Titre Anglais: Go with the tide II
Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Bêta Traductrice : Remus Lupin James
Bêta correctrice : Daphlanote
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Black Siri /louxor
Rating : k+
État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er tome (22) 2ème tome (21)
État de la fic en français : 14; Traduit : FINI
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Nous avons l'autorisation de traduire cette histoire
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*petit message d'Onarluca*
Nous avons besoin impérativement de Bêta traductrices
(qui vérifie par rapport à la version original si la traduction est bonne)
Car nous avons plein de chapitres traduits.
Mais comme vous avez pu le remarqué, il n'y a pas de mise à jour.
La raison est simple, les chap ne sont pas bêta traduit
Nous avons à ce jour qu'une bêta traductrice
Deplus, septembre sera l'arrivé de fin de fic et nouvelle fic (allez voir sur le profil)
Pour me joindre envoyez-moi un mail à l'adresse suivant :
Onarluca (orange).fr
* fin du message d'Onarluca *
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Bonne lecture!
Eni et Onarluca
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Chapitre 14
Sirius et Draco, ne sachant trop comment réagir, se fixaient avec attention. Sirius se passa nerveusement la langue sur les lèvres.
« Euh. Bienvenue chez moi, je suppose. Il n'y a pratiquement plus de créatures indésirables. »
« Créatures ?» répéta Draco en inclinant la tête.
« Ouais - sauf un épouvantard dont on n'arrive pas à se défaire. Donc tiens-toi prêt à lancer un Ridikulus, dès que tu vois quelque chose d'effrayant, ok.» confirma Sirius avant de conduire Draco jusqu'à la chambre qu'il pourrait occuper.
« Alors c'est ça, hein, le quartier général de l'Ordre ? »
« À défaut d'autre chose. Quant à moi, je dois dire que je suis plutôt surpris que Lucius ait pu engendrer quoi que ce soit de positif. » jouta Sirius avec son habituel manque de tact. Draco se mordit nerveusement les lèvres et détourna le regard.
« Et bien, en théorie, je fais également partie de votre famille, n'est-ce pas ? »
« Ma famille n'est pas tellement mieux.»
« Si vous y incluez ma mère, je devrais tenir un peu plus de mon père… » répliqua Draco, irrité.
Sirius se retourna pour le regarder en face, avant d'éclater bruyamment de rire.
« Non, ne t'inquiète pas. Narcissa est probablement la raison pour laquelle que tu es comme tu es. Bref, voilà ta chambre, fais comme chez toi. »
Draco jeta un coup d'œil à la pièce, typique de celles qu'on trouve dans les vieux manoirs, avec un grand lit joliment ouvragé, un fauteuil, une large fenêtre et un immense tapis recouvrant le plancher. Il hocha la tête.
« Merci... euh, dites-moi... comment puis-je vous appeler ? Monsieur Black ? »
« Sirius suffira. » répondit l'ancien détenu alors qu'il s'apprêtait à sortir de la pièce. Draco déglutit nerveusement en regardant autour de lui.
«Sirius ? »
Celui-ci se retourna.
« Est-ce que vous pensez que Potter va s'en sortir, cette fois ? Que toute cette histoire va bien se terminer ? »
« Tout ce que je sais, c'est que se ronger les sangs n'y changera rien » affirma Sirius, après un long silence, remontant le couloir vers la chambre de Buck.
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Le regard de Dumbledore s'assombrit face à ce qu'Harry venait de dire. Le garçon cambra de nouveau son dos vers l'arrière en hurlant de douleur, tendant les mains comme pour atteindre quelque chose ou quelqu'un. Remus se rua pour lui prendre la main, mais le directeur le retint.
« Aidez-moi » murmura Harry. Le vieil homme laissa alors Remus lui tenir la main, soutenant lui-même Harry en lui maintenant la tête.
« Qu'as-tu vu ? » demanda Dumbledore, sous le regard incrédule de Remus.
« La Maison… une pièce pleine de mes fidèles serviteurs... je les retrouverai, et je les tuerai, tous. AAAARGH ! » Harry se jeta en arrière, et sa voix changea de nouveau.
« N'imagine même pas poser la main sur moi, immonde créature » siffla le jeune homme d'une voix lugubre et métallique, si différente de la sienne. Il agita la main et envoya Remus valdinguer à l'autre bout du bureau. Le jeune homme gloussa une nouvelle fois.
« Combats-le, Harry. Tu es plus fort que lui » encouragea Albus. Le garçon posa lentement sur lui des yeux dont les pupilles dilatées d'un noir profond brillaient à présent d'un éclat écarlate.
« Ce n'est pas un misérable garçon qui pourra me tenir tête, Dumbledore. Combien de temps croyais-tu encore que j'allais le laisser m'espionner sans qu'il en paye le prix ? » Harry le regarda d'un oeil mauvais et se remit à rire, tout en continuant inlassablement de tenter de se soustraire à la prise que Dumbledore maintenait à l'arrière de sa tête, mais le vieil homme tenait bon.
« Ceci est une grossière erreur, Tom. »
« Commise de TON côté, vieil homme! Écarte-toi de moi! Ahhhhhh ! » Harry retrouva son timbre de voix habituel, douloureux et effrayé puis tout son corps se mit à trembler. Une goutte de sang s'écoula de sa cicatrice et Harry haleta.
« Je n'arrive pas à le repousser, aidez-moi ! Il ne me laissera pas reprendre le contrôle, je vous en prie, aidez-moi ! » murmurait Harry d'une voix saccadée, les yeux de nouveau immobiles, fixés sur le vide devant lui. De sa main libre, le vieil homme attrapa celle du jeune homme qui battait l'air et regarda Remus qui se relevait péniblement.
« Va chercher Sombre, le plus vite possible. Nous jouons serré, sur ce coup » ordonna-t-il avant de se retourner vers Harry alors que Remus se ruait hors du bureau.
« Harry, j'ai besoin que tu sois fort, maintenant. Choisis un souvenir qui t'est cher et que tu ne partages pas avec Tom. Raccroche-toi à cela, et je t'aiderai à te débarrasser de lui. »
« Ne le laissez pas reprendre le contrôle de mon corps… C'est douloureux… Quelque chose… Faites juste quelque chose » murmura Harry à bout de souffle.
« Harry. Il est très important que tu… m'aides en premier » dit-il, regrettant de devoir en demander toujours plus au jeune homme.
« Ne le combats pas, laisse-le parler. Quand cela deviendra trop dur pour toi, je le saurai et je te protégerai. Peux-tu faire cela pour moi, Harry ? Je ne le ferai que si tu me donnes ton accord » continua-t-il d'une voix douce. Harry, transpirant abondamment, prit une grande inspiration et acquiesça brièvement.
« Accroche-toi à un souvenir qui t'est propre, qui n'appartient qu'à toi ! » répéta Dumbledore. Harry rejeta violemment la tête en arrière en haletant fortement puis, se relâcha complètement, son visage, d'ordinaire empreint de bonté, prenant une sinistre expression de tueur en série.
« Est ce que votre chat a le garçon, vieil homme ? » demanda-t-il en ricanant de nouveau.
« Tom, je te le répète encore une fois. Tu ne gagneras rien à cette situation si ce n'est une grande douleur » le prévint Albus d'une voix douce, tout en sachant parfaitement que Voldemort ne l'écouterait pas.
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Remus se précipita vers les cachots comme un dément, se frayant un chemin à travers le flot des étudiants qui le regardaient d'un air interrogatif.
« Sombre! Sombre, où es-tu !? »
« Professeur, je crois que Sombre est parti avec Draco » lui répondit une élève de Serpentard. Remus se mordit les lèvres et alla voir dans la salle de cours de Potions. Arrivé dans le bureau de Snape, il regarda tout autour de lui.
« Par Merlin de toutes les fois, il a choisi celle-là pour arriver en retard ! »
Soudain, le feu de cheminée crépita et le chat s'avança dans la pièce, la queue en panache. Remus saisit d'un geste vif le birman qui ne se doutait de rien et se remit à courir, visiblement peu concerné par les feulements de protestation de l'animagus.
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Dumbledore tentait de soutenir Harry à la base de la nuque, mais une main vint déloger la sienne. Harry ne tâtonnait plus à l'aveuglette : il avait retrouvé l'usage de ses yeux et les avait plantés dans ceux du vieil homme.
« Va-t-en, je revendique mes droits sur le corps de ce garçon » ordonna-t-il.
« Je ne peux pas faire cela, Tom, c'est impossible. En plus, ce n'est pas correct de prendre possession du corps des gens de cette manière » répondit le directeur d'un ton aimable, démenti par ses yeux durs et inflexibles. Harry gloussa de nouveau et pointa sa main vers le vieux sorcier.
« Le garçon a un don intéressant » dit-il avec un sourire mauvais.
« Le garçon en a de nombreux, Tom » acquiesça Albus, tout en ancrant plus profondément ses pieds au sol.
« Dont la plupart qu'il tient de moi ! Il me les a volés et il doit en être puni ! »
« Ne crois-tu pas qu'il l'a été suffisamment ? »
La porte s'ouvrit et Remus accourut avec le chat. Sombre s'approcha d'Harry en un bond agile.
« Dites à cette ordure de quitter le bureau avant que je ne le mette en pièces » ordonna Harry.
« Ce n'est pas la peine de devenir vulgaire, Tom » coupa le vieil homme en utilisant un ton qu'il savait mettre le mage noir hors de lui. En effet, l'expression d'Harry changea alors que son corps s'arquait de nouveau en laissant échapper un hurlement horrible, celui d'Harry qui avait réussi à se faire entendre une fois de plus avant que Voldemort ne reprenne le contrôle.
« Il ne parviendra pas à m'arrêter ! »
Sombre avait le poil hérissé et les oreilles plaquées en arrière, mais ne se transformait pas, sachant que ce n'était pas une bonne idée. Harry s'affaissa de nouveau dans le fauteuil, toujours maintenu par la poigne du directeur. Ses yeux roulèrent dans leur orbite et son visage prit une expression horrible. Albus ferma les yeux et sembla rassembler toute sa volonté ou lancer un sortilège car le jeune homme commença à convulser dans un effort désespéré pour échapper au contact de son aîné. Remus repoussa le garçon dans sa chaise alors que Dumbledore semblait de plus en plus en difficulté.
« Tu ne retourneras pas ça contre moi ! Je l'emmènerai avec moi si tu n'abandonnes pas ! » articula-t-il, avec une intonation étrangère au jeune homme, les –s accentués, sifflant presque. « Noooonnn ! » Il se remit à crier. Un reflet écarlate sembla embraser soudainement ses pupilles déjà dilatées et il se mit à siffler. Sombre se rapprocha en entendant parler Fourchelangue, ce qui faisait trembler Remus, alors que Dumbledore, les yeux toujours fermés, continuait ce qu'il était en train de faire, quoi que cela puisse être.
Soudain, un éclair de lumière verte envahit la pièce, projetant tout le monde contre les murs. Seul Harry était resté à sa place, avachi dans le fauteuil, les yeux mi-clos et fixes, la respiration difficile. Remus fut le premier à reprendre ses esprits.
« Harry ? » appela-t-il, inquiet.
« C'est… Moi » répondit-il d'une voix faible, avant de se mettre à tousser. Snape reprit immédiatement sa forme humaine pour aider le loup-garou pendant que Dumbledore appelait Fumseck.
Un filet de sang s'écoulait d'un coin de la bouche d'Harry.
« Potter, restez avec nous quelques secondes » intima vivement Snape, tout en tentant de maintenir Harry conscient, au moins le temps de trouver la potion adéquate à lui administrer.
« …Pense… Incapable… Il est… M'a tué » dit Harry d'une voix faible avant de perdre connaissance.
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Pansy Parkinson était inquiète alors qu'ils retournaient douloureusement vers Poudlard juste à temps pour le dîner.
« Mais comment va-t-on réussir à suivre Malfoy jusqu'à l'endroit où il se cache ? Le Seigneur des Ténèbres nous tuera sans hésiter si nous échouons, et cela sera de ta faute ! » se lamenta-t-elle. Mais Blaise ne se sentait pas d'humeur pour débattre avec Pansy.
« Tout d'abord, c'est de ta faute à toi, s'il s'est échappé, Parkinson. Alors ne me prends pas la tête avec tes petites peurs insignifiantes. Je m'en occupe. Toi, assure-toi que Crabbe et Goyle ne parlent pas de la réunion. Garde leur bouche pleine » répondit-elle sèchement en s'éloignant avant que Pansy n'ait le temps de répliquer. Celle-ci grinça des dents, agacée de voir comment Blaise, encore quasi invisible l'année précédente, avait subitement pris la tête du groupe. Même après avoir lancé un sort sur une première année de Poufsouffle qui se trouvait sur son chemin, elle n'arrivait pas à se sentir satisfaite.
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Ron et Hermione se glissèrent discrètement dans l'infirmerie après le dîner. Ils se faufilèrent jusqu'au lit d'Harry et regardèrent leur ami, endormi sous l'effet des potions. Ils espéraient qu'au moins, le calme glacial émanant d'Harry et sa respiration légère et presque imperceptible soient causés par les potions.
« Tu penses qu'il ira bien ? » chuchota Ron. Il se mordit la lèvre en laissant son regard s'attarder sur la peau pâle de son ami, les yeux clos et cernés, les mains d'ordinaire si lestes qui reposaient immobiles sur les draps, les doigts relâchés et inutiles.
« Harry s'en sort toujours… Il s'en remettra. Il n'a pas le choix » affirma Hermione malgré sa voix hésitante. Ce n'était pas la première fois qu'Harry se retrouvait à l'infirmerie, souvent à cause de ses visions, mais cette fois-là semblait différente. Le professeur Lupin n'avait pas emmené Harry à l'infirmerie mais dans le bureau du directeur et ils y étaient restés pendant presque une heure entière. Puis, comme si on l'avait prévenue, le professeur McGonagall les avait surpris, tapis près de la gargouille et avait insisté pour qu'ils s'en aillent, eux et tous les étudiants qui commençaient à affluer. Comme s'ils voulaient que personne ne voient ce qui en sortirait. Ils s'étaient éloignés, mais étaient revenus presque aussitôt, dissimulés sous une cape d'invisibilité qu'Harry avait fourni au groupe de travail.
Jamais Ron ou Hermione n'avait vu la silhouette de leur ami si affaissée, ou sa cicatrice en sang, ou même le professeur Dumbledore l'air aussi empressé et inquiet.
« Que s'est-il passé, à ton avis ? »
« Il a eu une vision, je suppose ». Hermione poussa un soupir en caressant le dos de la main d'Harry qui reposait sur les couvertures. Elle était froide et moite. La jeune fille frissonna.
« D'habitude, il n'a besoin que d'une potion ou deux pour se remettre d'une vision. J'ai peur, Hermione. »
« Moi aussi » répondit-elle d'une voix basse. Un pop retentit.
« Il survivra. » Une voix profonde s'éleva d'un coin sombre de la pièce, faisant sursauter les amis du malade. Snape s'avança vers eux et se laissa tomber sur une chaise. Lui aussi semblait fatigué. Les deux Gryffondors le regardaient avec insistance, ne sachant pas trop quoi dire. Snape fit claquer sa langue et lança d'une voix irritée :
« Retournez dans vos dortoirs. Madame Pomfresh ne va pas tarder à revenir, elle sait très bien reconnaître le bruit d'une métamorphose animagus. Mr Potter vous rejoindra probablement demain. »
Ne sachant trop que faire de mieux, Ron et Hermione sortirent de l'infirmerie, se dissimulant sous la cape d'invisibilité. Snape se retourna vers le jeune homme souffrant qui était étendu devant lui.
« Vous avez intérêt à ne pas me faire mentir, Potter » murmura-t-il doucement, avant de se retransformer en Sombre pour reprendre sa garde, tout comme Harry l'avait fait pour lui à de nombreuses reprises.
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À peine deux heures avant le petit-déjeuner, Dumbledore convoqua dans son bureau les professeurs Lupin et Snape. Sirius était déjà présent, l'air hagard. Il venait tout juste d'être mis au courant de la situation d'Harry.
« Comment va-t-il ? » demanda-t-il dès l'arrivée du maître des potions. Contrairement à leurs échanges habituels, Severus n'usa pas de répliques cinglantes. À la place, il répondit simplement :
« Il s'est réveillé plusieurs fois aujourd'hui. Je pense qu'il sera de nouveau sur pied vers midi, mais il est encore très faible. »
Contrairement à leurs échanges habituels, Sirius ne s'emporta pas. Il se contenta de hocher la tête en regardant ses mains. Le directeur se leva pour attirer l'attention de chacun.
« J'ose affirmer que Fumseck nous cèdera autant de larmes que nécessaire. Harry se remettra suffisamment vite. »
« Une autre vision comme celle-ci et il pourrait bien y laisser la vie ! » coupa Remus, mettant ainsi des mots sur les peurs de chacun.
« Bien, la raison pour laquelle je vous ai appelé ici est justement d'agir avant qu'une autre vision ne survienne. Cependant, pour plus de sécurité, je voudrais que vous enseigniez au jeune Harry comment fermer son esprit aux attaques extérieures. J'ose espérer que vous lui apprendrez aussi bien que pour Miss Zabini, Severus. »
Snape acquiesça brièvement.
« Bien, à présent, l'autre raison pour laquelle je vous ai appelé, est que j'ai reçu des nouvelles du ministère. »
Les trois hommes se rembrunirent.
« Le Premier ministre Verpey m'a raconté ce qui s'est passé et en échange, il compte sur nous pour assurer sa… sécurité, physique et mentale. »
« Il a bien raison » pouffa Sirius.
« Mr. Verpey a vu ses dettes envers les gobelins réglées par McNair qui fût, à l'origine, celui qui s'est assuré que Lucius Malfoy ne reçoive pas le baiser du Détraqueur. Il tire les ficelles dans l'ombre du ministre en le menaçant avec l'affaire des gobelins. Lucius a, en réalité, été autorisé à s'échapper d'Azkaban, et dans la foulée, il recevait des ordres sur sa façon d'agir au sujet de Poudlard et de nous-même. »
«Abomination visqueuse ! » coupa de nouveau Sirius.
« On peut se passer de tes commentaires, Black » claqua Snape.
« Au contraire, ils sont indispensables » claqua Sirius en retour.
« En tout cas, il est prêt à se placer sous les ordres de ses… correspondants, peu importe ce que nous demandons. Il est certain que Tom agira rapidement maintenant que les Inquisiteurs sont partis. Miss Zabini lui a fait savoir qu'il était possible de détecter le quartier général. Je pense, néanmoins, qu'il serait plus prudent que le Ministre corrobore ses dires » continua Dumbledore. Les trois hommes acquiescèrent.
« Severus, nous allons encore avoir besoin de vos compétences. Je suis certain qu'à présent, le Fidelius de la potion qui a tué le ministre Fudge peut être brisé » continua Albus en se tournant vers Snape.
« Oui, Mr. le Directeur. Cependant, il faudra être très prudent ou le Gardien du Secret le sentira… Et Bellatrix Lestrange ne se laisse jamais duper. »
« Je pourrai aider, » répliqua Sirius avec un petit air de dégoût.
« Je doute qu'elle le ressente si elle est occupée par autre chose… » commença Remus pensivement.
« Comme quoi ? » demanda Sirius.
« Comme essayer de combattre et de surmonter les effets d'une potion qui influe le mental de celui qui la prend. Je la préparerai et m'assurerai qu'elle l'ingère » répondit Snape, les yeux brillants à l'idée de pouvoir rendre la pareille à cette chère Bella.
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Harry se réveillait lentement, les bruits autour de lui devenant de plus en plus précis au fur et à mesure qu'il se sentait reprendre conscience. Il tâtonna autour de lui et sentit les couvertures. L'infirmerie. Combien de temps ai-je été inconscient ? Il s'appuya légèrement sur une épaule, mais une vague de vertige le submergea et il retomba en arrière.
« Non, non, non, ne vous redressez pas tout de suite, buvez ça d'abord. » Il entendit les bruits de pas lourds et empressés de l'infirmière qui lui passa une main attentive derrière la tête pour l'aider à boire quelque chose dont le goût s'assimilait à un diabolo menthe. L'énergie de la potion gazeuse envahit son corps avant même qu'il eût terminé de l'avaler.
« Comment vous sentez-vous, Harry ? »
« Je me sens mieux » répondit-il. « Est-ce que je peux m'en aller ? »
« Non, impossible. Vous êtes encore beaucoup trop faible. Mais vous pouvez recevoir de la visite, je pense qu'ils arriveront d'ici cinq minutes, après les cours de la matinée, vous comprenez » répliqua Madame Pomfresh en le rebordant. Harry soupira, appréciant le fait que son esprit soit de nouveau libre, le laissant se reposer dans l'obscurité rassurante de sa cécité, se protégeant ainsi des images de dangers, de désespoir et d'horreur. Il sourit en sentant les pattes d'un chat qui sautait légèrement sur son lit.
« Bonjour Professeur » chuchota-t-il pour ne pas alerter l'infirmière. Il pouvait sentir la fourrure soyeuse de la queue de Sombre sous ses doigts et la façon dont le chat se frottait contre lui pour montrer toute la satisfaction qu'il tirait du traitement prodigué par le jeune Gryffondor. Harry crut même entendre un ronronnement quasi inaudible, il n'imaginait pas son professeur se remettre à ronronner ouvertement maintenant qu'Harry connaissait la véritable identité de Sombre. Il esquissa même un mince sourire, une main posée sur le dos du chat comme pour se rassurer.
« Je suis de retour » dit-il avec soulagement. Il espérait que jamais, au grand jamais, il n'aurait à se battre de nouveau contre Voldemort pour le contrôle de son esprit.
À suivre
