21 novembre 1993 (suite)

Ginny était resplendissante dans ses robes de luxe, sous ses robes noires de velours elle portant un chemisier en soie d'accromentule et des jupes finement ouvragée. Ginny s'inquiétait peu de savoir a qui avait appartenu ces vêtements : ils étaient siens maintenant. Elle avançait dignement dans Poudlard, lorgnant quelques élèves d'un regard méprisant et une aura noire était presque perceptible autour d'elle... Pourtant cela n'empêchait pas les ragots, les moqueries et les insultes en catimini. La rouquine nota mentalement tout ceux qu'elle entendait en leur promettant milles souffrances par l'avenir.

Après son bain Ginny avait aspiré une bonne part de la magie noire contenue dans la marque de Marcus, le faisant tomber à genoux sous la douleur. Il devenait trop faible, peut être devrait elle trouver une autre source, cela serai bête de se retrouver avec un cadavre sur les bras "encore une fois" pensa-t-elle. Sauf qu'un corps vidé intégralement de sa magie n'est pas réanimable contrairement à un corps pétrifié...

La petite Greengrass, qui avait déjà apporté son repas a Ginny au début de l'année, se précipita maladroitement vers Miss Weasley lorsqu'elle la vit seule devant la salle de cours. Sans un mot elle lui tendis un croissant dont Ginny se saisi froidement. À quoi jouait la cadette ? Ce ne pouvait être le travail de Marcus puisqu'elle avait commencé à agir avant qu'il ne croise le chemin de Ginny. Elle n'avait d'ailleurs pas la marque. La routine la scruta quelques instants de son regard noircie avant de demander sèchement :

«Pourquoi ? »

Astoria se mît à paniquer « Parce que ... On m'a raconté... On dit que le Lord vous a marqué comme nul autre... Certains disent que vous êtes princesse des ténèbres... Vous êtes destinée à de grandes choses et c'est un honneur de vous servir... » Ginny pouffa, ce qui n'arrivait pour ainsi dire jamais, et fit un sourire presque bienveillant à Astoria.

«Soit. Demain tu me prendra des toast aux œufs et au bacon. Ainsi qu'une flasque de jus de citrouille dans laquelle tu demanderas à Marcus Flint de verser quelques goutes de sang. » elle fit une pause pour se délecter de l'air effaré de la blondinette «Ne t'en fais pas, il s'exécutera. »

Astoria acquiesça et elles ne se croisèrent plus de la journée. Les nouveaux atours de Ginny lui valurent des regards curieux et quelques nouvelles rumeurs, les jumeaux vinrent même lui poser des questions mais elle répondit bêtement qu'elle avait fait quelques prouesses en couture assortis d'un sortilège d'illusion (ce qui était grotesque, aucun sortilège ne pouvais donner ce brillant ni cette douceur de velours à un tissu de mauvaise qualité). Elle s'appliqua silencieusement à ses cours, repensant sans cesse à cette appellation de "princesse des ténèbres" qui lui plaisait tant. Ce que Tom pouvait lui manquer...

A la fin de la journée, Ginny retourna dans son dortoir. Ses camarades furent presque surprises de l'y trouver, comme si elles avaient oublié son existence. Elle y déposa son sac de cours, fit ses devoirs dans la salle commune et disparut dans la bibliothèque. Elle se souvenait avoir entendu Hermione parler d'un livre de sorts consacré à l'architecture et à la transformation des lieux... Elle avait besoin de rendre la chambre des secrets plus saine, si elle ne voulait plus attirer l'attention par sa puanteur. Et elle devait également protéger l'endroit avant qu'un professeur ne se rende compte que quelqu'un avait rouvert la chambre.

oOoOoOo

Évidement, Astoria avait accouru auprès de Marcus pour lui poser quelques questions. Il s'était suffit d'u mot pour qu'il comprenne et ne se fige.

«Non. Non, non, non... Oh Astoria... Tu n'as pas idée du cauchemar dans lequel tu t'es précipitée... » Et lorsqu'elle l'interrogea du regard il releva sa manche, dévoilant une marque devenue rouge et saignante sur une chair violacée. La petite fille se recula face à la laideur du spectacle, elle réalisait qu'elle avait sans doute pris une mauvaise décision, mais c'était trop tard. « Tu en a informé le seigneur ? » demanda-t-elle.

«Je n'ai plus de seigneur, elle est ma seule maîtresse. Je n'existe plus que pour la servir.

«Mais comment... ?

«Je ne sais pas. Elle fait cette chose avec la marque... On dirait qu'elle s'en nourrit. Et plus elle aspire son pouvoir plus elle change. Et plus je deviens son esclave. »