Salut à tous.

Je sais que vous êtes impatients de lire la suite de cette fic et je m'excuse de vous faire attendre si longtemps. Je fais mon possible pour traduire rapidement, mais avec le boulot ce n'est pas évident.

Alors, voici le chapitre 14, un chapitre M qui risque de vous plaire.

Le prochain chapitre arrivera aussi tôt que possible, mais je ne sais pas encore quand.

Bonne lecture,

Sweety


Chapitre 14


C'était rare mais ça arrivait parfois et ce matin était l'une de ces rares occasions. Alors que le soleil commençait à pointer à l'horizon, Lisbon se réveilla de son sommeil si nécessaire. Soupirant de lassitude alors qu'une lueur orangée baignait dans la chambre, elle ouvrit doucement les yeux et chercha de la chaleur. Elle avait froid, frissonnant un peu et réalisa que c'était ce qui devait l'avoir réveillée. Laissant ses yeux chercher sur le lit, elle remarqua que sa couverture avait été négligemment lancée au pied du lit et elle gémit. Elle n'avait pas envie de bouger. Jane était la seule source de chaleur et il la tenait, le dos contre son torse - si elle bougeait, il ne voudrait pas la laisser se rendormir. Il avait tendance à être un vrai gamin lorsque l'heure de se lever approchait. Encore vingt minutes avant que l'alarme ne les tire du lit.

Oubliant la perte de sa couverture, elle entendit quelque chose de doux dans son oreille. Quelque chose qui la choquait encore un peu. Il n'y avait qu'une poignée de fois où elle s'était réveillée avant Jane et le faible ronflement prouvait que c'était l'une d'entre elle. Cela lui donna la liberté de mouvement dont elle avait besoin pour attraper la couverture mais aussitôt qu'elle se pencha et qu'elle l'attrapa, le souffle dans son cou accéléra et les hanches de Jane se collèrent aux siennes.

Surprise par ce mouvement, elle oublia ce qu'elle faisait et ne pensa qu'à une chose : il était dur et l'insupportable tension qu'il y avait encore entre eux avait besoin d'être soulagée. Un mois, dix jours et ils avaient encore du mal à trouver "leur moment". Elle avait voulu mettre fin à leur frustration dix jours plus tôt mais ça n'avait pas été possible et même après que sa période menstruelle soit passé, ça n'était toujours pas arrivé. De nouvelles affaires leur prenaient du temps. Ils rentraient tard à la maison, juste à temps pour tomber de sommeil dans le lit, bien qu'elle sache que Jane restait éveillé bien plus longtemps qu'elle.

Il n'était cependant pas réveillé à cet instant, ce qui rendait la chose plus surprenante. Il était un homme, elle n'était pas stupide - ce genre de choses arrivait éveillé ou non, ce n'est pas ce qui lui fit ouvrir grand les yeux. C'était le fait qu'il se poussait lui-même contre elle, rendant son excitation plus prononcée et resserrant son emprise sur elle pour presser son dos contre lui. Elle s'était déjà réveillée en le sentant ainsi par le passé mais il avait toujours été éveillé et c'était toujours excusé en souriant timidement. Elle se sentait vraiment désolée pour lui. Elle savait que si ça la torturait si fort, alors il devait se sentir misérable.

Elle voulait l'aider. Ils avaient quelques minutes à perdre et elle voulait lui montrer que bientôt ce serait plus que des regards brûlants, des baisers passionnés et des caresses sensuelles. Se déplaçant contre lui - remuant les hanches pour le provoquer, elle l'entendit gémir doucement et le sentit pousser contre elle de nouveau. Elle pouvait sentir l'humidité se créer dans sa partie intime d'anticipation. Son corps ne savait pas qu'elle faisait ça pour son bien à lui uniquement. Prenant une profonde inspiration pour renforcer sa confiance, elle roula sous son bras lourd et bougea pour lui faire face.

Ses yeux étaient toujours clos et juste pour tester, elle poussa à peine ses hanches contre les siennes pour évaluer sa réaction. La main qui se trouvait dans son dos sursauta, ses doigts s'accrochant à elle, mais il ne se réveilla pas. Elle devait arranger ça, elle devait être assez brave pour mener à bien son plan. Elle se sentait timide avec lui, une vague de vulnérabilité traversant sa poitrine. Ses yeux bougèrent derrière ses paupières et elle ne put s'empêcher de se demander si elle était la raison de sa faim ou ses pensées allaient à la première femme à qui il avait été marié. Elle savait que ce n'était pas sain de s'attacher à de telle pensées mais elle ne pouvait s'en empêcher. Lorsqu'il bougea contre elle, elle chassa ses pensées et laissa ses mains effleurer sa poitrine. Les glissant dans son cou alors qu'elle se rapprochait et plaçant un doux baiser sur ses lèvres, elle dût retenir un gémissement.

Elle savait ce qu'elle allait faire et ça les faisait avancer d'un pas vers l'autre. Les rapprochant encore, pourtant elle savait qu'ils ne seraient pas entièrement satisfaits. Ses doigts descendirent doucement, elle laissa une main sur son épaule blessée tandis que la seconde continuait de descendre sur son ventre. Ses yeux s'agitèrent sous cette caresse ou alors c'était dut à sa jambe qu'elle remonta au dessus de sa hanche, elle n'était pas sûre.

Ce ne fut que lorsque ses doigts glissèrent sous la ceinture de son pantalon que les yeux de Jane s'ouvrirent. Il avait l'air endormi, confus et brûlant de désir. Ces yeux qu'elle aimait devenaient noirs et elle fut ravie que le premier mot à franchir ses lèvres soit son nom. Ce n'était rien de plus qu'un chuchotement rauque mais une vague de plaisir la traversa à ce son, la laissant aussi excitée que lui. Il semblait tout de même avoir mal et ce fut lorsqu'il gémit tout en essayant de se retenir de bouger contre elle qu'elle réalisa pourquoi. Il était embarrassé du fait qu'il soit en train de se frotter sensuellement contre elle en se réveillant.

" Ça va, ne t'arrête pas." Ses mots l'encouragèrent, lui faisant savoir qu'il ne faisait rien de mal et qu'elle voulait qu'il continue. Elle voulait qu'il se sente bien lui aussi. " Nous avons quelques minutes."

" Teresa…"

" Laisses-moi faire." Ça devint une sorte de combat, leurs regards se fixant alors qu'elle poussait le tissu le recouvrant. Il ne protesta plus, ses muscles se relaxèrent de leur mieux étant donné la situation. Il se contenta de la fixer. Le coton de son pantalon de pyjama céda lorsqu'elle décida que deux mains valaient mieux qu'une pour une telle tache. Elle brisa leur contact visuel la première, regardant plus bas entre eux alors qu'il se soulevait pour qu'elle puisse continuer. Bloquant ses doigts dans l'élastique de son sous vêtement, elle le poussa vers le bas et sentit ses joues la brûler. Elle n'était pas du genre petite fille sage, ce n'était pas comme si elle n'avait jamais vu d'homme nu avant. Il était juste différent.

Elle ne réalisa pas qu'elle avait cessé de bouger avant qu'il ne se glisse hors du vêtement et la rapproche. Embarrassée par son manque de mouvement, elle tenta de penser à quelque chose à dire mais rien ne vint. Il était vraiment magnifique, un Adonis aux cheveux d'or dans le soleil du matin. Le besoin de lui envoya des pulsions dans son âme, son corps était encore si inconscient et réagissait à la vision de Jane nu. Exactement comme lorsqu'ils avaient partagé la douche, elle laissa ses mains descendre en dessous de son nombril et écouta alors qu'il inspirait profondément.

Elle pouvait sentir la douceur de sa peau, sa chaleur sous ses doigts alors qu'ils descendaient plus bas vers leur destination. Elle s'attendait à ce que ce soit en sens unique, elle allait l'aider à se libérer et elle fut prise au dépourvu lorsque les mains de Jane commencèrent à déboutonner la chemise qu'elle portait. Elle ne dit rien pour le stopper - ne pouvait pas même si elle le voulait mais ses yeux remontèrent pour rencontrer les siens alors qu'elle cessait ses caresses.

Le doux sourire étirant ses lèvres lui montrait tout et aussitôt qu'il défit le dernier bouton, il poussa les pans de chemises sur les côtés. Elle était supposée l'aider et pourtant elle fut celle à fermer les yeux lorsqu'il embrassa son nez. C'était quelque chose de si déplacé dans l'air chargé de sexualité qu'elle ne put s'empêcher de sourire. Elle pensait qu'il reculerait et profiterait du plaisir, mais non. Ses lèvres quittèrent sa peau juste quelques secondes avant de se poser sur ses lèvres, ses dents tirant légèrement sur sa bouche et la faisant gémir. Il était en train de changer les règles et de faire en sorte que ce soit pour elle. Elle ne le voulait pas mais ses mots l'avaient abandonné, et la délicieuse palpitation entre ses jambes l'empêcha de les chercher.

Il l'attira plus près, pressant ses mains entre eux et la laissant vacillante à la sensation de son membre chaud et dur contre son estomac. C'était différent de la douche, ils étaient secs. Elle pouvait sentir sa peau, sentir la texture alors que ses mains glissaient dans son dos et trouvèrent leur chemin dans sa culotte. Sa bouche s'ouvrit dans un soupir, son corps se mouvant contre lui tandis qu'il glissait le vêtement vers le bas pour la laisser le jeter au pied du lit. Il ne tenta pas de retirer la chemise, il la laissa juste ouverte et bougea ses lèvres sur son menton, en bas de son cou pour sucer doucement à son point sensible.

Poitrines nues se pressant ensemble, hanches s'alignant alors qu'il pinçait sa peau. Quelque chose au fond de son esprit lui rappela son but et elle bougea ses doigts d'entre leurs corps pour qu'elle puisse l'effleurer sur le côté. Il devenait vraiment sensible à ses petites caresses, grognant contre elle alors qu'elle lui serrait les hanches et reprit leur première position en remontant sa jambe au dessus de sa taille. Elle avait oublié que le bas de leurs corps étaient nus, la chaleur de leur peau glissant l'une contre l'autre le lui rappela immédiatement alors qu'un long gémissement s'arrachait de ses poumons.

Il se tendit contre elle, respirant profondément pour se calmer tandis qu'elle bougeait pour trouver une position plus confortable. Ce n'était pas facile, elle était humide et avait mal - ce n'était pas vraiment une balade dans le Parc. Elle voulait un peu de soulagement et lui aussi. Elle pouvait le dire par la façon dont son membre dur tremblait contre son ventre. Ils étaient tous deux prêts pour une sorte de libération après avoir attendu plus d'un mois. Il inclina la tête en arrière, les yeux clos avec une petite ride entre les sourcils et elle profita de l'occasion pour enfouir sa tête dans son épaule. C'était, si possible, plus tentant que leur matin sous la douche.

Elle voulut lui dire que ce n'était pas pour elle, voulut protester lorsqu'il se recula assez pour glisser une main entre ses cuisses mais le choc qui la secoua lorsqu'elle sentit son toucher l'empêcha de faire quoi que ce soit d'autre que de s'agripper plus fort à lui et presser son visage dans son cou. Elle ne pouvait certainement pas penser clairement alors qu'il glissait un doigt en elle, l'explorant gentiment.

Son dos se voûta, le suppliant silencieusement pour plus. Il accéda à sa demande, glissant son doigt plus loin encore en elle alors que ses muscles se crispaient. Sa respiration se bloqua un instant alors qu'elle la retenait en elle dans l'espoir que la sensation de tension qu'elle pouvait sentir dans le bas de son ventre se calme. Ça n'aida pas - aussitôt qu'elle respira de nouveau et qu'il entra encore en elle, tout revint avec force. Un second doigt rejoignit le premier, pliant vers le haut, appuyant et lui faisant oublier de lui donner du plaisir. Tout était si nouveau, si exaltant.

Elle ne pensait plus, ne sentait plus rien si ce n'est le mouvement de sa main et son excitation se pressant contre elle. Elle ne gâcha pas l'instant par ses inquiétudes, ou de faire autre chose que de se complaire de la chaleur de sa peau contre la sienne, le plaisir la traversant par vagues alors qu'il déposait un baiser sur sa joue et pressait son pouce contre son clitoris. Son corps se cambra à ce geste soudain, les secousses que cela envoya à travers elle étaient électrisantes et provoqua un gémissement chez l'homme qui la rapprocha de l'extase. Elle avait l'impression de partir en pièces, se crispant et se crispant jusqu'à ce qu'elle soit certaine de brûler sur place. Ce fut sa voix qui la fit céder, la propulsant dans un flot de désir qui la déchira de part en part. Les mots, le ton chuchotant, la tendresse qu'il utilisait tandis qu'il bougeait ses doigts entre ses jambes - c'était juste trop.

" Ma femme, mon amour." Elle s'accrocha à lui alors que les mots glissaient dans son oreille, son souffle sortant par petites bouffées. Elle ne pouvait plus se retenir, elle ne le voulait pas. En silence, elle se laissa aller, sentant le plaisir dans son ventre se répandre rapidement alors que tous les muscles de son corps se tendaient. Elle ne pouvait émettre un son alors que le plaisir la traversait, elle se mordit juste la lèvre et se blottit dans son cou alors qu'il laissait sa main continuer dans un rythme constant pour prolonger le plaisir. Ses yeux se fermèrent pour tout bloquer sauf les sensations qui la traversaient et elle se sentit devenir molle contre lui.

Elle avait eut un sentiment d'insécurité au sujet de la femme durant plusieurs jours et l'entendre dire quelque chose de si simple avait calmé son esprit pour le moment, lui permettant de se donner à lui. Elle gémit doucement lorsqu'il retira ses doigts et ce fut à cet instant qu'elle se souvint que c'était sensé être pour lui, elle était supposée l'aider à se satisfaire et non pas l'inverse.

Légèrement embarrassée par son orgasme, elle passa sa main sur sa poitrine et se recula pour voir son visage. Elle sut par la façon dont il fronçait les sourcils qu'il n'était pas loin derrière elle et lorsqu'elle effleura de sa main son membre il poussa un grognement sourd. Il tenta de se décaler d'elle mais elle le retint, son corps encore sous le choc, ses yeux à moitié ouverts et voilés.

" Teresa, je suis sur le point de…" Un mouvement de plus fut suffisant, juste une légère pression de ses doigts et elle le sentit se soulager sur son ventre alors que ses mots se perdaient dans un gémissement étouffé. Il se tendit, se cambrant contre elle alors que la jouissance s'insinuait en lui. Elle savait qu'il tentait de bouger pour pouvoir rejoindre la salle de bain mais elle ne le voulait pas. Il était bien où il se trouvait et lorsque son corps s'affala contre le sien, elle roula sur le dos.

Utilisant la chemise qui flottait encore à ses bras, elle s'essuya doucement le ventre et la retira. Le corps se pressant de moitié entre elle et le matelas ne bougeait pas si ce n'est par sa recherche d'oxygène. Leurs souffles étaient le seul bruit dans la chambre durant quelques minutes alors qu'elle laissa une main lui ébouriffer les cheveux et l'autre lui caresser le dos. L'urgence qu'elle avait ressentit avait disparu mais l'envie de lui était toujours là. Elle espérait qu'ils aient un pause bientôt, son jour de repos n'était que la semaine prochaine et elle pria pour que ça les aide à tenir jusque là.

Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais le bip de l'alarme la coupa, leur faisant savoir que le travail n'attendrait pas et que leur matin ensemble était fini. Jane bougea contre elle, levant enfin la tête de sa poitrine au son imprégnant l'air. Sa main chercha le bouton qu'il pressa et alors il se blottit de nouveau dans sa poitrine. Ils pouvaient bien avoir cinq minutes de plus.

- oooo -

Heureusement, la journée était lente, le travail étant vraiment très ennuyeux en comparaison de ce que ça avait été les derniers jours. Lisbon adorait ça, cela lui laissait du temps pour repenser au matin qu'elle avait eut avec Jane. La façon dont-ils avaient donné du plaisir à l'autre. Bien entendu, ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait voulu et elle savait qu'il le ressentait aussi mais ça avait tout de même été une expérience qu'elle ne voulait pas oublier de sitôt. Elle se sentait plus légère, plus heureuse qu'elle ne l'avait été durant leurs quarante jours de mariage. Dans les moments où elle s'était accrochée à lui, où il avait murmuré à son oreille elle n'avait pas ressentit les doutes qui déferlaient dans sa tête à chaque instant de la journée.

Même maintenant, bien qu'heureuse, elle était en train d'avoir ses pensées habituelles. Repensant à la fois où il avait mentionné sa première femme le jour de leur anniversaire de mariage. Ça lui faisait mal d'y penser mais elle savait qu'il n'avait pas voulu lui en faire. Elle le savait parce qu'il avait agit comme si ce n'était rien, ne le mentionnant plus après. Peut-être qu'elle devait lui dire que ça la faisait souffrir, elle savait qu'elle devait penser à ce qu'ils avaient fait ce matin mais elle ne savait pas comment aborder le sujet. Elle était terrifiée à l'idée de l'offenser en quelque sorte.

Les coups à la porte la sortirent de ses pensées, teintant ses joues de rose. Son regard capta la tête de la rousse et elle lui offrit un sourire poli. Elle souriait plus qu'elle ne l'avait fait ces derniers jours.

" Hey patron, voici les dossiers que vous avez demandé sur l'affaire McKennah."

" Merci." Le poids des papiers dans sa main attira son attention sur la personne qui lui tendait. Elle semblait nerveuse, un peu impatiente au sujet de quelque chose. " Autre chose ?"

" J'étais juste… Jane a dit de vous demander avant et je…"

" Il suffit de demander, je ne mord pas."

" Est-ce que je peux organiser une fête pour faire des cadeaux au bébé ?" Lisbon savait que l'expression de son visage devait probablement sembler horrifiée, choquée et confuse. Et là elle percuta, Jane lui avait dit que Van Pelt pensait qu'elle était enceinte et elle avait pensé lui faire comprendre que non, mais la tension à la maison lui avait fait oublier. Se passant la main sur le visage, elle souffla doucement. Bien, elle supposa que c'était une façon d'aborder le sujet. " Je… Je sais que vous ne l'avez dit à personne mais je…"

" Grace, Jane et moi… je ne suis pas enceinte."

" Mais Jane a dit…"

" Je sais qu'il ne t'a pas exactement corrigé lorsque tu lui as dit que tu pensais que je pouvais l'être mais c'est Jane." Elle tentait de se contrôler mais une part d'elle-même avait envie d'étrangler le consultant pour ne pas avoir corrigé la jeune femme. Ce devait être la plus délicate - enfin presque la plus maladroite - conversation qu'elle n'ait jamais eut.

" Vraiment ?"

" Vraiment." La déception apparu sur le visage de Van Pelt, faisant Lisbon se sentir comme la porteuse de mauvaises nouvelles d'un seul coup. Elle sentit l'envie de s'excuser mais se retint sachant que ça paraîtrait stupide. Apparemment, sa recrue était excitée à l'idée qu'elle et Jane puisse attendre un bébé.

" Oh." Le silence gênant pointa le bout de son nez alors que les deux femmes baladaient leurs regards dans le bureau à la recherche de quelque chose d'intéressant à dire. " Euh bien j'ai…hum, des choses à faire. Du travail. Désolée de vous avoir dérangée."

Elle ne répondit pas, regardant juste l'agent joindre le geste à la parole alors qu'elle passait la porte. Elle ne la blâmait pas, la pauvre femme devait probablement être plus embarrassée qu'elle. La soudaine envie de tuer son mari lui traversa l'esprit jusqu'à ce qu'elle se rappelle de leurs corps pressés l'un contre l'autre, peau nue contre peau nue. Elle disparu après ça, remplacé par le feu insatisfait qu'elle pouvait sentir couler dans ses veines. Son corps savait ce qu'il voulait et savait qu'il ne l'avait pas eut.

Elle n'eut pas le temps de reposer son regard sur son bureau avant qu'un autre visage apparaisse. Cette fois elle sut immédiatement de qui il s'agissait. Même si elle n'avait pas été en mesure de le voir elle le savait par son odeur. C'était simplement Jane, personne ne sentait comme lui. C'était rafraîchissant, mâle et une touche d'eau de Cologne dont elle se fichait. Elle l'aimait bien lorsqu'ils étaient à la maison et il ne l'embêtait pas avec ce genre de chose.

" Qu'est-ce que tu as fait à cette pauvre Grace ? Elle semblait humiliée."

" J'ai juste eu à lui expliquer que je n'allais pas avoir de bébé. Ça suffit pour dire que nous sommes toutes les deux humiliées." Lui envoyant un regard moqueur, elle lui jeta son stylo et le regarda l'éviter. Elle adorait faire ça. C'était génial de le voir se tortiller de temps en temps. D'ailleurs il l'avait mise en retard pour le travail en la laissant se rendormir et en débranchant l'alarme.

" Euh, ouais désolé. Elle voulait que nous ayons une fille." Roulant des yeux, Lisbon se laissa éloigner de ses pensées sur les deux femmes et accrocha son sourire éclatant. " Ton frère veut un neveu."

" Quoi ? Comment tu…"

" Il me l'a dit." Tout se mit en place dans sa tête immédiatement. Lorsque Jon s'était penché pour murmurer à son oreille, il avait dût faire une remarque sur eux ayant un enfant. Elle n'aimait pas décevoir mais tout le monde devrait attendre un moment avant qu'elle ne se laisse consumer par ce genre de pensées. Elle en avait bien d'autre à traiter avant.

" Donc, il y a une raison pour que tu sois ici à me déranger ?" Il s'agissait d'une triste tentative pour changer de sujet et il ne lui fit pas remarquer. Il savait qu'elle n'aimait pas parler de bébé et elle était reconnaissante qu'il soit assez gentil pour ne pas insister.

" Merci." Le ton enjoué avait disparu, remplacé par quelque chose de doux et attentionné. Elle laissa tomber ses épaules, ses yeux s'adoucissant alors qu'elle lui envoyait un petit clin d'œil. Elle savait ce qu'il voulait dire. Ils n'avaient pas encore parlé de leur matin, l'évitant à la place et c'était la première fois qu'il lui montra vraiment, qu'il lui montra ce même regard perdu qu'il avait eut lorsqu'ils étaient enveloppés l'un contre l'autre et oubliant le monde. " Tu vas bien ?"

" Ouais, je vais bien."

" Tu veux me dire ce qui se passe dans ta tête ?" Avec un petit soupir, elle se demanda pourquoi il fallait toujours qu'il ramène de genre de sujet au travail. Elle supposa que c'était pour la même raison qu'il lui avait fait sa demande ici. " Je peux voir qu'il y a des choses qui te gênent encore. J'essaie juste de les faire sortir pour que nous puissions en parler."

" Suis-je ta femme Patrick ?"

" Oui, qu'est-ce que c'est que cette question ?" Elle avait prévu d'en parler directement. S'il avait envie d'évoquer ce genre de chose au bureau alors elle allait tout simplement lui dire et alors lui demander de partir mais le sourire sur ses lèvres l'empêcha d'en dire plus. Il avait l'air heureux. Elle lui demanderait une autre fois. Elle forcerait les mots si elle le devait. Elle ne pouvait pas constamment se préoccuper qu'il parle de sa défunte épouse et qu'il utilise le même titre pour elle.

Mais elle lui demanderait. Un jour, mais pas aujourd'hui. Elle avait déjà l'approche, ça commençait par la question qu'elle venait de poser. Il répondrait oui, bien sûr et alors elle le regarderait dans les yeux, ouvrirait la bouche et laisserait sortir les mots. Ils étaient tous là sur sa langue et pourtant elle les ravala. Elle ne voulait pas ruiner leur journée. Elle rit presque amèrement à sa propre excuse, la même qu'elle avait utilisé la nuit où il lui avait fait manger des Reese et des fraises tant en l'aidant avec sa migraine et ses crampes.

" Teresa ?"

" Hum, oh oublies ça. Nous en parlerons plus tard, à la maison."

" Tu es sûr ?" Avec un hochement de tête, elle parvint à le convaincre. Sur l'ensemble de ses réserves relatives à leur union, celle-ci la gênait le plus et elle se sentait horrible pour ça. Il n'avait jamais voulu lui faire mal et elle devait certainement être stupide de se laisser embêter par ça. " Okay."

" Il y a encore des choses qui me gênent. Je travaille bien la dessus par moi-même. Si j'ai besoin d'aide, je te le ferais savoir."

" Je ne…"

" S'il te plait, oublies. Tu ne peux honnêtement pas t'asseoir ici et me dire que tu t'ouvres complètement non plus. C'est impossible. Juste, oublies pour le moment. Savoures la journée."

" Très bien, très bien. Tu as donné ton avis et la journée est plutôt ennuyeuse. La seule chose qui me soit arrivée de bien jusqu'à maintenant à été de me réveiller." Avec un doux sourire, il lui laissa savoir qu'il était blessé par ses paroles mais pas assez pour tout ruiner. Ça n'était pas assez pour lui faire oublier la façon dont-ils avaient passé leur matin. Tout bien considéré, ils avançaient physiquement et émotionnellement ou elle ne l'aurait jamais laissé prendre le contrôle sur elle et il n'aurait jamais laissé les choses aller si loin. C'était un grand pas en avant. Elle voulait en rester là.


TBC…


Voilà, laissez moi un commentaire pour me dire si la traduction allait et aussi pour que je puisse dire à l'auteur si vous aimez toujours sa fic.

Sweety 30/08/12