Hellooooo Folks ! Comment ça va ? Moi je commence à péter un câble avec les examens qui approchent, mais que voulez-vous, c'est ce qui nous rend plus adulte alors passons par là ! Aheum, je m'égare !

Je vous poste cette suite parce que je ne sais pas si j'aurai l'occasion de le faire plus tard, du coup ! J'espère que vous apprécierez et que ce chapitre répondra à certaines questions que vous vous posez, il y a une bonne dose de révélation concernant Maria ;)


Chapitre 14

Damon se réveilla dans un état incertain. Il était dans son lit, les couvertures tirées jusqu'à son abdomen, des vêtements secs sur le dos. Les yeux fixés au plafond, il n'osa pas bouger, de peur que les maux de tête lui reviennent.

C'était une expérience assez horrible, que de percevoir tous les sentiments qui n'avaient jusqu'alors aucune incidence sur lui, à cause de son état de vampire. Aussi bien l'envie envers son frère, que la haine envers cette ville...Et encore plus, son attirance pour Elena. Il savait faire la part des choses : Ce qui l'attirait chez Elena, c'était Katherine. Il avait du mal à se dire que la remplaçante qu'il lui avait trouvé avait elle aussi préféré son petit frère, le laissant sur le carreau. Ces mots pouvaient paraître anodins, mais ce sont ceux-là qui l'agressèrent, creusant son cerveau avec lenteur et acharnement, allant toujours plus profondément.

Elena était devenu la maladie qui le faisait souffrir, et il n'en pouvait plus; Jamais elle ne le choisirait à la place de Stefan.

La douleur fulgurante refit son apparition, et il gémit bruyamment, arquant le dos comme si son cœur voulait sortir de sa poitrine.

Maria entra en trombe et posa ses mains sur les deux joues de Damon, lui demandant s'il tenait le coup. Il expira plusieurs fois de suite, comme un taureau en colère, les yeux plissés et les dents serrées. Il entendit Maria crier « SORS ! » à quelqu'un qui venait d'ouvrir la porte. Il lui attrapa le poignet avec une telle force qu'elle flancha, et parvint à parler entre ses dents :

« Hypnotise moi !

-Quoi ? Je ne peux pas !

-Bien sûr que si ! Enlève-moi ça de la tête ! Cria-t-il, Enlève-moi Elena de la tête ! »

Maria hésita, les lèvres pincées, l'air inquiet. Il l'attrapa par le crâne et l'approcha de son visage brutalement.

« Maria, si tu as un tant soit peu d'affection pour moi, je t'en prie, aide-moi ! »

Elle fronça les sourcils, mais finalement décida de céder : Elle bougea et se retrouva à califourchon sur lui, les mains de part et d'autre de ses tempes. Elle ferma les yeux et murmura :

« Fais le vide, même si c'est dur. Je ne peux pas entrer si je n'ai pas la place. Une seconde suffira. »

Il la regarda avec emphase, le souffle court. La perte de contrôle l'avait fait flancher, et il se fichait complètement de ce qu'elle allait faire, tant qu'elle le faisait. Alors lorsqu'elle posa son front contre le sien, les sourcils froncés au maximum, il ne posa pas de questions et tenta aussi fort qu'il le put de contenir le flot de paroles, d'images, de sensations que sa base de donnée personnelle avait pu conserver à propos d' Elena.

Il sentit les mains sur ses tempes se réchauffer, entendit vaguement la jeune fille prononcer des paroles incompréhensibles, son souffle chaud se perdant avec le sien.

Alors qu'il avait réussi à se faire oublier Elena pendant une micro seconde, Damon se sentit happé violemment, et ensuite, le trou noir.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était entouré de blanc. Du blanc partout, comme s'il vivait à l'intérieur d'une feuille blanche. Lui même était entièrement vêtu de blanc, mais il ne saurait dire quelle tissu, ni quelle forme son vêtement avait. Bizarrement, il se sentait comme dans un rêve où le détail était flou. La seule chose qui le frappa était ses pieds et le bas de son pantalon, couverts d'une substance noire et poisseuse, un peu comme du pétrole. Il releva la tête et Maria était là, dans le même état que lui.

« Salut, dit-elle simplement, sans bouger.

-...Salut... On est où ?

-Je dirais qu'on est... » Elle tapota la tête de Damon légèrement, « ...Là-dedans. Dans une partie de toi que techniquement, tu ne peux pas utiliser. On est dans la zone morte.

-La zone morte ?

-C'était le seul endroit complètement vide duquel je pouvais agir. »

L'incompréhension pouvait se lire sur le visage de Damon, mais il laissa vite passer. Il regarda derrière elle, observant sans réellement y penser les traces de pas noires laissées par Maria. Le silence était tellement pur qu'il paraissait irréel, il n'avait jamais été aussi calme.

« Tu sais que tu me fais découvrir des choses vraiment très marrantes, toi ? Sourit-il tout en regardant autour de lui.

-Ouais, répondit-elle avec le même sourire, C'est dommage qu'on ne puisse pas se cacher là dedans quand on en a envie, on se sentirait tellement mieux...

-C'est drôle, je crois que je ne t'ai jamais vu aussi... euh, paisible ?

-Disons que si tu veux pouvoir te débarrasser de tes sentiments pour Elena, je ne devrais pas ajouter de stress au fond de ton crâne. Mais je dois avouer que ça fait du bien de se sentir en sécurité. »

Elle paraissait lassée, pour une fois, et cela étonna le vampire quelque peu; Le regard sombre, elle avait perdu cette jolie étincelle blanche qui apparaissait quand elle se trouvait près de lui, et elle paraissait avoir bien plus que 18 ans. A croire qu'elle était plus mature que lui et ses 145 ans de trop.

« Bon, alors ? Comment on va faire pour...M'aider ? » Demanda-t-il, alors qu'il essayait de mettre ses mains dans ses poches, sans succès : Il n'y avait pas de poches.

« Tu vas devoir faire le tri, chaque souvenir doit être ramené à la surface pour être effacé. Tu te sens capable de faire ça ?

-Il faudra bien, je ne veux pas vivre avec ça. Par contre, ça restera entre nous, tu es d'accord ?

-Tout ce qui se passera ici restera ici, personne ne verra la différence à l'extérieur. Est-ce que tes sentiments pour Elena te forçaient à te contrôler différemment de ton habitude ?

-...Non, pas plus que ça. Sauf que je tue moins de gens, maintenant. »

Maria se mordit la lèvre, c'était bien ce qu'elle pensait : Elena avait réveillé l'humanité de Damon, et si il oubliait tout, il replongerait. Elle ne les effacerait pas. Elle allait juste les voiler, poser un masque dessus, pour qu'il ne les revoit plus... Il refoulera tout, comme un traumatisme, et avec un peu de chance rien ne viendrait les ramener à la surface. Elle s'assit par terre en tailleur et lui fit signe de faire pareil.

« Fais ça par ordre chronologique, la transition sera plus simple. Tu risques d'avoir du mal, mais rappelle-toi que je suis là, d'accord ?

-Ouais... Quand je n'aurai plus ces souvenirs... Je risque de retomber amoureux d'elle ?

-Je ne sais pas. J'en doute, mais si tu veux prévenir ce genre d'incident, il faut que tu acceptes ton frère. Plus il aura de place, moins elle risque d'en avoir. Il faut que tu fasses un effort, si tu veux te sauver. »

Elle tendit les mains, et il les prit, fermant les yeux par réflexe.

Il commença alors à se remémorer les premiers instants, les premières idées noires, les premières attirances, la première fois qu'il s'était imaginé l'embrasser, celle où il pensait que son sourire pouvait le rendre humain; La première déception, la douleur qu'il avait effacé, celle qu'il n'avait pu retenir, les crises de nerf et les tentatives, désespérées, de l'oublier dans les bras d'une, de plusieurs autres.

La première fois où il remarqua que peu importait la fille qu'il avait devant lui, il n'y voyait qu' Elena; La première fois qu'il avait pleuré devant elle, celle où il avait pleuré pour elle. Son visage bordé de haine, de mépris, de moquerie, distancés par son visage souriant, toujours, toujours gravé dans son esprit. Sa voix, qu'il avait tant aimé, mais tant haï; S'il n'avait pas connu Katherine avant elle, il aurait juré qu' Elena avait été celle par qui toute sa vie avait commencé.

Il ouvrit les yeux lorsqu'il entendit une mélodie dans sa tête qu'il ne connaissait pas, et vit Maria, les yeux fermés, humides de larmes qui n'avaient pas encore coulé, tandis que d'autres mouraient sur ses joues.

« Maria ! Appela-t-il, interrogateur.

-Désolée, c'est moi, je n'arrive pas à rester à l'extérieur... J'écoutai cette chanson quand j'étais déprimée, et elle revient... »

Elle rompit le lien et se leva prestement, lui tournant le dos. Il vit qu'elle essayait de sécher ses larmes, et se leva à son tour pour la retourner.

« Pourquoi... Pourquoi tu pleures ?

-Je ne fais pas exprès, figure toi ! Répliqua-t-elle, la voix chevrotante, Mais, tout ça, tous ces souvenirs, tout ce que tu ressens... C'est tellement triste... J'ai l'impression qu'on m'a piétiné, et qu'à chaque fois que je veux me relever, quelqu'un est toujours là pour recommencer...

-Ouais, tu décris assez bien la chose..

-C'est vraiment n'importe quoi ! » S'énerva-t-elle, et sa voix se cassa sous le choc, « On place tellement d'espoir parfois, quand on atteint ce qu'on veut, c'est tellement merveilleux... Alors pourquoi, quand on ne l'a pas, on doit souffrir ? Pourquoi on ne se contente pas de tourner la page ? »

Damon ne disait rien, il avait les yeux baissés les dents serrées. Il l'aperçut mettre ses mains sur son visage, puis elle réapparut, et soupira.

« On doit finir ça. Pour que tu sois tranquille. »

Elle lui attrapa les mains et le regarda dans les yeux, comme si elle voulait le contrôler.

Soudain, quelque chose en lui se brisa. Il sentit ses souvenirs partir comme s'il avait cassé une vitre en lui et que les pages de sa vie s'envolaient au travers. Un frisson fit son chemin le long de sa colonne vertébrale et il eut un spasme, le faisant tomber à terre; Il vit tout le blanc l'entourer, puis plus rien.

Quand il rouvrit les yeux, il la vit faire de même au dessus de lui, décollant son front du sien. Elle se poussa de sur lui et s'assit au bord du lit, apparemment exténuée. Damon se redressa avec l'air d'avoir fait une sieste, et se frotta la tête.

« On a été absents combien de temps ?

-Rien qu'une seconde. Tu sais, le principe du rêve de toute une nuit qui ne dure en fait que quelques minutes ? »

Elle se leva et attrapa sa veste qu'elle avait laissé sur une chaise, à côté du lit.

« Je rentre chez moi, dit-elle sans se retourner.

-Maria ! »

Elle s'arrêta dans son élan et tourna la tête pour le regarder. Il parut chercher ses mots.

« ...Merci.

-Compte sur moi, Damon. »

Elle sortit, le laissant dans la pénombre de sa chambre.

Il se sentait vide. Comme s'il avait le pouvoir de tout recommencer, il avait été nettoyé de l'intérieur.

Mais il se consola en se disant que le vide commençait déjà à se remplir de quelqu'un d'autre, désormais.


Une semaine plus tard, en juin.

« Damon, tu n'aurais pas encore piqué mon journal, par hasard ? »

Stefan entra dans la chambre de son frère sans frapper, en quête de son bien le plus précieux. Il trouva son frère torse nu, devant son armoire, certainement en train de choisir lequel de ses T-Shirts noirs il allait mettre aujourd'hui. Une mélodie languissante s'échappait de sa chaîne Hi-Fi, la même depuis plusieurs jours.

« Euh, non, mon cher Stefan ! Et oui, tu peux entrer ! Railla Damon, le dos tourné à son frère.

-Tu n'en as pas marre de cette musique ? C'est quoi d'ailleurs ?

-C'est Ma... Une musique que j'ai entendu par hasard, ça s'appelle « Comptine d'un autre été »... Étonnant, comme les années 2000 peuvent fournir des mélodies aussi émotionnelles qu'à notre époque ! Ils sont doués pour copier le déjà-vu... »

Stefan resta muet, l'air soupçonneux, et laissa ses yeux se balader dans la chambre, au cas où ils tomberaient sur le livre qu'il cherchait depuis ce matin. Damon s'en aperçut et soupira, avant d'enfiler un haut.

« Stefan, je n'ai pas ton journal, OK ? J'en ferais quoi ?

-D'habitude tu n'as pas de motif pour me chercher des noises, alors permets-moi de douter un peu !

-Oui, eh bien là, j'ai d'autres choses à faire... »

Il s'apprêta à sortir, mais prit une inspiration et fit face à son petit frère, l'air sérieux.

« Il serait temps que l'on apprenne à se faire confiance, tu ne crois pas ? Je ne dis pas que ça va être facile pour moi, ni pour toi, mais on a perdu trop de temps à se « chercher des noises »...

-Tu fais ça pour Elena ? Demanda Stefan d'un air suspicieux.

-Pas du tout, crois-moi. » répondit Damon, et pour une fois, il se sentit étonnamment léger.

Stefan dût voir dans les yeux de son frère l'honnêteté de ses propos, et il s'autorisa un sourire en coin.

« D'accord, tu veux dire qu'on fait une trêve ?

-Je dirais plutôt un armistice. La trêve, ça n'a rien de très long. »

Et ci-fait, il sortit de la pièce en direction du garage.


La mélodie que Maria avait introduit dans son esprit la dernière fois ne le quittait plus, en ce moment. Elle était triste, mais tellement vivante. La mélodie laissait entrevoir tellement d'émotions, que Damon retrouvait un peu d'humanité, en l'écoutant.

Il s'arrêta devant la maison de la jeune fille, qu'il aperçut en train de boire sur son porche. Lorsqu'il coupa le contact, elle leva les yeux de sa tasse et plissa légèrement les yeux, le soleil l'aveuglant quelque peu.

« Quoi, je fais autant mal aux yeux ? Je ne brille pas comme Edward Cullen, pourtant ! Plaisanta Damon lorsqu'il fut à portée de sa vue.

-Ha, ha, idiot ! » Feint-elle en faisant mine de le frapper.

Ils entrèrent dans la maison et il alla se servir une bière dans le frigo, alors qu'elle posait sa tasse vide dans l'évier.

« Pas de Bourbon ? Remarqua Maria avec étonnement.

-Parce que tu en as ? Répondit-il comme si c'était la plus naturelle des habitudes d'avoir du Whisky chez soi.

-Pas faux...

-Et voilà ! Au fait, je suis flatté que tu ne puisses plus te passer de moi, mais pourquoi tu m'as appelé ?

-Eh bien, j'ai pensé que tu aimerais avoir quelques petites informations sur Maria Hiterogue, de son vrai nom Maria Goretti ? »

Damon la regarda intensément, et sans la quitter des yeux s'assit au comptoir de la cuisine, lentement. Il posa sa bière et prit une inspiration.

« Je dois avouer que je n'imaginais pas que ça arriverait, tu as réveillé ma curiosité naturelle et maladive...

-Je me doute bien. Je me suis dit que, puisque j'avais passé du temps dans ta tête, tu avais le droit de passer du temps dans la mienne...Métaphoriquement parlant, bien sûr. Alors, vas-y, mitraille !

-Oui, attends je vais chercher ce truc à fléchettes...

-Damon ! »

Il rit, sa tête se ballotant en arrière, et prit une gorgée avant de fixer ses yeux sur elle, la faisant bouger sur son siège inconfortablement.

« D'accord, première question : T'as quoi comme super-pouvoirs ? Demanda-t-il avec un sourire coquin.

-Je n'ai pas de... Bon OK ! » Sourit-elle, amusée, « Lorsque je suis agressée par un être maléfique, je peux le brûler, comme le garde au bar, à New York. J'ai aussi appris l'hypnose, mais c'est plus une science qu'un « super-pouvoir »...

-Et donc, tu es une espèce de Lara Croft avec les armes...

-Une quoi ? »

Maria eut une expression d'ignorance totale, tellement caricaturale que Damon dût user de tout son charisme pour ne pas lui exploser de rire à la tête.

« J'imagine que tu as appris à tirer avec ton père ?

-Ouais, c'était un sacré tireur, il apprenait tout très vite, et l'enseignait tout aussi bien... Un vrai pédagogue !

-D'ailleurs, ton père, c'était un saint aussi ? »

Maria se mordit la lèvre, puis sourit, jetant furtivement un coup d'œil vers le plafond que Damon ne laissa pas échapper. Elle s'étira pour attraper un bol de raisins, et en piqua un.

« Non. Pas entièrement, plutôt. C'est compliqué...

-Je suis un vampire, j'ai l'éternité devant moi ! Si ça doit te prendre ta vie entière pour me l'expliquer, ainsi soit-il ! Rit-il.

-Oh pitié, toute ma vie, à tes côtés ? Lequel se tuera avant l'autre ? » S'amusa-t-elle avant de retrouver un peu de sérieux, « Mon père Gabriel, mais aussi Rafael et Michael sont des guerriers. Les guerriers originaux, pour être un peu plus précise. Ce sont les plus puissants, à leur état naturel.

-...Mais encore ? Tu sais, tout ce truc de christianisme ou de religion, peu importe, ça ne me concerne plus depuis un siècle !

-Ce sont des Archanges. » dit-elle avec un sourire fier et malicieux.

Damon fronça les sourcils, éberlué. Archanges, comme les énormes mecs aux cheveux blonds et longs, bâtis comme des dieux grecs, qui ont des ailes et portent une toge ? Il remarqua que Maria devait avoir compris ce qu'il s'imaginait, et elle lui fit un sourire narquois.

« Oublie ces stéréotypes, ça date de l'an Quarante, Damon ! Mais c'est vrai, ils étaient assez imposants... Bien sûr quand on est banni, on perd un peu de sa superbe.

-Bannis ? Tous les trois ? Ils ne se sont pas réincarnés ?

-Non, un archange est éternel, il ne meurt pas, il...Voyage. Michael a été banni, parce qu'il voulait l'équité du Bien et du Mal; Maintenant, son bar est un refuge à vermine, mais il appelle ça le Milieu.

-J'aimerais bien y retourner un jour, il y avait une...Bonne ambiance !

-Crétin... Rafael... Il a été banni parce qu'il..., continua-t-elle, avant de s'arrêter et de pouffer de rire.

-Quoi ? Qu'a donc fait ton ex petit-copain pour finir sur Terre ? Se moqua le vampire.

-Il convoitait les femmes ! Rit Maria, et dire qu'il est sorti avec la seule qui ne pouvait pas le satisfaire !

-Pas de chance... »

Maria se souvenait encore, quand son père lui avait présenté Rafael qui été déjà un jeune adulte : Il avait déjà 20 ans, du moins c'est ce qu'il disait, mais puisqu'il ne vieillissait pas, on ne pouvait pas vraiment déterminer son âge. Elle n'était pas la première femme qu'il voyait, il s'était déjà fait la main depuis un ou deux ans, mais il avait commencé à lui tourner autour, avec gentillesse, sans jamais vouloir repousser les limites de la jeune fille. Jusqu'à bien sûr ce jour de ses dix-sept ans, où elle découvrit sans grande stupeur qu'il avait retrouvé la nature qui l'avait fait bannir; Ils avaient rompu d'un commun accord, conscients qu'ils étaient tout sauf faits l'un pour l'autre.

Au moins, cela lui avait donné une expérience... Et un avant-goût de la méfiance de Gabriel envers son compatriote plein de luxure.

« Et ton père, dans tout ça ? Demanda-t-il prudemment.

-Mon père s'est fait bannir... Enfin, il a plutôt décidé de rester sur Terre, suite à une mission. C'est un gros bout, tu es sûr que tu veux écouter cette histoire ennuyeuse ?

-Tout à fait sûr, mais dans ce cas je vais m'écrouler sur ton canapé ! »

Elle rit tout en le voyant disparaître en une fraction de seconde, et alla le rejoindre dans le salon, s'asseyant dans un fauteuil.

« Vas-y, suggéra-t-il en ponctuant sa demande d'une révérence de la main.

-Eh bien, Il y a à peu près vingt-deux ans, mon père enquêtait sur un mouvement étrange de la part de Mammon, le premier fils du Diable. Il apprit un peu plus tard qu'il était allé jouer au destin avec une jeune fille dans les quartiers pourris de New-York, dans le but de la mettre enceinte par immaculée conception. Cette fille, c'était ma mère. Gabriel est donc descendu, sur ordre du Boss, pour veiller sur elle et confirmer les rumeurs.

Ils avaient vraiment choisi le stéréotype de l'âme perdue : Ma mère était danseuse de nuit, se prostituait, était issue de quartier pauvres et ne connaissait pas ses parents. N'importe qui avait pu la mettre enceinte, alors elle n'avait pas considérer la grossesse comme le fruit d'une manipulation mystique, bien entendu. Mon père l'a sorti de sa misère, il faut dire que dans le genre salvateur il est plutôt doué ! » Elle rit légèrement. Les yeux de Damon étaient toujours fixés sur elle, inexpressifs mais profonds. Elle prit sa respiration et continua : « La suite tu peux t'en douter, ils sont tombés amoureux. Le problème c'est que mon père n'était pas censé rester; Lorsqu'il est remonté, il a supplié le Boss de le laisser veiller sur le bébé et sur elle. C'était un trop gros risque de les abandonner et de laisser le bébé côtoyer le milieu du péché. Mon père s'est donc fait bannir, avec son consentement, il s'est coupé les ailes pour rejoindre ma mère. Un peu plus tard, ma mère a accouché, et quand les yeux de mon père se sont illuminés au contact du bébé, il a fallu qu'il s'explique avec Maman. C'est aussi comme ça qu'il découvrit que le bébé était en réalité une réincarnation; Et Lucy est née.

-Le bébé, c'était Lucifer ? Coupa Damon, Mais Lucifer, ce n'est pas une sainte, comment elle a pu se réincarner ?

-Lucifer est une anomalie, en réalité ! » expliqua Maria, « Dans certaines croyances, on parle d'elle comme d'un Archange, l'Étoile du Matin. Elle a été forgée d'un être maléfique et d'une humaine, je suppose donc qu'elle n'est pas aussi puissante que Gabriel, mais qu'elle a du potentiel dans le milieu maléfique. Mais mon père croyait fermement que si elle était convenablement élevée, dans la sécurité et l'amour, elle pourrait accroître son côté bon, et devenir la véritable Étoile du Matin... Et ça a marché, pendant un temps !

Quand j'avais 10 ans, elle a commencé à se comporter différemment. Elle en avait 14 à l'époque, et commençait à traîner avec des drogués, à se renfermer, à avoir des idées tordues et à développer une petite affection pour tout ce qui touchait à la mort. Je dirais qu'elle est partie en vrille, à ce moment-là; Gabriel et Maman n'ont pas arrêté d'essayer de la remettre dans le droit chemin, mais rien n'y a fait. Un soir, elle a voulu étrangler mon père et s'est enfui de la maison; On ne l'a plus jamais revu après ça. Enfin, jusqu'à maintenant ! »

Damon s'approcha d'elle et croisa ses mains sous son menton.

« Lucy en avait après ton père ?

-Oui, à cause de Mammon. Je pense qu'il est souvent venu lui murmurer ce qu'elle était dans son sommeil, et elle a finit par faire le lien; Après tout, Lucifer était un Archange, mais sa soif de pouvoir l'a conduit à être expulsé du Paradis pas Gabriel. De vieilles rancœurs, donc...

-Et ta mère, dans tout ça ?

-Ma mère ? Ça l'a détruit. Le jour de mes 12 ans, on l'a retrouvé morte en bas de nos escaliers. Tout le monde a conclu à un accident, mais il fallait que je vérifie par moi-même. Je n'ai pas été déçue, rit-elle amèrement.

-Tu es descendue en Enfer à 12 ans ? Fit le vampire, éberlué.

-Non, je n'en avais pas le pouvoir, à l'époque ! Mais dès que mon père m'a enseigné les sciences occultes, j'ai essayé d'y aller. La première fois, j'ai failli mourir pour de bon, me noyer pour rien ! Mais la seconde fois, j'ai réussi. C'était ma première expérience personnelle réussie, j'étais fière et en même temps, tellement terrifiée. Et j'ai été abattu quand je l'ai vu, au milieu des cendres et des ruines...

-Ta mère a été damnée ? Elle ne s'est pas repenti pour sa mauvaise jeunesse ? S'étonna-t-il.

-Si, bien sûr qu'elle l'avait fait. Mais sa mort n'était pas un accident, voilà tout. Je suppose qu'elle ne supportait pas de perdre sa fille, et elle s'est suicidée. Par la suite, je suis allée la voir au moins cinq fois, mais à chaque fois j'en sortais complètement horrifiée, vu l'état dans lequel elle se présentait. Enfin bref, c'est entre autres pourquoi je veux me débarrasser définitivement de Lucifer. »

Damon entendit la boule dans la gorge de Maria se former, lorsqu'elle prononça ses derniers mots. Il avait mal pour elle, mais ne savait pas exactement quoi faire.

Se levant doucement, il la souleva par les avants-bras et la serra contre lui, tapotant sa tête. Elle était raide comme un piquet, ne respirait plus, comme si elle avait peur de faire quelque chose qu'il ne faudrait pas.

« Damon...?

-Tu avais raison, je ne veux pas aller dans ta tête ! » Plaisanta-t-il, le menton sur sa tête.

Elle rigola, et s'autorisa à déposer ses mains sur les omoplates du vampire. Il éloigna sa tête de quelques centimètres et la regarda fixement. Elle grimaça légèrement.

« Je n'aime pas quand tu fais ça...

-Quand je fais quoi ?

-Tu me regardes, comme ça... Tu essayes de me perturber, ou quoi ? Ajouta-t-elle, méfiante.

-Pas du tout ! » Contredit-t-il, « Pourquoi, je te perturbe ?

-Ne joue pas à ça avec moi, Damon... »

Il approcha son visage du sien, mais finit par sourire et la lâcha. Il alla remettre sa veste en cuir, puis lui fit un clin d'œil.

« Ce sera pour une autre fois, jeune fille !

-Plutôt crever !

-Je pourrais te prendre au mot ! » lança-t-il avant de sortir, la laissant les bras ballants dans le salon.

Le sang lui monta à la tête et aux joues, et son cœur battait très, très vite. Impossible qu'il n'ait pas remarqué.

Bon sang, ce qu'elle détestait être une fille !


N/A : OUAAAAAAH ! 50 reviews ! Je sais, ça peut vous paraître peu, mais moi je trouve ça énormissime ! Merci beaucoup pour vos commentaires et vos encouragements ! Je dois avouer que l'histoire se dirige vers la partie que je préfère ! Je me sens comme une gamine à Noël...

Réponse aux reviews :

Roselia001 : Eh oui, s'il n'y avait pas obsession, je crois que Vampire Diaries n'aurait pas d'histoire mdr, j'espère que je ne me suis pas débarrassée trop facilement du problème en tout cas !

VIVI81 : Ouah, je suis hyper heureuse que tu aies aimé ! Je dois avouer que je me suis pétée de rire en imaginant Maria, le visage fermé et sérieux, balancer « Désappes-toi ! » ! Bref je suis très contente que tu aimes toujours ^^

Brenda : Contente que tu aimes ! Pour répondre à ta question, à chaque fois que je vois la fin dans ma tête, et que je me dis « Ah oui, comme ça, ce serait bien ! » et bien à chaque fois, il est suivi d'un « Ah et puis après je peux faire ça ! » Donc au final pour l'instant, elle n'a pas de fin XD

Miel Pops : Et comment ! ;D

Ambrilys : Je fais pas mal de trucs mouvementés, c'est vrai... Devrai-je faire quelques chapitres tout en douceur ? XD C'est drôle, quand j'ai vu que tu avais marqué « Pfff quand est-ce que Damon se sortira enfin complètement Elena de la tête? », j'en étais déjà à la partie où il parle avec Stefan, et la petite voix dans ma tête t'as répondu « MAINTENAAAANT HAHA ! »... Je suppose qu'il faut avoir quelques petits soucis mentaux pour pouvoir écrire ce genre de fiction, ne me blâme pas XD

Vanessa : C'est le plus gentil commentaire que j'ai reçu =3 Merci beaucoup Vanessa, j'espère que la suite te plaira !

Merci pour votre soutien ! Je suis vraiment heureuse de vous avoir comme lecteurs ! 3