Me revoici avec ce chapitre bourré de rebondissements. Je n'en dis pas plus, je vous retrouve en bas

CHAPITRE 14

POV BELLA

Le piano résonnait doucement à mes oreilles et je fermai les yeux, en m'enfonçant un peu plus dans la tiédeur du canapé.

Edward jouait souvent maintenant, quelques instants au moins dans la journée et j'avais pris pour habitude de m'installer sur le canapé, les jambes coincées sous mes fesses, et de l'écouter. J'adorais laisser la musique envahir mes sens, j'adorais l'entendre jouer les mêmes morceaux jusqu'à ce qu'il obtienne la perfection qu'il recherchait, inlassablement, et je savais lorsqu'il jugeait ça suffisamment correct, car il passait à autre chose.

Edward était un perfectionniste, il ne laissait rien au hasard.

Il avait un talent fou, mais pas possible de le lui dire. Il se mettait limite en colère, en me disant, que même s'il arrivait encore à s'en sortir, il était bien loin de son niveau habituel, bien loin de celui qu'il avait pu atteindre autrefois.

Ça n'avait pas d'importance pour moi, et je trouvais qu'il n'était pas très objectif. Il jouait à la perfection, et j'adorais l'entendre, le reste pour moi, n'importait pas.

Les dernières notes frémirent dans l'air et le piano se tut. Alors que je rouvrais les yeux doucement, je vis Edward refermer le couvercle doucement, passer sa main en une douce caresse sur la surface lisse et cela me fit sourire. Il faisait toujours ça, le même geste dont j'étais sûre qu'il n'avait pas conscience. Il se tourna vers moi et me fit un sourire timide.

-Ça va ?

-Parfait.

Toujours la même question, toujours la même réponse.

Il roula des yeux comme à chaque fois et je le regardai se réinstaller seul dans son fauteuil.

Il avait pris l'habitude de me demander ça à chaque fois qu'il finissait de jouer, et j'avais pris l'habitude de la même réponse. J'avais essayé d'argumenter une fois, de lui dire à quel point il avait du talent, mais il n'avait pas apprécié. Il était un artiste avec un putain de complexe, il détestait les éloges, j'avais donc arrêté de lui en faire.
Je me contentai de ce simple mot, et même s'il roulait des yeux, il n'avait plus objecté, c'était une sorte de compromis.

Il se dirigea vers moi et regarda comme toujours le livre qui se trouvait à mes côtés.

-Tu n'avances pas beaucoup, c'est le même livre depuis une semaine, un record chez toi.

Je soupirai et lui jetai un regard boudeur.

-C'est de ta faute, lorsque tu joues, je perds la perception des mots, je relis sans cesse la même phrase, alors j'avance pas et j'arrête.

Un sourire naquit sur son visage.

-Je devrais peut-être arrêter de jouer, si ça te gêne.

Mon regard était furibond cette fois.

-T'as pas intérêt Cullen, ou ma vengeance sera terrible !

Il prit une mine horrifiée.

-Bouh ! Je suis mort de trouille ! Qu'est-ce que tu vas faire? me flinguer ?

Il avait pris l'habitude de se foutre de moi par rapport à mon job, et il me charriait sans cesse là-dessus. Je préférais ça à autre chose de sa part, comme de la colère par exemple.

-Non, mais je pourrais toujours t'attacher à ton lit, et te torturer. J'ai des menottes.

Je lui fis un sourire coquin et il baissa les yeux avant de sourire à son tour.

Nous n'avions pas encore repris ce genre de relation, il ne m'avait d'ailleurs toujours pas embrassé. Il y avait bien des gestes tendres, des regards, des mots tendres échangés mais rien de plus et si cela me frustrait, ce n'était qu'un maigre prix à payer, il m'avait pardonné.

-Je ne savais pas que tu étais une dominatrice, tu m'as caché ça… quoiqu'avec ton caractère, j'aurais dû m'en douter, je suppose.

Je lui donnai un petit coup de poing et il éclata de rire. Il avait l'art et la matière de nous sortir d'une discussion embarrassante avec une boutade et je lui en étais reconnaissante.

-Je suis d'accord pour les menottes.

Je haussai un sourcil et le dévisageai, surprise.

-Si c'est moi qui te les mets.

Je roulai des yeux, j'aurais dû m'en douter.

-Tu peux toujours rêver.

-Dommage.

Je le regardai et il y avait cette lueur au fond de son regard qui me déstabilisa un instant. Je savais qu'il ne jouait plus là, je savais aussi que ses propos étaient ambigus, et s'il cherchait à me troubler, il y arrivait parfaitement.

J'avais du mal à savoir parfois où nous en étions, je rentrai donc dans ses jeux, n'importe lesquels, en espérant que cela mènerait plus loin.

Il pencha la tête sur le côté et lorsqu'il prit ma main et releva doucement les yeux sur moi, je savais que nous y étions, qu'il allait enfin faire un geste vers moi. J'allais me pencher vers lui lorsque la porte d'entrée claqua et nous sortit de notre bulle en un clin d'œil. Edward retira sa main et je poussai un gémissement intérieur tout en dévisageant l'imposteur qui venait de briser ce moment parfait que j'avais attendu toute cette foutue semaine.

Dimitri entra, et je lui jetai un regard noir.

-Tout est sous contrôle, rien à dire sur le périmètre.

Edward hocha la tête avec un sourire poli et je me contentai pour ma part de renifler de façon dédaigneuse. Edward me jeta un regard d'avertissement et je grimaçai en croisant mes bras sur ma poitrine. Je m'enfonçai de nouveau dans le canapé, en boudant.

Dimitri était le molosse que la société de sécurité avait envoyé à Edward. Il était plutôt grand, baraqué et effrayant, toutes les qualités pour être garde du corps et pourtant ce mec était un débile profond qui se prenait pour Rambo.

Il faisait bien son travail, mais il le faisait trop bien et ça me rendait dingue. Il passait tout au peigne fin, faisait plusieurs fois par jour le tour de l'appartement et de l'immeuble et c'est tout juste s'il ne voulait pas goûter l'assiette d'Edward lorsque je le servais, alors qu'il mangeait comme nous. Il avait même voulu poser des caméras de surveillance dans l'appartement et comme j'avais piqué une crise, Edward lui avait gentiment mais fermement demander de s'abstenir.

Un autre point qui m'agaçait énormément, il était en costume du matin au soir. Comme si on avait besoin d'être en costume dans l'appartement alors qu'il n'y avait que nous trois ? En clair, ce mec était une plaie.

J'avais supplié Edward de le renvoyer mais il n'avait pas cédé et il m'avait dit que même si Dimitri était un peu envahissant (tu parles oui !) il savait faire son job et il fallait que je m'y fasse.

Je n'allais pas m'y faire, et je jurai devant dieu que si ce mec fouillait encore une fois mon tiroir de lingerie, je lui tirerais une balle entre les deux yeux.

J'avais donc pris l'habitude de l'ignorer ou de lui lancer un regard noir.

Il se posta près de la baie vitrée et regarda dehors comme s'il cherchait à débusquer un tireur en planque. Je haussai un sourcil et Edward lui jeta un vague coup d'œil avant de revenir sur moi et de me mimer « laisse-le ».

Je lui tirai la langue et il s'éclaffa. Je soupirai, je voulais que tout ça soit fini, je voulais qu'on reprenne notre vie ensemble, sans la menace au dessus de nos têtes. J'en avais assez d'attendre que ce dingo passe à l'action, je voulais lui botter les fesses, et qu'on en finisse.

Le téléphone d'Edward se mit à sonner et je l'attrapai sur la table basse, avant de lui tendre. Il regarda le numéro affiché avant de sourire brièvement et de répondre.

-Salut frangin, comment va la vie ?

Je compris qu'il s'agissait d'Emmett et que s'il appelait, c'était sûrement pour venir nous voir ce soir ou demain. Depuis que je vivais avec Edward, Emmett téléphonait avant de rendre visite à son frère, il ne venait plus à l'improviste car il ne voulait pas je cite « voir nos fesses à l'air », comme si c'était notre genre tiens…

Edward avait eu du mal à pardonner à sa famille, mais j'avais insisté, pris parti, en lui disant que s'il ne m'en voulait pas à moi, il ne pouvait pas en vouloir à ses proches, ils avaient fait ça pour son bien. Il avait hurlé, puis grogné, puis s'était résigné, enfin tout du moins pour son frère et sa sœur. Il en voulait toujours un peu à ses parents, la décision de tout lui cacher était venue d'eux, et il avait encore un peu du mal à encaisser. Néanmoins, je savais que ça passerait avec le temps.

Penser à la famille d'Edward me fit penser à Rosalie et à la conversation que j'avais eu avec elle, deux jours plus tôt.

Flash back.

Je pénétrai à l'intérieur de l'institut de beauté dans lequel travaille la femme du frère d'Edward et après un bref coup d'œil, me dirigeai vers l'accueil. Une jeune femme brune, plutôt jolie m'accueillit avec un sourire que je lui retournai.

-Bonjour, que puis-je pour vous ?

-Je voudrais voir Rosalie Cullen s'il vous plaît.

-Avez-vous rendez-vous ? C'est pour un soin ?

Je lui fis un sourire que je voulais enjôleur.

-Je n'ai pas rendez-vous, c'est pour une affaire personnelle, je suis sa belle-sœur.

Bon ok, je n'étais pas vraiment sa belle-sœur mais nous n'allons pas jouer sur les mots, hein ?

-Elle est en rendez vous avec une cliente pour l'instant et ensuite, elle a une pause d'une heure pour déjeuner.

-Ça me semble bien, puis-je l'attendre ?

La jeune fille haussa les épaules.

-Bien sûr, il y a des fauteuils dans la salle d'attente, installez-vous, je vais la prévenir de votre présence.

Je pris donc place dans un fauteuil avec un magazine et attendit patiemment.

Si j'étais venue ici, c'était pour mettre les choses au clair avec Rosalie. Je voulais savoir ce qu'elle avait contre Edward, je voulais avoir le cœur net qu'elle n'était pour rien dans tout ce bordel autour de lui et de moi maintenant. Nous n'avancions toujours qu'au gré de notre cinglé et je voulais rayer définitivement Rose de mon esprit et de la liste des suspects, et puis j'étais curieuse aussi, je voulais comprendre.

Rose était esthéticienne depuis cinq ans. Elle travaillait ici depuis trois ans, et sa réputation n'était plus à faire. Elle travaillait bien, son patron ainsi que les clientes étaient satisfaits et le chiffre d'affaire avait augmenté depuis sa venue. Je savais aussi que le propriétaire allait bientôt prendre sa retraite, d'ici deux ans certainement et qu'il projetait de faire d'elle la nouvelle gérante des lieux.

La fille revint vers moi au bout de quelques minutes.

-Rosalie viendra vous voir après sa cliente. Est-ce qu'une manucure vous ferait plaisir ? Je n'ai pas de cliente pendant la prochaine demi-heure.

Je fus surprise de la proposition et alors que je jetai un rapide coup d'œil à mes ongles, je pensais que cela pouvait être une bonne idée, plutôt que d'attendre en lisant un torchon de la presse à scandale.

-Pourquoi pas ? C'est gentil à vous.

Elle m'installa à une table de manucure et entreprit de redonner de l'éclat à mes petits doigts. Je faisais rarement ce genre de choses, pas que je n'étais pas féminine, ça non, mais je n'allais pas en institut, c'était pour moi de la perte de temps et d'argent, bien que ce soit, je pouvais bien le reconnaître, agréable.

Elle m'occupa une petite demi-heure et je pus admirer mes ongles tout neufs et tout beaux une fois terminés.

-Merci, le résultat est étonnant.

-Vous avez de belles mains, vous devriez venir plus souvent, c'est important de les entretenir, et ça plaît aux mecs en général.

Elle me fit un sourire chaleureux et je ris.

-Je m'en souviendrai. Combien je vous dois ?

Elle leva une main en signe de négation.

-C'est gratuit, de la part de Rose.

Surprise moi ? Plus que ça en cet instant !

-Vraiment ? Et bien merci beaucoup, et je n'oublierai pas de la remercier.

Elle me fit un sourire et se dirigea à nouveau vers l'accueil. J'allais me rasseoir lorsque je vis Rosalie sortir d'une cabine avec une femme d'environ quarante ans qui babillait alors que Rose lui souriait d'un air poli. Elle la conduisit vers la caisse avant de lui lancer une formule de politesse et de se diriger vers moi.

-Bella. Allons dans la salle de repos tu veux bien ? Nous y serons tranquilles.

Je hochai la tête et elle me précéda dans une petite pièce où se trouvait une table avec des chaises, un frigo et une machine à café. Je pris place à table alors que Rosalie se dirigeait vers la cafetière.

-Café ?

-Oui volontiers. Merci pour la manucure.

-Pas de problème.

Je la détaillai un instant alors qu'elle mettait la machine en route. Elle avait l'air sereine, pas stressée du tout comme j'aurais pu m'y attendre, et surtout, elle avait l'air bien plus sympa que lorsque je la voyais aux réunions de famille.

Elle déposa deux tasses sur la table et s'installa en face de moi.

-Tu viens pour me parler d'Edward.

Ce n'était pas une question, elle savait bien pourquoi j'étais ici.

-Oui. J'aimerais comprendre Rosalie, j'aimerais savoir ce qui cloche avec lui.

Elle poussa un soupir et touilla un peu son café, perdue dans ses pensées.

-Tu sembles le détester, et que même Emmett n'en sache pas la raison me perturbe. Tu sais que je fais une enquête, je suis donc dans l'obligation de te poser la question.

Elle releva les yeux et ancra son regard dans le mien.

-Tu me soupçonnes ? Je n'ai jamais rien fait à Edward, je ne lui ferai jamais de mal.

Je secouai un peu la tête.

-J'en suis presque certaine, mais ton attitude est étrange avec lui, je voudrais juste comprendre, et te classer définitivement hors de cause. Pourquoi as-tu cette aversion pour lui ? Je sais que ça dure depuis que tu connais Emmett, donc Edward était déjà connu, c'est à cause de ça ? De sa célébrité ?

-La première fois que j'ai vu Edward, je ne connaissais pas Emmett.

Je la dévisageai un instant mais ne fit aucun commentaire.

-J'étais à une soirée avec ma meilleure amie, elle s'appelait Stella, elle était fan d'Edward et avait réussi à obtenir des entrées pour l'after party du film Remember Me, dans lequel Edward avait le premier rôle.

Son regard dériva un instant et un sourire naquit sur ses lèvres.

-Stella était tellement excitée ! Elle ne m'a parlé que de cette soirée pendant une semaine et lorsque le jour J est arrivé, elle ne tenait plus en place. Nous nous sommes pomponnées, Stel a mis sa plus belle robe et nous sommes parties à la soirée.

Elle porta son café à ses lèvres puis le reposa en grimaçant.

-Le film était super, moi qui n'était pas spécialement une fan d'Edward j'ai adoré, il était parfait dans le rôle du mec torturé, à croire qu'il avait déjà des prédispositions pour la souffrance.

-Je l'ai vu aussi, très beau film.

Elle releva les yeux sur moi et me fit un sourire triste.

-Stella était aux anges. Après le film nous nous sommes rendues à la soirée et là l'impensable s'est produit elle a réussi à l'approcher et à lui parler.

J'imaginais sans mal la joie qu'avait dû éprouver la jeune femme en voyant son idole.

-Il a été très sympa, charmant comme il s'avait si bien l'être. Il lui a signé un autographe et ils ont pris une photo ensemble, j'étais un peu en retrait, je ne voulais pas interférer, le moment était pour elle et je pouvais voir à quelle point elle était heureuse. Il lui a souhaité bonne soirée et il est parti voir d'autres personnes. Stel est revenue vers moi en dansant pratiquement tant elle était heureuse, je revois encore son visage, si joyeux, elle était belle.

Rose baissa un instant les yeux et je compris qu'on arrivait au tournant de l'histoire.

-Nous sommes restées encore un peu après ça. Nous avons bu une coupe de champagne et Stella dévisageait Edward de loin, il était toujours là et discutait avec des gens en buvant une bière. Lorsqu'il a été temps pour nous de partir, nous sommes allées au vestiaire chercher nos vestes puis nous avons pris le chemin de la sortie.

Je vis ses yeux s'embuer et je voulais faire un geste vers elle mais je ne voulais surtout pas l'interrompre, je fermai donc le poing.

-La salle de banquet se trouvait à l'étage et alors que nous allions descendre le grand escalier pour rejoindre le hall d'entrée, il y a eu un mouvement de foule et Stella qui n'avait pas l'habitude des talons a trébuché.

Une larme glissa sur sa joue et elle la chassa de la main dans un geste d'impatience.

-Trente-six marches. Elle les a toutes dévalées avant de se briser la nuque sur le marbre une fois la descente achevée. Elle est morte sur le coup.

Dire que j'étais choquée était un euphémisme. Je m'étais attendu à plein de choses, mais pas à ça. Comment on avait pu louper ça ? Pourquoi ce n'était pas inscrit dans le dossier que nous avions sur Rosalie ? C'était incompréhensible.

-Je l'ai vu tomber comme au ralenti, je l'ai vu se fracasser la tête sur le sol, je n'ai rien pu faire. J'ai regardé ma meilleure amie mourir, en simple spectatrice.

-Mon dieu Rosalie.

Ma voix était sortie comme dans un souffle, mais je ne savais pas quoi dire.

-Je l'ai vu mourir dans mes cauchemars tous les jours pendant un an. J'ai vu un psy et j'ai fait une cure d'antidépresseurs. Parfois je la revois encore tomber, même aujourd'hui.

Elle sortit un mouchoir de sa poche et se moucha avant de relever un regard chargé de colère sur moi.

-J'ai détesté Edward depuis ce jour. Si elle n'avait pas été si fan de lui, nous ne serions jamais allées à cette foutue soirée, et elle serait encore en vie.

-Tu es injuste Rose, Edward n'est pas responsable de la mort de ton amie.

Elle se prit la tête entre les mains et soupira lourdement.

-Je le sais et crois-moi je me déteste de ressentir ça ! Mais c'est plus fort que moi, dès que je vois Edward, je repense à cette soirée, et je vois Stella tomber et mourir. Tu n'imagines pas ce que j'ai ressenti en rencontrant Emmett.

-Tu savais qu'Edward avait un frère ?

-Vaguement. J'ai rencontré Em un jour dans un bar, nous avons sympathisé, puis flirté et ce n'est qu'une fois que nous sommes sortis ensemble qu'il m'a dit qui il était, et ce qu'Edward était pour lui. J'ai voulu rompre, je ne voulais pas m'embarquer là dedans, j'avais l'impression de trahir Stella, mais c'était trop tard, j'étais déjà amoureuse.

-Je comprends.

-J'ai décidé de continuer à voir Emmett, et ignorer Edward. Ca marchait plutôt bien, et je le voyais très peu jusqu'à… l'accident.

Je secouai la tête.

-Tu sais Edward ne sait pas tout ça. Il n'a jamais compris pourquoi tu es comme ça avec lui. Tu devrais le lui dire, tu devrais le dire à Emmett aussi, cette situation lui fait du mal, il me l'a dit.

-Je sais, je sais qu'il aime énormément son frère, et que c'est dur pour lui.

-Remember me c'était au début de la carrière d'Edward non ? Ça fait combien de temps, quatre ans ? Tu devrais arrêter de lui en vouloir maintenant, et arrêter de t'en vouloir à toi aussi, vous avez eu tous les deux votre lot de souffrance, ça suffit.

-Je sais bien tout ça, mais je ne sais pas si je peux changer après tout ce temps. Oublier Stella, sa mort, ce n'est pas possible pour moi.

Cette fois je fis le geste que je m'étais interdit tout à l'heure, je pris sa main dans la mienne et la serrai.

-Personne ne te demande d'oublier ton amie, mais Edward n'y est pour rien, il mérite le pardon, il mérite que tu fasses un geste vers lui, pour toi, et pour Emmett aussi.

-Je ne suis pas certaine d'en avoir la force.

-Je suis persuadée du contraire. Tu es une femme forte et indépendante Rose, je suis sûre que tu y arriveras.

Elle releva son regard sur moi et me dévisagea.

-Ce n'est pas moi les menaces, je ne pourrais jamais faire de mal à Emmett de cette façon, il a déjà bien trop souffert de ce qu'on a fait à Edward.

Je hochai la tête. Elle avait de bonnes raisons, ça aurait pu être elle, mais curieusement je savais qu'elle me disait la vérité, elle aimait trop son mari pour faire du mal à ce frère qu'il adorait.

-Je te crois, et je suis ravie que ce ne soit pas toi.

Elle me fit un sourire et détacha sa main de la mienne.

-Tu es une fille bien Bella, Edward a de la chance de t'avoir trouvée.

Je lui souris en retour.

-Non, c'est moi qui ait de la chance, je te jure.

Fin du flash back.

Nous avions terminé notre café et j'avais quitté Rose avec la promesse qu'elle parlerait le soir même à Emmett.

Je revins à l'instant présent et vis qu'Edward fronçait les sourcils.

-Oui bien sûr.

Il me dévisagea de façon perplexe et je penchai ma tête sur le côté, mon regard dans le sien.

-Demain soir alors, ya pas de soucis, à plus Em.

Il raccrocha et regarda son portable comme s'il le voyait pour la première fois.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Em m'a demandé si lui et Rose pouvaient venir dîner demain soir.

-Vraiment ? C'est super Edward!

Il fronça à nouveau les sourcils avant de relever son visage vers moi et de plisser des yeux.

-Il dit que c'est Rose qui a insisté, qu'elle voulait venir pour me voir.

-Et bien…c'est bien.

Il croisa ses bras sur sa poitrine et se mordilla la lèvre inférieure.

-Tu as fait quoi il y a deux jours ? Cette course, tu es allée où exactement ?

-Tu crois que j'ai quelque chose à voir avec ça ? Tu sais parfois les gens changent et…

-Non Bella, les gens changent peut-être, enfin, certains d'entre eux, mais Rosalie non, certainement pas.

Je triturai mes doigts et il gronda.

-Bella ?

-Peut-être que je suis allée me faire faire une manucure ?

Je lui fis une moue de petite fille penaude et il explosa.

-Bon sang de merde Bella !

-Mais c'est vrai regarde!

Je lui collai mes mains sous le nez et il y jeta un vague coup d'œil avant de revenir à la charge.

-Pourquoi avoir été voir Rosalie ?

-Tu veux vraiment le savoir ?

Il tira une tronche tellement ahurie que je roulai des yeux et lançai ma bombe.

-Pour la disculper définitivement.

Il parut choqué et je poursuivis.

-Elle avait clairement de l'animosité pour toi, elle a fait partie de la liste des suspects.

-C'est une blague ? C'est la femme de mon frère bon sang !

Je haussai les épaules.

-Nous n'avons négligé aucune piste Edward. Ce n'est pas elle, rassure-toi.

Il soupira et passa sa main sur son visage.

-Encore heureux tiens ! Je sais qu'elle ne m'aime pas mais de là à me flinguer !

Il retira sa main de devant ses yeux et me regarda.

-Alors c'est quoi son problème avec moi ? J'ai été à la maternelle avec elle et je lui ai fait manger de la boue ? Ou bien je l'ai larguée dans une vie antérieure? Je ne me souviens pas d'avoir écrasé son chien mais va savoir, c'est possible après tout.

-Rien de tout ça. Je voudrais te le dire, mais il vaut mieux que ce soit elle qui le fasse.

Son visage grimaça et je lui jetai un regard suppliant.

-Je ne te cache rien, mais c'est une longue histoire qui en plus appartient à Rose, c'est à elle de te le dire crois-moi.

Il soupira et acquiesça.

-Ok. J'attendrai demain.

Je lui fis un sourire et il me le retourna.

A défaut d'avoir pu pour l'instant arrêter notre tueur psychopathe, j'avais, je l'espère du moins, arrangé les choses entre Edward, Rose et Emmett.

Il faudrait sans doute du temps pour que Rosalie puisse se sentir à l'aise en présence d'Edward, mais tant qu'il n'y avait plus cette animosité entre eux, ce serait un bon début.

POV EDWARD

Est-ce que je vivais en plein délire paranoïaque ? Non parce que je pourrais sérieusement commencer à me poser des questions !

Cette dernière semaine avait été un peu éprouvante pour moi et je me demandais si elle allait un jour se terminer et surtout, comment elle se terminerait.

Elle avait commencé par Bella et sa véritable identité, ses mensonges et ceux de ma famille, le dingue qui me courait toujours après, les menaces de mort et maintenant, Rose qui voulait me dire pourquoi elle en avait après moi !

Si ça continuait dans ce sens, j'allais finir à l'asile avec de la bave qui dégoulinerait de mon menton.

Je ne savais pas ce qu'allait me dire Rosalie, mais je n'étais pas certain de pouvoir supporter une énorme révélation, surtout que je n'avais pas la moindre idée de la bombe qu'elle allait me lâcher. Je serais soulagé de savoir, ça faisait longtemps maintenant que j'avais arrêté de chercher pourquoi elle m'en voulait à ce point, mais si cela pouvait atténuer les choses entre nous et délivrer Emmett de son rôle au milieu, alors j'étais prêt au moins à écouter, j'aviserais du reste plus tard.

Bella posa à nouveau un regard inquiet sur moi et je la rassurai d'un sourire. Je ne voulais pas qu'elle s'en veuille pour ça, elle avait raison, c'était à Rose de parler, pas à elle.

Bella. Toute une histoire, avec des hauts et des bas, des moments de joies intenses et des moments de douleurs profondes, de l'amour et de la rancœur, bref tout ça à la fois qui donnerait même au meilleur des psy, du boulot pour au moins une année entière.

Ses mensonges, sa trahison n'avait pas fait faiblir l'amour que j'éprouvais pour elle, je l'aimais d'un amour démesuré et destructeur, qui me ferait tout accepter, plutôt que de la perdre.

C'est pour ça que j'avais pardonné.

Doucement, mais sûrement,notre relation reprenait sa place entre nous. Je ne voulais pas précipiter les choses, je voulais qu'elle comprenne qu'elle m'avait fait du mal, je ne voulais plus revivre ça, plus jamais.

Pourtant j'avais du mal avec mes bonnes résolutions. La voir si proche de moi, sentir son odeur si délicieuse, voir l'amour qu'elle me portait dans son regard était dur à supporter, je savais que j'allais céder, je voulais céder, je voulais la toucher à nouveau, l'embrasser, la serrer contre moi.

Je l'aurais fait il y a quelques minutes à peine si Dimitri n'était pas entré en en faisant trop comme toujours. Bella était exaspérée de le voir là et si je devais être honnête, moi aussi. J'aurais bien voulu le renvoyer, mais la menace persistait et je ne voulais prendre aucun risque. Bien qu'un peu lourd c'était un professionnel, et il connaissait son boulot.

L'avoir dans les pattes avait été une raison de plus pour moi de laisser les choses en suspens avec Bella, du moins, j'essayais de m'en convaincre.

Je me tournai à nouveau vers ma petite amie, laissant toutes mes réflexions réintégrer le fond de mon esprit.

-Ne te casse pas la tête avec le dîner demain soir, ils ne viennent pas vraiment pour manger mais pour parler.

Bella haussa un sourcil en souriant et je grimaçai en pensant à mes propres mots.

-Ok, Emmett viendra pour bouffer, mais ne t'inquiètes pas de lui, il mangera ce qu'il y aura.

Elle rit avant de poser une main sur mon genou.

-Donc un truc simple mais copieux. Que penses-tu d'un gratin de pâtes et d'une tarte ? Simple, bourratif et efficace.

Je hochai la tête.

-Ca me paraît bien.

Un sourire étira les lèvres de ma si belle petite amie et je soupirai alors qu'elle faisait un petit cercle avec son doigt sur mon genou.

-Comme j'aimerais pouvoir sentir ta main sur moi.

Bella stoppa son geste et son sourire s'effaça. Je venais de gâcher un moment simple et agréable et me traitai de crétin. Elle ancra son regard au mien et je pus y lire de la peine. C'était la première fois que je la voyais triste à cause de mon handicap, la première fois que je compris que ma paralysie la touchait.

-J'aimerais aussi que tu puisses.

Elle déplaça sa main qu'elle posa sur la mienne et recommença le même geste que précédemment, sauf que je pouvais le sentir cette fois.

-Ne sois pas triste pour moi Bella, je peux sentir ta main ici, c'est déjà un miracle crois-moi.

Je retournai ma main pour que nous puissions être paume contre paume et je nouai mes doigts aux siens. Son regard était brillant lorsqu'elle le releva sur moi et je me penchai légèrement en avant, caressant doucement sa joue de ma gauche, descendant lentement jusqu'à me retrouver sur sa nuque. Je l'attirai doucement vers moi, prenant mon temps pour goûter son souffle sur ma bouche, sentir ses lèvres frôler les miennes sans vraiment nous toucher. Je me foutais en cet instant que nous ayons encore des choses à régler, que Dimitri soit dans la pièce, que j'aurais dû encore attendre, je voulais cela, je voulais ce baiser plus que tout.

Je me crus revivre lorsque mes lèvres appuyèrent enfin sur les siennes, nos bouches se perdirent l'une dans l'autre dans un baiser lent et sensuel, alors que je me sentais de nouveau entier, chez moi, comme un juste retour à la maison, après une trop longue absence.

Je rompis notre baiser en soupirant de bien-être, collant mon front contre celui de Bella, alors qu'elle murmurait doucement ces mots que je désirais tant entendre et que je redoutais tellement à la fois.

-Je t'aime.

Je ne pus empêcher un sourire niais se plaquer sur mon visage alors que j'ouvrais doucement les yeux et que je m'éloignais de quelques centimètres.

-Pas autant que je t'aime.

Elle caressa ma joue du bout de ses doigts fraîchement manucurés et m'embrassa à nouveau tendrement.

Nous nous séparâmes à regret et je jetai un rapide coup d'œil à Dimitri pour le voir dos à nous regardant par la fenêtre et je fus tout de même soulagé. Pas que je ne voulais pas qu'il voit que Bella et moi étions intimement liés, il le savait, mais certaines choses privées doivent restées privées.

Bella suivit mon regard et grimaça alors que je lui jetais un regard d'avertissement. Elle roula des yeux avant de déposer un dernier baiser sur ma bouche.

-Tu me le payeras ça.

-Quand tu veux.

Elle secoua la tête et se leva avant de dandiner des fesses devant moi et de partir vers la cuisine. Je soupirai. Cette femme aurait ma mort.

Je raccrochai mon portable et le remis sur la table basse à mes côtés. Je venais d'avoir Jack en ligne, je savais que ça faisait racontar de gonzesses, mais j'avais eu besoin de dire à quelqu'un que Bella et moi étions à nouveau sereins ensemble et que j'avais confiance en l'avenir avec elle. Je n'avais pas pu parler longtemps, Jack bossait et il m'avait dit qu'il viendrait me voir, il avait lui aussi des choses à me dire et je me doutais qu'il me parlerait de Leah et sur le coup je m'en étais voulu d'afficher mon bonheur alors que lui venait certainement de perdre le sien.

Jack était mon pote depuis si longtemps maintenant que j'avais arrêté de compter les années. Il avait été là pour moi, à chaque étape importante de ma vie et j'avais été là pour lui aussi. Son amitié comptait beaucoup pour moi, je l'adorais et même si nous n'étions pas du même sang, je le considérais comme mon frère. Savoir qu'il appréciait Bella était un plus pour moi, son avis m'importait et j'étais content qu'ils s'entendent bien tous les deux.

Bella revint de la cuisine et posa un verre de limonade sur la table basse. Elle jeta un coup d'œil à mon portable avant de s'asseoir sur mes genoux et de passer un bras autour de mon cou.

-Tu parlais à qui ?

Je posai une main sur sa cuisse que je caressai doucement à travers son jean.

-Jacob. Il viendra bientôt, je pense que lui et Leah ont rompu.

-Merde, désolée pour eux.

Je lui fis un sourire tendre et frottai mon nez contre le sien.

-Moi aussi, mais ça ira, enfin je crois.

Je désignai le verre sur la table d'un geste de la main.

-C'est pour moi ?

Elle me fit un sourire et hocha la tête.

-Oui, j'ai pensé que tu avais peut-être soif, tu n'as rien bu depuis le repas de midi.

-C'est gentil.

Je relevai mon visage et capturai ses lèvres d'un baiser. Je passai ma main dans son cou pour la coller d'avantage contre moi et lorsque nos langues se touchèrent, je soupirai d'aise, il n'y avait pas meilleure sensation que celle-ci, à part faire l'amour bien sûr. Bella poussa un gémissement et agrippa mes cheveux avant de tirer dessus légèrement. Je sentis mon corps se réveiller, et mon désir pour elle grandir, au diable mes bonnes résolutions !

Je rompis notre baiser et caressai sa joue.

-Tu sais ce que je voudrais là, tout de suite ?

Elle frotta son nez contre le mien avant de murmurer doucement.

-Non, quoi ?

-Un bain. Avec plein de mousse et toi nue contre moi.

Elle se mit à rougir et se mordilla la lèvre inférieure.

-C'est une très bonne proposition, si c'est bien ce que tu veux.

Je passai mon pouce sur sa lèvre en une douce caresse et elle cessa de se mordiller.

-J'ai envie de toi, maintenant.

Je sentis son cœur s'accélérer et un sourire naquit sur ses lèvres.

-Rejoins moi dans cinq minutes, je vais faire couler l'eau.

Elle m'embrassa rapidement avant de se lever et de filer à tout allure vers la salle de bain. Cela me fit sourire, et mon cœur se gonfla de bonheur, j'aimais l'idée qu'elle ait aussi envie de moi. J'attendis quelques minutes avant de la rejoindre. Dimitri lisait le journal sur la table de la cuisine et il hocha simplement la tête lorsque je lui dis que j'allais prendre un bain. Au moins il était discret, cela avait son avantage.

J'ouvris la porte de la salle de bain, y pénétrai et fermai la porte à clé derrière moi. Bella était assise sur le rebord de la baignoire, vêtue en tout et pour tout de son peignoir de bain et je me pris à déglutir de travers alors que je savais qu'elle était nue là-dessous. Elle me fit un sourire que je lui rendis avant de faire rouler doucement mon fauteuil jusqu'à elle. La salle de bain était très grande et ma mère avait installé une douche italienne en plus de la baignoire pour que j'aie le choix de prendre un bain ou non.

Bella se laissa tomber à genoux devant moi et entreprit de me déshabiller lentement.

Je ne fis pas un geste, la regardant simplement, alors que ses mains bougeaient doucement sur moi, me rendant plus dur encore si possible. Elle retira ma chemise puis je levai les bras alors qu'elle passait mon tee-shirt noir par-dessus ma tête. Elle laissa traîner ses mains le long de mes côtes avant de s'attaquer à la ceinture de mon jean et je soupirai de plaisir.

Bella ouvrit mon pantalon et caressa mon sexe au travers de mon boxer, je ne pus retenir un gémissement.

-Bella…

Elle se pencha sur moi et embrassa doucement mon nombril avant de plonger sa main sous le morceau de tissu qui faisait barrage à mon intimité.

Elle me masturba un instant avant de retirer sa main et je grognai de frustration. Elle déposa un dernier baiser sur mon ventre avant de me regarder et de sourire.

-Patience mon amour.

Elle m'aida à retirer mon jean et mon boxer et alors que j'étais nu devant elle, elle se releva et ancra son regard dans le mien avant de défaire la ceinture de son peignoir et de le laisser tomber à ses pieds.

Elle était intégralement épilée et la vision de sa chair si tendre et si douce me fit perdre la boule.

Je l'attrapai par la taille et parsemai son ventre de doux baisers enflammés alors qu'elle fourrageais dans mes cheveux en respirant de plus en plus fort. Je voulais plus, je voulais la goûter avec ma langue, sentir sa ciprine couler entre mes lèvres, la boire jusqu'à m'en rassasier.

Je passai sa jambe droite par-dessus mon épaule et plongeai dans sa féminité. Elle haleta alors que je passai un lent coup de langue entre ses lèvres si délicieuses et je m'appliquai, léchant doucement ses plis, tourmentant avec délice son petit paquet de nerfs. Bella commença à gémir et resserra sa prise sur mon cou pour ne pas perdre l'équilibre. Je joignis mes doigts et la pénétrai lentement, faisant de doux va-et-vient alors que je sentais son orgasme se construire. Elle explosa enfin dans un cri et je resserrai mon bras autour d'elle, alors qu'elle faisait descendre sa jambe de mon épaule, avant de s'effondrer sur moi. Elle respira fort un instant puis releva les yeux et m'embrassa tendrement, léchant mes lèvres alors qu'elle pouvait se goûter à travers moi.

-Merci mon amour.

Je lui fis un sourire et elle se leva avant d'entrer dans la baignoire.

-Viens.

Je me hissai grâce aux poignées installées au mur et entrai doucement dans l'eau alors que Bella se rapprochait de moi. Une fois correctement installé, Bella vint se placer en face de moi et encercla mon cou de ses bras. Elle voulut prendre ma bouche mais j'en avais décidé autrement, sa poitrine était bien trop tentante, en cet instant. Je pris délicatement un de ses tétons en bouche et le torturai alors que ma main gauche jouait avec son autre sein. Bella rejeta sa tête en arrière et pris appui sur mes épaules avant de s'empaler d'un coup sur moi. Elle venait de me prendre par surprise et je relâchai ma prise sur son sein, haletant doucement, je manquai d'air alors qu'elle bougeait sur moi. Elle me regarda un instant dans les yeux avant de lécher mon menton et je capturai sa langue avec mes lèvres, la suçotant amoureusement. Je pris ses fesses en coupe dans mes mains et l'aidai à se mouvoir sur moi. Notre mouvement d'abord lent se fit plus rapide à mesure que la boule grossissait dans mon ventre et je savais que j'y étais presque, que j'allais toucher le paradis. J'augmentai le rythme encore plus fort, alors que je sortais pratiquement de sa petite chatte pour y revenir encore plus et je buttai plusieurs fois son point G, pour finir par me déverser en elle, dans un râle profond de jouissance. Bella cria mon prénom et se laissa tomber dans mon cou, murmurant « je t'aime » à mon oreille.

Je caressai ses cheveux et elle déposa un baiser sur ma clavicule avant de tracer ma mâchoire avec son nez.

-Ce bain était plutôt une bonne idée.

Je m'esclaffai.

-Oui plutôt bonne.

Je déposai un baiser sur son nez et elle attrapa de la mousse avec son doigt pour en mettre sur le mien.

-Tu es mignon comme ça, il faudrait prendre une photo.

Je haussai un sourcil.

-La dernière fois qu'on m'a pris en photo dans un bain, je devais avoir trois ans, pas moyen que je me laisse faire aujourd'hui.

-Tu devais être trognon.

Je grognai et elle éclata de rire.

-J'ai des photos de la honte que ma mère aime montrer à tout va. Il y en a même qui se sont retrouvées sur le net.

Bella me regarda surprise.

-Dans ton bain ?

Je pris une mine horrifiée.

-Mon dieu non ! Une avec un déguisement ridicule de cow-boy et une avec l'uniforme de l'école privée dans laquelle j'allais, je devais avoir cinq ans. J'ai jamais su qui m'avait fait ça, mais je soupçonne mon frère, c'est le genre de connerie qui le met mort de rire.

Bella me souriait.

-Oui, ça lui ressemble. En tout cas, les photos de toi aujourd'hui sont exclues, ton corps est à moi, et personne n'a le droit de mater ma propriété.

Je posai une main sur sa féminité et la caressai alors qu'elle fermait doucement les yeux.

-Et ça c'est à moi, comme tout le reste, et je partage pas.

Non certainement pas, elle était à moi, pour toujours et lorsqu'elle m'embrassa, je sus que c'était vrai, qu'elle m'appartenait, tout comme je lui appartenais.

Nous paraissions tranquillement devant la télé. Bella était dans mes bras, la tête posée sur ma poitrine et je caressais doucement ses cheveux, les laissant filer entre mes doigts. C'était ça le bonheur. Regarder un navet à la télé, la femme de sa vie dans les bras, écouter sa respiration, sentir la douceur de son parfum. Je voulais d'autres moments comme celui là. Le bain que nous avions pris nous avait ramollis, le sexe avait été incroyable, me laissant dans un état de béatitude que je voulais voir se prolonger encore et encore.

Bella attrapa la télécommande posée à côté d'elle et changea de chaine.

-Hey ! Je regardais je te signale !

-Non tu ne regardais pas, tu fixes un point devant toi depuis au moins cinq minutes.

Je grimaçai.

-Peut-être que j'ai été distrait mais je regardais quand même.

Elle se redressa un peu et courba sa tête sur le côté.

-A quoi tu penses comme ça ?

-A toi, moi et une baignoire.

Elle roula des yeux avant de sourire.

-Pervers. Je sais que tu mens. Tu pensais à quoi ? Tu avais un pli sur le front, signe d'une réflexion intense.

Un sourire en coin étira mon visage.

-Signe de réflexion intense ?

Elle haussa les épaules.

-J'ai suivi un cours sur le comportement. Je suis flic je te rappelles ! Mais tu changes de sujet.

Elle était dure en affaire, je ne pouvais pas gagner contre elle. Je grognai intérieurement. Chochotte va !

-Je pensais juste que j'étais heureux en ce moment.

Un sourire heureux apparut sur ses lèvres.

-Je suis heureuse, de te rendre heureux.

Je posai mes lèvres sur les siennes et l'embrassai avec passion. Je rompis notre baiser en soupirant et Bella me jeta un regard interrogatif.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Foutue condition humaine ! Faut que je t'abandonne un petit moment.

-Je vais t'aider.

Elle m'aida à m'installer dans mon fauteuil et je partis en grommelant vers les toilettes. Parfois je me disais que mettre des couches serait la honte mais bon sang, les bébés n'étaient pas emmerdés eux au moins ! Je fis ma petite affaire, puis retournai vers Bella qui était toujours assise sur le canapé.

-Tu veux revenir vers moi ?

Je jetai un coup d'œil à la pendule et soupirai.

-On va bientôt dîner, je vais rester dans mon bolide, ça nous évitera une corvée supplémentaire.

La sonnette retentit dans l'appartement et Bella me lança un regard perplexe.

-Tu attends quelqu'un ce soir ?

-Non, mais c'est peut-être Jacob, il m'a dit qu'il viendrait boire une bière un de ces soirs.

Dimitri se leva de son fauteuil et se dirigea vers la porte d'entrée alors que Bella me faisait un sourire.

-Au moins il sert à quelque chose, je n'ai plus besoin d'aller ouvrir la porte.

Je roulai des yeux et ma Bella rit. Ce fut effectivement Jack qui marchait derrière Dimitri. Ils n'étaient pas tout à fait au milieu de la pièce lorsque je vis les yeux de mon garde du corps devenir vitreux et qu'il s'effondra au sol alors que des spasmes secouaient son corps. Bella se leva d'un bond mais je la vis stopper comme au ralenti alors que Jack sortait une arme de sa veste et la pointait sur elle. Il fit les quelques pas qui les séparaient avant de lever sa main gauche et de donner une décharge électrique qui parcourut le corps de ma petite amie avant qu'elle ne s'effondre elle aussi sur le sol.

Jack tourna son regard sur moi et un sourire effrayant que je n'avais encore jamais vu chez lui inonda son visage.

-Salut toi !


Et oui je sais ! Vous me détestez et tout mais dites vous que lundi ce n'est pas si loin lol.

C'était bien Jack, la plupart d'entre vous aviez trouvé, la question est maintenant, pourquoi il veut la mort de son meilleur ami ? Vous saurez lundi