'agissait de sérum-verrou. Sais-tu ce que c'est ?" lui demanda-t-il alors, la paysanne écarquillant les yeux et le regardant bouche bée.

"Euh... Pas du tout" avoua-t-elle.

"C'est un sérum qui a été expérimenté quelques années avant l'apparition du sérum d'amnésie. Autrement dit, c'est un sérum qui bloque certains souvenirs, qui met un véritable cache, un mur dessus. Nous pensons avec Eric que ce blocage a des risques de te handicaper pendant la deuxième étape, nous envisageons donc de déverrouiller ce qu'il détient"

"Il cache... des souvenirs ?" questionna-t-elle.

"Oui, des traumatismes très souvent. Nous avons déduits de tes analyses que le verrou qui t'a été imprimé remonte à une dizaine d'années. Autrement dit, il t'a retiré des souvenirs d'une période de ton enfance"

"Et pour le déverrouiller ?"

"Eric vient de finir de bidouiller un sérum de déverrouillage. Mais comme on ne peut pas anticiper les réactions de ton organisme face à un sérum si rare, nous avons décidé de t'en donner d'abord une petite dose, comme pour l'anti-sérum. Et seulement après nous lèverons réellement et définitivement le verrou" finit-il d'expliquer. Je tendis alors à la paysanne un petit verre d'eau auquel avaient été ajoutées quelques gouttes de sérum de déverrouillage. Elle le saisit du bout des doigts sans daigner me regarder dans les yeux. C'est vrai qu'elle m'en voulait encore pour la réception... Elle but le contenu du verre sans ronchonner, alors que je savais moi-même que ce devait être infâme. Incrédule, elle continua tout de même à enchaîner et à nous accabler de questions. Quand tout à coup, elle ressentit comme une étrange sensation et s'assit de peur de perdre l'équilibre. Elle inspira profondément et ferma les yeux quelques instants.

"Je suis en train de me souvenir de quelque chose je crois" décréta-t-elle. Comment ça ? C'était impossible, la dose que je lui avais préparée pour aujourd'hui était bien trop ridicule pour qu'elle puisse déverrouiller des souvenirs aussi lointains ! A la rigueur quelques petits éléments de ces dernières semaines, quelques réminiscences par exemple d'un numéro de matricule mal mémorisé, d'un règlement mal appris... A l'expression qui réveilla anormalement le visage d'Angie, et au regard gêné qu'elle esquissa dans ma direction avant de baisser les yeux sitôt que je rencontrais les siens, je devinai rapidement quel était ce "souvenir" qui refaisait surface...

*Point de vue d'Angie (Rated M)

"Mais... C'est de l'alcool ? Tu m'as donné de l'alcool ? Tu m'as bourrée ? Tu m'as fait croire que c'était quelque chose bon pour dégager le sérum Fraternel !" lui lançai-je.

"Vas-y, pleurniche !" répliqua-t-il pour me vexer.

"Mais je pleurniche pas, je m'indigne ! Tu es ignoble ! Tu me dégoûtes, tu es répugnant et... " mes mots s'interrompirent lorsqu'il enroula ses bras autour de moi, me collant à lui.

"Arrête de parler j'ai dit" ordonna-t-il autoritairement, l'air plus agacé et ennuyé que jamais. Je tentai de mettre de la distance entre son corps et le mien en le repoussant, mais n'y parvins pas franchement.

"Mais tu te prends pour qui pour me donner des ordres ?" m'énervai-je. Soudain, il m'attrapa par la taille, me jeta sur son dos et marcha vers une porte, il la poussa en donnant un violent coup de pied dedans, à tel point que j'entendis la porte claquer, la poignée creusant probablement un trou dans le mur, avant que la porte ne se referme derrière nous.

"Mais qu'est-ce que tu fais ! Lâche-moi ! Repose-moi par terre !" protestai-je. Il s'exécuta et me posa au sol comme si j'étais trois fois plus légère qu'une miette de pain virevoltant au vent.

"Alors arrête de parler" répéta-t-il, alors que je le vis légèrement perdre l'équilibre, et se rattraper en posant une main contre le mur sur lequel je m'étais adossée pour moi-même essayer de rester debout. Il était face à moi, son grand corps musclé à quelques centimètres du mien. Héééé, mais c'est qu'il était pas si mal foutu que ça le tyran ! En fait, il était même pas dégueulasse du tout ! Quoi ? Qu'est-ce que je raconte...

"Je parle si je veux, t'as pas à me dire de me taire" répliquai-je puérilement. Il posta alors sa deuxième main de l'autre côté de ma tête, m'encerclant véritablement, condamnant les issues possibles. Oooouh mais monsieur essaie de m'intimider, ma parole !

Il s'approcha alors sensuellement de moi, posant même un doigt sur mes lèvres pour me dire de me taire, et pressa son corps contre le mien. Une chaleur délirante m'emplit, une chaleur grisée et incandescente émanant de lui. Ouh... Attention, la température monte beaucoup... Il commence à faire un peu chaud là... Il tanguait, visiblement sous l'effet de l'alcool. Je me félicitai alors de ne pas être ivre, contrairement à lui. Parce que je n'étais pas ivre. Pas ivre du tout. Et la situation n'était pas farfelue. Pas farfelue du tout.

"Redis un mot, et c'en est fini de toi, et de ta jolie robe qui me tente depuis tout à l'heure !" me menaça-t-il d'un murmure dans l'oreille, chatouillant de ses paroles enivrées et enivrantes la sensibilité de mon visage, tout alerte de savoir le sien près du mien. A quelques centimètres. Il s'écarta légèrement, positionnant son joli minois face au mien, alors que je devais garder ma tête en arrière pour pouvoir le regarder, tant sa carrure était grande et imposante. Il baissa lentement son visage, frôlant mon nez du sien, alors que je sentais son souffle chaud caresser ma peau nue.

"Je ne me tairai pas" lui chuchotai-je ultimement, provoquant ainsi l'explosion de son plan. Il attrapa mes cuisses, me soulevant du sol et me plaqua contre le mur, appuyant son corps contre le mien pour m'y maintenir, alors que mes bras vinrent automatiquement s'enrouler autour de son cou. C'était trop beau, quel désir m'emplissait... quelle tentation me gouvernait... et quelle luxure m'animait.

"Tu es sûre de vouloir jouer à ce petit jeu là ?" me questionna-t-il.

"Jusqu'à ce que tu me taises" lui avouai-je. Il approcha alors ses lèvres des miennes, et les embrassa tout doucement, tendrement, dans un petit bruit léger, chaste et humide. Mais il en fallait plus. Je passai ma langue sur ma lèvre supérieure, pour le lui faire comprendre. Il ne résista pas à la tentation plus longtemps, et s'abandonna à ses instincts, bâillonnant mes lèvres des siennes, les embrassant à pleine bouche, puis explorant de sa langue ma pleine cavité buccale. Chatouillant chacun de mes points sensibles de sa langue humide et caressante. Bon Dieu ce que c'était bon. Je pressai un peu plus sa tête contre la mienne, affamée de lui, pour approfondir notre baiser et régresser à l'état sauvage.

Il me redressa un peu plus, toujours tenant fermement l'arrière de mes cuisses dans ses mains. J'enroulai alors mes jambes autour de sa taille, pour l'aider à me maintenir dans cette position intime, et combler l'espace qui nous séparait, l'espace qui séparait nos deux corps. Je sentis alors, la robe s'étant légèrement retroussée jusqu'au haut de mes cuisses, une chose dure, et chaude plaquée tout contre mon entrejambe, titillant mon clitoris exalté. Je fus alors submergée d'une monstrueuse envie. Son érection me caressait véritablement les lèvres de l'excitation, elle frottait contre le morceau de tissu de coton blanc qui faisait barrage, sa verge était comme pelotonnée contre les muqueuses humides de ma féminité, criant pour se faire un passage, suppliante avide de nous embraser.

"Ma chambre est à l'étage" me murmura-t-il.

"Pourquoi est-ce qu'on n'y est pas déjà ?" lui demandai-je alors, coquine. Il se dégagea légèrement, se mordant d'un air malin la lèvre inférieure, puis, me gardant toujours fermement contre lui, me décolla du mur et nous dirigea dans l'ascenseur. Il pressa un bouton et les portes se refermèrent.

"Ca ne saurait tarder !" rit-il d'un air malicieux, me posant sur une barre de maintien horizontale positionnée contre un des quatre murs de l'ascenseur. Il se décolla alors de moi, et déboutonna son jean en cuir noir.

"Qu'est-ce que tu fais ?" m'enquis-je.

"Je suis trop serré, tu m'as trop excité, c'est de ta faute !" me reprocha-t-il. Puis il descendit sa fermeture Éclair, dévoilant un caleçon noir avec une indication en police gothique blanche : Attention, chien méchant. Avec autour quelques motifs d'os, de laisses et de colliers à clous. J'éclatai de rire.

"Bah quoi ?" s'énerva-t-il presque.

"Il est trop marrant ton caleçon !" avouai-je, totalement hilare.

"Et toi, fais voir un peu tes sous-vêtements, on va se marrer !" m'invita-t-il.

"Ah non, on est dans un ascenseur !" refusai-je.

"Et alors ?" me demanda-t-il ingénument, dans une naïveté adorable.

"Mais t'es bête toi ! Imagine on tombe sur des gens ! Ils vont nous voir en petites tenues !" expliquai-je logiquement. Mais mon pragmatisme n'eut pas franchement l'air de le convaincre, puisqu'il leva un sourcil dubitatif, et me reprit par la taille, pour se coller à nouveau contre moi.

"De toute manière, ce soir tu es à moi, je veux pas retirer le papier cadeau devant les autres, ils ne le méritent pas !" lança-t-il presque jaloux. Je l'embrassai alors langoureusement, jusqu'à ce que l'ascenseur sonne notre étage. Les portes s'ouvrirent, mais Eric ne bougea pas, fronçant les sourcils.

"Qu'est-ce qu'il y a ?" lui demandai-je.

"Je ne suis pas sûr de reconnaître mon couloir... Je ne sais pas si ma chambre est là" expliqua-t-il.

"Mais... Mais... Comment ça se fait que tu ne te souviennes même pas de ta chambre, tu es bourré à ce point là ?!" lui reprochai-je.

"Tu peux parler toi !" répliqua-t-il avec un rire nerveux.

"Comment ça ?" l'interrogeai-je, naïve.

"Tu réalises que tu es dans un ascenseur, dans une position pas très chaste, avec ton instructeur, et leader de la faction des Audacieux ?" résuma-t-il, je lui tirai alors la langue.

"Et toi avec l'initiée inutile et faiblarde par excellence, ton bouc émissaire préféré ? Remarque, ça doit être pas trop mal pour toi. Tu abuses de la frustration d'une personne faible, tu la sautes et le lendemain, tu la jettes sans scrupules, et continues son initiation jusqu'à ce qu'elle finisse sans-faction impitoyablement" lui lançai-je. Son visage s'assombrit alors, et ses traits se tendirent.

"Et alors ? Si tu n'es pas d'accord, il y a une centaine d'autres demoiselles qui prieraient pour être à ta place" me blâma-t-il froidement. Je décidai alors de le détendre un peu, de l'adoucir. S'il pensait que c'était lui qui avait les rênes de la situation, il se mettait le doigt dans l'oeil. Et j'allais le lui montrer. Je laissai ma main caresser son torse, avec un visage innocent et désolé, puis fis descendre ma main jusqu'à son pantalon déboutonné, et caressai délicatement une bosse dure et chaude à travers le coton du caleçon singulier. Il tressaillit, fermant les yeux, et poussa un petit gémir de plaisir.

"Reste... " murmura-t-il alors de supplication, ce qui valait dans ces circonstances la plus sincère des excuses. J'eus alors un petit sourire de satisfaction, et attrapai doucement la verge audacieuse entre mes doigts, la caressant, la pressant délicatement pour le faire gémir de frustration. Il éclata alors de nouveau, me serrant contre lui, et nous sortit de l'ascenseur, nous guidant dans le couloir mal éclairé.

"Ta chambre ?" lui demandai-je d'une fausse timidité.

"A l'autre bout du couloir, j'arrive par l'autre côté d'habitude, c'est pour ça que j'ai pas reconnu l'endroit" m'expliqua-t-il. Il poussa la porte, à ma plus grande surprise non verrouillée, et me poussa à l'intérieur de sa chambre, me suivant de près, et refermant la porte derrière lui.

"Tu ne fermes jamais ta porte ?" lui demandai-je étonnée.

"Qui viendrait chercher les emmerdes au leader des Audacieux ?" me répondit-il avec évidence "et puis quand je sais qu'il y a de fortes probabilités pour que je rentre légèrement alcoolisé, je ne la ferme jamais"

"Sage décision" confirmai-je, passant ma langue sur mes lèvres. Il verrouilla alors la porte, puis se dirigea vers moi.

"Arrête de faire ça, j'en peux plus !" me lança-t-il, au comble de la frustration. Il me rattrapa par les cuisses, puis me plaqua sur le dos dans son lit. Il se débarrassa alors de sa veste en cuir sans manches, et la jeta au loin. Il se positionna à califourchon sur moi, ses jambes de part et d'autre de mon bassin, puis passa ses mains sur mon ventre, remontant avec concupiscence jusqu'à ma poitrine.

"Tu es sublime" lâcha-t-il d'un soupir de désir, avant de jeter ses lèvres encore humides de notre précédent baiser sur les miennes, forçant le passage dans ma bouche de sa langue agile, explorant chacune des parois et soufflant bruyamment. Je laissai alors mes mains parcourir ses épaules musclées, et lui caressai les omoplates. J'enlevai ensuite mes chaussures avec mes pieds, et les laissai tomber bruyamment au pied du lit. Il sourit à cette véritable invitation à l'exhibition, et commença à remonter ma robe jusqu'à mes hanches, puis m'aidant à la retirer, dévoila ma lingerie en dentelle et coton blanche. Il soupira alors d'une étrange lassitude :

"Oh mon Dieu j'en peux plus, j'ai trop envie de toi !" s'exclama-t-il, avant de se repencher sur moi. Néanmoins, au dernier moment, je me retournai, saisis l'un de ses bras qui lui servait d'appui, et le tirai vers moi, il perdit alors l'équilibre et roula sur le dos. Je l'enjambai alors aussitôt, reprenant les rênes. J'eus alors un petit sourire satisfait, et un rire malicieux.

"Alors monsieur le leader, que dites-vous de ce joli balayage ?" m'enquis-je, alors que mes mains commencèrent à redescendre sur son torse en une caresse indéfinie. Il eut un petit rire, puis hocha la tête, en signe d'approbation. Mes mains arrivèrent alors sur ses hanches, je saisis son t-shirt, et le lui retirai, le jetant au loin, et il alla ainsi rejoindre la robe et sa veste sans manches. Puis je vins coller mon menton contre son buste, alors que mes doigts saisirent son jean en cuir. Je l'entendis alors retirer ses dr. martens et les faire lourdement tomber au sol.

"Quelle audace, initiée" me complimenta-t-il. Je tirai alors soudainement sur le pantalon, dénudant ses longues jambes musclées. Puis vins coller mon corps contre lui, alors qu'il enroulait ses bras autour de ma taille pour me presser encore un peu plus contre son bassin. Sa chaleur était terriblement confortante, et agréable, et sa peau si douce. Je pouvais maintenant admirer la totalité de ses tatouages. D'ordinaire, dans le quotidien, on ne pouvait distinguer que quelques stries épaisses noires qui grimpaient dans son cou, sans savoir d'où elles démarraient. Là je pouvais le voir. Un symbole stylisé et sophistiqué de la faction des Audacieux était tatoué sur sur son muscle pectoral droit, alors que des inscriptions mystiques et ésotériques étaient écrites verticalement sur l'autre partie de son torse, descendant jusqu'au niveau de son nombril. Je tentai de les lire, mais il prit mon menton dans sa main, et me releva la tête pour plonger son regard dans le mien.

"La curiosité est un vilain défaut, initiée" me sermonna-t-il, avant de me remonter contre lui pour bâillonner mes lèvres d'un baiser sauvage. Je passai alors ma main dans ses cheveux blonds cendrés de manière tout aussi bestiale, répondant à cet appel à l'animalité. Il fit alors glisser ses mains sur mes épaules, faisant tomber les bretelles de mon soutien-gorge, puis alla chercher l'agrafe pour en finir avec ce sous-vêtement. Une fois que le petit clic résonna dans sa chambre, il me le retira et alla le jeter sur ce qui commençait à être une véritable pile de vêtements.

Il saisit ma poitrine de ses grandes mains à présent dégantées, et les massa avec une douce profondeur, alors que je sentais un sentiment délirant grandir en moi. Il s'arrêta alors un instant pour titiller du bout des doigts, les petits tétons et leur sensibilité érogène. J'eus alors un petit frissonnement, que je contins en me mordant la lèvre. Plus, plus, il en fallait plus. Je fis parcourir mes mains sur son torse, puis les fis descendre jusqu'à l'élastique de son caleçon. Mais à ma plus grande surprise, il me saisit par la taille brusquement, m'arrêtant dans mon mouvement d'exhibition, et me retourna sous lui, se réinstallant au dessus de moi.

"Alors, on veut jouer au mâle au dominant ?" le provoquai-je avec humour.

"Je ne joue pas. Je suis le mâle dominant !" rit-il en retirant la petite culotte de dentelle bordée de dentelle qui lui faisait obstacle, puis s'arrachant presque le caleçon pour aller le jeter plus loin, dévoilant enfin son sexe au garde à vous. Je gémis presque à sa simple vue, j'avais une brûlante envie de le sentir en moi, de me frotter contre cette verge incandescente qui réveillait en moi tous les instincts les plus primitifs de l'être humain.

Eric, en une caresse, redescendit sa main droite alors posée sur mon sein et la fit parcourir tout mon corps, le long de mon ventre, puis caressant l'aine de ma jambe, contournant avec espièglerie le but que je voulais qu'il atteigne au plus vite. Ses doigts s'arrêtèrent alors sur la petite perle de l'excitation, et il massa tout doucement, du bout des doigts mon clitoris, me submergeant d'une première petite vague de plaisir au combien préfigurative de ce que j'allais vivre. Il descendit plus profondément dans mes lèvres sexuelles, et arrivant au but, titilla l'entrée de mon antre féminine qui ne put que se réhumidifier au contact charnel de ses doigts, entrant et sortant doucement et délicatement. Je poussai alors un petit gémissement de plaisir. Je lui saisis sa main libre et l'apporta à ma bouche, et lui suçant les doigts lui murmurai un sensuel : "J'ai envie de toi".

Ni une, ni deux, il retira sa main, et vint placer sa verge dure et rigide contre mon clitoris, passant dans un léger va-et-vient de caresses génitales qui me comblaient par anticipation. Son sexe glissa alors un peu plus bas, jusqu'à finalement arriver à l'entrée de mon palais féminin. Il commença par y pousser doucement son gland, qui entra sans aucune difficulté mais se frottant contre les parois humides me fit vrombir de plaisir. Il se poussa alors en moi, poussant son pénis en moi en un gémissement animal et terriblement masculin. Il m'agrippa ensuite les cuisses, me les relevant légèrement, et acheva sa longue et jouissive poussée, complètement entré, comblant parfaitement mon orifice. Il recula alors légèrement, puis revint repousser son sexe dans mon minou tout humide, et commença un va-et-vient rythmé et succulent, me comblant à chaque fois, me remplissant réellement de sa forte verge, me secouant brutalement mais délicieusement. Puis ses coups de reins se firent de plus en plus rapides, et puissants, alors que je sentais les muscles de ses cuisses se tendre et se raidir pour s'avancer en moi. Je me pinçai les lèvres pour retenir un véritable cri de jouissance qui allait m'échapper. Il se pencha alors un peu plus sur moi, pour venir baiser mes lèvres de sa bouche haletante et affamée.

"Angie, je veux que tu restes chez les Audacieux. Je veux vraiment que tu restes ici... avec moi..." finit-il par me déclarer, avant de soudainement me retourner, sans pour autant sortir de mon orifice. Je m'installai donc à quatre pattes, tandis qu'il se redressait sur ses genoux, et replongea encore plus profondément en moi, reprenant son va-et-vient au tempo marqué par ses puissants coups de reins. Il agrippa alors mes cheveux dans une de ses mains, et me cambra, de telle sorte que je sentis encore plus sa verge aller et venir dans mon orifice féminin, se frotter en mon intérieur et me secouer de spasmes de plaisir. Il me força alors à revenir à plat ventre, et s'étala sur moi sans pour autant m'écraser, mais en s'enfonçant en moi dans une langoureuse profondeur, m'arrachant un gémissement de plaisir. Il passa alors un de ses bras autour de mon cou, me couvrant la nuque et la tempe de petits baisers haletants et saccadés, et son autre bras sous mon bassin, pour me redresser juste assez pour qu'il puisse prendre encore plus d'élan. Troquant ainsi son rapide va-et-vient pour des mouvements plus amples, avec plus de recul, plus d'élan, plus de profondeur et de jouissance.

Mais il m'acheva véritablement lorsque, me retournant à nouveau, il enroula mes jambes autour de son bassin, se leva et me portant, me permit de m'empaler réellement sur son vit bien bandant. Agrippant mes fesses pour mieux me faire aller et venir, astiquant sa verge tendue, et me plaquant contre le mur, me termina par quelques bestiaux coups de reins alors qu'il venait en moi, nous arrachant à tous les deux au même moment d'incroyables gémissements, dialecte orgasmique que seule une profonde passion pouvait nous avoir inculqué.

Ne me laissant pas retomber par terre comme un goujat l'aurait fait, il me porta sur son lit et m'allongea sur les doux draps de coton satiné, s'étalant contre moi et collant à nouveau son corps au mien. Il referma alors ses bras autour de moi, encore haletant et essoufflé par le moment torride que nous venions de partager. Et j'étais dans le même état que lui. Je tentais de redescendre sur terre, ce qui n'était pas facile, après avoir atteint un orgasme pareil, être montée si haut et avoir virevolté au septième ciel.


Ah, et pour les lectrices inquiètes au sujet de la santé de notre petite Angie, je spécifie qu'Eric prend régulièrement du sérum masculin (équivalent d'une pilule pour hommes), autrement dit qu'il utilise un moyen de contraception sûr et qu'il n'est porteur d'aucune MST.

Donc voila. Inutile de vous dire à quel point vos reviews me sont PLUS PRECIEUSES QUE JAMAIS ! Parce que là, je suis dans un brouillard total, je ne sais pas du tout ce que valent mes scènes un peu coquine (bon d'accord, mon petit lemon) et j'ai vraiment, mais vraiment besoin de vos avis sur la chose... Qu'est-ce qui vous a plu et déplu ? Comment m'améliorer, que changer ? Et surtout, est-ce que vous avez pris plaisir à le lire ? Est-ce que c'était fluide et ça vous a fait un peu d'effet ? ...

Je suis déjà en train de rédiger le prochain chapitre, vos reviews me conforteront pour la suite (non, je ne mendie pas du tout xD) alors ne soyez pas timides !

Sur ce, j'espère que vous avez apprécié le chapitre, et bonnes fins de vacances pour la plupart d'entre vous :D (ça se souhaite ça ? la fin des vacances ? ... ) Angie vous embrasse très fort !