Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien. Voici le nouveau chapitre qui je le souhaite vous plaira :) Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 14.
Une porte qui claque et me réveille en sursaut, puis cinq minutes après Owen qui s'allonge à côté de moi dans le lit sans un mot. En tournant mon visage vers le radioréveil, je vois qu'il est 5H45. Je soupirai et je le vis relever la tête pour me regarder, sûrement surpris de me voir éveillée. Il reposa lourdement sa tête contre son oreiller et brisa le silence.
- Tu ne dors pas?
- Avec le bordel que vous avez fait, je ne vois pas comment j'aurais pu dormir.
- Tes répliques cinglantes manquaient, rétorqua-t-il d'un ton glacial.
- Il ne fallait pas demander alors.
Je me tournai, dos à lui, pour retrouver le sommeil.
- Tu m'as gonflé Amelia ce soir, continua-t-il.
- C'est cool.
- Arrête de réagir comme ça!
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise hein?
- Je t'ai fait un bisou dans le cou, depuis quand c'est un crime?!
- On est amis Owen, les amis ne se font pas des bisous dans le cou comme... comme ça!
- Comme ça? dit-il amusé.
- Avec... j'ai senti ta langue!
- Tu as trouvé ça dégoutant?
Il ne pu s'empêcher de rire.
- Je n'ai pas dit ça, fulminai-je, ce sont simplement des choses qui se font quand tu es en couple avec la personne, ou dans tes plans cul, hors je ne suis ni l'un, ni l'autre!
- Je vois. Ecoute, on dansait l'un contre l'autre, tu riais, j'avais ton cou à trois millimètre de moi et j'ai craqué. Ô grande Amelia, je vous prie d'excuser ce geste déplacé!
A mon tour, je ris.
-Pff t'es con. Laisse-moi dormir.
- C'est exactement ce que j'ai dit à la nana qui vient de partir, mais moi au moins je ne pars pas en claquant la porte, je vais sagement dormir aussi.
- Tu me déçois tellement quand tu fais ça...
Un blanc s'installa. Pourquoi?
- Tu le penses?
- Oui. Tu n'as pas à faire ça... J'essaie de comprendre mais vraiment ça me dépasse.
- Tu m'avais dit d'aller coller ma bouche ailleurs, c'est ce que j'ai fait.
- Prends toi une petite copine, oui, mais pas ça... tu te sers des filles. On n'est pas des objets. Comment le prendrais-tu si un mec se servait de ta sœur comme ça?
- Je n'ai pas de sœur Amelia, mais c'est certain que si quelqu'un te fait ça à toi, demain il n'a plus de dents.
Je ne répondis pas.
- C'était la première fois?
- Première fois de quoi?
- Que quelqu'un t'embrassait dans le cou.
Je soufflai et fermai les yeux.
- Bonne nuit, conclue-je.
Un ricanement s'échappa de sa bouche et on finit par s'endormir.
Le lendemain, je me réveillai la première, fatiguée mais incapable de me rendormir. Je quittai la chambre et m'installai en tailleur, parterre, devant la télé avec un thé. 15H. Comment une sortie en boite peut vous foutre la journée en l'air... Je fus surprise de voir que le premier à me rejoindre était Owen.
- Salut, dit-il.
- Salut.
Il passa la main dans ses cheveux, les yeux encore à moitié fermés par le sommeil. Il se servit un café et s'installa sur le canapé.
- Pendant tout le temps que tu passeras ici, tu ne toucheras jamais le canapé?
- Plutôt mourir, répondis-je.
- Prends un coussin au moins, je m'en voudrais si tu avais une crampe aux fesses.
- Non merci!
- Je n'y touche pas aux coussins, je les envoie valdinguer avant, promis
- Oui mais non, je préfère tout autant la moquette.
- Je vois, dit-il en riant, mais tu vas te casser un os tellement t'es mince.
- Ne recommence pas avec mon poids!
Il leva les mains en signe d'arrêt.
- Chou?
- Mmh?
- On n'est pas fâchés hein?
Je lui souris, en cachant la surprise de sa question. Il tapota sa joue de l'index et se pencha pour que je puisse lui faire un bisou. Ainsi, on signait la paix. Mais pour combien de temps?
Alex et Jo nous rejoignirent une vingtaine de minutes après, et se laissèrent tomber sur le canapé aux côtés d'Owen. Je ne pu m'empêcher de grimacer.
- T'as fait des tiennes encore cette nuit, toi! Débuta Alex.
- Qui donc?
- Toi abruti!
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- C'était qui?
Owen haussa les épaules, et Alex rit avant de prendre la télécommande pour zapper.
- Je vais rester en pyj' jusqu'à ce soir, moi, repris Jo.
Le vibreur de mon téléphone me coupa alors que j'allais lui répondre. Je fus étonnée de voir de qui il provenait, mais l'ouvris quand même.
"Salut Amelia, tu serais dispo pour aller faire un tour aujourd'hui, ou demain? Ça me ferait plaisir de te revoir. Ryan"
Je souris et montrai le SMS à Jo qui sourit.
- Ameliaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Cria-t-elle.
- Arrête!
- Et un petit rencard pour la demoiselle, un!
- Je réponds quoi?
- Bah oui banane!
- On peut être mis au courant? Renchérit Owen.
- Ryan vient de lui envoyer un message!
- Ryan? Le pote de Louis, qui fait du droit? Demanda Alex.
J'acquiesçai et Alex me sourit. Je commençai à taper une réponse en proposant demain après-midi, sous le regard de Jo.
- Faites vous un ciné? Proposa Jo.
- Pas très pratique pour parler
- Mais très pratique pour s'embrasser!
- Je...
- Sympa pour paraître être une fille facile, commenta Owen.
Je haussai les sourcils et Jo le fusilla du regard.
- Allez boire un verre alors?
- L'après-midi? Non... on peut aller au parc manger une crêpe? Dis-je.
- Oui, cool, vas-y propose lui.
J'ajoutai cela au SMS avant de clôturer par un "bisous" avant d'envoyer.
- Trop cool! Plus qu'à te trouver une tenue! S'exclama Jo.
- On verra demain!
- Tu vas l'embrasser? Me demanda-t-elle en chuchotant.
- Non... pas au premier rendez-vous.
- Foutaise! On s'en tape de premier ou dixième rendez-vous... si il te plait, fonce!
Je souris en secouant la tête, et la fin de journée fut très rapide. Une fois dans le lit avec Owen, la lumière éteinte, il entama la conversation.
- Tu penses que c'est une bonne chose de voir Ryan demain? Demanda-t-il.
- Pourquoi ça ne le serait-pas?
- Je ne le sens pas ce type.
- Il est très gentil, et il fait du droit donc à mon avis ce n'est pas un psychopathe!
- Ah parce que pour toi, tu es criminel selon ce que tu étudies?! Me répondit-il d'un air amusé.
- Oui, et je pense que notre branche est bourrée de criminels.
- Déconne pas... je vais avoir peur de m'endormir à côté de toi maintenant.
- On ne fait qu'aller se promener et manger une crêpe.
- Ce qui signifie que les criminels ne sont pas censés aimer les crêpes?
Je me mis à rire.
- Arrête! Dis-je.
- D'accord, d'accord... Ne rentre pas trop tard c'est tout. Et envoie moi un SOS si tu as besoin que j'accours.
- Oui.
Je me fis rouler jusqu'à lui, déposai un bisou sur sa joue, et roulai vers mon côté du lit.
- Merci.
- Je t'en prie chou.
Puis, on s'endormit.
