Voici un nouveau chapitre…

Merci pour les reviews encourageantes que vous envoyez… Merci aussi à ma formidable correctrice, Fumseck, qui fait un travail génial.

En italique vous trouverez un passage du livre d'Harry Potter et la coupe de feu.

Bonne Lecture!


Le matin de la première tâche, Harry était extrêmement anxieux. Il était comme dans une bulle et ne voyait rien de ce qui se passait autour de lui. Lorsque le professeur McGonagall l'emmena en face de la tente où les champions devaient aller, son stress monta à un niveau qu'il ne croyait pas possible. Le fait de ne pas pouvoir voir les autres concurrents et de seulement entendre la foule n'était pas pour l'aider. Lorsque son tour vint de sortir et se rendre dans l'arène, il avait l'impression que ses jambes étaient rendues de la guimauve.

Dans les estrades, parmi les spectateurs, un homme était tout aussi nerveux. Il avait même de la misère à demeurer assis.

- Calmez-vous mon cher, dit Albus.

- Voyons c'est insensé, il ne pourra jamais réussir cette épreuve, rétorqua Rogue. Vous savez très bien que son niveau de défense n'est pas encore assez élevé pour ça.

- Il ne lui arrivera rien, Severus. Il y a une équipe de spécialiste des dragons qui sera prête à intervenir à tout moment.

- Et s'ils n'agissent pas à temps? Ils n'ont pas l'air vaillant.

- Voyons, Severus, croyez-vous que le ministère aurait engagé n'importe qui? Essaya Minerva pour le rassurer. Voyez-vous même, Charlie Weasley est là.

- Il n'est qu'un gamin, dit Rogue.

- Il est spécialiste des dragons depuis sa sorti de l'école, ses qualifications sont reconnues.

Mais rien ne semblait vouloir rassurer l'enseignant en noir. Et lorsque son fils fit son entrée, après les trois autres concurrents, il perdit le contrôle de lui-même. Il se leva d'un bond prêt à sauter la rambarde pour aller à sa rescousse et se mis à crier, du plus fort qu'il le pouvait, des instructions à ce dernier.

- Fait attention!

- Derrière toi!

- Prends garde aux flammes!

- Garde les yeux sur le dragon!

Albus et Minerva essayèrent de le rasseoir et de le calmer. Mais lorsqu'ils virent que c'était impossible, le directeur stupéfia son enseignant et l'envoya à l'infirmerie. Il jugea qu'il était mieux pour l'homme de ne pas voir l'épreuve, pour le bien de sa santé et celle des autres. Lorsque le sortilège de stupéfication perdit son effet, Harry avait terminé la compétition et était ex æquo avec Krum au sommet des notes. Après les vérifications d'usage, madame Pomfresh laissa partir l'enseignant en lui disant que son fils l'attendait dans son appartement. Severus ne put s'empêcher de courir pour voir dans quel état était son fils à la fin de son épreuve.

Dans la soirée, Harry invita Ron et Hermione à venir célébrer son exploit dans les appartements de son père. Severus écouta religieusement lorsque Ron se mis à décrire dans les moindres détails comment son ami s'était emparé de l'œuf dans le délai le plus rapide. Le jeune homme lui fut surpris par l'attitude de son père qui lui donnait énormément d'affection ce soir-là, devant ses amis. En effet, Rogue passait son temps à prendre son fils contre lui et à lui dire qu'il l'aimait. Et lorsque Hermione se moqua de l'enseignant en l'appelant à nouveau « papa-poule », ce dernier défendit ses gestes :

- J'aurais pu le perdre. C'est dangereux des dragons et un fils ça ne se remplace pas. Imaginez, s'il lui était arrivé quelque chose et que je n'ai jamais eu la chance de lui dire combien il est important pour moi. Je n'ai que lui et j'y tiens! Je veux qu'il le sache.

Ron avait les yeux ronds, et Hermione essayait de retenir son fou rire du mieux qu'elle le pouvait. Voir l'enseignant à la réputation d'être froid et cruel, être si émotif leur semblait paranormal. Ron osa même chuchoter en direction de la jeune fille :

- Je crois que même ma mère n'a jamais été aussi hystérique.


Harry n'aurait jamais pensé que la pire épreuve qu'il ait à franchir durant ce tournoi ne serait même pas noté. Le professeur McGonagall venait en effet de lui annoncer qu'il devrait se trouver une cavalière pour le souper de Noël et qu'il aurait à danser avec la jeune fille. Selon lui, c'était le coup le plus bas qu'il aurait à subir. Il n'avait jamais dansé et jamais il n'avait invité de fille auparavant.

- Papa, j'aimerais te parler, demanda-t-il.

- Oui, je t'écoute, répondit Severus en regardant son fils curieusement.

- Ben… C'est à propos du bal de Noël, tu crois que je suis vraiment obligé d'y assister?

- Je ne comprends pas pourquoi tu voudrais le manquer alors que tu pourrais t'y amuser.

- Je peux rester ici au lieu de m'y rendre s'il te plait?

- Pourquoi voudrais-tu manquer cette fête? Explique-moi ça, demanda Severus.

- Ben…Professeur McGonagall… danse… fille… gêné, balbutia Harry.

Severus éclata de rire.

- Je vois, mon fils est trop gêné pour inviter une fille à danser donc le meilleur moyen qu'il ait trouvé c'est de s'absenter.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle, répliqua Harry offusqué. Je ne sais pas danser et les filles… ben… c'est difficile… jamais invité avant… sûrement me ridiculiser…

- Pour la danse, je pourrai toujours te montrer quelques pas. Et pour les filles, tu sais ce n'est pas une demande en mariage que tu dois faire, ce n'est que pour une soirée. Donc tu n'as qu'à le demander le plus simplement possible. Et un « non » comme réponse ce n'est pas dramatique, y'a assez de fille à Poudlard pour que tu en trouves une. Et si tu veux, je peux demander à une fille de ma maison de t'accompagner.

- Et me retrouver avec Parkinson? Dit Harry avec une moue de dégoût. Non merci, je préfère faire mes demandes moi-même.

- Avec ta beauté et ton charme je suis certain qu'elles se bousculeront pour pouvoir t'accompagner.

- Arrête de te moquer de moi, je suis loin d'avoir le charme et le corps parfait de Krum. C'est pour lui que les filles feront la file, pas pour moi.

Severus trouvait l'attitude de son fils assez cocasse mais il ne voulait pas se moquer de lui puisqu'il se souvenait que lui au même age, il était aussi très gêné avec les filles et n'osait pas les inviter. C'est un peu à cause de ce malaise que Lily Evans s'était retrouvé avec James Potter. Il n'avait pas eu le courage de lui dire assez rapidement combien il la désirait. C'est seulement quelques mois après être sorti de Poudlard qu'il avait enfin réussi à lui parler de ce qu'il ressentait pour elle. Mais elle était déjà mariée et enceinte.


Plusieurs jours plus tard, lorsque Severus demanda à son fils quelle jeune fille devait l'accompagner au bal, ce dernier rougi énormément.

- Qu'y a-t-il?

- Ben, j'ai demandé à Cho, mais elle accompagne déjà Cédric. Et maintenant je ne sais plus qui je devrais inviter.

- Et je suppose que tu n'as jamais pensé à demander à ton amie Hermione?

- Hermione, répéta Harry. Mais Hermione…

- C'est une fille, qui ne devrait pas te gêner puisque vous êtes comme frère et sœur ensemble.

- Je n'avais pas du tout pensé à elle, déclara Harry. J'y vais tout de suite.

Malheureusement pour Harry, Hermione avait déjà été invitée au bal, ainsi que Ginny. Donc il se retrouva à inviter Parvati à l'accompagner. Certains garçons de sa maison furent jaloux qu'Harry se retrouve avec une des plus belles, mais pour le jeune homme, ce n'était qu'un choix de remplacement qui ne l'enthousiasmait pas énormément.

Avec les quelques conseils sur la danse que son père lui donna, le jeune homme fut un partenaire acceptable pour ouvrir le bal, mais le reste de la soirée, il préféra demeurer assis avec Ron et discuter. Il regrettait de ne pas avoir pensé un peu plus tôt à Hermione comme partenaire, elle avait l'air d'avoir tant de plaisir avec l'autre champion, Victor Krum. Ron, jaloux, quant à lui traitait la jeune brunette de traître qui fréquentait l'ennemi. Lorsqu'il décida de retourner enfin à son dortoir, Harry était épuisé et s'endormi aussitôt, dès qu'il posa sa tête sur son oreiller.


Alors que la deuxième tâche approchait, Harry n'avait toujours pas trouvé ce qu'il aurait à faire… Dès qu'il ouvrait l'œuf, un hurlement bizarre se faisait entendre. Ce n'est que lorsque que Cédric Digorry, l'autre champion de Poudlard, vint le voir qu'il eut une idée sur comment découvrir l'énigme. Mais même après avoir trempé l'œuf dans l'eau et avoir entendu la devinette, il ne savait toujours pas comment il s'y prendrait pour réussir l'épreuve. Il se mit à chercher comment il pourrait respirer sous l'eau durant une heure dans tous les bouquins de la bibliothèque jusqu'à s'y endormir. Lorsque Dobby le réveilla le lendemain, il lui remis de la branchiflore et lui indiqua de partir pour le tournoi car il était en retard.

L'épreuve se déroula très bien, même si Harry joua au héro au lieu de sauver seulement celui considéré comme ce qui lui était précieux. Il reçut quarante-cinq points pour son épreuve et restait premier, mais cette fois ex æquo avec Cédric Digorry. Severus était très fier de son fils et le félicita longuement lorsqu'il sortit de l'eau.

Dès le lendemain de l'épreuve, le magazine Socière-Hebdo sortait un article intitulé :

« La blessure secrète de Harry Potter le mal-aimé »

L'article parlait d'Hermione comme l'amie de cœur de Potter mais expliquait que la brunette s'était aussi entichée de Victor Krum. On laissait aussi supposer qu'elle devait sûrement utiliser un filtre d'amour, malgré son interdiction, pour avoir un si grand pouvoir d'attraction sur les garçons célèbres.

Le reportage a rapidement fait sortir Harry et Hermione de leurs gonds. Cette Rita Skeeter écrivait vraiment n'importe quoi pour faire vendre ses torchons. Mais ce qui exaspéra le plus le jeune homme, c'est son père qui en profita pour se moquer un peu de lui en laissant entendre qu'il était sûrement amoureux d'Hermione et qu'il ne voulait pas l'avouer. Harry avait beau lui dire que ce n'était pas le cas, Rogue ne pouvait s'empêcher d'y faire allusion à chaque fois que l'occasion se présentait pour agacer un peu son fils.

Les mésententes entre eux n'avaient pas eu lieu depuis la lettre de Sirius, mais malheureusement, les choses ne restèrent pas ainsi. Lorsque Severus dut aller dans son entrepôt d'ingrédients, il remarqua la disparition de sa branchiflore. Rapidement il alla trouver son fils pour le questionner.

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu t'es servi dans ma réserve sans ma permission ?

- Je ne sais pas de quoi tu parles, demanda Harry. Je n'ai jamais été dans ta réserve.

- Ne me ment pas en plus, tu sais que je déteste ça. Ma branchiflore a disparu et comme par hasard, c'est ce que tu as utilisé pour la deuxième tâche.

- Je ne suis pas allé fouiller dans tes choses, c'est Dobby qui me l'a donné.

- Ne mets pas la faute sur un elfe de maison pour t'en sortir. Tu sais ce que c'est ça ? demanda Severus en sortant un flacon de sa poche. C'est un véritasérum puissant, si je décide de t'en faire prendre, je pourrais te faire dire tous les secrets les plus intimes que tu désires garder pour toi. Alors maintenant dis-moi la vérité avant que je me choque vraiment.

- La vérité, la vérité, explosa Harry, si tu veux vraiment la vérité utilise ce fameux véritasérum si puissant que tu as. Tu verras que je ne te mens pas. Puisque tu ne peux pas me croire, toi mon père, qui pourra me croire. Je n'ai pas l'habitude de duper les autres mais si tu crois que c'est ce que je fais avec toi puisque tu ne me fais pas confiance, utilise les grands moyens. Peut-être qu'ensuite tu pourras m'aimer comme un père le ferait avec son fils et me donner la confiance qu'il lui donnerait.

Harry s'écroula sur le sol en pleurant à chaudes larmes. Il avait le visage dans ses mains et ses épaules sursautaient sous les sanglots. Severus le regardait, incapable de faire le moindre mouvement, honteux de ne pas avoir cru son fils et de l'avoir traité en voleur et en menteur.

Pov Rogue

Je suis ignoble, je ne suis même pas capable de faire confiance à mon propre fils. Je le traite comme un moins que rien alors qu'un vrai père devrait le soutenir et l'aimer. C'est honteux, je suis en train de devenir comme mon propre père avec lui alors que j'ai haïs mon père toute ma vie. Je devrais me mépriser moi-même lorsque j'agis de la sorte. Lui, il m'aime quand même et réclame que je l'aime, alors que je suis si grossier à son égard.

Fin du Pov Rogue

Severus s'approcha de son fils, souhaitant qu'il ne le repousse pas. Il le prit contre lui et essuya ses larmes.

- Je … je …m'excuse sincèrement, dit-il. Je n'avais pas le droit de douter de toi. Tu… tu es un très bon fils, mieux que ce que j'avais imaginé lorsque j'ai décidé de t'adopter. Tu me rends fier. Et je t'aime même si je n'ai pas la bonne façon de te le démontrer.

Harry s'était calmé tout en écoutant son père. Et appréciait ces petits moments où il le serrait contre lui, où il se sentait aimé et apprécié. Mais il aimerait mieux que ces moments n'aient pas lieu à cause d'une chicane mais qu'ils soient naturels. Mais présentement, Harry n'avait pas la force de le demander à son père.

- Je t'aime moi aussi papa et je suis désolé de m'être emporté, fut tout ce que le jeune homme réussi à dire.


La préparation pour la troisième tâche fut beaucoup plus facile. Les champions avaient été avertis que cette épreuve se déroulerait dans un labyrinthe et qu'ils devraient s'en sortir en affrontant des bêtes diverses. Harry révisa donc toutes les leçons qu'il avait apprises dans le passé dans ses cours de DCFM et lut même quelques volumes intéressants qu'il trouva à la bibliothèque sur le sujet. Severus était fier de voir son fils travailler de lui-même pour une fois et s'appliquer ardemment à la tâche.

Harry avait tellement bien travaillé, qu'il était confiant en ses moyens pour la dernière épreuve. Avant de pénétrer dans le labyrinthe, son père le serra contre lui et lui souhaita bonne chance. Il fit le chemin sans trop de problème, se permit même d'aider son rival, Cédric Digorry par deux fois, mais rendu à l'accromentula, il se fit prendre dans une des pinces de l'araignée. Et lorsque la bête le lâcha, Cédric et lui étaient à distance égale du trophée. Cette fois, ce fut au tour de l'autre garçon de l'aider.

Il prit Harry par le bras et l'aida à avancer en boitillant vers le piédestal sur lequel était posé le trophée. Tous deux tendirent alors la main vers chacune des anses de la coupe qui scintillait sous leurs yeux.

- À trois, d'accord ?dit Harry. Un…Deux…Trois…

D'un même geste, ils saisirent chacun une anse du trophée.

À cet instant, Harry ressentit une secousse quelque part au niveau du nombril. Ses pieds avaient quitté le sol et il n'arrivait plus à lâcher le trophée des trois sorciers qui l'entraîna comme une tornade dans un tourbillon de couleurs, Cédric toujours à côté de lui.

Le trophée était en fait un portoloin et maintenant les deux garçons se trouvaient dans un cimetière. Rapidement, Harry entendit une voix dire :

- Tue l'autre.

Il y eut comme un souffle de vent et une deuxième voix perçante lança dans la nuit ces mots terribles :

- Avada Kedavra !

Cédric était mort à côté de lui par l'impardonnable qu'il avait reçu. Rapidement, une main saisi le survivant et le traîna vers une pierre tombale. Harry eut le temps de lire l'inscription, Tom Jedusor, avant d'être ligoté à celle-ci.

Incapable de bouger, il regarda Queudver faire l'incantation qui redonna son corps à Voldemort. Il ne put même pas se défendre lorsque l'animagus lui coupa l'avant-bras pour lui prendre quelques gouttes de sang. Il était trop solidement attaché. Et même lorsque son rival appela ses mangemorts il n'y put rien. Il ne pouvait être que le spectateur d'une scène dont il finirait par devenir l'acteur malgré lui.

Au moment où Voldemort fini par le détacher et l'inviter à se battre en duel avec lui, Harry se concentra sur l'espoir de revenir vivant. Sa motivation : revoir Severus. Ce qui se déroula par la suite, était tout à fait inconnu et spécial pour le garçon. Alors qu'il voulut lancer un sort au même moment que Seigneur des Ténèbres, un étroit faisceau lumineux relia les baguettes. Les deux duellistes se retrouvèrent enfermés dans un dôme d'or, semblable à une immense toile d'araignée. Puis, étrangement, le corps de Cédric apparu devant lui, comme sortant de la baguette de son adversaire. On aurait dit un fantôme. Il fut suivit du corps d'un vieil homme, et ensuite Harry identifia Bertha Jorkins puis finalement, les corps de sa mère et son père apparurent. Puis, lorsque le fantôme de son père lui donna le signal, Harry coupa le lien entre les deux baguettes et couru le plus vite qu'il put vers le portoloin, ramenant avec lui le corps de son compagnon d'école.


Rapidement la mort de Cédric Digorry fit le tour de l'assistance et lorsque Rogue vit l'état de son fils à son retour, il voulut se précipiter sur lui pour le soigner. Mais la foule l'empêchait d'avancer aussi vite qu'il le souhaitait. Cela donna la chance au professeur Maugrey d'emmener Potter avec lui dans son bureau. Il lui révéla sa véritable identité ; Barty Croupton jr. Mangemort toujours fidèle à la cause de Voldemort, celui qui a mis son nom dans la coupe de feu pour pouvoir le livrer à son Maître. Au moment où le faux Maugrey contait son histoire à Harry, la porte vola en éclat et Albus, Minerva et Rogue entrèrent. Severus se rua sur son fils pour s'assurer qu'il était correct.

- Il faut l'emmener à l'infirmerie, dit Severus.

- Non, dit sèchement Dumbledore.

- Mais, regardez-le… Il a été suffisamment éprouvé ce soir…

- Il doit rester, Severus, répliqua Dumbledore d'un ton abrupt. Harry a besoin de savoir ce qui c'est passé. Il est nécessaire de comprendre la réalité avant de pouvoir l'accepter et seule l'acceptation de la réalité peut permettre la guérison. Il faut qu'il sache qui lui a imposé l'épreuve qu'il a subie ce soir et pourquoi.

Les explications furent simples. Le faux Maugrey étant en réalité Barty Croupton jr. Qui utilisait l'apparence du vrai Maugrey grâce au polynectar ! Le vrai Maugrey était enfermé dans une malle dans le bureau de l'imposteur. Croupton avait l'ambition de devenir le serviteur le plus apprécié du Seigneur des Ténèbres et était près à tout pour ça. C'est même lui qui avait fait en sorte que Potter reçoive des indices pour les épreuves et il avait même facilité les choses pour le jeune homme dans le labyrinthe pour être certain qu'il serait le premier à toucher le trophée qu'il avait transformé en portoloin.

Lorsque son récit fut terminé, Albus se rendit dans son bureau suivi de Severus et son fils. Là-bas les attendait Sirius sous sa forme animagus. Le vieil homme demanda à Harry de leur raconter ce qui c'était passé au moment où il avait touché le trophée jusqu'à son retour. L'épreuve fut difficile pour le jeune homme, qui revivait tout en racontant chaque moment de la soirée, la mort de Cédric, la résurrection de Voldemort, l'arrivé des mangemorts, son duel avec son ennemi et l'apparition de ses parents.

Ensuite, Harry fut envoyé à l'infirmerie tandis que Dumbledore en profitait pour avertir le ministre du retour de Voldemort. Mais le ministre refusa de croire dans le retour de vous-savez-qui et préféra faire la sourde oreille à la demande du directeur d'avertir la population de la situation.

- Tous ceux qui sont prêts à accepter la vérité doivent être immédiatement avertis, dit le vieil homme. Molly ? Je peux compter sur Arthur et toi ?

- Bien sur, répondit-elle.

- Bien, Sirius, j'aimerais que tu ailles avertir Rémus, Arabella Figg, Mondigus Fletcher et tous les anciens.

-J'y vais, fit l'animagus.

- Severus, dit Dumbledore en se tournant vers Rogue. Vous savez ce que je dois vous demander. Si vous êtes prêt…

- Non, il n'en est pas question, s'opposa l'enseignant. Je ne laisserai pas mon fils seul avec un tueur fou en liberté.

- Severus, ici il y aura toute la protection dont Harry pourra avoir besoin. Et vous devez y aller, vous êtes le seul apte à le faire. Et lorsque vous reviendrez, votre fils sera parfaitement remis et il vous attendra. Partez immédiatement, plus tôt ce sera mieux ce sera.

Lorsque Rogue vit qu'il n'y avait rien à faire qu'il n'existait aucune possibilité que le directeur change d'avis, il s'approcha de son fils et le serra contre lui.

- Je n'ai pas le choix, je dois y aller, expliqua-t-il.

- Où dois-tu aller ? demanda son fils.

- Désolé Severus, mais je lui expliquerai après, tu dois partir au plus vite, fit Albus.

- Tu reviendras quand ? questionna Harry.

- Je ne sais pas quand je reviendrai mais je veux que tu saches que je t'aime et que je suis fier d'être ton père. Prends soin de toi et fait attention en tout temps.

Des larmes coulaient sur ses joues et il ne fit rien pour les arrêter. La mission que le directeur lui demandait était pénible pour lui et la séparation temporaire d'avec son fils était encore plus difficile. Lorsque Dumbledore vint lui toucher délicatement l'épaule pour lui signifier qu'il devait partir il se tourna une dernière fois vers son fils :

- Je t'aime vraiment, lui dit-il en enlevant le pendentif qu'il avait sur lui et en le déposant dans la main de Harry.

Harry regarda Severus partir, sans toute fois bien comprendre pourquoi il devait le faire. Le jeune homme avait le cœur gros et aurait tellement voulu rester dans les bras de son père. Albus expliqua la mission de son enseignant au jeune homme, son rôle d'espion.

-Vous l'envoyez directement dans la gueule du loup, s'écria Harry scandalisé. Vous êtes ignoble, c'est monstrueux. Vous m'enlevez mon père pour pouvoir avoir un avantage avec votre guerre ! Vous ne pouviez pas faire votre sale travail vous-même alors vous envoyez une autre personne à l'abattoir à votre place.

- Ce n'est pas ce que tu crois, Harry, mon garçon, calme-toi un peu, lui demanda le vieil homme. Severus est celui qui est le plus qualifié pour cette mission et il est déjà un mangemort. Ce serait trop long et compliqué d'essayer de faire infiltrer une autre personne.

- Mon père n'est pas un jouet de guerre que vous pouvez utiliser à votre aise.

- Harry, tenta Minerva.

Mais c'était trop tard, le jeune homme venait de quitter l'infirmerie à la course en hurlant la douleur qui l'habitait.


Voilà… Suite au prochain chapitre… Comment croyiez-vous que Severus va s'en sortir face à Voldemort ?

N'oubliez pas de laisser un petit commentaire… ;)