Bonsoir tout le monde,
Avec -énormément- de retard, je vous livre la suite. L'été, il m'est toujours plus difficile d'écrire que l'hiver. Le beau temps en Normandie est précieux et j'avoue adorer bronzer et en profiter ^^
Sinon, merci pour vos reviews, follows et fav' :D
OceOlsen : Mdr ! Merci pour ta review :) Hahaha, je me doute que certains ne seraient pas contre un chapitre à rallonge mais perso, ça me démotive à lire moi donc je ne le fais pas pour les miennes. J'espère que cette suite te plaira ;)
Julie : Merci pour ta review :) Ensuite, pour te répondre, cette scène sera une scène de Renaissance. C'est pourquoi je ne l'ai pas écrite à la suite ;) C'est un choix délibéré de ma part et non un oubli ;) J'espère que ce chapitre te plaira mais il ne faut pas t'attendre à du sadisme pur et dur ^^
Je vous souhaite une bonne lecture ;)
Les yeux fixés sur Dean, Kensi le toisait avec défi sachant pertinemment ce qui l'attendait. La sonde qu'il tenait dans ses mains ainsi que les gants blancs de chirurgien ne pouvaient être plus clairs sur les futures intentions de ce dernier.
En refusant d'ouvrir la bouche, elle s'était doutée qu'il n'apprécierait pas son acte de rébellion, mais elle n'avait pas imaginé qu'il la forcerait de cette manière. D'une, parce que cela ne lui était pas venu à l'esprit. Et ensuite, parce que cela se révélait être une procédure médicale. Et qu'elle n'avait pas pensé qu'il pourrait avoir les compétences nécessaires pour le faire. Au vu de son regard sérieux et de sa prestance imposante devant elle, elle s'était trompée. Lourdement.
- Je ne vais pas passer par quatre chemins pour vous expliquer ce qui va suivre, s'avança Dean. Et vu votre attitude, planta-t-il ses yeux dans ceux de Kensi emplis de colère, je ne compte pas procéder gentiment non plus.
Le ton employé était dur et ferme. Si Kensi n'était pas déjà en train de frissonner de froid et d'appréhension, elle était certaine que ses poils se seraient hérissés à l'entente de cette phrase. Et qu'elle se serait décomposée si elle n'envisageait pas sérieusement de rester aussi impassible que possible pour ne pas satisfaire son égo.
- Vous n'êtes pas idiote, continua-t-il en prenant les mesures sur le corps de Kensi avec la sonde. Vous avez sûrement compris comment je vais vous nourrir. Et afin de ne pas vous surprendre, je tiens à vous informer qu'à chaque fois que vous refuserez de manger, je procéderai ainsi.
Cette fois-ci, l'agent féminin ne put s'empêcher de tressaillir légèrement. Elle ne comptait pas se plier à ses règles. Elle s'en était faite la promesse. Simplement, là, elle ne voyait aucune autre alternative s'il tenait parole. Et de ce qu'elle avait appris en le fréquentant, c'est qu'il respectait ses propos à la perfection. La seule option qu'elle voyait pour s'en sortir, était celle qu'elle avait déjà pensée. Lui faire croire qu'il avait gagné et que dorénavant, elle lui obéirait.
- Qu'est-ce que ça vous apportera ? Interrogea-t-elle froidement.
Elle avait conscience qu'elle n'obtiendrait rien à en discuter avec Dean. Néanmoins, elle souhaitait savoir. Elle souhaitait confirmer son intuition sur les raisons de tous ces agissements. Voir qu'elle n'avait pas tout perdu de ses instincts d'agent fédéral pour se rassurer mentalement. Car au fond d'elle, la jeune femme savait ce qu'il voulait le plus. Qu'elle s'abandonne à lui. Sans retenue. Et de son plein gré.
- Ne faites pas l'ignorante, ne fut-il pas bête. Je suis sûr que vous avez déjà votre petite idée, retourna-t-il derrière elle avant de revenir aussi vite qu'il avait disparu de son champs de vision.
Elle l'avait déjà constaté, le duper n'était pas facile. Il était intelligent et prévoyant… Mais elle aussi. Et elle avait de l'expérience. Son principal atout était les infiltrations. Callen, Sam et Deeks lui disaient souvent qu'elle était faite pour ça. Elle pouvait et devait en jouer. Autant que possible… Et de manière crédible.
Le regard porté sur la sonde, elle vit qu'il y avait appliqué du lubrifiant. Une chose était certaine, c'est qu'il était déterminé à lui prouver de quoi il était capable. Et à lui rappeler qui commandait. Ce qu'il s'évertuait à faire depuis qu'il la retenait prisonnière.
Elle inspira silencieusement avant d'expirer le plus doucement possible pour ne pas trahir son anxiété naissante.
- Exact, se décida-t-elle à confirmer ses dires.
C'était décidé. Elle devait garder la tête haute. Ne pas changer brusquement de comportement pour ne pas éveiller les soupçons. Le plus dur serait de ne pas se perdre dans ses émotions. Obéir, tout en restant un minimum rebelle afin d'acquérir un brin de confiance. Qui serait dévastateur pour Dean, une fois qu'il lui aurait accordée.
- Mais vous ne me direz rien ? Certifia-t-il devant son silence.
En effet, il avait vu juste. Elle ne comptait pas lui révéler ses pensées. Et encore moins lui avouer qu'elle commençait à le cerner et qu'elle envisageait de le tester pour le comprendre plus profondément. S'il y avait bien une leçon qu'elle avait retenu du Ncis, c'est qu'il fallait toujours apprendre comment fonctionnait son ennemi avant de tenter quoique soit. Détail qu'elle avait plutôt négligé vu les tentatives désastreuses de ses évasions. Détail qu'elle prévoyait donc de réparer.
- Encore exact, lâcha-t-elle alors avec une pointe non dissimulée de sarcasme.
Il plissa des lèvres de mécontentement. Kensi remarqua qu'il ne s'en cachait pas. Manifestement, il avait cessé de s'amuser de ses réparties. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour continuer à le défier. D'autant qu'il ne semblait pas d'humeur à plaisanter.
- Je n'aime pas votre comportement et vous le savez. J'avoue ne pas bien comprendre votre entêtement pour des choses aussi futiles. Les premières fois, j'étais compréhensif. Changer d'environnement pour vous retrouver ici avec comme objectif de modifier votre éducation n'a pas dû être simple. Autant à concevoir qu'à digérer. Mais à ce jour, vous auriez déjà dû prendre conscience que vous n'avez plus le choix de rien.
Étant toujours maintenue par les mains puissantes d'Owen et Steve et ne pouvant faire aucun geste de la tête, elle avait décidé d'affronter cette épreuve. Sans sourciller. Et sans montrer combien cela l'angoissait de ne pas pouvoir garder le contrôle sur sa vie. Elle devait se soumettre crescendo si elle voulait être prise au sérieux. L'ayant défié au départ, elle devait rester fière jusqu'à ce qu'il ait fini. Mais elle avait toujours le pouvoir de la parole. Et ça, il ne pourrait pas le lui enlever de sitôt. C'était sûrement sa plus grande satisfaction en cet instant.
- Vous obtiendrez peut-être tout de moi mais je me réserve le droit de préserver mes pensées. Il me semble que je vous l'ai déjà expliqué, non ?
Il balaya l'air d'un geste sec de la main.
- Peu importe, maitrisa-t-il son agacement. J'arriverai à les obtenir plus tard, d'une manière ou d'une autre. En attendant, c'est moi qui vais vous répondre car j'ai horreur des questions qui restent en suspens, s'approcha-t-il jusqu'à sa hauteur.
En le voyant si près, Kensi stoppa sa respiration par réflexe. Ce n'était pas le fait d'être « gaver » qui la dérangeait le plus mais le fait d'arriver aux fins de Dean sans qu'elle ne puisse rien y faire. Bien que désormais, plan en tête, cela allait l'arranger. Néanmoins, elle n'en restait pas moins anxieuse de ce qui allait suivre.
Son estomac se noua quand elle sentit le froid du lubrifiant frôler sa narine droite et la main de Dean sur son visage.
- Si j'agis ainsi, c'est pour vous forcer à obéir et à ne pas dépérir, entreprit-il d'insérer la sonde. Vous montrer que même si vous vous rebellez, au final, j'obtiens ce que je veux. Et qu'au lieu de subir quelque chose de désagréable, car vu votre visage déformé, j'en déduis que vous n'appréciez pas, vous auriez pu tout simplement vous soumettre quelques minutes et vous éviter tout ceci.
Bien qu'elle se fût promis de rester impassible pendant la procédure, la sensation du tube descendant à travers sa gorge l'avait forcé à grimacer. Et à émettre des haut-le-cœur. Elle avait l'impression qu'elle allait vomir et se força donc difficilement à avaler sa salive pour aider au maximum la sonde à descendre. Comme il l'avait dit, Dean n'était pas tendre. Ses gestes n'étaient pas doux et il ne prêtait aucune attention à son inconfort. Il semblait même s'en délecter.
La sonde en position, Kensi se détendit intérieurement. Ce n'était pas insupportable mais elle aurait préféré ne jamais avoir eu à subir ça.
- J'avais pensé à vous poser une perfusion au départ, injecta-t-il le contenu d'une seringue dans le tube. Mais finalement, je préfère cette technique. Elle reste gravée plus profondément en mémoire. Du moins, je l'espère également avec vous.
Kensi avala de nouveau difficilement sa salive. S'il envisageait de la nourrir de cette manière chaque fois qu'elle refuserait de manger, elle allait prendre plus de plaisir à se soumettre faussement que prévu. C'en serait même un soulagement.
- Puisque j'ai toute votre attention, parlons d'un autre point important, prit-il une autre seringue. Je décide des horaires pour vous conduire aux toilettes. Autant vous dire que vous avez intérêt de vous retenir jusqu'à ce que je vous accorde cette faveur. Et vu que vous avez déjà tenté de vous échapper par ce biais, vos mains resterons attachées par une corde devant vous et vous ferez dans le coin là-bas, le pointa-t-il du doigt.
Les deux gardes lui firent tourner la tête dans la direction montrée et son pouls déjà élevé s'affola. Excepté de la paille étalée au sol, le coin était désert. Ni porte, ni murs, ni toilette ne s'y trouvaient. Si son principal but était de la casser mentalement en la traitant comme un animal, il ne s'y serait pas pris autrement.
- Autant vous le dire également, continua-t-il, si vous nous causez la moindre emmerde lorsque vous serez détachée du plafond, ce tube ne servira pas seulement à vous nourrir.
Au son de sa voix, la menace était sérieuse. Sérieuse et terrifiante. Instinctivement, elle contracta son bassin. L'image de cette scène lui était inconcevable. Finalement, elle n'allait vraiment pas à avoir à se forcer pour lui faire croire qu'elle se soumettait.
Ne pouvant plus voir son sourire provocateur sur ses lèvres, la jeune femme baissa le regard. Attendant avec impatience le moment libérateur. Celui où les trois hommes la laisseraient seule.
- Serait-ce de l'abdication ? La vit-il faire.
Son timbre de voix satisfait fit fermer les yeux de dégoût à Kensi. Mais elle devait se contrôler. Ne plus laisser ses émotions la trahir. Une larme de rage coula le long de sa joue et elle pria pour que Dean interprète ce geste comme celui d'un désespoir.
- J'arrive toujours à mes fins, finit-il par souffler. Il y a bien un jour où vous en prendrez suffisamment conscience pour améliorer vos conditions de détention.
D'un geste expert mais brut, il retira la sonde. Lui provoquant une atroce quinte de toux qui l'aurait faite vomir si elle n'essayait pas de reprendre son souffle. Owen et Steve l'avaient lâché en même temps d'un geste de leur patron, lui laissant la possibilité de bouger pour essayer de respirer convenablement.
- Je vous conseille de réfléchir pour la suite, la prévint Dean. Je vais être de plus en plus exigeant et je ne perdrais pas mon temps pour des futilités. J'ai des moyens et des connaissances approfondies pour vous faire plier de la pire des façons. Pensez-y.
La tête baissée, Kensi n'osa pas la relever pour le regarder. Pas par soumission ou crainte mais parce qu'elle avait furieusement envie de lui prouver que son esprit était plus fort qu'il ne l'imaginait. Et qu'il l'aurait forcément lu dans son regard. Or, elle devait lui faire croire que cela l'avait freiné dans sa résistance. Et que ses paroles l'effrayaient. Certes, c'était le cas mais elles lui donnaient aussi l'envie de se battre.
Elle entendit la porte claquer quelques secondes plus tard et s'autorisa à respirer de soulagement. Sa gorge l'irritait légèrement mais c'était le cadet de ses soucis.
Elle avait beau réfléchir, elle ne trouvait aucune issue à sa nouvelle condition. C'était obéir ou être forcée d'obéir. Dans les deux cas, elle perdait son identité. Sa seule échappatoire était de la jouer finement et de prendre son mal en patience. Obtenir sa confiance allait être difficile maintenant qu'elle lui avait donné toutes les raisons possibles pour se méfier. Mais elle ne perdrait pas espoir.
Les choses allaient changer. Et elles n'iraient pas en s'arrangeant. Kensi en était persuadée… Si elle voulait survivre à tout ça, elle allait devoir modifier son caractère ainsi que sa vision de la liberté.
Mais le plus dur était à venir. Rester suffisamment lucide pour ne pas sombrer trop intensément dans le cercle protecteur qu'allait lui offrir la soumission...
Voilà pour la suite... Et fin !
Et oui, en relisant ce chapitre, je me suis dis qu'en fait, la fin, avec cette dernière phrase, amenait beaucoup mieux Renaissance que ce que j'avais prévu à la base. Renaissance étant parsemée de flash-back sur la soumission de Kensi, je ne vous spoile rien du tout et garde tout le mystère sur ce qu'à du faire et subir Kensi. D'autant que du coup, cela rajoute également une intrigue à Renaissance sur "l'échappée" de Kensi qui était censée être le dernier chapitre de cette fic.
Alors, j'entends déjà les protestations d'ici. Oui, oui, ça s'arrête sans que je n'ai prévenu et sans rien dévoiler. Simplement, c'est ma manière d'écrire. J'aime quand rien n'est dit et que tout se dévoile au fur et à mesure. Renaissance étant plus longue que Désenchantement, les flash-back ont une importance. Certains plus que d'autres. Et à trop écrire dans Désenchantement pour vouloir faire plaisir, j'ai peur de trop en dire et de tout casser pour Renaissance.
Quoiqu'il en soit, je vous remercie d'avoir suivi cette fiction et si vous souhaitez lire la suite, Renaissance arrivera bientôt en catégorie T au départ pour également finir en M. Comme pour Désenchantement, je mettrai un message d'alerte quand celle-ci passera en M.
Je vous dis à la prochaine, si vous souhaitez continuer, sinon, je vous souhaite de bonnes lectures sur ce site (ou ailleurs ^^),
Tanutwo
