Forks High School Intrigues
Hey everyone !
Merci pour vos reviews ! Presque 340 reviews à présent ! Vous êtes géniaux !
Un grand merci à ma Lisa qui a lu toute ma fic depuis le début et qui chaque matin me disait ses impressions !
Un énorme merci et de gros bisous à toutes mes pipelettes foldingottes du site « Songe d'une Nuit d'Eté – Twilight-Fascination » qui ont laissé des reviews, qui m'ont lue ou qui m'ont encouragée sur le site ! Merci donc à Helvin, Morgan, Pimprenelle, Gio, Renesmée et toutes les autres !
Bon, je vous ai assez retardé. Je me tais.
Good Reading & Enjoy !
Bichette
Chapitre 14 : Silver Coin
Silver Coin – Angus & Julia Stone
Flash Back
Lauren venait tout juste de quitter les toilettes. Dans le couloir, les élèves pliés en deux, riaient aux larmes. Tanya semblait regarder l'écran de son appareil photo numérique, un sourire satisfait étirant ses lèvres. L'agitation passée, M. Walker et Mme. Cope regagnèrent leurs bureaux respectifs tranquillement, l'histoire de Lauren ayant fait leur distraction de la journée. Les garçons en profitèrent pour discrètement se glisser dans les toilettes et ainsi réinstaller les miroirs. De toute façon, personne ne leur prêtait attention, trop occupés à s'extasier sur ce qui venait de se passer, ou de commenter l'évènement.
Alors que je me tournais pour prendre le chemin opposé afin de me rendre au parking, un fort murmure débuta.
– Mais si, je te jure. C'est le sien …
– Elle aurait très bien pu coudre les lettres dessus pour faire croire que…
– Ils sortent ensemble ?
– Ouais, si je te le dis, c'est que c'est son sweat.
– Il lui a donné …
– Ou elle l'a peut-être volé.
Agacée et gênée, je me retournais. Et comme par hasard, les voix se turent puis reprirent sur des sujets complètement différents.
– …Exercices de maths pas faits. De tout façon, j'ai rien compris.
– Tu viens à la Push ce week-end ? Il paraît que …
– Mais attends, c'était juste hilarant !
– Toute violette ! Elle serait capable de lancer la mode des taches …
– Oui, il passe au cinéma ce soir. Avec cet acteur. Mais si, tu sais, celui qui joue dans …
Je tournais les talons pour m'éloigner mais aussitôt, les rumeurs recommencèrent.
– … Doit sentir bon…
– Me demande s'il y a des trucs dans les poches.
– Tu crois que c'est un cadeau ou il lui a seulement prêté ?
– Jamais il n'a fait ça…
– Ça veut sûrement dire quelque chose. Je te parie qu'elle va se pavaner avec son vêtement sur le dos toute la journée.
– Mais je croyais qu'elle sortait avec McCarty ?
– Crétin, c'est son cousin.
En colère contre ces insinuations, je me tournais encore une fois pour la dernière fois – je l'espérais – et lançais un regard noir à l'ensemble du groupe d'élèves friands de ragots. J'avais la furieuse envie de leur faire un doigt d'honneur, mais cela ne servirait à rien et ne ferait que marcher dans leur jeu. Au lieu de quoi, je pivotais de nouveau sur mes talons.
En arrivant dans ma voiture, je vis au loin une espèce de tache violette agiter les bras dans tous les sens. Ma mauvaise humeur envolée, c'est avec un large sourire que je regagnais la maison.
Je ne quittais pas le sweat d'Edward de la journée. Bien que son vêtement soit propre, son odeur s'était imprégnée dans le tissu, si bien que ce parfum entêtant embrumait mon esprit. C'était comme avoir une trace de sa présence à mes côtés.
Tant et si bien que je m'endormais dedans. Stupide. Et plus, le tissu était à présent tout froissé. Génial. Du linge en plus à laver. Je fourrais le vêtement dans le bac à linge sale – non sans regret de le quitter – et partais à l'école.
Mardi passa vite et arriva enfin mercredi. Jour où normalement allait sortir la rubrique de Tanya en édition spéciale. J'avais hâte. Très hâte. Mais pas seulement pour cette raison. Je le savais, je le sentais. J'avais hâte de venir au lycée car j'allais voir Edward. Il avait pris l'habitude de venir partager son déjeuner avec nous lors de la pause du midi. Le sentir était quelque chose. Le voir en était une autre. J'avais parfaitement consciente que c'était totalement idiot et bête de penser ainsi.
Je n'avais pas vu Edward depuis lundi après-midi. Pourquoi ? Et bien parce que nous n'avions aucun autre cours en commun à part celui de biologie – à mon grand désespoir à présent – ni d'heures de recherches ensemble.
Ce fut donc avec une joie non dissimulée que je pénétrais dans le hall de Forks High School et dépliais le journal pris dans le présentoir à l'entrée. Mon sourire ne fut que s'accroître au fur et à mesure que je parcourais les lignes. Puis finalement retomba. Très, très bas. Pourquoi fallait-il toujours que je sois impliquée dans ce genre de chose alors que je n'avais – presque – rien à voir là-dedans ? L'article en lui-même ne comprenait rien de bien compromettant me concernant directement. Pour ce qui était des photos qui accompagnaient le texte, et bien là … ça se compliquait.
Sur la première illustration, on discernait un groupe d'élèves amassé devant les toilettes du second étage. La suivant représentait une Lauren toute violette de la tête aux pieds, puis derrière, tout derrière, une fille aux longs cheveux bruns portant un sweat. N'étant prise que de dos, on ne pouvait voir que les lettres du mot CULLEN du vêtement et non le visage de la lycéenne. Sauf que sur la troisième photo, Lauren toujours devant l'objectif, la fille regardait le photographe, les sourcils froncés. Si bien que l'on savait parfaitement de qui il s'agissait.
Et en l'occurrence, c'était moi.
Ouais alors là, j'étais sacrément mal barrée … C'était à se demander si l'article portait sur Tanya ou moi.
Même si je redoutais la réaction des autres élèves, la crainte de la propre réaction d'Edward surpassait tout. Il était si … imprévisible. Mais avant que je ne puisse me lancer dans des suppositions portant sur la psychologie obscure d'Edward, Alice arriva d'un pas vif et m'attrapa par la manche avant de presque me jeter dans une salle de classe inoccupée du premier étage. D'un geste magistral, elle déplia d'une seule main le journal qu'elle tenait. Sa bouche frémissante, elle posa un doigt accusateur sur la photo accompagnant le titre de la une.
– Bella, qu'est-ce que c'est que cela ? Que faisais-tu avec le sweat de mon frère ? lâcha-t-elle d'un air courroucé.
Mes méninges se mirent rapidement en marche, une fois n'est pas coutume. Il fallait absolument que je trouve une excuse à lui fournir. Je pouvais éventuellement lui dire :
– J'ai trouvé le sweat de ton frère dans une poubelle devant ta maison. Alors j'ai pensé que ça ne lui poserait pas de problème que je le porte.
Ou encore :
– Je me suis fait attaquée lundi midi par une bande d'écureuils enragés ayant ingurgité des noisettes radioactives. Mon tee-shirt lacéré par leurs coups de griffes, je ne me suis vu d'autre choix que celui d'aller demander un vêtement de rechange à ton frère qui passait par là.
Et pourquoi pas :
– Je fais une fixation sur Edward depuis le début de l'année. Je me suis introduite dans sa chambre afin de vénérer le sanctuaire de ce dieu et en profiter aussi pour voler deux-trois trucs, à cause de ma cleptomanie grandissante. As-tu déjà remarqué qu'il te manquait ton bracelet noir ?
L'un dans l'autre, je savais parfaitement que peu importe l'excuse que je trouverais, elle paraîtrait toujours minable. Je ne savais pas mentir. Alors, je choisissais l'option qui me ridiculiserait le moins.
Faisant signe à Alice de s'asseoir après avoir poussé un gros soupir, je racontais toute l'histoire qui s'était déroulée lundi après-midi. Je pouvais compter sur la discrétion d'Alice. Néanmoins, me confier à elle pour ce qui était des sensations que je ressentais à chaque fois que son propre frère me touchait me paraissait un peu déplacé.
La seule chose qui étonnamment inquiéta Alice – après mon éraflure dans le cou – fut l'état des vêtements. Elle m'avait lancé un regard effaré quand je lui avais annoncé que le tee-shirt blanc à présent à moitié rouge avait fini à la poubelle car taché à vie. Quant à ce qui était de le veste noire, elle était actuellement chez le teinturier, dans l'espoir de pouvoir rendre la couleur d'origine au col ainsi qu'à la manche droite.
– Et Walker n'est au courant de rien du tout ? me redemanda Alice.
– Rien du tout, lui assurais-je une fois de plus.
– Je ne pense pas que tu aies à t'en faire pour ce qui est de la une, décréta-t-elle en désignant du menton le journal étalé sur une table près de nous.
– Pourquoi ? m'étonnais-je.
– Et bien … Comment t'expliquer cela ? Si tu veux, nous, c'est-à-dire Emmett, Angela, moi et les autres, avons remarqué ce …ce sweat puisque ça te concernait directement mais aussi parce que notre regard n'a pas été tout de suite été appelé par l'image de Lauren constellée de taches violettes, vu que nous étions déjà au courant de qui lui était arrivé. L'info majeure cette une est Lauren et non toi. Personne ne te prêtera attention. Comprends-tu ce que j'essaye de te dire ?
– Je vois un peu ton raisonnement, avouais-je lentement, tentant de regarder les choses sous un autre angle, ce qui était compliqué. Cela n'effaçait tout de même pas la crainte de la réaction d'Edward.
Un autre soucis vint se greffer à tout cela : les élèves qui étaient présent lors de la sortie de toilettes de Lauren. Ils étaient suffisamment nombreux pour colporter une quelconque rumeur d'un bout à l'autre du lycée. Mais ça, je ne pouvais rien y faire. Il ne restait plus qu'à compter sur leur discrétion, et que leur attention serait capter par la farce que nous avions faite à Lauren.
Finalement, on avait très peu parlé du sweat et beaucoup de Lauren. Celle-ci n'était d'ailleurs toujours pas revenue en cours, ayant prétexté une grippe intestinale. Laissez-moi rire … Sachant que les taches mettent environ trois semaines à partir, je vous laisse faire le calcul …
Alors que je me rendais à la cafétéria pour aller manger, une main m'attrapa rapidement le poignet pour m'emmener dans un couloir peu emprunté. Bon sang ! Qu'est-ce qu'ils avaient tous à faire cela aujourd'hui ? D'abord Alice, puis … et puis Edward. Je me retrouvais brusquement en face de son magnifique visage. Mon cœur loupa un battement, ma respiration s'accéléra, mes mains devinrent moites.
Sais-tu que les mains moites, c'est vraiment pas sexy ? fit la petite voix narquoise.
Ferme-la, c'est pas le moment.
Edward paraissait inquiet, voire un peu stressé. Ça ne tournait pas rond. C'était mon rôle d'être ainsi en cet instant précise. Lui devait normalement être furieux, agacé, énervé à cause de sweat. En colère parce que je n'avais pas réussi à être discrète. Il scrutait mes yeux comme s'il essayait d'y chercher une réponse à une question que je ne connaissais pas.
– Comment fait-on … tous les deux ?
Je mis quelques secondes de plus à comprendre ce qu'il venait de me dire.
– Tu veux dire, pour les photos ? balbutiais-je.
– Oui, enfin, je ne voudrais pas que tu sois embêtée pour ce qui se passe, bafouilla-t-il, étrangement nerveux. Je ne voudrais pas qu'on vienne de dire des choses déplaisantes à propos de cela…
Wowowow. Attends un peu. Il y a comme un léger problème dans l'air, s'interloqua la petite voix. Il était pas sensé te crier dessus normalement ?
Ben je crois que si …
– Tu veux dire que tu ne m'en veux pas ? J'aurais pu être plus prudente avec ton sweat. Tu vas sûrement te retrouver avec des ennuis et des ragots sur le dos et …
– Bella, Bella, intervint Edward. Pourquoi t'en voudrais-je ? Tu n'y es pour rien. Ce n'est pas de ta faute si tu t'es retrouvée coincée dans les toilettes. Ce n'est pas de ta faute si nous avons dû fuir. Ce n'est pas de ta faute si nous sommes tombés dans ce gros buisson. Enfin, pour ça, ta maladresse en était plutôt responsable, ajouta-t-il en me sortant un sourire digne d'une pub Colgate. La seule personne à l'origine de tout cela me semble être Lauren. Elle et uniquement elle. Non, ce qui me gênerait dans toute cette histoire, ce serait que les gens pensent que l'on sorte ensemble. Tu vois …
A ces mots, mon cœur émit inexplicablement un drôle de bruit. Comme s'il était de roche et qu'il se brisait en mille morceaux. Je ressentais les fragments obstruer ma gorge, m'empêchant d'avaler ma salive, puis tomber lourdement dans mon estomac. Un poids inconnu me paralysait totalement. Plus une quelconque parole ne pouvait sortir de ma bouche. Je me mis à cligner des yeux plus rapidement. Mon souffle silencieux se fit erratique. Je ne percevais qu'un vide à l'intérieur de moi-même.
Sans aucune raison, je cherchais du regard une issue. Une issue permettant de m'échapper, de partir en courant.
Parce que j'avais espéré. Au plus profond de mon cœur, de mon esprit, de mon subconscient, j'avais espéré. Je voulais plus avec Edward. Plus que les liens que nous avions établis. Je ne savais même pas si nous étions amis. Quoi qu'il en soit, je désirais autre chose avec lui. Cette vérité me fit brusquement ouvrir les yeux.
Tout ce que je ressentais lorsque j'étais à ses côtés, ma respiration qui s'accélérait, mon besoin de le toucher, ma totale confiance à présent en lui, la façon dont je le regardais, certaines de ses paroles qui me touchaient plus que d'autres – comme à présent –, mon profond agacement que j'avais développé au début de l'année qui n'était en fait que le refus silencieux de ne pas être attirée par Edward Cullen, comme toutes les autres filles du lycée. Stupide, avais-je pensé. Je ne voulais pas souffrir.
Or, c'était ce que j'étais. J'étais attirée par Edward.
Tout me plaisait chez lui. Sa douceur, sa délicatesse, son certain courage, l'intelligence qui suintaient de ses paroles lorsqu'il m'expliquait des phénomènes biologiques en cours, son côté perfectionniste et protecteur, tout cela mêlé à un aspect assez mystérieux de sa personnalité. Même s'il était jaloux et avait des sautes d'humeur incontrôlables, il m'apaisait.
Bon, autant être franche, Edward n'était pas désagréable à regarder. Je ne me lassais pas de l'admirer, dans la limite de la politesse. Sa silhouette mince mais bien bâtie, ses épaules que je rêvais d'enlacer, sa tignasse de bronze désordonnée où je voulais y passer les doigts, son nez fin et droit, sa mâchoire dure, ses yeux hypnotiques d'émeraude encadrés par de longs cils jusqu'à sa fine bouche que je désirais embrasser.
J'étais amoureuse d'Edward Cullen.
Et ce depuis le début.
Voilà pourquoi ce qu'il venait de me dire me comprimait le cœur, le réduisait en morceau. Parce que j'espérais une chose que lui visiblement ne désirais pas. Et cette révélation me fit déglutir difficilement.
– Bella ? s'inquiéta Edward.
Sa voix me fit sortir de ma songerie. Savoir que j'étais amoureuse de lui avait apporté quelque chose de nouveau. Comme si un voile flou couvrant ma vision d'Edward s'était levé.
– Euh… oui. Je pensais juste à un truc.
– Tu es sûre que ça va bien ? Tu es devenue toute pâle.
– Ce n'est rien.
– Bella, tu fais peur à voir. Dis-moi ce qui se passe ?
Te dire ce qu'il se passe ? Comme quoi ? « Oh tiens Edward tu sais au fait, je suis inexplicablement attirée par toi. Mais ce n'est pas grave hein ! ».
– Je n'ai pas du assez manger ce matin, c'est tout.
Edward fronça les sourcils, mécontent de ma réponse, comme s'il y discernait un mensonge. Ce qui était le cas.
– Tu devrais allez à l'infirmerie Bella. Tu es blanche à en faire peur.
Bon d'accord, l'Edward protecteur était peut-être sympa mais là, il commençait à devenir un peu lourd.
– Edward, pour la dernière fois, je t'assure que je vais bien.
Il soupira, m'envoyant son souffle dans la figure.
– Revenons-en à la une. Si on se tient pendant quelques temps éloignés l'un de l'autre, je pense que les gens vont en déduire que nous sortons ensemble en secret et que nous voulons que cela le reste. En revanche, si …
– … on nous voit tout le temps ensemble, ils vont croire que nous voulons les persuader que nous sommes bons amis alors qu'en réalité nous sommes en couple.
– Je propose donc que l'on fasse comme si rien de cela ne c'était passé. On attirera encore moins l'attention ainsi.
– Cela me semble être une bonne idée, acceptais-je, même si la seconde hypothèse que j'avais formulé me plaisait bien.
Edward me fit son petit sourire tordu. Bon sang …
Nous nous dirigeâmes ensuite tous deux vers la cafétéria. Avant d'y pénétrer, je jetais un coup d'œil interrogateur à Edward.
– Quoi ? s'étonna-t-il.
– Tu ne crois pas que l'on devrait rentrer l'un après l'autre. Autrement, on pourrait croire que toi, moi … expliquais-je en nous montrant successivement du doigt.
– Bella, on a dit que l'on faisait comme d'habitude, dit-il en m'ouvrant la porte avant de me pousser doucement à l'intérieur du réfectoire en plaçant une main dans le bas de mon dos.
Attends, n'a-t-il pas dit que vous deviez agir « normalement » ? Est-ce que « normalement » Edward fait cela ? s'interloqua la voix intérieure
Bordel, mais tais-toi ….
La fin de la journée s'était déroulée dans un certain flou. Si ce n'est qu'Edward était venu me trouver juste avant que je ne monte dans ma voiture pour me dire que je n'avais pas à lui rendre son sweat tout de suite. Je fus un peu étonnée. Mais grandement ravie. Même si l'odeur d'Edward commençait à s'estomper, avoir un vêtement de lui me plaisait. Beaucoup, beaucoup trop.
Cependant, un minimum de politesse s'imposait. Je n'allais pas le garder dans mon lit indéfiniment. Oui, dans mon lit, sous ma couette, au cas où Charlie viendrait faire un tour à l'improviste dans ma chambre. De plus, un passage par la machine à laver s'imposait. Rendre le sweat à Edward avec des plis, c'était moyennement acceptable. A regret, aussitôt que je fus rentrée à la maison – sous la pluie, les essuie-glaces couinant sur le pare-brise – je fouillais mes draps à la recherche du vêtement et je fourrais la machine …
Fin du Flash Back
J'étais actuellement allongée sur mon lit, le ventre à plat sur les couvertures, tournant les pages de Roméo et Juliette. Si Shakespeare voyait dans quel état était son livre, il s'en retournerait dans sa tombe. Les pages étaient écornées, là où je m'étais arrêtée de lire, et la couverture pliée et un peu déchirée commençait à se séparer de la tranche.
Ma main gauche supportant mon menton dans sa paume, je jouais avec une petite pièce argentée* dans l'autre. La pièce de 0,25 dollar tournait et retournait entre mes doigts. Je l'avais trouvée dans le sweat d'Edward, en faisant les poches du vêtement avant de le mettre à laver.
Je voulais garder la monnaie argentée. A défaut de conserver le sweat. Cela pouvait suffire. Je ne considérais pas cela comme du vol. Seulement comme un souvenir. Mais si Edward découvrait sa disparition et exigeais que je la lui rende, et bien soit, je la lui rendrais.
J'entendis le tambour de la machine ralentir dans son cycle. Le sweat devait être propre. J'allais pouvoir le redonner à Edward dès le lendemain matin. Refermant mon livre, j'étouffais d'un bâillement. Je me levais paresseusement et attrapais la pièce pour la fourrer dans ma propre poche de jean. Durant un court instant, je crus rêver. Il m'avait semblé voir le visage d'Edward gravé sur la pièce de monnaie, remplaçant l'habituel emblème de l'Etat de Washington. Je clignais des yeux. La truite et le Mont Rainier retrouvèrent instantanément leur place.*
Edward m'obnubilait beaucoup, beaucoup trop.
J'allais sortir de ma chambre quand un hurlement se fit entendre.
– ISABELLA MARIE SWAN ! QU'EST-CE QUE CELA FAIT DANS MA MAISON ?
Charlie s'énervait très peu, ou même carrément pas. Une des seules fois où je l'avais entendu crier ainsi fut quand le fils des voisins d'en face qui était en train de jouer au baseball avec un ami, lança une balle maladroite qui fracassa la fenêtre du salon avant de venir s'encastrer dans l'écran de la télévision. Charlie était sorti de ses gonds après avoir laisser tomber le râteau qu'il utilisait pour ramasser les feuilles mortes devant la maison dans le tas fraîchement formé. Un match des Mariners avait justement lieu ce soir-là. Et on n'empêche jamais Charlie Swan de regarder un match de base-ball. La télévision avait été repayée et le match visionné chez Billy.
Ce fut donc pourquoi je descendais l'escalier quatre à quatre, inquiète. Charlie ne criait jamais pour rien. Il devait vraiment s'être passé quelque chose de grave.
– BELLA ! VIENS ICI TOUT DE SUITE !
Ouch ! Ça allait chauffer pour moi !
Timidement, je passais la tête par l'entrebâillement de la porte.
– Tu m'as appelée Charlie ? demandais-je d'une petite voix, m'interrogeant sur ce que j'avais bien pu faire qui l'aurait mis dans cet état.
Mon père se tenait devant la machine à laver, la porte ouverte et tenait dans chaque main une des manches du sweat d'Edward.
Oh. Merde.
– PEUX-TU M'EXLIQUER CE QUE LE SWEAT DU FILS CULLEN VIENT FAIRE DANS NOTRE MACHINE Á LAVER ! tonna-t-il.
Trouve une excuse ! Trouve une excuse qui tienne la route ! me souffla la petite voix.
L'histoire du sweat dans la poubelle ?
Non. Mon père la sort tout les mercredi.
De ma cleptomanie grandissant ?
Sûrement pas. Charlie me ferait interner.
Des écureuils radioactifs ?
N'y songe même pas !
– Emmett m'a envoyé de la boue pendant l'entraînement de football sur le tee-shirt. Je n'avais aucun vêtement de rechange. Alors Edward m'a généreusement offert d'emprunter son sweat. Et je l'ai lavé pour le lui rendre demain. Voilà, c'est tout.
Bon, ça tenait la route. Je n'étais pas douée pour mentir, surtout devant mon père, mais un peu de vrai mêlé à un peu de faux, cela devrait aller.
Chez Charlie, l'énervement laissa place à l'incrédulité.
– Mais pourquoi est-ce qu'Emmett ne t'a pas passé le sien ?
– Papa, Emmett est presque deux fois plus grand que moi. J'aurais eu l'air de porter une robe.
Parle de mode à ton père, ça fera toujours l'affaire.
– Mouais, marmonna-t-il en me lançant le vêtement dans les bras avant de repartir vers le salon.
Attrapant deux pinces à linge, j'attachais le sweat au petit étendoir. Curieuse, je reniflais le tee-shirt. La délicieuse odeur d'Edward avait disparue, remplacée par un léger parfum d'amande.
Foutue lessive.
*lien de la photo sur mon profil
Bon, un petit flash-back s'imposait. J'espère que cela ne vous a pas trop perturbé.
Et c'est reparti pour le coup du sweat ! Je vois que vous aimé beaucoup ça.
Bon, Bella a eut sa grande révélation. Il était temps : elle est amoureuse d'Edward. C'est fait.
Franchement, qui n'aurait pas dormi avec le sweat d'Edward si vous l'aviez eu sous la main ? *lève la main bien haute*
Attention, *Tatadadam* c'est l'heure de la minute : « Joue avec moi » !
Imaginez, pour une raison quelconque, vous aller au restaurant chinois avec une bande d'amis. Après le déjeuner, vous arrivez enfin au dessert. Alors que vous sirotez votre thé, le serveur arrive avec un plateau de Fortune Cookies. Ces petits biscuits tous simples contiennent un message. Vos amis rient en les lisant après avoir mordu ou ouvert leur gâteau. A votre tour, vous décidez de le manger. A ce moment précis, plusieurs solutions s'offrent à vous. Choisissez celle que vous désirez. Soit vous vous croquez dedans et :
– Vous vous étouffez. Le bout de tissu sur lequel est écrit le papier reste dans votre gorge. Vous suffoquez. Vos amis n'arrivent pas à vous réanimer, les urgentistes, Dr. House compris. Impuissante, vous vous sentez monter au Ciel. Arrivée là-haut, George Clooney vous accueille avec une tasse de café et une assiette de Fortune Cookies. Vous lui renversez son Nespresso à la figure. Alors : TAPPEZ DU PIED !
– Vous ressortez de votre bouche un petit papier couvert d'écritures chinoises. Incapable de les déchiffrer, vous appelez le serveur pour qu'il vous le traduise. Gêné, il vous révèle qu'il explique la planque d'un gros malfrat asiatique, recherché pour trafique de jade. Le biscuit ne vous était pas destiné. Le serveur s'est trompé dans les commandes. Le malfrat en question est assis au fond de la salle, fumant un gros cigare. Vous regardant d'un air méchant, il pose sa main sur son revolver attaché à sa ceinture. Alors : FRAPPEZ DANS VOS MAINS !
– Vous ressortez de votre bouche un petit morceau de tissu sur lequel est inscrit d'une belle calligraphie : « Sors du restaurant et rejoins-moi sur le parking ». Intriguée, vous vous exécutez, faussant compagnie à vos amis. Vous savez que ce que vous faîtes est dangereux mais vous continuez. Alors que vous passez près d'une Volvo grise, la vitre s'abaisse et Edward Cullen apparaît. « Je m'apprête à partir pour Londres. Voulez-vous m'accompagnez ? ». Alors : CLIQUEZ SUR REVIEW !
Libre à vous d'accepter. Celles qui le désirent peuvent éventuellement remplacer Edward Cullen par Robert Pattinson ou même carrément trouver les deux dans la voiture ...
Je rappelle qu'il est très imprudent de faire cela dans la « vraie vie ». On ne sait jamais sur qui on peut tomber. Faîtes attention aux Fortune Cookies ….
Toujours bonne chance à toutes les personnes qui sont en plein examen ou en pleines révisions !
Merci d'avoir lu ce nouveau chapitre !
Portez-vous bien d'ici là !
xxx
Bichette
